Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

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Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par Invité le Mar 05 Fév 2013, 2:50 am

Naga regardai les alentours. Elle se souvenait de cette place, où elle avait érigé non pas un simple stand, mais deux bâtisses entières, qu’elle avait finalement délaissées, là-bas plus loin, et qui étaient entourées de ruban rouge avec écrit « LOCK », dessus. Elle soupira et tourna son regard sur les autres stands. Elle en remarqua deux nouveaux, qui attiraient foule, mais n’y prêta pas plus attention, se disant «Eh bien, pourvu que ceux-là réussissent ! Mes exposés ne sont plus réellement pareils, à présent. Bonne chance à vous, dessinateurs. ». Restant plantée là, elle cherchait des yeux une place à sa convenance, et finalement, remarqua non loin, le petit stand dont le titre fut « Quand Vink se met à l’écriture. ». Elle ne passait pas très souvent par-là, autrefois, mais il est vrai que le lieu était plutôt agréable et calme, doté d’un petit étang et d’un arbre à côté. Et puis, son Lapinou préféré tenait le stand, c’était le plus important ! « C’est l’endroit idéal ! » s’exclama-t-elle. Ainsi, elle marcha jusqu’au petit kiosque et se plaça derrière le comptoir, poussant Vink’ avec son derrière. « Allez, pousse tes petites fesses, je m’installe ici ! ». Elle avait fortement hésité à revenir, et surtout à faire partager ses histoires, mais la présence de son Bunnymaid la rassurai un peu, alors, finalement, elle décida d’agir comme elle l’entendait. « En espérant que les amateurs de littérature prendront plaisir à lire mes histoires. ». Ainsi, elle tira la plume bleue de son chapeau et se mit à écrire…

- Avant-Propos -
Le personnage qui sera incarné dans les histoires que je vais écrire est Naga Mochi, mon OC. Pour une bonne compréhension de la fiction qui va suivre, il est important de prendre connaissance du personnage, je pense... Cliquez ici ! Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.

« Aube d'un Nouveau Jour »
- Introduction -
Spoiler:
L’Aube se levait, et l’ambiance était aussi fraîche que la brise qui caressait mes cheveux et la rosée qui parfumait l’air délicatement. Je regardais le ciel qui prenait des teintes dorées et qui devenait, en son sommet, de plus en plus bleu. Sans un nuage, la journée s’annonçait bien. Bien. Tout comme me l’avait suggéré Keine, il fallait que je me trouve un travail, afin de me faire accepter et respecter au sein de toutes les populations confondues, Youkai, ou Humain. Je décidai cependant, tout d’abord, d’apprendre à connaître le Village Humain. L’endroit ne semblait pas désagréable, et il ferait un excellent lieu de vie, bien que jamais je ne m’installerai en plein centre. Non, non, j’ai besoin d’un certain calme, et la vie en communauté n’est vraiment pas mon fort.
J’emboîtai alors le pas, faisant le tour du Village. Je repérai ainsi une pharmacie, une bibliothèque, un marchand de tofu… Et d’autres choses courantes dans un village, à priori. Au fil de ma marche, certains volets s’ouvraient, certaines personnes s’animaient, s’éveillaient et commençaient leur journée, parfois l’air fatigué, parfois l’air excité. Des enfants couraient déjà dans les rues, riants, et étonnement impatients d’aller à la classe de mademoiselle Keine. La vie reprenait son cours, autant pour moi que pour d’autres. Cette vision était assez chaleureuse, bien que je fusse quelque peu mal à l’aise que certaines personnes puissent poser leur regard sur moi d’une manière qui ne me plaisait guère. Il semblait que je n’étais pas désirée ici, ou plutôt, que les gens ne me connaissaient pas, et qu’ils s’avéraient méfiants. J’allais avoir plus de travail que prévu…
M’arrêtant alors afin de me situer dans la place où je m’étais aventurée, je croisai une femme d’une taille relativement grande, toute vêtue de noir, recouvrant une robe blanche, et dont de nombreuses ficelles l’entourait. Mais le plus étrange était très certainement sa chevelure dégradant du violet au châtain clair. Son sourire omniprésent était également quelque peu effrayant… Mais ce qui me semblait le plus étrange, était qu’elle vint m’adresser directement la parole, sans que je n’aie eu quoi que ce soit à dire, ou faire.
« Bonjour, jeune demoiselle. » commença-t-elle. « Vous me semblez perdue, il est très rare de voir une personne comme vous rester debout, seule, en plein milieu du village, de si bon matin. Seriez-vous une Youkai perdue ou une nouvelle arrivante du Gensokyo ? Je ne vous ai encore jamais vue auparavant. »

Eh bien, cette dame était sacrément directe, et perspicace.
« Hum, salut. Je ne suis pas vraiment perdue, mais bon… Et heu, oui, je suis une Youkai, et nouvelle arrivante à Gensokyo… Qu’est-ce que tu me veux… ? » lui répondis-je, méfiante.
« Voyons, calmez-vous, je ne vous veux aucun mal. Je m’appelle Byakuren Hijiri, et je suis la moniale en chef du Temple Myouren-ji, à la périphérie du Village Humain. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, sachez que je peux vous aider, je m’en ferais une joie, même. » rétorqua-t-elle.

Ah ? Bien. Une personne pouvant m’aider. Je sautai sur l’occasion de – peut-être – en apprendre plus du Gensokyo, ainsi que de me faire embaucher, bien que son nom me disait quelque chose…
« Ah bon ? Eh bien, parfait. Je prends le pari de te suivre, dans ce cas. » lui dis-je, confiante.
« Très bien, je vous servirai un thé, c’est avec bonheur que je vous accueille au sein de mon temple ! Permettez-moi avant tout de faire quelque course afin de nourrir mes disciples. » fini-t-elle, alors.

Elle marcha quelques mètres, alors que je la suivais, regardant toujours les alentours. Le ciel était totalement bleu maintenant, et l’air était un peu plus frais. Tout ce qu’il me fallait pour être en parfaite condition ! Byakuren acheta ses légumes, ses thés et de rares tranches de viande – il va sans dire que tout cela me mettait l’eau à la bouche – puis m’invitai à la suivre, à la périphérie du Village. Alors, je vis une allée bordée de beaux arbres et de petites lanternes en pierre, qui formaient un chemin menant à un temple plus loin, semblant riche, et arborant deux grandes statues de Buddha en bois. Ces dernières me firent tiquer.
« Attends… Mais ouais. Byakuren Hijiri, c’est le nom de la chef des Bouddhistes dont Keine m’a parlé toute à l’heure ! Ah, quelle idiote ! Je n’aurais jamais dû accepter son aide ! Eh merde, elle va essayer de m’enrôler dans ses trucs religieux, mais alors là, tu peux toujours rêver, ma grande !! » pensais-je.

Arrivées à destination, Byakuren me fit entrer la première, et m’invita à lâcher mon arme le temps qu’on discute, elle et moi, mais je refusai nettement. Ne voulant certainement pas me brusquer « moi, ô pauvre petite nouvelle ! », elle n’insista cependant pas, à mon plus grand soulagement. Je rencontrai quelques-uns de ses protégés, qui ne m’adressèrent qu’un simple « bonjour », intrigués. Puis leur chef m’invita à entrer dans sa salle de repos personnelle, afin que nous discutions toutes les deux. Son appartement était relativement luxueux, pour une vieille fille qui prônait la pauvreté, mais je passai outre ce détail, m’installant à une table basse, sur un petit coussin moelleux, avant qu’elle ne s’asseye face à moi. Ainsi, elle prit la parole.
« Bien, comment vous appelle-t-on, mademoiselle ? » sourit-elle.
« Je m’appelle Naga. Naga Mi… Naga Mochi.1 Enchantée. » répondis-je.
« Ah, tiens, Mochi ? Comme la nourriture que font ces lapines Lunariennes ? Cela va de pair avec cette boule de poils qui se tient à votre épaule ! » rigola-t-elle.
« Heu, ouais, sûrement ?… Et cette boule de poils, c’est un lapin, et s’appelle Luna. Tente au moins de ne pas le vexer. » renvoyai-je, alors que je sentis Luna tourner dos à la moniale. « Bref. Sur quoi tu veux parier que tu peux m’aider ? »
« Hum… Eh bien, serait-il peut-être bon avant tout, que je prenne connaissance de vos capacités et de vos envies. Et puis, peut-être que je pourrais vous aider en quelque sorte que cela soit ? » dit-elle en reprenant son sourire tout aussi effrayant que permanent.
« Je viens d’arriver. Tout ce que je veux, c’est une maison et un travail. Donc si t’as du travail à me proposer, je prends. Mais si t’as rien pour moi, je m’en vais. » lui dis-je d’un ton plutôt sec, afin d’éviter qu’elle ne se mette dans l’idée de faire de moi une de ses disciples.

La moniale sembla alors se sentir malaisée. Peut-être y étais-je allée trop fort en besogne. Mais soit, j’ai agis comme il m’en semblait bon, alors, je n’ai rien à me reprocher, agressive ou pas.
« … Si vous désirez obtenir un travail, vous pourriez certainement devenir mon disciple, et je vous ferai, dans un premier temps, balayer l’entrée du temple aux côtés de Kyouko. Vous seriez rémunérée en nourriture et breuvage à votre guise, tout autant que vous apprendriez avec moi les merveilleuses histoires que raconte Buddha dans ses sû… »
«  Alors, là, je t’arrête de suite. » lui coupai-je. «  Je peux accepter un boulot qui rémunère en nourriture, mais si tu comptes faire de moi une de tes disciples, tu te fous le doigt dans l’œil, ma vieille.»

Et sa seule réaction à ma phrase fut un sourire, que je pensai faux. Je pariais combien qu’elle était mal à l’aise, mais zut ! Non ! Je ne ferais partie d’aucune religion, je suis libre, moi ! Alors une personne frappa à la porte coulissante. Byakuren prit automatiquement la parole, tournant la tête vers celle-ci.
« Entre, Murasa, et viens donc offrir une bonne tasse de notre thé à notre invitée. »

Murasa, une jeune fille dotée de cheveux noirs et déguisée en marin, apporta le thé et le servit maladroitement, puis repartit aussitôt, nous saluant par politesse. Je remerciai la Youkai avant qu’elle ne parte, et déposa deux sucres dans ma tasse, puis remua ma boisson chaude avec la cuiller.
« Bien, reprenons. Pourquoi semblez-vous si agressive à l’encontre du Bouddhisme ? Avez-vous déjà pensé à quel point il peut être utile pour vous ? Ou peut-être ne le connaissez-vous pas réellement… » soupira Byakuren.
« Pourquoi serait-il utile pour moi ? Je pense en connaître assez sur les religions du type ‟fais une bonne vie pour avoir une bonne réincarnation”, pour savoir que je n’ai pas besoin de ça. » dis-je fermement. « C’est bien ce genre de mode de pensées qui te poussent à faire croire que tu fais bien, mais qu’il ne s’agit en vérité que d’un voile permettant à s’octroyer une bonne estime de soi, alors qu’en réalité, tu n’es peut-être qu’un monstre. Et je parle en connaissance de cause. Désolée, mais ça ne m’intéresse pas.2»

Je goûtais le thé par politesse, qui était excellent, au passage, puis me levai et adressa une dernière parole à la moniale, qui semblait s’énerver, bien qu’elle ne laissait rien transparaître sur son visage.
« Je pense couper court à la discussion dès maintenant, tu as parié pouvoir m’aider, mais tu as perdu ta mise, retiens ça pour leçon à l’avenir. Merci pour le thé, au revoir.» terminai-je.

