La bibliothèque de l'HairMythe

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Message par HairMythe le Sam 15 Juin 2013, 10:20 am

Voilà donc ma galerie principale.  En principe, elle se rempliera surtout de textes.

Les quatre trépassés...:
Les quatre trépassés, pêle-mêle entassés
Dans la nef de bois, qui, d'une roue solitaire,
Emporte ces pauvres âmes déjà damnées
Le long d'un noir chemin s'enfonçant sous la terre.

Du flot impassible des profonds fleuves froids
Aux flammes avides en plein cœur de l'Érèbe,
Ceux désignés parmi les défunts de la plèbe,
Assistent au cruel rituel, sans effroi.

Leur bourreau implacable au regard de félin
Les saisit deux par deux, les prenant par la main,
Elle les balance dans le gouffre du four.

Happés par cet enfer aux milles fumerolles,
Ceux qui ont vécus maintenant hantent le sol,
Finalement piégés, sans espoir, pour toujours.
Bien que j'aime bien la poésie, et qu'il m'arrive parfois d'imaginer quelques vers à l'occasion, voire d'en coucher deux ou trois sur le papier, je vais rarement jusqu'à écrire un poème entier, parce qu'en général, ce qui sort de mon esprit est rarement cohérent si ce n'est pas en prose. Bien sûr, vous aurez deviné que c'est un poème sur Orin !

Alors, c'est officiel, je ne finirai pas l'Antre de l'HairMythe. C'est trop mal foutu, le perso n'a aucune prise sur son destin, et l'interaction est pratiquement inexistante. Je referai un truc du genre, mais plus tard, et mieux préparé. En attendant, je vous livre une fanfic sur DesireDriven :

Biographie Anonyme:

par Agent 17. Merci !

