|fic] Parachuté en Gensokyo

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|fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Kuroi-san le Lun 18 Aoû 2014, 9:22 pm

Bon, voilà le topo:
Touhou c'est ma vie (et Byakuren c'est ma waifu). Et mon plus grand rêve, ben... Ce serait d'aller là-bas... Le problème c'est que, faute de Possible Hypervaisseau Spatial, je peux pas. Alors j'ai décidé d'écrire. Parce que écrire ça fait rêver. (Et parce que dessiner aussi mais je sais pas dessiner). J'ai mis du temps à m'y mettre, j'avais plein, plein, plein d'idées, mais ça se terminait toujours par: "Je commencerais demain...." Mais là, ça concernait touhou, alors je me suis mis une énorme claque, et j'ai commencé.
Le hic, c'est que quand j'écris, je ne suis pas vraiment très objectif, alors j'aimerais votre avis, à vous, mes touhoufags préférés   
Tout est bon dans le cochon  les commentaires, que ça concerne, la façon d'écrire, le développement,des infos erronées sur certains persos...

Mais trêve de bavardages, voici le texte.
...
Enfin il reste deux trois truc à dire quand même:
Je me base sur du canon surtout, mais il y aura aussi du fanon. Rien de trop stupide quand même: exemple type, Yuyuko peut être gourmande, mais ne se déguisera pas en canard.
Dans ce gensokyo, Reimu, suite à l'entrée de beaaaaaaaaucoup de monde dans Gensokyo, a renforcé la barrière, et, à cause de la curiosité un peu trop envahissante  des touristes, a cellé l'entrée principale en... détruisant le sanctuaire du monde extérieur.
Je me base sur la carte ci-dessous, même si il manque quelques lieux, notamment le chateau de Seija-chan.
carte:

Bon là je crois que ça va être bon, alors voilà le texte, enjoy! :

Chapitre 1:
Il faisait bon ce matin. La brise douce donnait la fraîcheur nécessaire pour supporter le soleil encore timide mais bien chaud qui me tapait sur le côté droit du visage. Les oiseaux chantaient dans les arbres, les cigales dans les buissons surenchérissaient, formant une douce cacophonie de nature en éveil, comme on en n'entend qu'au printemps. Je lâchai un soupir d'aise. La journée s'annonçait belle. C'est en me retournant dans mon lit qu'enfin, cela me frappa: je n'étais pas dans mon lit. L'esprit encore embrumé par le sommeil, j'ouvris les yeux. J'étais couché sur des dalles de pierres larges parsemées de pétales de cerisier. Les dalles formaient une allée qui menait à un escalier qui descendait je ne sais où. Une grande porte Torii me surplombait, et à l'opposé de l'escalier se dressait un temple shinto. Les cloches se balançaient sous l'effet de la brise matinale. Je devais sûrement rêver. La preuve, je n'étais même pas en pyjama. Je portais un T-shirt uni noir et un jean bleu foncé et j'avais aux pieds une paire de sneakers en cuir noir. J'essayai de me dresser sur un coude, mais une douleur fulgurante me traversa le dos. Bon, ben je ne rêvais pas, la douleur en était la preuve, et mon dos n'avais pas trop aimé que je dorme sur du dur... mais qu'est-ce que je faisais devant un temple de l’Extrême Orient alors que je m'étais endormi ... Où est-ce que j'habitais d'ailleurs ? Impossible de se rappeler où j'aurais dû être en temps normal, ni même qui j'étais. La seule certitude que j'avais était que je m'étais endormi dans un lit, la veille. Même mon nom n'arrivait pas à me revenir.
Délicatement, je me dressai sur un coude, en évitant de trop brusquer mon dos. Une fois dans cette position, j'eus un meilleur aperçu d'où je me tenais. Le paysage était à couper le souffle. Le temple semblait se dresser sur un point en hauteur, surplombant une immense plaine. L'escalier descendait en pente très raide vers la plaine et un petit village au loin. Sur la droite s'étendait une immense forêt touffue. Au loin, On pouvait apercevoir un grand lac perdu dans la brume, puis une montagne qui se dressait seule, entourée de forêt, et dont le sommet se perdait dans les nuages.  