Ainsi, j’ouvris de moi-même la porte coulissante et parti du temple, complètement gonflée par les propos de cette vieille bique. Je chercherais toute seule la manière dont je vais vivre ici. Non mais !
« Elle ne m’a même pas laissé finir ma phrase… Tant pis… » souffla la moniale, après mon départ.
1 : Elle a préféré mentir sur son nom. Elle n’aurait pas envie que Byakuren la cherche de trop afin de l’enrôler dans le Bouddhisme. Et puis, une Naga toute mochi, quelqu’un vous confirmera que c’est rigolo.
2 : Je rêve où on sort tous des morales à deux balles à Byakuren… ?


- Chapitre 1 : Premiers Pas -

Spoiler:
Je retournais au Village Humain, espérant ne plus tomber sur ce genre d’individus. Je jurais dans mes pensées, continuellement, énervée. Oui, j’avais une tendance à très vite perdre mes nerfs pour très peu de choses, si ça touchait un point sensible. Et alors que je me promenais « tranquillement », je vis un groupe d’enfants affolés, face à moi, tremblants de peur, hurlant à un adulte.
« M’sieur ! M’sieur ! ‘Faut faire queq’chose, y’a notre ami qui est en train de se faire attaquer par un monstre et je vous jure, il est terrifiant ! »
« Eh bien, qu’attendez-vous ?! Allez trouver la prêtresse d’Hakurei afin qu’elle l’élimine ! » répondit l’homme, inquiet.

Tiens ? Une attaque ? Voilà qui s’avérait très, très intéressant. Je me souvenais que Keine m’avait parlé de cette prêtresse d’Hakurei : une grincheuse qui s’occupe d’éliminer des Youkai sans une once de pitié, alors qu’elle en abrite elle-même en son temple, souvent vide d’Humains. Mais lorsqu’il s’agissait d’agir dans les plus brefs délais, il paraissait qu’elle était plutôt douée. Je devais arriver avant elle sur les lieux de l’agression et faire fuir ce Youkai, afin de gagner en confiance et ensuite mener une vie tranquille. Je décidais de m’avancer en courant vers les enfants, et les arrêtais.
« Hey, les enfants ! Je suis une mercenaire1, et j’exécute des missions ! Je vous parie combien que je fais fuir ce monstre et que je sauve votre ami, si vous n’appelez pas la prêtresse d’Hakurei à la rescousse ! Z’avez vu mon arme ?! Ca fait bien plus de mal qu’un simple Gohei ! » m’exclamais-je, afin de capter leur attention.
« WHOA !! » s’exprima l’un des gamins. « Hey M’dame, tu peux aller le sauver alors ?! Il n’est pas loin de la Forêt Youkai, par là-bas ! »
« Pari tenu, je file ! Vous me remercierez plus tard ! ~ » terminais-je en courant vers la direction donnée.

Je ne savais pas réellement où j’allais, mais je tenais cap sur la direction que m’avait indiquée les enfants. Le flanc d’une montagne - la Montagne Youkai - était perceptible. C’était bon, j’étais presque arrivée. Quelques mètres plus loin, j’atteignais la Forêt Youkai, qui recouvrait le sol d’une ombre malsaine. Cet endroit était néfaste, pour sûr ! J’entendais crier, et me laissai guider par les sons de l’enfant en détresse. Et quelques minutes plus tard, j’arrivai devant le fameux « monstre » qui attaquait le gosse. Il s’agissait, à première vue, d’une boule funeste de terribles choses, d’une couleur noire et violette, et qui dégoulinait au sol. C’était assez répugnant… Mais le pire, c’est que cette chose parlait.
« Va-t’en de la Forêt Youkai, ce n’est pas un endroit pour les Humains… » disait-elle.

Je m’avançais, me mettant en garde, tenant fermement mon Hallebarde.
« Hey, toi, saleté ! Je te parie combien que t’es tellement naze, que tu n’oserais pas te mesurer à quelqu’un de plus puissant que ce pauvre gosse ! » lançais-je.
« Es-tu une humaine… ? Ce lieu est interdit aux Humains, c’est un passage des Dieux, et vous n’avez rien à faire là. » me rétorqua-t-elle.
« Rien à foutre. Allez, viens te battre ! » finis-je.

C’est ainsi qu’elle devint étrange. Je pris la précaution de faire dégager l’enfant avant tout possible combat. Puis elle se mit à tourner sur elle-même et fit ainsi apparaître des monstres lançant des boules de couleur rouge, jaune, verte et bleue. Au départ, je ne compris pas ce dont il s’agissait et ne réagis donc pas, mais lorsque je me pris une des boules, je me rappelai très vite que Keine m’eut dit que le combat ici, se faisait avec ce que l’on appelle du « Danmaku », et que ce genre de jeu pouvait faire très, très mal. Une effusion de sang fut visible sur mon bras droit. Pff ! Peu importe ! Ça ne faisait pas mal. Il allait lui en falloir plus que ça, si elle voulait me battre ! J’esquivais finalement le reste des boules, tuant un par un les monstres qu’elle lançait, de ma lame. Finalement, sa nature réelle fut découverte. Une jeune femme, vêtue d’une robe aux couleurs rouges écarlates et orangés, portant de drôles de cheveux turquoise noués devant son menton par un ruban de la même couleur que sa robe, ornés de symboles rouge vif. C’était d’un manque de goût cruel, mais soit.
Elle ne parlait pas, mais soudainement, déclencha quelque chose que je ne compris pas, à première vue. L’ambiance devint étrange, et oppressante. Comme si j’avais le sentiment qu’il allait se passer quelque chose de terrible. Et elle se remit à tourner sur elle-même, bougeant de gauche à droite, continuellement. Alors apparurent, peu à peu, des pics de couleur rouge autour d’elle, en différents cercles, se positionnant la pointe en ma direction, en fonction de ma propre position. Je sentis Luna se recroqueviller sur lui-même.
« [Bad Luck] Bad Fortune ! » lança-t-elle.

Et sans même que j’aie eu le temps de me rendre compte ce qui se déroulait, les pics, deux par deux, s’avancèrent à toute allure sur moi. Mon seule échappatoire était d’esquiver tant bien que mal l’attaque frôlant à plusieurs reprises les aiguilles qui finissaient par s’entrecroiser autour de moi. Une seconde d’inattention, et j’étais foutue. Je reçu tout de même quelques éraflures sur le visage, les jambes, et les bras, avant que son pouvoir ne se termine. Mais bon sang, qu’était-ce donc ce pouvoir ? Contre quel type de Youkai m’étais-je advenue d’affronter ?! Je regardais mon adversaire, enragée de ne pas comprendre cette subite assaille.
« Oh, es-tu toujours là ? » me dit-elle, le visage souriant, presque d’un air sadique.
« Hé hé, oui, je suis toujours là ! Bien joué, beau coup de bluff, mais crois-moi, je ne te laisserai pas faire ! » lui répondis-je.

C’est ainsi que je m’avançais droit sur elle, prête à lui asséner un coup violent. Mais au dernier moment, elle me lança un regard tout aussi confiant et horriblement souriant2, puis se remit à tourner sur elle-même, et, en l’espace d’une seconde, de nombreuses amulettes explosives et d’autres pics de couleur violette, cette fois, m’assaillirent. Ma seule solution fut de reculer, exécutant cela par plusieurs saltos arrière. Je commençai à m’affaiblir, me prenant de temps à autres, encore une fois, ses attaques. Et plus je me blessais, plus je m’énervais. Comment allais-je me sortir de ce beau bordel dans lequel je m’étais fourrée…
Voyant que j’étais toujours et encore là, elle déclencha un autre pouvoir dont elle était propriétaire. Si je ne trouvais pas vite un moyen de l’atteindre, elle allait me battre, et pas que !
« [Wound Sign] Pain Flow ! » invoqua-t-elle.

Tournant à nouveau sur elle-même, elle déclencha cette fois une multitude impressionnante et incalculable de nombre d’aiguilles de couleur rouge et violette, qui apparaissaient non loin de son corps, se dirigeant vers moi, et se dissipant au fur et à mesure de leur avancée afin de créer une sorte de barrière de lames. Il ne restait que très peu de place pour esquiver ses attaques et ses mouvements me donnaient mal à la tête, et le tournis. Je ne savais pas si je pourrais tenir encore longtemps… Et commençant à perdre pied dans ma bataille, m’énervant, je décidais finalement de frapper d’une attaque circulaire afin d’éloigner les armes, puis planter dans le sol mon Hallebarde, d’une violence inconnue. Et, à mon plus grand étonnement, une ligne souterraine apparu sous mon arme afin de se diriger vers la Youkai, et lorsque la terre eut terminé son chemin jusqu’à elle, furent déclenchées quatre lames de roches qui avaient pour épicentre mon adversaire. Mon attaque lui blessa violemment le buste et les côtés, mais je ne prêtais désormais plus attention à l’étendue de mes dégâts, mais surtout à ce pouvoir que je venais de déclencher par le seul mouvement de mon arme dans le sol. Je tournais la tête à gauche et à droite. Personne. Etait-ce réellement moi l’auteur de cette puissante offense ?! Mince, avais-je acquiert des pouvoirs dont je ne connaissais même pas l’origine, sans même le savoir ?! Incroyable ! Je pariais être l’auteur de cette puissance !!
« On dirait que la chance a tourné, n’est-ce pas ?! » narguai-je mon adversaire.
« Ne te moques pas de moi ! » suffoqua-t-elle.