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    Quand j'étais petite, je voulais devenir astronaute. Ah, ne riez pas, je suis parfaitement sérieuse ! Déjà, du plus loin que je m'en souvienne, je n'ai jamais cessé d'admirer le ciel étoilé, et mes parents avaient toujours un mal fou à m'arracher à ma contemplation. Tous les jours, j'attendais le coucher du soleil et je rêvais d'aventures merveilleuses au milieu des étoiles. Hélas ! Mon jeune esprit d'enfant plein d'imagination ne songeait pas que tout ce que je possédais  était précieux, même si tout cela ne se trouvait pas dans l'espace, mais sur Terre.
    C'est quand les hommes en vert sont arrivés que j'ai compris combien j'étais chanceuse... Mais il était déjà trop tard. Ils m'ont arraché à ma terre natale, j'ai perdu mes amis, ma famille et tout ce que j'avais. Mais surtout, j'avais perdu le droit de rêver, car, à partir de cet instant, je n'avais plus d'avenir.
    On nous a entassés dans des camions sombres. Les autres étaient à la fois si proches et si lointains... Je ne connaissais aucun de mes voisins, et nous attendions dans un silence tendu, paralysés par la peur et malmenés par les cahots. Le voyage sembla durer une éternité, même si en vérité, il ne s'est certainement pas écoulé plus d'une journée. Le véhicule s'arrêta enfin, et on nous fit descendre.
    Il pleuvait. Je n'aurais pas aimé voir le soleil, j'aurais eu l'impression qu'il me narguait. De plus, les gouttelettes me rafraîchirent et me revigorèrent. Ce répit fut de courte durée toutefois, et bientôt, on nous parqua de nouveau dans une pièce mal éclairée, sans nous laisser assez d'espace pour éviter de ne pas être collés les uns aux autres. On eut le droit à une douche, puis on nous laissa dans cet espèce d'entrepôt, avec une lumière blafarde et désagréable.
    Je me souviens que l'un des néons clignotait. On a attendu des heures dans le noir, certainement plus longtemps que dans le camion. L'attente n'était rythmée que par les douches et le cliquetis des néons mal entretenus. Au bout d'un moment, on revint nous chercher.
Le second voyage fut aussi angoissant que le premier. Non, en fait, il le fut bien plus. Pour être franche, c'est l'inconnu qui me faisait le plus peur. Ne pouvait-on pas redouter que l'on soit amenés dans un endroit encore pire ? C'est dans ce genre de pensée que prenait racine la terreur qui nous étreignait alors, dans l'imaginaire le plus sombre, dans la crainte que le pire arrive. Mais nous nous trompions.
    Je fus débarquée avec le premier groupe. Des hommes en rouge m'emmenèrent, non pas dans un entrepôt à la lumière mesquine, mais dans une cour éclairée par le soleil printanier. On m'installa sur une espèce de piédestal, et je ne prêtais déjà plus attention à ce qui m'entourait tant l'astre du jour m'avait manqué. Je sentais sa chaleur sur mes feuilles et j'ouvris autant que possible les pores sous celles-ci pour absorber un maximum de dioxyde de carbone. La réaction fut immédiate, et mes réserves de nutriments s'épuisèrent vite, tant ma photosynthèse était goulue. C'est alors que je sentis de l'eau être déversée sur ma terre. L'eau était riche, et l'apport généreux. J'absorbais tout ça par les racines, et je sentis la sève brute remonter le long de ma tige, aspirée par le vacuum formé par mes récentes dépenses métaboliques. La sève se chargea ensuite de toutes les ressources que mes feuilles produisaient à un rythme effréné, et fut répartie à travers tout mon corps pour nourrir tous mes organes. Je me sentais surpuissante, invincible. Petit à petit, les rayons chaud du soleil et le va et vient de la sève dans ma tige me firent entrer dans une torpeur confortable, repue.
    Ce régime perdura plusieurs semaines. J'étais comme emprisonnée dans une cage dorée, j'avais tout ce dont j'aurais dû rêver, mais je ne savais pas ce qu'il advenait de ma famille, de mes amis. Je ne pouvais qu'espérer qu'ils aient le droit à un traitement similaire, mais dans mon pot sur le piédestal, cette idée ne pouvait me faire sortir de ma solitude ; j'étais plus radieuse que jamais, mais cette vigueur me déprimait, car elle ne montrait pas ce que je ressentais vraiment, et le plaisir d'être aussi bien traitée s'accompagnait d'un sentiment de culpabilité. Les jours et les nuits se succédèrent avec la régularité qui les caractérisait, mais le temps semblait ralentir un peu plus à chaque instant.
Puis, un jour, on m'arracha de nouveau à mon confort. Une femme qui cette fois-ci ne portait pas d'uniforme m'emportant. Le transport ne se passa pas de la même manière que les autres fois ; le voyage se fit dans une voiture, cette fois-ci, et une vitre me permettait de profiter de la lumière du soleil, mais j'avais moins d'espace. Le trajet dura bien moins longtemps, le soleil n'avait pas beaucoup bougé.
    Elle m'installa à l'angle d'une pièce, et mon pot disputait sa place avec courage à une armée de canettes, quelques fringues à la propreté douteuse, et d'autres objets plus insolites. La fenêtre était disposée de telle façon que le soleil ne m'éclairait à peine que quelques heures par jour, aussi devais-je le plus souvent me contenter d'une luminosité insuffisante. Les arrosages étaient également moins fréquents et réguliers, et mes feuilles perdirent vite leur éclat. Ma tige s'affaissa peu après.
   Je n'aurais jamais imaginé que les choses pût empirer. Ma gardienne se mit à me donner autant d'eau qu'elle en buvait elle-même, et me mit au régime "Spécial Houblon". Elle déversa avec une certaine générosité ce qu'il restait de ses canettes dans mon pot, et je fus bien forcer de me contenter de sa boisson suspecte.
   La première fois que je bus de l'alcool, je pris peur en sentant la chaleur se déverser dans les canaux de ma tige. Puis la sensation devint agréable, et je m'endormis. Petit à petit, je m'habituais à ces arrosages peu commun, mais je n'avais plus vraiment les idées claires, de toute façon. Si d'aventure mon esprit recommençait à reprendre ses droits, ma condition m'attristait tellement que je mourrais d'impatience qu'on me versât de l'alcool pour me permettre d'oublier.
   Voilà mon récit, un récit de rêves brisés, un récit de voie sans issue, le récit d'une plante comme les autres.
Quel rapport avec DD ?:
Il s'agit en fait de la plante de Shou. L'idée est venue en corrigeant la traduction de Saurus, car l'une des plantes est alcoolique, j'ai alors plaisanté en disant que j'écrirai sa biographie. Et finalement, je l'ai fait.
C'est pas un texte dont je suis particulièrement fier, je trouve que je n'ai pas très bien écrit. Mais je n'ai pas non plus envie de me décarcasser pour ce texte-là, c'est pas mon projet le plus intéressant.