Un sentiment de quiétude m'envahit et je restai quelques minutes à contempler ce magnifique panorama, en me demandant quel concours de circonstances avait bien pu me mener à cette situation.
C'est une voix enfantine qui me sortit de ma rêverie:
"Ah bah enfin tu te réveille !"
Une fillette pencha sa tête pour quelle soit exactement au dessus de la mienne, à une vingtaine de centimètres. Elle empestait l'alcool. Elle avait de longs cheveux blonds "vénitien" et avait un ruban bleu et un ruban rouge accroché à ses cornes.
...
Elle avait des cornes !! Je me frottai les yeux, me redressai et me tournai pour lui faire face. Cette fillette était spéciale. En fait elle était carrément bizarre. Elle était d'assez petite taille, portait un chemisier blanc sans manches et une jupe large bleue. Elle portait une chaîne à chaque poigner, l'une se finissant par une sphère jaune, l'autre par un tétraèdre rouge. Une troisième chaîne pendait de sa queue de cheval et celle-ci se terminait par un cube de couleur bleue. Elle portait une gourde -peu de chance qu'elle contienne de l'eau- avec des runes apposées dessus et semblait complètement ivre. Et aussi elle avait des cornes. De grandes cornes marrons ornées d'un ruban chacune.
"Qu'est-ce que tu regarde avec un air ahuri comme ça?" me dit-elle avec un regard essayant d'être sévère.
Cependant l'alcool le rendait comique.
"Tu regarde ma poitrine? Tu te moques de moi parce que je suis plate comme un planche ?"
Elle avait l'air sérieuse, sa poitrine indubitablement plate avait l'air de sérieusement la préoccuper. Pour ma part, j'avais du mal à trouver mes mots, au vu de la bizarrerie de la situation. A vrai dire, ce n'était pas sa poitrine qui me préoccupait le plus. Je finis quand même par sortir un:
"Je... je ne parle pas japonais." Dans un japonais tout ce qu'il y a de plus parfait.
Elle me regarda un instant, n'ayant pas l'air de comprendre, puis son regard sévère s'effaça et elle éclata d'un rire strident et enfantin.
"Alors moi non plus je parle pas japonnais." me répondit-elle avec un grand sourire de fillette saoul quand elle se fut calmée.
Je décidai de régler le problème de la langue plus tard, ça faisait beaucoup trop de questions à poser. Je voulus lui demander où est-ce que j'étais, mais la question qui sortit fut:
"Pourquoi est-ce que t'as des cornes ?"
Elle me regarda avec un air ahuri, comme si ma question était dénuée de sens.
"Pourquoi j'ai des cornes ? Ben parce que c'est comme ça ! C'est comme si je te demandais pourquoi t'as des mains !"
Je ne savais pas où j'avais atterri, mais il semblait qu'avoir des cornes ici n'était pas étrange... Je me suis mis à prier pour que le fait de ne pas avoir de cornes ne soit pas si étrange, sinon il ne faudrait pas longtemps pour que je devienne une bête de foire auprès des autres habitants.
"Heu, est-ce que tout le monde a des cornes ici?
-Ben non... T'es stupide ou quoi? Et puis d'abord t'es qui ?"
En temps normal, ça devrait être la première question qu'on pose a un inconnu, mais peut-être que le fait qu'elle ne me connaissait pas venait juste de la frapper.
"Je ne sais pas, je n'arrive pas à me rappeler qui je suis... Où est-ce qu'on est ?
- Toi je t'aime bien, t'es marrant, et puis en plus t'es amnésique! C'est rigolo ça aussi, me répondit-elle avec un sourire d'une oreille à l'autre.
- Ça ne répond pas à ma question.
- Ben on est devant le Sanctuaire Hakurei.
- Mais il est où ce Sanctuaire ?
-Ben juste là !
-Ce n'est pas ce que je voulais dire...
Elle me regardait bizarrement, comme si j'étais un extraterrestre, mais cet interrogatoire semblait l'amuser. Pour ma part il ne m'amusait pas du tout, et je n'étais pas plus avancé qu'au début. J'avais l'intuition que si je continuais à discuter avec une fillette ivre -qui plus est avec des cornes- mon affaire n'avancerais pas. Il me fallait trouver quelqu'un peu plus sobre et lucide.