Et tandis qu’elle semblait désirer reprendre ses esprits, je fonçais vers elle, prête, cette fois, à lui porter un coup qu’elle risquait de ne pas oublier de sitôt ! Sa dernière attaque fut un amoncellement de fleurs toxiques de couleur bleue, qui, sur le moment même, ne me firent aucun effet, mais qui, lorsque j’eus porté le coup voulu à mon ennemie, me rendirent légèrement plus fragile. Cela dit, non point le temps de laisser de répit à cette créature. A peine eut-elle terminé sa magie nuisible, que je décidais de taper du pied, par instinct. S’ensuivit plusieurs roches biseautées qui, consécutivement, s’approchèrent de la Youkai et lui portèrent finalement le coup fatal. Ca y était. C’était bel et bien moi l’origine de ces attaques terrestres.
Je tombais un genou à terre, relativement épuisée de l’effort physique que tout ça m’avait fait user, regardant fièrement en direction de la fille.
« Je te l’avais parié, que tu allais le regretter ! T’en as bien bouffé, hein ! » m’esclaffais-je, cependant essoufflée.
« Oof… Je ne comprends pas ce que tu me racontes… Mais pourquoi veux-tu tant escalader la Montagne Youkai ? … Es-tu seulement humaine ?! » se plaignit-elle.
« Je m’en fiche d’escalader ta Montagne à la noix ! Tu as attaqué un gamin pour avoir été ici pour s’amuser, le minimum était d’arrêter ta folie meurtrière, espèce de malade ! » commençais-je, ignorant sa dernière question. « Je parie que tu dois être une sorte de démone ou autre chose de ce genre. »
« N-Non… Je suis juste la Déesse de la Malchance. Je n’ai pas voulu tout ça ! Mais certes la Montagne Youkai n’est pas un lieu pour les Humains ! »
« Déesse de la Malchance, quelle bonne blague. » rigolais-je. « Tu avais face à toi une grande joueuse, tu n’avais aucune… Chance3, de gagner cet enjeu. ~ »

Alors l’enfant que je venais de sauver, qui évidemment avait tout vu, s’exclama d’un grand « WHOAAA ! BALEZE ! », Tandis que la Déesse se relevait avec peine et s’en allait au bois. Toujours un genou au sol, je tournais la tête cers celui-ci, le regardant d’un air vexé.
« T’avais rien de mieux à faire que de venir traîner dans un endroit aussi malsain, toi… » soupirais-je en me relevant à l’aide de mon Hallebarde.
« Pardon, M’dame, mais moi et mes copains on voulait juste venir s’amuser parce que des gens disent que c’t’un bon Mystery Spot, ici… C’est à la mode, M’dame… » s’excusa-t-il.
« M’ouais. Je ne sais pas trop ce que c’est ton histoire de Mystery Spot, mais en tout cas, tu vas me suivre, je te ramène au Village, espèce de µ§%*☠$@ù ! » surenchéris-je, peu convaincue par son discours.

Ainsi, j’attrapais la main du petit avec force (oui, j’avais assez bien de mal à la contrôler) et le ramenais au Village, auprès de son groupe d’amis, qui eux, étaient en compagnie d’un adulte et de la prêtresse d’Hakurei. Ces derniers me virent arriver, et un sourire s’afficha sur leurs visages, à l’exception de l’autre grincheuse, qui… Semblait grincher. L’un deux, apparemment le parent du gamin, vint à moi.
« Merci… ! Merci de tout cœur d’avoir sauvé mon fils, Mademoiselle… ? »
« Naga. Appelez-moi Naga. » répondis-je.
« Mademoiselle Naga ! J’aimerai tellement vous remercier pour avoir sauvé mon enfant, que puis-je faire pour vous ?! » surenchérit-il.

Mais alors que je m’apprêtais à être rémunérée pour mon exploit, la Prêtresse d’Hakurei ouvrit sa grande bouche.
« Attendez, attendez, deux secondes ! Qui êtes-vous, tout d’abord, et surtout, vous êtes quoi ?! Je ne vous ai jamais vue en Gensokyo, alors, franchement, j’aimerais avoir des informations sur vous, histoire de savoir à quel genre d’énergumène j’ai à faire, encore une fois ! » dit-elle en posant sa main sur sa hanche et me pointant légèrement de son Gohei.
« Hein ? Je suis Naga, je viens de le dire. Ne stresse pas comme ça, y’a pas de mal. » fis-je en haussant les épaules et arborant une mine légèrement blasée par l’agressivité dont elle faisait preuve, bien que j’étais capable du même type de réaction, parfois. « Je suis juste, heu… Une Youkai, comme plein d’autres ici, je pense. »
« Juste une Youkai, hein ? Tu te fous de moi ? » commença-t-elle, perdant même de ses manières. « Je ne sais pas si tu te rends compte à quel point les ‟juste un Youkai”peuvent être dévastateurs ici, alors oui, je me méfie. Donc tu vas me suivre, et pas de discussions ! »
« … OK, je comprends mieux pourquoi les Youkai sont soit-disant agressifs ici, maintenant, avec une gardienne comme ça… » murmurais-je, laissant derrière moi ma récompense pour mon travail et commençant à suivre la prêtresse qui elle, marchait déjà d’un pas ferme, bien décidée à me remonter les bretelles, bien que je n’ai rien fait de mal, en ce jour… Pour une fois ! ~

Mes pensées, durant la marche, se tournaient tout de même vers cet étrange pouvoir terrestre dont j’avais fait preuve tout à l’heure…

1 : Y’a bon de s’inventer une vie ? Le mal n’existe que lorsqu’on se fait prendre ! Cela dit, la vérité finit toujours par se savoir, oui !
2 : « Est-ce typique des personnages de Gensokyo de toujours posséder un sourire aussi malveillant ? »
3 : Je suppose que tout ce qui concerne les paris, tels qu’ils soient, concernent plutôt la Chance que le Hasard, non ? Ou bien « Hasard » et « Chance » sont deux mots qui définissent la même chose, peut-être. Tout dépendrait du point de vue ? Quoi qu’il en soit, je songe au fait que Tewi pourrait être une amie de Naga. Et de Luna, bien évidemment.


Dernière édition par Naga le Lun 11 Fév 2013, 5:02 am, édité 1 fois

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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par HairMythe le Mer 06 Fév 2013, 9:10 am

Bon, avec un peu de chance, j'arriverai à suivre cette fic.
Alors, direct, il y a un truc qui m'a choqué dans ta conjugaison, c'est que tu ne met pas de -s à la première personne de l'imparfait. (sans le -s, c'est le passé simple En fait, t'en a mis qu'un, pour "pensais-je". -ai tout seul, c'est juste le passé simple et le l'indicatif d'avoir à la première personne. Et donc le futur du coup.
J'aime bien le tic de langage de Naga, qui parle de parier tout le temps, une phrase ou deux est un peu zarb' à cause de ça, mais ça participe au charme du personnage.
Tu as judicieusement choisi de reprendre ton intro un peu plus loin, ce qui conclut assez bien le passage dans le Village des Humains.

À un moment, tu qualifie Byakuren de malaisée, mais bon, cet adjectif ne s'utilise pas vraiment pour les gens, mais plutôt pour des actions. On utilise bien plus volontiers mal à l'aise, tu l'as d'ailleurs utilisé plus loin.

Ensuite, il y a une espèce de mélange entre différents registre de langue tout au long du récit, qui est assez déroutant. J'ai remarqué que tu avais voulu mettre en relief les façon de parler des deux personnages, l'une parlant de manière très soutenu, l'autre de façon très familière, avec des expressions très personnelles.

afin de me faire accepter et respecter au sein de toutes les populations confondues, Youkai, ou Humain. Je décidai cependant, tout d’abord, d’apprendre à connaître le Village Humain.
Ici, j'ai envie de chipoter sur l'accord du premier "Humain". Bon, le Youkai, pas de problème, étant donné que c'est un terme Japonnais, par contre pour Humain, il faut soit l'accorder au féminin, si on considère qu'on parle de la population, ou alors on peut aussi considérer que par population, on entend l'ensemble des humains, et alors ce serait au pluriel.
Et je trouve l'expression Village Humain assez bizarre, en plus il y a le possessif en Japonnais, donc pourquoi ne pas le mettre en Français ?

Et puis bien joué, je n'ai pas lu toute la fiche de ton perso, mais tu m'y a déjà fais accroché, et en plus tu m'as fait rire quelque fois. Notamment quand tu es allé virer Vink' de son stand >w<

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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par Invité le Jeu 07 Fév 2013, 5:05 am

Oh, coucou l'Ermite !!
Ah, et bien tu réponds à la question que je me suis posée tout le long que j'écrivais, et je t'en remercie. Par exemple pour "Je suis allée", j'avais en tête "J'alla". Mais le correcteur m'indiquait que c'était faux, et me mettait "J'allai". Et du coup, ça me paraissait étrange, mais finalement, j'ai laissé comme ça. Je suis très mauvaise en conjugaison, en effecto. ^^'
Je ne savais pas qu'on n'utilisait pas l'adjectif "malaisée", d'ailleurs, pour une personne, je pensais ça plus joli que mal à l'aise, et pour éviter les répétitions, aussi. Mais je retiens ! Je chercherais des synonymes alors. ^^

Pour le coup du "Humain", je pense que j'aurai mieux fait de le mettre au pluriel, imo. Pour la simple et bonne raison que je trouve que ça sonne mieux quand on le lit à voix haute. "Au sein de toutes les populations, Youkai, ou Humains", me semble plus joli à entendre. Merci !!
Par contre j'ai du mal à comprendre ceci :
HairMythe a écrit:Et je trouve l'expression Village Humain assez bizarre, en plus il y a le possessif en Japonais, donc pourquoi ne pas le mettre en Français ?
"Village Humain" est un terme français, non ? Enfin, je veux dire, j'ai du mal à comprendre, oui, si tu veux bien expliquer ce serait gentil. ^^

Grâce à toi, je vais pouvoir corriger d'avance les points que tu as cité sur le prochain chapitre que j'ai déjà - vraiment beaucoup - commencé à écrire !
Merci beaucoup, et contente que tu ais pris du plaisir à lire tout ça !!

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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par MangaManiaK le Jeu 07 Fév 2013, 6:31 am

Byakuren et son calme légendaire. Je vais avouer que ca m'a fait un peu plaisir même si j'ai été surpris du langage que ton personnage utilise. Ce n'est rien, c'est juste moi qui suis trop habitué a voir des personnages se parler poliement, haha. Mais j'aime beaucoup aussi ce côté là. "Et bim, dans les dents !" fut ma pensée une fois la proposition retournée à son propriétaire débousollé (Aie mon cerveau). Mais je m'égare. Vivement la suite !

PS : Quand j'ai lu l'histoire de ton OC, le mien à fait un joli "CHALLENGE ACCEPTED" ~ Peut-être la rencontreras-tu plus tard ? ~

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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par HairMythe le Jeu 07 Fév 2013, 7:02 am

Ah, et bien tu réponds à la question que je me suis posée tout le long que j'écrivais, et je t'en remercie. Par exemple pour "Je suis allée", j'avais en tête "J'alla". Mais le correcteur m'indiquait que c'était faux, et me mettait "J'allai".
Houlala ! Je ne voudrais pas que tu mélanges tout, attention, "alla', c'est la troisième personne du singulier au passé simple ! Ce n'est pas extraordinaire qu'il te mette donc un "allai" à la place, c'est la première personne du singulier au passé simple.
Bon, tu as l'air de ressentir la différence entre passé simple et imparfait, puisque tu les utilise correctement lorsque tu narres à la troisième personne, donc, a priori, si tu as eu envie de dire "J'alla", c'est qu'il fallait bien utiliser "J'allai". Par contre, il y a des moments où c'est clairement du passé simple qu'il faut utiliser, et tu ne mets pas le s, et c'est de ces moments dont je parle.