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par HairMythe le Mar 24 Sep 2013, 9:32 am

Double post sauvage !
Bloqué dans le train, d'humeur lyrique et mélancolique, me voilà avec plus de vers.
Je l'ai entr'aperçue...:
Je l'ai entr'aperçue, m'en allant d'un pas sûr,
Au détour d'un couloir aux nuances d'azur.
Elle flamboie grâce au feu dont elle se pare,
Sa lueur écarte les murs du corridor.
Je tombe dans un océan, je perds le nord,
Mais elle montre la voie tel l'éclat du phare ;
Je sais où je dois aller, où il faut me rendre,
J'approche des flammes, quitte à finir en cendres,
Pour lui dire merci, lui offir ma chaleur.
Je ne fais qu'un avec son feu, je ne suis plus.
Pourquoi suis-je là ? L'ai-je même jamais su ?
Je l'étreins jusqu'à que soit consumé mon cœur.

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par DyDiKing le Mer 25 Sep 2013, 4:26 am

Hé mais c'est qu'elle est cool ta Bio anonyme, un peu maladroite dans son écriture parfois comme tu l'a dit mais le petit twist au milieu est bien sentie! Par contre j'ai toujours eu du mal avec la poésie et ton poème est un peu trop obscur pour que je m'exprime dessus.
Mais en trou les cas le texte de DD est sympas ~~

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par HairMythe le Jeu 26 Sep 2013, 11:42 pm

Un petit délire.
SUPER TOUHOU CADDIE RACING 2014:

                                                                                                                                   Montage par Orin
   Kaguya et Mokou marchaient d'un pas rapide dans le centre commercial.
   Certains diront qu'il n'y a pas de centre commercial à Gensokyo.Je leur dirai simplement que dans cette histoire, il y a un centre commercial et un parking avec des voitures. Mais par dessus tout, il y a des caddies et des escalators.
  Des caddies, et des escalators.
   Donc, disais-je, Kaguya et Mokou marchaient d'un pas rapide dans le centre commercial R.MORICHIKAtm. Elles erraient dans le dédale de couloirs cirés par des employés surexploités qui travaillaient sans relâche pour que jamais un mégot ne souille plus de cinq secondes le dallage parfait et resplendissant du sol.
   Mokou jeta son bout de cigarette encore rougeoyant par terre.
   - Bon, qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? demanda-t-elle avec aussi peu de conviction qu'elle écrasait son mégot avec nonchalance.
   - Nous pourrions t'acheter de nouveaux atours. Je pense que ce serait un investissement aussi sage que nécessaire, hélas.
   - Comment ça ? Mes fringues sont très bien !
   - Haha, je ne doute pas une seule seconde que cet accoutrement de roturière te convient ! En vérité, il te sied à la perfection, et je me dois de revenir sur mes paroles : ce serait aller à l'encontre de l'éthique même que de t'affubler d'une vêture correspondant à ma stature.
   - Tu veux te friter, c'est ça ? Allez, viens-y, pour voir, je te laisse même le choix des armes !
   - Si tu insistes ! Suis-moi.
  Les deux immortelles se tenait maintenant devant le petit abri qui sert de refuge aux créatures indigènes des centre commerciaux, plus communément appelées : les caddies (transportus caddium).
   Ils étaient là, les chariots méphistophéliques, emboîtés les uns dans les autres d'une manière très suggesto-phallique, mais il fallait encore une insertion pour les libérer, et cette insertion nécessitait une pièce. Mais hélas, les deux héroïnes n'avaient pas de monnaie sur elles, l'une car elle s'était ruinée en cigarettes, l'autre car une princesse ne transporte pas son argent sur elle autrement qu'en bagues, bijoux et autres bagatelles.
   Bien heureusement, Mokou était aussi empotée que délicate ; elle fit chauffer la chaîne et la retira d'un coup sec, puis jeta les restes de métal en fusion imminente sur sa comparse.
   Après que deux chariots fussent libérés, le parking ravagé, et la coiffure de la noble dame réarrangée par sa lapine, les deux rivales, côte à côte, se toisaient derrière leur caddie, prêtes à dévaler l'abrupt escalator. Et voilà, la bataille a commencé, et tandis que le pauvre escalier-tapis roulant geint à cause des cowgirls vociférantes embarquées sur leurs montures de métal, le feu et le danmaku fuse dans toutes les directions, dans un désordre d'une rare violence. Les pleurs des nouveaux nés se joignent au cris des femmes éplorées, et tout le magasin n'est plus qu'un chaos indescriptible jusqu'au crash fatidique qui met fin à la course de char. Le caddiedrome improvisé est à feu et à sang, et la gagnante se relève à grand peine.
   Seule une femme est sortie indemne du carnage, mais la scène lui aura laissé un souvenir indélébile, et surtout des étoiles pleins les yeux. Des étoiles qu'elle racontera plus tard à sa supérieure, sa déesse, Kanako.