"Ce n'est pas toi, la prêtresse du temple j'espère..."
Elle n'eut pas l'air de saisir la pique, elle me répondit tout naturellement:
-Nan, c'est Reimu, tu veux que je te la présente?
-Heu, oui je veux bien.
-Bah suis moi alors."
Elle se retourna et partit en direction du temple. Je me levai et lui emboîtai le pas. Elle fit le tour de la bâtisse, s'arrêta devant un shoji.
"REIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIMUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!"
hurla-t-elle à plein poumons. La puissance du cri était impressionnante, et, pendant un moment, les oiseaux s'arrêtèrent de chanter. Le cri fut suivi d'une plainte étouffée, venant de derrière la cloison. Une dizaine de minutes passa, tandis que la fillette à côté de moi tantôt hurlait, tantôt piétinait sur place. Celle qui devait se nommer Reimu finit par ouvrir en marmonnant.
"Suika... Tu n'as pas honte de réveiller les gens si tôt ?
-Salut ! répondit l'intéressée en ignorant ce que venait de dire Reimu."
C'était une grande fille d'à peu près mon âge (j'ai quel âge d'ailleurs ?), les cheveux noirs descendant jusqu'au milieu du dos, tenus par des rubans rouges et blancs. Elle portait une robe rouge, avec des manches blanches détachées laissant ses épaules découvertes. Elle n'avait pas l'air réveillée.
"C'est qui lui ? dit-elle en me montrant du doigt.
-J'sais pas. Il dormait devant le temple quand je l'ai trouvé."
Reimu sortit, s'approcha de moi, m'examina de pied en cap, attrapa le bas de mon T-shirt, en éprouva la texture, puis, satisfaite, s'écarta.
"Comment tu t'appelles ?
-Je ne m'en rappelle plus.
-Hum...T'es humain ?
-Heu, oui, j'imagine...
-Tu viens du monde extérieur non ?
-Pardon ?
-Tu connais cet endroit ?
-Non.
-Bon alors tu viens du monde extérieur. Tu sais comment tu es arrivé ?
-Ben je dormais, et puis ce matin, je me suis réveillé ici.
-Suika, tu m'as vraiment réveillée juste pour ça ?
-Bah oui, il voulait te voir, c'est pas suffisant ?
-Nan.
Et le shoji claqua. Ça n'eut pas l'air de plaire à Suika, qui s'approcha de la cloison de papier.
"Reimu, si tu ne rouvres pas, je la brûle !"
Silence.
"Reimu ! Je vais me fâcher !"
Toujours silencieux, mais peut-être -et ça se comprenait- qu'elle ne considérait pas Suika comme une menace. A vrai dire jusqu'à ce que CELA arriva, moi non plus. Mais au bout de quelques instants d'attente, le fille cornue s'approcha du shoji, pris une longue lampée du liquide contenu dans la gourde qu'elle tenait, et, lorsqu'elle recracha tout, ce fut sous la forme d'une langue de flamme qui eu tôt fait de consumer le fin papier translucide. Je restai sans voix. Non seulement elle avait des cornes, mais en plus elle crachait du feu !
"Maintenant, je rentre !"
Elle poussa sur le côté le cadre de bois noirci du shoji et s'engouffra dans le sanctuaire. C'était un couloir sombre, avec les mêmes cloisons partout. Suika semblait savoir où aller. Elle courut jusqu'à la deuxième porte sur la droite et l'ouvrit à toute volée.
"Trouvée !"
La miko était couchée par terre, un cousin sur la tête.
"Laaaaaisse moi dormiiiiir...
- Nan, Répondit Suika du tac au tac. C'est pas marrant.
Je regardais la scène en spectateur, et les deux filles semblaient m'avoir oublié.
"Heu, excusez-moi, je pourrais savoir ou j'ai atterri quand même ?
-Aaaaah je l'avais oublié celui là, ronchonna la prêtresse en se levant. Bon vous avez gagné, je vais faire du thé. Attendez ici.
-J'en veux pas du thé ! cria Suika avant de prendre une gorgée du breuvage de sa gourde.
Une fois Reimu partie, Suika s'affala par terre, sa gourde toujours à la main.