Ah, pour "malaisée", j'ai manqué de précision, c'est un adjectif qui signifie difficile, dans le sens qu'il est difficile de réaliser quelque chose, aussi c'est le contraire d'aisé, qui ne veut pas dire à l'aise. (peut-être que tu saisis mieux la nuance entre ses deux-là.)
Pour ce qui est des synonymes, il y a gêné, confus, ou encore embarrassé.

Pour Village Humain, c'est surtout moi qui me suis mal exprimé : bien que ce ne soit pas faux, on utilise plus volontiers Village des Humains, l'adjectif humain faisant bien plus facilement référence à la qualité d'humanité qu'au fait que ça appartiennent à des Humains.
Bien sûr, il y a quelques exceptions ; le corps humain, et toutes ses parties, une technologie, et d'autres notions plus ou moins abstraites.
Mais dans ce cas précis, je trouve qu'humain tout seul ça fait assez bizarre. Pour les objets en général, c'est assez bizarre, en fait.
Et sinon, j'ai évoqué le Japonnais, parce qu'en anglais, on dit "Human Village", et qu'en Japonnais, ça s'écrit " [insérez kanjis pour humains ici] no [insérez kanji pour village ici] "
Le no marque la possession d'un objet, et dans ce cas là, le complément de nom. C'est à dire : Le Village des Humains.
Enfin bon, après, on peut accepter cette façon de l'écrire, à la limite, comme on tolère en général le barbarisme "lunarien" dans l'univers de Touhou.

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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par Invité le Lun 11 Fév 2013, 5:01 am

Réponses à MMK et l'Ermite:
MMK :
Coucou !
Oui, je vois très bien les personnages de Gensokyo, pour la plupart, se parler entre elles de manière relativement polie, mais comme je ne suis pas une grande fan de la politesse (dans le sens du langage soutenu, évidemment), eh bien Naga parle de manière aisée ! Mais je pense que ça n'est pas encore excessif... Si ?
Et puis, casser Byakuren par des vieilles morales, c'est toujours drôle !

P.S. : Ah ah ! Eh bien, il faudra organiser ça alors ça peut être très sympa, voire même carrément génial ! J'ai quelques chapitres en prévision, puis plus rien, alors ça peut se faire assez rapidement. ^^ Il suffit que tu me passes la fiche de ton OC. ~

Merci d'être passé et contente que ça t'ai plu !

L'Ermite :
Ok, ok ! Donc je dois apprendre à différencier correctement imparfait et passé simple... Ça va être assez hard, mais bon, allez, je peux le faire ! Je ne crois pas faire la différence, non, il y a eu beaucoup de passages dans le chapitre que je vais poster ci-dessous, où j'ai confondu les deux, c'était assez difficile. Ou alors je m'embrouille complètement, encore une fois ! xD

Eh bien, d'accord, je comprends mieux ce que tu veux dire pour le Village des Humains. En vérité, je trouve que les deux sonnent bien. M'étant principalement concentrée sur la conjugaison cette fois-ci, je ne sais plus si j'ai dit "Village Humain" ou "le Village des Humains", mais j'y penserais à l'avenir ! Merci beaucoup pour ton aide, en tout cas, c'est véritablement bienvenu !! ^^

Bien, voilà un nouveau chapitre que je publie, ici et maintenant ! Au menu, une petite dose de questionnements surmontée d'une baston "comme au collège (!!)", saupoudré de quelques références au canon de Touhou ! Bon appétit, bien sûr !

- Chapitre 1 : Premiers Pas -

Spoiler:
Je retournais au Village Humain, espérant ne plus tomber sur ce genre d’individus. Je jurais dans mes pensées, continuellement, énervée. Oui, j’avais une tendance à très vite perdre mes nerfs pour très peu de choses, si ça touchait un point sensible. Et alors que je me promenais « tranquillement », je vis un groupe d’enfants affolés, face à moi, tremblants de peur, hurlant à un adulte.
« M’sieur ! M’sieur ! ‘Faut faire queq’chose, y’a notre ami qui est en train de se faire attaquer par un monstre et je vous jure, il est terrifiant ! »
« Eh bien, qu’attendez-vous ?! Allez trouver la prêtresse d’Hakurei afin qu’elle l’élimine ! » répondit l’homme, inquiet.

Tiens ? Une attaque ? Voilà qui s’avérait très, très intéressant. Je me souvenais que Keine m’avait parlé de cette prêtresse d’Hakurei : une grincheuse qui s’occupe d’éliminer des Youkai sans une once de pitié, alors qu’elle en abrite elle-même en son temple, souvent vide d’Humains. Mais lorsqu’il s’agissait d’agir dans les plus brefs délais, il paraissait qu’elle était plutôt douée. Je devais arriver avant elle sur les lieux de l’agression et faire fuir ce Youkai, afin de gagner en confiance et ensuite mener une vie tranquille. Je décidais de m’avancer en courant vers les enfants, et les arrêtais.
« Hey, les enfants ! Je suis une mercenaire1, et j’exécute des missions ! Je vous parie combien que je fais fuir ce monstre et que je sauve votre ami, si vous n’appelez pas la prêtresse d’Hakurei à la rescousse ! Z’avez vu mon arme ?! Ca fait bien plus de mal qu’un simple Gohei ! » m’exclamais-je, afin de capter leur attention.
« WHOA !! » s’exprima l’un des gamins. « Hey M’dame, tu peux aller le sauver alors ?! Il n’est pas loin de la Forêt Youkai, par là-bas ! »
« Pari tenu, je file ! Vous me remercierez plus tard ! ~ » terminais-je en courant vers la direction donnée.

Je ne savais pas réellement où j’allais, mais je tenais cap sur la direction que m’avait indiquée les enfants. Le flanc d’une montagne - la Montagne Youkai - était perceptible. C’était bon, j’étais presque arrivée. Quelques mètres plus loin, j’atteignais la Forêt Youkai, qui recouvrait le sol d’une ombre malsaine. Cet endroit était néfaste, pour sûr ! J’entendais crier, et me laissai guider par les sons de l’enfant en détresse. Et quelques minutes plus tard, j’arrivai devant le fameux « monstre » qui attaquait le gosse. Il s’agissait, à première vue, d’une boule funeste de terribles choses, d’une couleur noire et violette, et qui dégoulinait au sol. C’était assez répugnant… Mais le pire, c’est que cette chose parlait.
« Va-t’en de la Forêt Youkai, ce n’est pas un endroit pour les Humains… » disait-elle.

Je m’avançais, me mettant en garde, tenant fermement mon Hallebarde.
« Hey, toi, saleté ! Je te parie combien que t’es tellement naze, que tu n’oserais pas te mesurer à quelqu’un de plus puissant que ce pauvre gosse ! » lançais-je.
« Es-tu une humaine… ? Ce lieu est interdit aux Humains, c’est un passage des Dieux, et vous n’avez rien à faire là. » me rétorqua-t-elle.
« Rien à foutre. Allez, viens te battre ! » finis-je.

C’est ainsi qu’elle devint étrange. Je pris la précaution de faire dégager l’enfant avant tout possible combat. Puis elle se mit à tourner sur elle-même et fit ainsi apparaître des monstres lançant des boules de couleur rouge, jaune, verte et bleue. Au départ, je ne compris pas ce dont il s’agissait et ne réagis donc pas, mais lorsque je me pris une des boules, je me rappelai très vite que Keine m’eut dit que le combat ici, se faisait avec ce que l’on appelle du « Danmaku », et que ce genre de jeu pouvait faire très, très mal. Une effusion de sang fut visible sur mon bras droit. Pff ! Peu importe ! Ça ne faisait pas mal. Il allait lui en falloir plus que ça, si elle voulait me battre ! J’esquivais finalement le reste des boules, tuant un par un les monstres qu’elle lançait, de ma lame. Finalement, sa nature réelle fut découverte. Une jeune femme, vêtue d’une robe aux couleurs rouges écarlates et orangés, portant de drôles de cheveux turquoise noués devant son menton par un ruban de la même couleur que sa robe, ornés de symboles rouge vif. C’était d’un manque de goût cruel, mais soit.
Elle ne parlait pas, mais soudainement, déclencha quelque chose que je ne compris pas, à première vue. L’ambiance devint étrange, et oppressante. Comme si j’avais le sentiment qu’il allait se passer quelque chose de terrible. Et elle se remit à tourner sur elle-même, bougeant de gauche à droite, continuellement. Alors apparurent, peu à peu, des pics de couleur rouge autour d’elle, en différents cercles, se positionnant la pointe en ma direction, en fonction de ma propre position. Je sentis Luna se recroqueviller sur lui-même.
« [Bad Luck] Bad Fortune ! » lança-t-elle.

Et sans même que j’aie eu le temps de me rendre compte ce qui se déroulait, les pics, deux par deux, s’avancèrent à toute allure sur moi. Mon seule échappatoire était d’esquiver tant bien que mal l’attaque frôlant à plusieurs reprises les aiguilles qui finissaient par s’entrecroiser autour de moi. Une seconde d’inattention, et j’étais foutue. Je reçu tout de même quelques éraflures sur le visage, les jambes, et les bras, avant que son pouvoir ne se termine. Mais bon sang, qu’était-ce donc ce pouvoir ? Contre quel type de Youkai m’étais-je advenue d’affronter ?! Je regardais mon adversaire, enragée de ne pas comprendre cette subite assaille.
« Oh, es-tu toujours là ? » me dit-elle, le visage souriant, presque d’un air sadique.
« Hé hé, oui, je suis toujours là ! Bien joué, beau coup de bluff, mais crois-moi, je ne te laisserai pas faire ! » lui répondis-je.

C’est ainsi que je m’avançais droit sur elle, prête à lui asséner un coup violent. Mais au dernier moment, elle me lança un regard tout aussi confiant et horriblement souriant2, puis se remit à tourner sur elle-même, et, en l’espace d’une seconde, de nombreuses amulettes explosives et d’autres pics de couleur violette, cette fois, m’assaillirent. Ma seule solution fut de reculer, exécutant cela par plusieurs saltos arrière. Je commençai à m’affaiblir, me prenant de temps à autres, encore une fois, ses attaques. Et plus je me blessais, plus je m’énervais. Comment allais-je me sortir de ce beau bordel dans lequel je m’étais fourrée…
Voyant que j’étais toujours et encore là, elle déclencha un autre pouvoir dont elle était propriétaire. Si je ne trouvais pas vite un moyen de l’atteindre, elle allait me battre, et pas que !
« [Wound Sign] Pain Flow ! » invoqua-t-elle.