   Le jour se leva sur Gensokyo, et le soleil de l'aube éclaira timidement le lac, le village, puis le flanc de la montagne des Youkais, qui aujourd'hui resplendissait de milles feux. La montagne aux huit millions de divinités est recouverte d'argent, d'un gris métallique étincelant. Mille et un escalators balafraient poussivement la montagne, parcourus par le double d'entités d'origines aussi diverses que variées, qui faisaient la course sur les pistes mouvantes, à bord de charrettes branlantes. C'était un vaste feu d'artifice qui a duré toute la nuit, un feu d'artifice multicolore qui jaillissait des bolides en redoublant d'effets spéciaux.
   Les courses de caddies avaient désormais supplanté les combats de spellcards.

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par Kaenbyou-Rin le Mer 02 Oct 2013, 8:46 am

HairMythe !!! Je me prosterne, c'est trop badass...

Celui sur Rin est vraiment vraiment génial...

(Et puis ce délire sur le Super Touhou Caddie Racing 2014 XDD)

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super touhou caddie racing 2014:
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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par HairMythe le Lun 11 Nov 2013, 10:03 pm

Une petite fournée de textes et de poèmes :

Tout d'abord, le troisième texte écrit pour le PoVA, mais inutilisé :
En plein cœur de la forêt:
   Je regarde dans les yeux cet homme aux cheveux blancs. Il semble jeune et bien portant. Il est même séduisant, pour être sincère. Mais au fond de son regard, je lis quelque chose de particulier... De la fatigue ? Non, ce n'est pas vraiment de la fatigue... C'est autre chose, qui y ressemble, certes, mais qui est différent.
  Je ne saurais décrire cela simplement... C'est un mélange entre une extrême lassitude, beaucoup d'impatience, un zeste de culpabilité, et certainement un millier d'autres choses. Comme s'il était fatigué d'attendre en vain quelque chose qu'il devrait aller chercher lui-même. Mais alors, pourquoi attend-il ? Ah, je suis bien le premier à me poser la question ! Oui, pourquoi ? Pourquoi attendre ?
  Je me détourne du miroir. Je vais cesser d'attendre, je vais agir. Je ne sais pas ce qu'il va m'arriver, mais je vais faire quelque chose. Je n'ai pas la moindre idée de ce que je devrais faire, mais je trouverai quelque chose le moment venu, n'est-ce pas ?