"Dis, commençai-je en m'asseyant, elle contient quoi ta gourde ?
-Du saké. À l'infini.
-À l'infini ?
-Oui, quand 'y en a plus, je mets un fond d'eau et elle se reremplit toute seule. Pratique hein ?
-Hum... Et tu as quel âge pour boire autant ?
-J'ai arrêté de compter à 500, mais j'avais fait une super fête ce jour là !
Plus de cinq cent ans... J'avais du mal à dire si elle était sérieuse ou pas, vu son état d'ébriété constant, mais elle n'avait pas l'air de raconter des sornettes. Plus le temps passait, plus je me demandais quel était cet endroit, et pourquoi Reimu m'avait dit que je venais d'un "monde extérieur". Une autre planète ?
La miko revint rapidement, portant un plateau avec deux verres fumants. Elle le posa devant moi et s'assit en face. Suika se redressa et se plaça sur ma droite.
"Donc, tu dis que tu ne connais pas cet endroit, mais tu ne sais pas qui tu es non plus.
-C'est ça, répondis-je, un peu embarrassé.
-Très bien, alors je vais te dire ce que je sais, et ce que je pense. Je m'appelle Reimu Hakurei, je suis la miko de ce sanctuaire, et voici Suika Ibuki, c'est une Oni qui vit autour du temple.
-Une Oni ? C'est un démon?
-Eh oh ! Parle-moi mieux s'il te plaît! intervint l'intéressée.
-Arrêtez de me couper, repris Reimu. Je disais donc, Sui-chan est une Oni, démon si tu veux, et qui, comme tous les Onis, a un sacré penchant pour l'alcool.
-Ouais ! Tout à fait !
-Toi, la ferme" , dit Reimu à Suika en lui collant violemment une rune sur la bouche.
Suika bascula en arrière et se débattit pour essayer de retirer le bout de papier, mais cela semblait peine perdue. Reimu repris, comme si de rien n'était.
"Tu es ici en Gensokyo. C'est un pays qui a été scellé du monde extérieur par mon ancêtre, et qui est maintenant un refuge à ceux qui croient à la magie, les êtres magiques et ceux qui croient aux êtres divins. Toutes les légendes que tu croyait infondées, j'imagine, ont une part de vérité.
"Ce pays est protégé de ton monde par la grande barrière Hakurei, qui empêche, en temps normal, autant la sortie que l'entrée dans ce monde, mais avec le temps, cette barrière s'affaiblit et certaines personnes, peuvent passer. Pas n'importe qui, et c'est ce qui m'étonne. Tu as l'air d'être un peu monsieur tout le monde n'est-ce pas ? (Je hochai la tête) Bon, c'est déjà arrivé, mais aucun ne se retrouvait peinard en train de dormir devant le temple. Ce que je pense c'est que tu es plus ouvert que les autres aux mythes et légendes et que par hasard, tu t'es retrouvé ici. J'en sais pas plus sur ton compte, mais je vais te dire une chose: passer la barrière n'est pas chose aisée pour un simple humain. C'est même en théorie impossible. Avant, tu aurais pu faire l'aller-retour depuis ce sanctuaire, vu qu'il existe dans les deux mondes, mais j'ai irréversiblement scellé le passage car il serait trop dangereux que l'autre monde connaisse l'existence de Gensokyo, et les allées et venues de touristes un peu trop curieux commençaient à être un peu nombreuses. Pourtant c'est interdit de pénétrer à l'intérieur d'un sanctuaire! Tss. Vous n'avez aucun respect dans l'autre monde.
"Pour en revenir à toi, je ne connais pas beaucoup de personnes qui ont fait l'aller-retour depuis que j'ai scellé le passage, mais tu devrais aller voir Yukari, qui t'aidera peut-être. C'est une Yôkai qui maîtrise les frontières. Je la sais capable de se rendre dans l'autre monde.
"Cependant, je n'ai aucune idée d'où elle habite, je sais seulement qu'elle n'habite pas loin de la frontière. Aussi, pour un humain, s'approcher d'un Yôkai sans pouvoir se défendre est comme signer son arrêt de mort. Sache que les humains sont un met de choix pour certains Yôkais, et Yukari en fait partie.