Tournant à nouveau sur elle-même, elle déclencha cette fois une multitude impressionnante et incalculable de nombre d’aiguilles de couleur rouge et violette, qui apparaissaient non loin de son corps, se dirigeant vers moi, et se dissipant au fur et à mesure de leur avancée afin de créer une sorte de barrière de lames. Il ne restait que très peu de place pour esquiver ses attaques et ses mouvements me donnaient mal à la tête, et le tournis. Je ne savais pas si je pourrais tenir encore longtemps… Et commençant à perdre pied dans ma bataille, m’énervant, je décidais finalement de frapper d’une attaque circulaire afin d’éloigner les armes, puis planter dans le sol mon Hallebarde, d’une violence inconnue. Et, à mon plus grand étonnement, une ligne souterraine apparu sous mon arme afin de se diriger vers la Youkai, et lorsque la terre eut terminé son chemin jusqu’à elle, furent déclenchées quatre lames de roches qui avaient pour épicentre mon adversaire. Mon attaque lui blessa violemment le buste et les côtés, mais je ne prêtais désormais plus attention à l’étendue de mes dégâts, mais surtout à ce pouvoir que je venais de déclencher par le seul mouvement de mon arme dans le sol. Je tournais la tête à gauche et à droite. Personne. Etait-ce réellement moi l’auteur de cette puissante offense ?! Mince, avais-je acquiert des pouvoirs dont je ne connaissais même pas l’origine, sans même le savoir ?! Incroyable ! Je pariais être l’auteur de cette puissance !!
« On dirait que la chance a tourné, n’est-ce pas ?! » narguai-je mon adversaire.
« Ne te moques pas de moi ! » suffoqua-t-elle.

Et tandis qu’elle semblait désirer reprendre ses esprits, je fonçais vers elle, prête, cette fois, à lui porter un coup qu’elle risquait de ne pas oublier de sitôt ! Sa dernière attaque fut un amoncellement de fleurs toxiques de couleur bleue, qui, sur le moment même, ne me firent aucun effet, mais qui, lorsque j’eus porté le coup voulu à mon ennemie, me rendirent légèrement plus fragile. Cela dit, non point le temps de laisser de répit à cette créature. A peine eut-elle terminé sa magie nuisible, que je décidais de taper du pied, par instinct. S’ensuivit plusieurs roches biseautées qui, consécutivement, s’approchèrent de la Youkai et lui portèrent finalement le coup fatal. Ca y était. C’était bel et bien moi l’origine de ces attaques terrestres.
Je tombais un genou à terre, relativement épuisée de l’effort physique que tout ça m’avait fait user, regardant fièrement en direction de la fille.
« Je te l’avais parié, que tu allais le regretter ! T’en as bien bouffé, hein ! » m’esclaffais-je, cependant essoufflée.
« Oof… Je ne comprends pas ce que tu me racontes… Mais pourquoi veux-tu tant escalader la Montagne Youkai ? … Es-tu seulement humaine ?! » se plaignit-elle.
« Je m’en fiche d’escalader ta Montagne à la noix ! Tu as attaqué un gamin pour avoir été ici pour s’amuser, le minimum était d’arrêter ta folie meurtrière, espèce de malade ! » commençais-je, ignorant sa dernière question. « Je parie que tu dois être une sorte de démone ou autre chose de ce genre. »
« N-Non… Je suis juste la Déesse de la Malchance. Je n’ai pas voulu tout ça ! Mais certes la Montagne Youkai n’est pas un lieu pour les Humains ! »
« Déesse de la Malchance, quelle bonne blague. » rigolais-je. « Tu avais face à toi une grande joueuse, tu n’avais aucune… Chance3, de gagner cet enjeu. ~ »

Alors l’enfant que je venais de sauver, qui évidemment avait tout vu, s’exclama d’un grand « WHOAAA ! BALEZE ! », Tandis que la Déesse se relevait avec peine et s’en allait au bois. Toujours un genou au sol, je tournais la tête cers celui-ci, le regardant d’un air vexé.
« T’avais rien de mieux à faire que de venir traîner dans un endroit aussi malsain, toi… » soupirais-je en me relevant à l’aide de mon Hallebarde.
« Pardon, M’dame, mais moi et mes copains on voulait juste venir s’amuser parce que des gens disent que c’t’un bon Mystery Spot, ici… C’est à la mode, M’dame… » s’excusa-t-il.
« M’ouais. Je ne sais pas trop ce que c’est ton histoire de Mystery Spot, mais en tout cas, tu vas me suivre, je te ramène au Village, espèce de µ§%*☠$@ù ! » surenchéris-je, peu convaincue par son discours.

Ainsi, j’attrapais la main du petit avec force (oui, j’avais assez bien de mal à la contrôler) et le ramenais au Village, auprès de son groupe d’amis, qui eux, étaient en compagnie d’un adulte et de la prêtresse d’Hakurei. Ces derniers me virent arriver, et un sourire s’afficha sur leurs visages, à l’exception de l’autre grincheuse, qui… Semblait grincher. L’un deux, apparemment le parent du gamin, vint à moi.
« Merci… ! Merci de tout cœur d’avoir sauvé mon fils, Mademoiselle… ? »
« Naga. Appelez-moi Naga. » répondis-je.
« Mademoiselle Naga ! J’aimerai tellement vous remercier pour avoir sauvé mon enfant, que puis-je faire pour vous ?! » surenchérit-il.

Mais alors que je m’apprêtais à être rémunérée pour mon exploit, la Prêtresse d’Hakurei ouvrit sa grande bouche.
« Attendez, attendez, deux secondes ! Qui êtes-vous, tout d’abord, et surtout, vous êtes quoi ?! Je ne vous ai jamais vue en Gensokyo, alors, franchement, j’aimerais avoir des informations sur vous, histoire de savoir à quel genre d’énergumène j’ai à faire, encore une fois ! » dit-elle en posant sa main sur sa hanche et me pointant légèrement de son Gohei.
« Hein ? Je suis Naga, je viens de le dire. Ne stresse pas comme ça, y’a pas de mal. » fis-je en haussant les épaules et arborant une mine légèrement blasée par l’agressivité dont elle faisait preuve, bien que j’étais capable du même type de réaction, parfois. « Je suis juste, heu… Une Youkai, comme plein d’autres ici, je pense. »
« Juste une Youkai, hein ? Tu te fous de moi ? » commença-t-elle, perdant même de ses manières. « Je ne sais pas si tu te rends compte à quel point les ‟juste un Youkai”peuvent être dévastateurs ici, alors oui, je me méfie. Donc tu vas me suivre, et pas de discussions ! »
« … OK, je comprends mieux pourquoi les Youkai sont soit-disant agressifs ici, maintenant, avec une gardienne comme ça… » murmurais-je, laissant derrière moi ma récompense pour mon travail et commençant à suivre la prêtresse qui elle, marchait déjà d’un pas ferme, bien décidée à me remonter les bretelles, bien que je n’ai rien fait de mal, en ce jour… Pour une fois ! ~

Mes pensées, durant la marche, se tournaient tout de même vers cet étrange pouvoir terrestre dont j’avais fait preuve tout à l’heure…

1 : Y’a bon de s’inventer une vie ? Le mal n’existe que lorsqu’on se fait prendre ! Cela dit, la vérité finit toujours par se savoir, oui !
2 : « Est-ce typique des personnages de Gensokyo de toujours posséder un sourire aussi malveillant ? »
3 : Je suppose que tout ce qui concerne les paris, tels qu’ils soient, concernent plutôt la Chance que le Hasard, non ? Ou bien « Hasard » et « Chance » sont deux mots qui définissent la même chose, peut-être. Tout dépendrait du point de vue ? Quoi qu’il en soit, je songe au fait que Tewi pourrait être une amie de Naga. Et de Luna, bien évidemment.

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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par Maria Konovalev le Lun 11 Fév 2013, 5:33 am

Moi qui ai franchement bien aimé tes textes quand on collaborait sur Touhou Tribes, je suis pas déplu du résultat que tu nous donne ici !
L'introduction est une bonne petite présentation du personnage et de sa manière de parler. Comme l'hellmite, j'aime bien le fait que ses discours soient basés sur le pari and stuff, ça donne une bonne personnalité au personnage ! Plus j'aime bien comment elle parle en familier, hehe.
En tout cas naga est pas une amie de la religion en tout cas, vu comment elle a renié l'aide de Byaks (en même temps je pense pas que tout le monde ai envie que quelqu'un lui parle de boodizm après avoir balayé toute la journée), je l'imagine pas avec quelqu'un d'autre qui tiens à la religion (je pense à Kanako maiiiiiis c'est plus croire en elle en fait, mais bon osef as duck).

En tout cas c'est bien parti, j'aime ton premier chapitre. Tu décris bien le combat contre Hina, j'ai vraiment aimé ta manière de décrire le schéma du danmaku ! J'aime bien aussi le moment où Naga vainc la déesse et la nargue, c'est rigolo de la voir provoquer, je dois l'avouer, hehe !

Dans l'ensemble, j'ai rien à dire, parce que je suis nul pour repérer les photes de phransé, donc je laisserais Hairmitmit faire le boulot hahaha.
En tout cas je te souhaite bon courage pour écrire la suite ! o/

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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par Fyuria le Lun 11 Fév 2013, 8:13 am

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Dernière édition par hayate le Mar 12 Fév 2013, 7:51 am, édité 1 fois

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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par Invité le Lun 11 Fév 2013, 1:39 pm

Je venais de terminer d'écrire ce chapitre, alors que les idées pour de prochains fusaient. J'étais légèrement dans les nuages, rêveuse, alors que deux nouvelles têtes au stand arrivaient avec un sourire large. Et au même titre que dans ce dernier chapitre que je venais d'écrire, je pensais fortement que les sourires des autres dans un pays de ce genre finissaient par devenir presque flippant...
Vink lança un "Ho ben tiens, de nouveaux lecteurs ! Salut !", alors que je préférai me cacher dans son pull (oui, oui, je fais ça). Je glissai alors dans son oreille un grognement "Pitié, ça va durer longtemps ce cinéma ? Est-ce que j'ai le droit d'encastrer des têtes dans le comptoir ?".
- "Non. Du caaalme. Tu n'encastreras pas des gens dans le comptoir..." me répondit-il.
- "Allez, dis oui. J'ai comme une folle envie de le faire, là." rétorquai-je.
- "Oui mais non, c'est pas bien. Allez, calme-toi."
- "S'il-te-plaîîîîît... Ça nous permettra au moins de s'acheter un comptoir plus solide, au moins..." surenchéris-je.
- "Non. Flemme. ¬¬" fini-t-il.