  J'entre dans la pièce principale de ma boutique en ouvrant la porte avec autant de force que de détermination. Vous savez, chez moi, enfin, je veux dire, dans l'arrière boutique, tout est propre et bien rangé. Chaque chose est à sa place, rien ne dépasse des étagères, tout a une fonction. Mais la boutique, c'est exactement l'inverse. Si le désordre était un péché, je serais déjà en enfer : Si je devais choisir deux mots pour le décrire, ce serait un «capharnaüm chaotique». Toutefois, ce n'est pas ce «capharnaüm chaotique» qui est l'objet de mon attention, mais plutôt sa version améliorée sur le comptoir. Sur ce meuble se tient tous les jours un festival dédié à la collection la plus hétéroclite, dont notamment : une agrafeuse, un journal hippique écrit en arabe, un flacon contenant du viagra, un pendentif orné d'un cristal de roche, la moitié d'un pinceau de calligraphie cassé, une dague émoussée, un casse noix rouillé, et mille autres babioles. Je récupère, non, je retire, que dis-je, j'extirpe péniblement mes clefs tandis qu'une statuette au sourire tordu me nargue de ses yeux sculptés dans le bois.
  Je ferme la porte derrière moi. Je regarde ensuite l'enseigne du magasin : «Kourindou». Puis je regarde les clefs dans le creux de ma main. Après un soupir, je les jette au hasard dans les fourrés et, ne jetant pas même un regard au chemin menant au village, je me dirige vers la forêt. Un pas. Puis un autre. Et encore un autre. Je me fige.

  Je retrouve mes clés dans les fourrés. La tâche fut moins ardue que de les retrouver dans le bazar de mon comptoir. Puis j'ouvre la porte, et je m'installe à ma place de vendeur. J'ouvre un tiroir dans lequel je prends un livre sur une sorcière qui combat des démons. Encore une fois. Je soupire...
  J'ai mal au cœur.

Et des poèmes :
Les fleurs sauvages:

Mes yeux sont perdus dans un monde sans couleur,
Leur pupille irisée n'y trouve que fadeur,
Mais sait néanmoins où chercher de la chaleur ;
Là où se trouvent les plus bariolés des cœurs.

C'est dans un air par mille voitures souillé,
Parmi une foule qui étouffe et entrave,
Que je puise ce souffle pur et que je brave
La multitude, seul, pour enfin m'évader.

Hélas, dans ce monde insensé et imparfait,
Le ciel d'anthracite s'apprêtant à l'orage
Est comme un drap tissé de plaintes tourmentés.

Mais ce voile funeste qui masque l'éther
Annonce la renaissance des fleurs sauvages ;
Ce drap est le reflet du paradis sur Terre.
Les gouttes et le soleil:

Plic.
Les gouttes tombent, une à une, inexorablement,
Leurs chutes répétées est une insupportable torture.
Ploc.
Le soleil est impuissant à toutes les évaporer,
Mais il s'obstine malgré tout à écarter les nuages.
Plic.
Les gouttes s'agglutinent en mares, en lacs, en mers,
En océans insondables et gigantesques.
Ploc.
Le soleil effleure l'ondée mais ne peut la vaincre,
Il ne perd pourtant pas espoir et rayonne tout de même.
Plic.
Les gouttes continuent de tomber sans cesse,
Insensibles au créatures qui se noient dans les eaux sombres.
Ploc
Le soleil continue de se lever chaque matin,
Insensible à l'inutilité de ses efforts.
Silence.
Sur les flots se dessine le reflet des cieux.

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par HairMythe le Lun 21 Avr 2014, 7:38 am

Ok, alors, voici une espèce de petite fable, avec des illustrations de Dydiking, et quelques conseils et corrections d'Ayakashi :
Fable d'oisillon:





/url]



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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par Invité le Lun 21 Avr 2014, 8:03 am

Je ne ferai pas de commentaire sur le poème, étant donné que je t'ai tout dit en MP, mais c'est la première fois que je le vois mis en page avec les dessins.
Et franchement, le résultat vaut le coup !
J'aime particulièrement les dessins 2 et 3.

Félicitations à toi et Dydiking !

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par Heirakurei le Lun 21 Avr 2014, 8:42 am

C'est trop bien! :O
J'aime j'aime j'aime j'aime! :3
Le poème + les illustrations = super boulot! :3
Bravo! :)

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par Côme Delaroute le Lun 21 Avr 2014, 9:00 am

Bon j'ai lu ta première fic, tes poèmes et ton délire sur les caddies... Moi-même écrivain de passion et poète à côté, j'ai vraiment apprécié. Mais j'ai quelques conseils, si je peux me le permettre... D: (Par contre ta fable est juste énorme!!!)