-Je... je vois. J'ai d'autre questions: d'abord, je voulais savoir si par hasard vous saviez pourquoi j'ai perdu la mémoire ? "
Elle pris une gorgée de thé brûlant, fronça les sourcils, puis reposa le gobelet.
"Tutoie-moi, tu dois être la seule personne ici à connaître le sens du mot respect. Et pour répondre à ta question, je ne sais pas trop, mais je pense que ta mémoire est altérée pour te faciliter le retour dans ton monde. (je ne voyais pas où elle voulait en venir) En fait, si tu n'as aucun souvenir d'avant, c'est pour que ton séjour ici ressemble plus à un rêve. Je pense que tu retrouvera tes souvenirs en repassant la barrière dans l'autre sens.
-D'accord. Une autre chose, je ne crois pas qu'avant je parlais japonais, alors pourquoi maintenant, je le parle couramment ?
- C'est un phénomène qui vient aussi de la barrière. Pour une meilleure cohabitation, lorsque tu arrive ici, le barrage de la langue disparaît. C'est vrai que tu n'as pas l'air très japonais, dit-elle en m’examinant.
-Pourquoi m'expliques-tu tout ça ? Je risque d'avoir la certitude que Gensokyo existe si je rentre chez moi et que je me rappelles de cette conversation.
-C'est vrai, répondit-elle, mais tu m'as l'air digne de confiance. Tu as gobé tout ce que je t'ai raconté sans broncher, tu as même accepté rapidement le fait que Suika ait des cornes. Je pense que tu comprends que ce monde doit rester caché, n'est-ce pas?
Je hochai la tête. Mais quelque chose n'allait pas. Plus Reimu m'expliquait, plus je me sentais bizarre. En fait, ce qu'elle me racontait ne m'étonnait pas, mais j'avais la certitude que cela DEVAIT me surprendre. Enfin, jusqu'à preuve du contraire, je ne pense pas avoir déjà croisé de fillette de plus de 500 ans alcoolique avec de cornes ! Et pourtant, mon subconscient me soufflait à l'oreille que c'était normal et qu'il ne fallait pas que je m'inquiète. Comme dans un rêve en fait.
"Je te conseille de descendre au village humain, en bas de l'escalier. Tu pourras peut-être t'y installer en attendant de trouver une solution. Va voir Rinnosuke. Il devrait t'aider en échange de quelques services.
-Quels genres de services ?
-Rien de bien dur je pense. Il est passionné par les objets du monde extérieur, tu pourrais peut-être l'aider, si tu n'as pas tout oublié.
-Non, je crois n'avoir oublié que ce qui concerne mon identité.
-Alors c'est réglé. Va le voir, à l'entrée du village humain, vers la droite, la maison en direction de la forêt.
-Ah oui! s'exclama-t-elle. Je pense que tu croisera des yokais chez lui. Ne fais pas attention, ils sont en théorie gentils.
Là je ne comprenais plus rien. Une fois, parler à un Yokai voulait dire mourir, et là elle me conseillait d'aller en voir?
-Et ce Rinnosuke... commençai-je
-... il est humain, finit-elle.
-D'accord, merci.
Suika se roulait encore par terre en essayant de retirer la bande de papier collé sur sa bouche. Reimu s'approcha, toucha la rune, et le papier glissa au sol.
"Idiote !!!" fut le premier mot qui sortit de la bouche de Suika quand elle fut libre. Elle avait l'air sérieusement en colère. Je décidai de prendre conger et de sortir par le devant du bâtiment. Mieux valait les laisser se battre entre elles, dieux sait de quoi elles pouvaient être capables. Je me levai pour sortir, mais Reimu me retint.
"Attends! prends ça." Elle sortit une autre rune de sa manche, et me la tendit.
"Déchire la si jamais tu as un problème, ça te téléportera juste devant l'autel.
-Heu, merci... Au revoir.
-Si jamais tu as un problème, reviens ici, après tout, mon devoir est d'aider les gens."
Je ne savais pas trop comment déchiffrer le soupir de lassitude qui suivirent ces mots. Peut-être que le travail de miko lui pesait. Toujours est-il qu'enfin je quittai le sanctuaire.