Je soupirai, et quittai son pull pour exploser mon propre visage sur le comptoir en soupirant un énorme "geeeeeeeez..." alors que Vink exécuta un merveilleux facepalm. C'était une excellente soirée, décidément. Heureusement que mon Lapinou pensa à déposer sur ma tête un petit baiser tout doux, afin de me calmer.

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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par HairMythe le Ven 15 Fév 2013, 10:05 am

TheSaurus763 a écrit:En tout cas c'est bien parti, j'aime ton premier chapitre. Tu décris bien le combat contre Hina, j'ai vraiment aimé ta manière de décrire le schéma du danmaku ! J'aime bien aussi le moment où Naga vainc la déesse et la nargue, c'est rigolo de la voir provoquer, je dois l'avouer, hehe !
Tu m'a plus ou moins ôté les mots de la bouche.

Dans l'ensemble, j'ai rien à dire, parce que je suis nul pour repérer les photes de phransé, donc je laisserais Hairmitmit faire le boulot hahaha.
Bon, j'arrive donc pour faire le boulot.

Naga a écrit:Ok, ok ! Donc je dois apprendre à différencier correctement imparfait et passé simple... Ça va être assez hard, mais bon, allez, je peux le faire ! Je ne crois pas faire la différence, non, il y a eu beaucoup de passages dans le chapitre que je vais poster ci-dessous, où j'ai confondu les deux, c'était assez difficile. Ou alors je m'embrouille complètement, encore une fois ! xD
L'imparfait désigne en générale une action habituelle, ou n'ayant pas de limite temporelle définie. On peut aussi s'en servir pour désigner plusieurs actions se superposant, ou s'enchaînant dans un ordre quelconque.
Pour cette seconde valeur, exemple bescherelle :
"Elle dansait, sautait et chantait"
(elle fait tout cela en même temps)

Le passé simple désigne quant à lui une action ponctuelle. Sa durée est déterminé. On peut s'en servir pour désigner plusieurs actions successives, exécutées les unes après les autres, dans un ordre précis, par exemple.
"Elle dansa, sauta et chanta"
(elle fait successivement ces trois actions)

Si t'arrives à saisir naturellement la nuance entre ces deux phrases, c'est que tu ressent plutôt bien la différence.


Oh, avant de commencer : c'est très bien de mettre des notes, par contre, mets les entre parenthèses, histoire de les séparer de la narration.

Aussi, il faut que je rajoute que tu as pas mal d'audace dans les expressions que tu emploies, on voit que tu essaies d'utiliser tout le vocabulaire que tu as a ta disposition, ce qui rend ton écriture plutôt riche, mais cette même audace fait que tu utilises des structures que tu maîtrise moyennement, ce qui rend ta plume un peu maladroite. Te laisse pas impressionner par la taille de ce qui suit, il n'y avait pas tant de choses vraiment gênantes pour la lecture, même si tout ça a eu un effet assez néfaste sur la scène d'action, qui manquait du coup de fluidité. (ou peut-être étais-je trop focalisé sur les fautes durant ma lecture %D
Aussi, pour l'instant, le point fort de ta fic, c'est le personnage, qui est très attachant.
/!\Warning/!\:

Si tu ne comprends pas certains termes, n'hésite pas à demander, j'ai parfois utilisé un vocabulaire assez technique.


Je jurais dans mes pensées, continuellement, énervée. Oui, j’avais une tendance à très vite perdre mes nerfs pour très peu de choses, si ça touchait un point sensible.
Je pense que tu pourrais remplacer "Je jurais dans mes pensée" par "je jurais entre mes dents". C'est plus usité, et le premier me semble assez étrange.

Pour remplacer "perdre mes nerfs", et ainsi éviter la répétition, tu peux utiliser "perdre mon sang froid".


Et alors que je me promenais « tranquillement », je vis un groupe d’enfants affolés, face à moi, tremblants de peur, hurlant à un adulte.
"Hurlant", c'est le participe présent. Il s'accorde donc. De plus, je crois que tu a voulu utiliser le gérondif. Dans ce cas, il faudrait mettre "en hurlant", mais le gérondif en français ne s'utilise pratiquement qu'en complément de manière, on utilise "en train de" pour désigner une action qui se déroule pendant le temps de la narration.


Je me souvenais que Keine m’avait parlé de cette prêtresse d’Hakurei : une grincheuse qui s’occupe d’éliminer des Youkai sans une once de pitié, alors qu’elle en abrite elle-même en son temple, souvent vide d’Humains.
Concordance des temps ; il faut mettre la phrase à l'imparfait.


Je devais arriver avant elle sur les lieux de l’agression et faire fuir ce Youkai, afin de gagner en confiance et ensuite mener une vie tranquille.
"Gagner en confiance" signifie "gagner en confiance en soi." C'est différent de "gagner la confiance de quelqu'un."


Je décidais de m’avancer en courant vers les enfants, et les arrêtais.
Il faut mettre celles-là au passé simple, ce sont des actions ponctuelles.


« [...] Je vous parie combien que je fais fuir ce monstre et que je sauve votre ami, si vous n’appelez pas la prêtresse d’Hakurei à la rescousse ! [...] »
Juste pour signaler qu'une phrase qui commence par "je vous parie combien" est normalement une question. Ici toutefois, ça me semble acceptable, en considérant qu'elle fait un abus de langage, en passant d'une question rhétorique à une simple exclamation.


Le flanc d’une montagne - la Montagne Youkai - était perceptible.
Perceptible ? Tu veux dire visible ? Ou alors qu'on commençait à sentir un changement dans le relief, par exemple avec le fait qu'une pente commence à pouvoir être ressentie ? Ce "perceptible" est maladroit.


J’entendais crier, et me laissai guider par les sons de l’enfant en détresse.
"Sons" est un mot qui ne correspond pas vraiment aux êtres humains. Tu devrais plutôt lui préférer "hurlement" ou "appels à l'aide" dans cet exemple.


Il s’agissait, à première vue, d’une boule funeste de terribles choses, d’une couleur noire et violette, et qui dégoulinait au sol.
Une boule funeste de terribles choses ? L'expression est si incongrue, mais tellement évocatrice, que je ne vais pas te demander d'en changer. Il est impossible de savoir ce que ce truc pourrait bien être précisément, mais wow, je peux l'imaginer sans effort.


Je m’avançais, me mettant en garde, tenant fermement mon Hallebarde.
Hallebarde est un mot féminin. Lui mets-tu une majuscule parce que c'est ainsi que l'arme est baptisée ? Si ce n'est pas le cas, la hallebarde ne devrait pas porter de majuscules.


« Rien à foutre. Allez, viens te battre ! » finis-je.
Pour exprimer le fait qu'un personnage a le dernier mot dans un dialogue, "conclure" est plus approprié. "Finir" et "terminer" s'emploient plus volontiers lorsque le personnage termine la phrase d'un autre. "Conclure" fonctionne aussi dans ce contexte, d'ailleurs.


Une effusion de sang fut visible sur mon bras droit.

Effusion de sang, dans son sens le plus strict, désigne du sang qui s'écoule d'une blessure très abondamment, mais par métonymie, on l'utilise plus volontiers pour parler d'un massacre. Ce qui fait que l'idée véhiculée par cette expression est très violente, et ne convient pas ici. En plus, visible, pour une giclée ou une coulée de sang est peu approprié. Au total, on préférerait une expression comme :
"Mon sang commença à couler d'une entaille au bras droit."
J'ai essayé de rendre de la meilleure façon possible l'idée que j'avais compris, mais vu qu'il y a une nuance à cause du passé simple, si tu as confondu, il se peut que ce ne soit pas tout à fait ça.


Pff ! Peu importe ! Ça ne faisait pas mal.

J'ai bien aimé ce passage. Ça donne bien l'impression qu'elle joue les gros bras.
Sinon, "Peu importe" est censé concorder avec le temps de la narration. On pourrait mettre "Peu importait", mais on perdrait un peu l'effet que tu a cherché à donner. Du coup, je pense qu'il faudrait se risquer à un effet sur lequel je dois te prévenir d'emblée : c'est très risqué, en général vaut mieux pas tenter comme ça. Il s'agit de mettre un passage, dans un récit au passé, au présent, pour augmenter le dynamisme, ou rajouter d'autres effets. MAIS ATTENTION, c'est très casse-gueule. Préfère le passé au moindre doute.
Enfin, bref, il s'agirait de mettre un truc comme : "Pff ! Peu importe ! Ça fait même pas mal."
J'ai mis au présent, enlevé la négation, et rajouté un intensif pour donner à tout ça un air le plus oral possible.


J’esquivais finalement le reste des boules, tuant un par un les monstres qu’elle lançait, de ma lame.
Je te proposerais plutôt : "passant au fil de ma lame chacun des monstres qu'elle envoyait, les uns après les autres"
J'ai choisi "passer au fil de ma lame" car c'est un meilleur moyen d'introduire le complément "de ma lame", l'expression étant consacrée à ce genre de situation.
Ensuite, j'ai remplacé "lançait" par "envoyait", le verbe traduit l'idée plus précisément.
Ensuite, je ne saurais vraiment t'expliquer pourquoi, mais le "chacun" rend la phrase plus jolie, bien qu'il serait juste de ne pas l'y mettre.


Finalement, sa nature réelle fut découverte.
Il serait préférable d'utiliser "vraie" ou "véritable" pour "nature". Il seraient antéposés dans ce cas.
Et pour "découverte", je pense que l'idée serait plutôt "révélée", ou "dévoilée"


C’était d’un manque de goût cruel, mais soit.
J'aime beaucoup cette façon qu'elle a de critiquer ses adversaires avec efficacité et naturel


Elle ne parlait pas, mais soudainement, déclencha quelque chose que je ne compris pas, à première vue.

"à première vue" est assez inapproprié, plutôt : "je ne compris pas tout de suite"


L’ambiance devint étrange, et oppressante. Comme si j’avais le sentiment qu’il allait se passer quelque chose de terrible
"Comme si j'avais le sentiment que" est redondant : soit tu mets "comme si", soit tu mets "j'avais le sentiment que".
En fait, là, c'est comme si tu disais avoir l'impression d'un sentiment, ce qui est un peu bizarre.


Et elle se remit à tourner sur elle-même, bougeant de gauche à droite, continuellement.
Décidément, tu aimes mettre les compléments circonstanciels de manière après la phrase, c'est fou, mais bien souvent, ce genre de construction manque de naturel, ça "casse" un peu la lecture. Essaie de les intégrer plus souvent dans la phrase.


Alors apparurent, peu à peu, des pics de couleur rouge autour d’elle, en différents cercles, se positionnant la pointe en ma direction, en fonction de ma propre position.
"Pics" désigne les pics d'une montagne, et par métaphore, les pics d'un graphique. L'objet, c'est "piques". La confusion est assez compréhensible, je pense~


Mon seule échappatoire était d’esquiver tant bien que mal l’attaque frôlant à plusieurs reprises les aiguilles qui finissaient par s’entrecroiser autour de moi.