Premièrement, la présentation, je trouves que ça décourage de lire un gros pavé comme ceux que tu écrits. Ce serait possible que tu mettes des espaces entre les lignes s'il te plaît?

Deuxièmement, tu ne t'attardes pas assez sur le ressenti et/ou la description. On a l'impression que tout vas trop vite. Je ne dis pas qu'il faut faire comme Balzac et compagnie, qui décrivent un pot de fleur en 3 pages, mais j'ai vraiment l'impression que tout se presse. Ensuite c'est peut-être parce que je lis trop vite...

Mais bon, ça me gêne vraiment de dire des trucs comme ça parce que j'ai l'impression d'avoir l'air pompeux au possible et puis surtout, je ne suis pas excellent moi-même donc... Mais au moins ce que tu fais me donne envie de retravailler sur la fic touhou que je projetais de faire!

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par HairMythe le Mar 22 Avr 2014, 3:53 am

Je suis bien d'accord que j'ai pas bien soigné la mise en page de la biographie anonyme (flemme de repasser dessus, par contre), mais pour les deux autres petits textes, je ne pense pas qu'il y ait de problème au niveau de la mise en page, elle est judicieuse et lisible (en tout cas, je ne pense pas qu'on puisse faire mieux sur ce support. À moins que les alinéas ne soient gênants ?). Ensuite, il faut que tu sois plus précis sur cette histoire de ressenti. Tout d'abord, pour le délire sur les caddies, c'est pas du tout le but (en plus, ce texte est un peu bâclé, c'est juste un délire). Pour En plein cœur de la forêt, j'ai essayé de créer une ambigüité (bon, par contre, je me suis apparemment raté car personne ne l'a saisie), mais s'attarder plus sur le ressenti aurait été aller à l'encontre de ce que je recherchait. Enfin, en ce qui concerne le premier texte, c'est l'un des objectifs, mais je ne pense pas l'avoir raté, si ?

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par Côme Delaroute le Mar 22 Avr 2014, 4:11 am

HairMythe a écrit:Je suis bien d'accord que j'ai pas bien soigné la mise en page de la biographie anonyme (flemme de repasser dessus, par contre), mais pour les deux autres petits textes, je ne pense pas qu'il y ait de problème au niveau de la mise en page, elle est judicieuse et lisible (en tout cas, je ne pense pas qu'on puisse faire mieux sur ce support. À moins que les alinéas ne soient gênants ?). Ensuite, il faut que tu sois plus précis sur cette histoire de ressenti. Tout d'abord, pour le délire sur les caddies, c'est pas du tout le but (en plus, ce texte est un peu bâclé, c'est juste un délire). Pour En plein cœur de la forêt, j'ai essayé de créer une ambigüité (bon, par contre, je me suis apparemment raté car personne ne l'a saisie), mais s'attarder plus sur le ressenti aurait été aller à l'encontre de ce que je recherchait. Enfin, en ce qui concerne le premier texte, c'est l'un des objectifs, mais je ne pense pas l'avoir raté, si ?

Et bien en fait je parlait de la Biographie Anonyme, mais je l'ai lue étant très fatigué, et sûrement trop vite, du coup je suis passé à côté de pas mal de détails, ce qui a rendu mon jugement faussé D: (il faut vraiment que j'arrête d'aller sur TF quand je suis fatigué, parce que je dis des conneries...)

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

Message par Lisianthus le Lun 05 Mai 2014, 5:52 pm

Ça fait un moment que je voulais lire votre fable illustré, mais ce n'est que maintenant que je le fais ^^"

C'est plaisant de voir des œuvres qui sortent un peu de l'ordinaire, et ça mérite des compliments ! Bravo Hair et DyDyKing ! (nulle en littérature, j'ai pas spécialement de critique à faire xD)

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Re: La bibliothèque de l'HairMythe

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