"échappatoire" est un mot féminin ! Il fait partie de ces mots assez difficile à déterminer, l'erreur est assez courante ^^
Aussi, il manque un "en" devant "frôlant". Le français est assez réticent à employer le gérondif comme ça.


Je reçu tout de même quelques éraflures sur le visage, les jambes, et les bras, avant que son pouvoir ne se termine.
Je reçus. Petite faute sans grande importance.
Et "attaque" serait préférable à "pouvoir", dans ce contexte, à mon avis.


Contre quel type de Youkai m’étais-je advenue d’affronter ?!
J'ai rigolé tellement l'usage était saugrenu. Sans vouloir te vexer bien sûr ^^'
La bonne formule est "étais-je allée affronter".
Advenir a un usage très restreint. C'est le mot qui a donné avenir. Il sert donc à décrire le futur. Il s'utilise surtout dans des situations tragiques : "Que va-t-il advenir de moi ?"


Je regardais mon adversaire, enragée de ne pas comprendre cette subite assaille.
Euh, "assaille", c'est le verbe "assaillir", conjugué au présent. Tu parles plutôt d'assaut, je pense %D


Voyant que j’étais toujours et encore là, elle déclencha un autre pouvoir dont elle était propriétaire.
Je vois pourquoi tu as utilisé une périphrase ; l'expression la plus naturelle n'est pas évidente : "un autre de ses pouvoirs"


une multitude impressionnante et incalculable de nombre d’aiguilles

Ce n'est plus de l'hyperbole, là !
Bien que je n'ai rien contre l'exagération, le "de nombre" est en trop.


puis planter dans le sol mon Hallebarde, d’une violence inconnue.

Euh, d'une violence inconnue ? inimaginable, plutôt, non ? Et dans ce cas là, le complément s’introduirait avec "avec", et non "de".


Et, à mon plus grand étonnement, une ligne souterraine apparu sous mon arme afin de se diriger vers la Youkai, et lorsque la terre eut terminé son chemin jusqu’à elle, furent déclenchées quatre lames de roches qui avaient pour épicentre mon adversaire.
le "furent déclenchées" est très maladroit. Dans ce cas-là, essaie plutôt de décrire ce qu'elles font.


ce pouvoir que je venais de déclencher par le seul mouvement de mon arme dans le sol.
Je remplacerais toute la seconde partie de la phrase par : "simplement en plantant mon arme dans le sol"


Etait-ce réellement moi l’auteur de cette puissante offense ?!
"Offense" s'utilise pour une attaque, disons, morale. Enfin, c'est une définition assez simpliste, mais bon.
Ici, ce n'est pas approprié.


Mince, avais-je acquiert des pouvoirs dont je ne connaissais même pas l’origine, sans même le savoir !
Acquérir est difficile à conjuguer : le participe passé est "acquis".


Et tandis qu’elle semblait désirer reprendre ses esprits,
Hum, désirer ne peux pas être utilisé dans ce contexte. "vouloir", "essayer", "tenter" fonctionneraient.


lui porter un coup qu’elle risquait de ne pas oublier de sitôt !
La négation se placerait ainsi : "qu'elle ne risquait pas d'oublier de sitôt !"
Le sens est différent : dans ta phrase, cela voulait dire qu'il y avait peu de chances qu'elle oublie.
Dans celle que je te propose, il n'y a aucune chance qu'elle oublie.


Sa dernière attaque fut un amoncellement de fleurs toxiques de couleur bleue,
Imparfait !


me rendirent légèrement plus fragile.
"Fragile" est mal utilisé ici. Tu veux plutôt dire "m'affaiblirent", peut-être, qui traduit toute l'idée d'un coup ?


Cela dit, non point le temps de laisser de répit à cette créature.
"Non point" est synonyme de "mais pas". Il a aussi quelques usages supplémentaire. C'est très peu utilisé (je crois que je l'ai vu moins de 5 fois au cours de toutes mes lectures.)
En tout cas, le cela dit est en trop, si tu veux garder le "non point". Et si tu veux garder le "cela dit", tu remplace le "non point" par une négation, sinon il y aurait une répétition de la contradiction.


je décidais de taper du pied, par instinct.
"Taper du pied" est une expression qui sert à montrer l'agacement. Il vaut mieux que tu préfère frapper s'il n'y a pas une idée d'agacement derrière.


S’ensuivit plusieurs roches biseautées qui, consécutivement, s’approchèrent de la Youkai et lui portèrent finalement le coup fatal.
"s'approchèrent" manque de dynamisme. Peut-être "Fondirent", "jaillirent", ou "foncèrent" vers donneraient plus de dynamisme.


Je tombais un genou à terre, relativement épuisée de l’effort physique que tout ça m’avait fait user,

L'effort physique ne s'use pas ! Il se fournit, par exemple.


et s’en allait au bois. Toujours un genou au sol, je tournais la tête cers celui-ci, le regardant d’un air vexé.
vers, et non pas cers !
j'ai aussi mit le "s'en allait au bois" parce qu'on dirait qu'elle s'en va tout à fait normalement, comme si elle faisait une promenade...


L’un deux, apparemment le parent du gamin, vint à moi.
On écrit "l'un d'eux", ça a bien plus de sens que "l'un deux", non ? ^^'


Je ne vous ai jamais vue en Gensokyo,
à Gensokyo. Les règles d'utilisation de "à" et "en" sont un peu bizarres, je te l'accorde.


3 : Je suppose que tout ce qui concerne les paris, tels qu’ils soient, concernent plutôt la Chance que le Hasard, non ? Ou bien « Hasard » et « Chance » sont deux mots qui définissent la même chose, peut-être. Tout dépendrait du point de vue ? Quoi qu’il en soit, je songe au fait que Tewi pourrait être une amie de Naga. Et de Luna, bien évidemment.
Hum... "tels qui soient"... non : "quels qu'ils soient"
Sinon, essayons de répondre à ta question.
Le Hasard, c'est tout les phénomènes aléatoires.
La Chance, c'est le fait que ces phénomènes soient favorables. Par métonymie, ça peut désigner le hasard, aussi...
On pourrait aussi bien dire que l'issue d'un pari dépend de la chance que du hasard.
Toutefois, en disant que cela dépend de la chance, on dit aussi que cela aura des conséquences favorables ou défavorables. Tandis que le hasard désigne quelque chose qui pourrait ne pas avoir de conséquences.
Je ne crois pas être capable de mieux distinguer ces deux termes...


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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par Invité le Dim 17 Fév 2013, 11:59 pm

J'ai fait quelques essais avec Vink le week-end passé, au niveau de l'imparfait et du passé simple, j'avais plus ou moins saisi la nuance sans pour autant mettre un mot dessus, et voilà, j'ai compris maintenant. L'imparfait sert donc à décrire une action sur une durée indéterminée et/ou plusieurs actions en même temps, tandis que le passé simple s'emploie lorsque qu'il s'agit d'une période déterminée et/ou lorsqu'il s'agit d'actions consécutives l'une après l'autre. Hé bien, c'est plus que parfait (Ho ho ho, pourquoi je ris ? Cette blague est nulle !), j'arrive à comprendre ça aisément maintenant ! Merci beaucoup ! Il faut dire que ma compréhension du français était assez misérable à l'époque où on a du m'apprendre ça. ^^"

En ce qui concerne les notes, Vink' m'a également conseillé de les mettre entre parenthèses ou entre crochets. En vérité, sur mon fichier Word/OpenOffice, il s'agit d'exposants, mais je dois avouer que j'ai la flemme de retravailler le texte en le postant... xD Je ferais plus attention dorénavant !

Bon, tout d'abord, je devais dire que tout ça ne m'a pas démotivée, et je t'assure avoir même tiré quelques sourires et rires en lisant mes fautes que tu as joliment spotted ! xD
Je conserve bien tes conseils, ça m'aidera beaucoup, ma lacune a toujours été le français, c'est une langue vraiment compliquée.

L'Ermite a écrit:
Naga a écrit: « [...] Je vous parie combien que je fais fuir ce monstre et que je sauve votre ami, si vous n’appelez pas la prêtresse d’Hakurei à la rescousse ! [...] »

Juste pour signaler qu'une phrase qui commence par "je vous parie combien" est normalement une question. Ici toutefois, ça me semble acceptable, en considérant qu'elle fait un abus de langage, en passant d'une question rhétorique à une simple exclamation.
Effectivement, c'est un abus de langage, et je tiens à le conserver. C'est une des rares choses qui la relie avec son pouvoir de manipulation des enjeux, puisque ses capacités se verront bien plus centrées sur la terre. D'ailleurs, je suis assez soulagée qu'il soit possible en français de se permettre ça !

L'Ermite au Gel Square Enix a écrit:
Naga a écrit:Je m’avançais, me mettant en garde, tenant fermement mon Hallebarde.

Hallebarde est un mot féminin. Lui mets-tu une majuscule parce que c'est ainsi que l'arme est baptisée ? Si ce n'est pas le cas, la hallebarde ne devrait pas porter de majuscules.
Et le pire, c'est que je dis toujours "une hallebarde". L'arme en question n'a pas de nom bien précis, c'est simplement une hallebarde. Je garde cette habitude de toujours placer une majuscule aux objets ou aux choses dont l'importance semble majeure. En fait, c'est une erreur d'écriture relativement fréquente, en néerlandais. Notre culture se base sur une possession excessive, en langage. C'est-à-dire que les phrases, sans en être égocentrique pour la cause, se composent souvent de "Mij, Ik, Mijn en Me" ; "Moi, Je, Mon et Moi". Ces pronoms sont souvent mis en majuscules, tout autant que les choses et objets qu'on possède.
"Mij heb Ik een krachtig Heilebaard." "Moi, j'ai une puissante hallebarde."

En vérité, cette erreur donne à l'objet/chose le statut de personne, donc comporte une majuscule. C'est vraiment typiquement néerlandais. Je pense que je vais devoir faire un petit effort afin de supprimer ça, car l'hallebarde ne comporte pas de nom, non. Même si lorsque je serais sur ma feuille, armée de ma plume, je vais sans doute devoir résister à ne pas mettre de majuscule... xD Enfin, tout ça pour dire qu'il y a bel et bien une raison à cette vilaine majuscule qui s'insère depuis toujours dans mes textes sans raisons. ^^

L'Ermite a écrit:
Naga a écrit:Une effusion de sang fut visible sur mon bras droit.

Effusion de sang, dans son sens le plus strict, désigne du sang qui s'écoule d'une blessure très abondamment, mais par métonymie, on l'utilise plus volontiers pour parler d'un massacre. Ce qui fait que l'idée véhiculée par cette expression est très violente, et ne convient pas ici. En plus, visible, pour une giclée ou une coulée de sang est peu approprié. Au total, on préférerait une expression comme :
"Mon sang commença à couler d'une entaille au bras droit."
J'ai essayé de rendre de la meilleure façon possible l'idée que j'avais compris, mais vu qu'il y a une nuance à cause du passé simple, si tu as confondu, il se peut que ce ne soit pas tout à fait ça.
Même si mes textes sont relativement caca au niveau du langage, je suis contente de voir que je suis capable de faire passer l'image que je cherche à véhiculer : la mienne. En effet, "effusion de sang" servait à désigner une petite hémorragie, et non un déluge qui allècherait Rémilia. Je vais tâcher de faire plus attention également au sens de mes mots, c'est assez courant que je n'en connaisse pas la vraie définition.

L'Ermite a écrit:
Naga a écrit:Et elle se remit à tourner sur elle-même, bougeant de gauche à droite, continuellement.

Décidément, tu aimes mettre les compléments circonstanciels de manière après la phrase, c'est fou, mais bien souvent, ce genre de construction manque de naturel, ça "casse" un peu la lecture. Essaie de les intégrer plus souvent dans la phrase.
Encore une fois, c'est un problème de conversion néerlandais à français. Les compléments, en néerlandais, se placent très souvent en bloc, et en fin de phrase, avant le verbe (conjugué, ou pas). Si je veux donner un exemple, voici ce que j'aurais du mettre si je l'avais mise en néerlandais directement sortie de ma tête :
"En ze opnieuw heeft begon zelf te schakelen tot rechts naar links te continu bewegend."
ou, traduit mot-à-mot :
"Et elle de nouveau a commencé même à tourner de droite à gauche d'un mouvement continu."
donc, traduit en français :
"Et elle commença de nouveau à tourner sur elle-même de droite à gauche continuellement."

Mais la phrase sonne mal, à mon goût. C'est pourquoi j'ai appliqué cette phrase comme ça "Et elle se remit à tourner sur elle-même, bougeant de gauche à droite, continuellement." "Continuellement" n'existe pas, en néerlandais. Nous n'avons pas de "continulijkheid", donc il se résume par "un mouvement continu". Au final, je ne sais pas s'il s'agit donc d'un complément circonstanciel, mais plutôt d'une action. Et dans ce cas-là, je suis trop mauvaise en français que pour savoir de quelle manière je peux tourner ma phrase correctement. A moins que placer "d'un mouvement continu" aurait été plus judicieux de ma part ?
Tout autant que l'ajout de virgule est une manière de rajouter de la "respiration" à la phrase. Les virgules n'existent presque pas chez moi, sinon.

L'Ermite a écrit:
Naga a écrit:Contre quel type de Youkai m’étais-je advenue d’affronter ?!

J'ai rigolé tellement l'usage était saugrenu. Sans vouloir te vexer bien sûr ^^'
La bonne formule est "étais-je allée affronter".
Advenir a un usage très restreint. C'est le mot qui a donné avenir. Il sert donc à décrire le futur. Il s'utilise surtout dans des situations tragiques : "Que va-t-il advenir de moi ?"
J'ai rigolé en lisant ta première phrase. xD
Je trouvais que ça sonnait bien, ça faisait épique ! Pour moi, "advenu" est quelque chose qui voulait dire "est venu", ou, oui, quelque chose comme ça, enfin, 'pas grave. Je ne savais pas que ce verbe avait donné avenir, même si, maintenant que tu me le fais remarquer, ça semblait plutôt flagrant... Étonnant que Vink ne me l'ai pas fait remarqué.
Les deux autres gros points négatifs étaient la conjugaison du verbe acquérir et le "non point". J'ai reçu un "ouff... C'est lourd ça.", pour le dernier, d'ailleurs.

J'ai déjà fait beaucoup, mais sache que j'ai tout lu, et que tout ça va beaucoup m'aider. Comme je l'ai dit ailleurs, si je te vois au TGS ou à la JE, je te ferais un si gros bisou que Vink en sera presque jaloux, ahah ! Merci encore pour tout, c'est très sympathique de m'aider à perfectionner la qualité de mes histoires ! Ça me fait réellement chaud au cœur et sourire.
Autrement, je suis vraiment très très contente que mon personnage soit assez attachant, ça me touche beaucoup ! En espérant que le personnage restera toujours aussi attachant au fil de ses aventures, et que l'histoire te plaîra toujours, à toi et à tous ceux qui la lisent, d'ailleurs.

Merci !

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Re: Quand Naga tente de se mettre à l’écriture.

Message par HairMythe le Lun 18 Fév 2013, 7:11 am

Naga a écrit:J'ai fait quelques essais avec Vink le week-end passé, au niveau de l'imparfait et du passé simple, j'avais plus ou moins saisi la nuance sans pour autant mettre un mot dessus, et voilà, j'ai compris maintenant. L'imparfait sert donc à décrire une action sur une durée indéterminée et/ou plusieurs actions en même temps, tandis que le passé simple s'emploie lorsque qu'il s'agit d'une période déterminée et/ou lorsqu'il s'agit d'actions consécutives l'une après l'autre. Hé bien, c'est plus que parfait (Ho ho ho, pourquoi je ris ? Cette blague est nulle !), j'arrive à comprendre ça aisément maintenant ! Merci beaucoup ! Il faut dire que ma compréhension du français était assez misérable à l'époque où on a du m'apprendre ça. ^^"
Content de l'entendre. Il y a quelques autres usages de l'imparfait, mais je vais pas les détailler, ça n'a pas sa place dans un récit au passé, et par rapport à ton niveau en français, tu devrais déjà les avoirs intégrés sans même t'en rendre compte >w<

Naga a écrit:
L'Ermite au Gel Square Enix a écrit:
Naga a écrit:Je m’avançais, me mettant en garde, tenant fermement mon Hallebarde.

Hallebarde est un mot féminin. Lui mets-tu une majuscule parce que c'est ainsi que l'arme est baptisée ? Si ce n'est pas le cas, la hallebarde ne devrait pas porter de majuscules.
Et le pire, c'est que je dis toujours "une hallebarde".
Et le pire, c'est que tu peux dire "mon hallebarde", à condition de prononcer "monallebarde", parce que les "h" en français ont perdu leur valeur d'aspiration, et sont muet. Il me semble qu'une réforme assez récente (quelques décennies) permet de faire les liaisons avec les mots commençant par "h"
J'ai vraiment parlé sans réfléchir, sur ce coup-là...
Aussi, pas de gel pour moi, thanks. ^^

Naga a écrit:
L'Ermite a écrit:
Naga a écrit:Et elle se remit à tourner sur elle-même, bougeant de gauche à droite, continuellement.

Décidément, tu aimes mettre les compléments circonstanciels de manière après la phrase, c'est fou, mais bien souvent, ce genre de construction manque de naturel, ça "casse" un peu la lecture. Essaie de les intégrer plus souvent dans la phrase.
Encore une fois, c'est un problème de conversion néerlandais à français. Les compléments, en néerlandais, se placent très souvent en bloc, et en fin de phrase, avant le verbe (conjugué, ou pas). Si je veux donner un exemple, voici ce que j'aurais du mettre si je l'avais mise en néerlandais directement sortie de ma tête :
"En ze opnieuw heeft begon zelf te schakelen tot rechts naar links te continu bewegend."
ou, traduit mot-à-mot :
"Et elle de nouveau a commencé même à tourner de droite à gauche d'un mouvement continu."
donc, traduit en français :
"Et elle commença de nouveau à tourner sur elle-même de droite à gauche continuellement."

Mais la phrase sonne mal, à mon goût. C'est pourquoi j'ai appliqué cette phrase comme ça "Et elle se remit à tourner sur elle-même, bougeant de gauche à droite, continuellement." "Continuellement" n'existe pas, en néerlandais. Nous n'avons pas de "continulijkheid", donc il se résume par "un mouvement continu". Au final, je ne sais pas s'il s'agit donc d'un complément circonstanciel, mais plutôt d'une action. Et dans ce cas-là, je suis trop mauvaise en français que pour savoir de quelle manière je peux tourner ma phrase correctement. A moins que placer "d'un mouvement continu" aurait été plus judicieux de ma part ?
Tout autant que l'ajout de virgule est une manière de rajouter de la "respiration" à la phrase. Les virgules n'existent presque pas chez moi, sinon.
Les compléments circonstanciels, ce sont des mots ou groupes de mots qui précisent des choses sur l'action, genre quand, où, comment, avec qui, etc...
En français, on peut les placer n'importe où.
On peut les placer, en français, n'importe où. (un peu lourde, celle-là, par contre)
On peut les placer n'importe où, en français.
Et on n'est pas toujours obligé de mettre des virgules, hein !
Enfin, bref, cette caractéristique est assez importante, car, selon l'endroit où tu le places, tu n'as pas le même effet. Prenons ta phrase par exemple : "Et elle se remit à tourner sur elle-même, bougeant de gauche à droite, continuellement."
Tournée ainsi, l'action est assez fortement ralentie.
"Et elle se remit à tourner sur elle-même, bougeant continuellement de gauche à droite"
Là, l'action est plus rapide.
Aussi, les deux sont grammaticalement irréprochables.

Naga a écrit:
L'Ermite a écrit:
Naga a écrit:Contre quel type de Youkai m’étais-je advenue d’affronter ?!

J'ai rigolé tellement l'usage était saugrenu. Sans vouloir te vexer bien sûr ^^'
La bonne formule est "étais-je allée affronter".
Advenir a un usage très restreint. C'est le mot qui a donné avenir. Il sert donc à décrire le futur. Il s'utilise surtout dans des situations tragiques : "Que va-t-il advenir de moi ?"
J'ai rigolé en lisant ta première phrase. xD
Je trouvais que ça sonnait bien, ça faisait épique ! Pour moi, "advenu" est quelque chose qui voulait dire "est venu", ou, oui, quelque chose comme ça, enfin, 'pas grave. Je ne savais pas que ce verbe avait donné avenir, même si, maintenant que tu me le fais remarquer, ça semblait plutôt flagrant... Étonnant que Vink ne me l'ai pas fait remarqué.
Hum, pour l'étymologie d'"advenir" et d'"avenir", je suis pas tout à fait sûr que le premier ait donné le second, bien que ce soit possible.
"Avenir" pourrait être simplement construit à partir de "à venir", et "advenir" à partir de ad venire, ce qui est exactement la même construction, mais en latin >w<
Aussi, j'ai mal corrigé la phrase : "Quel type de youkai étais-je allé affronter"

Naga a écrit:Les deux autres gros points négatifs étaient la conjugaison du verbe acquérir et le "non point". J'ai reçu un "ouff... C'est lourd ça.", pour le dernier, d'ailleurs.
Pas étonnant, "point" pour dire "pas" est quasiment obsolète. La construction "non point", en particulier.

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