J'entendais encore les chamailleries de Suika et Reimu en contournant l'autel et en m'avançant dans l'allée. Une ombre me passa furtivement au dessus. C'était trop gros pour être un oiseau, ça m'avait caché le soleil pendant un court instant. Je levai les yeux, rien. Ça devait mon imagination. Je continuai d'avancer vers le grand escalier, quand tout à coup atterrit devant moi une sorcière -une vraie, avec le balai, le chapeau pointu et la robe noire. Sous le coup de la surprise, je trébuchai et finit sur les fesses.
"Salut !! T'es qui ?" dit elle en m’apercevant.
Elle était blonde, les cheveux longs comme Reimu, et une petite tresse sur la gauche. Elle portait une tenue bizarre, à mi chemin entre la soubrette et le pilote d'avion de chasse, avec sa robe noire à manches courtes et son bas de tablier en dentelles, ses gants de cuir sombre, son balai, son chapeau de sorcière orné d'un nœud blanc immaculé. Elle portait aussi une ceinture, à laquelle était accroché une sacoche et un petit objet octogonal qui ressemblait à un bibelot avec le symbole Yin-Yang dessus.
"Bonjour, répondis-je en me relevant et m'époussetant.
-T'es quiiiiiii ? insista-t-elle.
-Je ne me rappelle pas exactement qui je suis, mais je viens du monde extérieur, m'a dit Reimu.... Tu connais Reimu ?
-Reimu ?  Si je la connais ?
Elle éclata d'un rire fort, qui me rappelait celui de Suika.
-Bien sûr que je la connais ! On est super copines toutes les deux ! elle se calma. Et tu me dis que tu viens du monde extérieur ? T'as fait ça comment ? J'ai jamais réussi à m'approcher de la barrière, à chaque fois que je m'en approchais, je me rendais compte que je revenais sur mes pas...
Elle avait l'air déçue de ses échecs.
-En fait, j'en sais rien du tout. Ce matin je me suis réveillé devant le sanctuaire, sans que je sache comment je suis arrivé là.
-Vraiment ? Tu te rappelles de vraiment rien ? T'es pas marrant... "
Sur les trois personnes que j'avais croisé, aucune ne semblait être très sérieuse, ou avoir un travail lui tenant à coeur. L’insouciance semblait de mise. Mais peut-être en serait-il différemment dans le village. Je me résolus à descendre sans plus d'escale vers le village.
"Bon, je dois y aller, si tu cherches Reimu, elle se dispute avec Suika, à gauche en rentrant.
-Encore ? s'écria-t-elle. On ne peut pas les laisser trente secondes avant que ça tourne à la bagarre !"
Et elle marcha d'un pas assuré vers le sanctuaire, tapa les cloches avec le bout de son balai et entra. Je fus de nouveau seul, et bien décidé à ne plus m'arrêter, me mis à descendre le long escalier. Il n'en finissait pas. J'avais décidé de compter les marches, mais je m'étais perdu à cent soixante-sept, juste après avoir fait une pause.  Arrivé en bas, je me tournai pour le voir dans toute sa grandeur. La forêt que j'apercevais depuis le Sanctuaire descendait la pente pour s'éloigner ensuite de la route. J'estimais le nombre de marches de l'escalier à plus de trois cent J'espérais ne pas avoir à le remonter de si tôt.
La route qui s'allongeait au pied de l'escalier était pavée sur un bon kilomètre et bordée de petites lanternes de papier sur les cent premiers mètres, et longeait une forêt dense et peu accueillante sur la droite. Je me mis à marcher en direction du village. Au vu du Soleil, j'estimais l'heure à environ huit heure du matin, et je croisais les premières personnes se rendant au Sanctuaire. Leurs habits semblaient d'un autre âge -kimonos, tuniques de tissu grossier, chapeaux de paille- pensai-je d'abords, puis, après réflexion, je me rendis compte que c'était moi, la personne louche, qui venait d'un autre âge. Les gens me regardaient passer avec des regards perplexes. J'avais pourtant cru comprendre que je n'étais pas le premier humain du monde extérieur à être parachuté dans ce pays... Je décidai de ne pas prendre compte des regards et continuai mon chemin. Bientôt, la route pavée laissa place à une route de terre battue, et je ne tardai pas à m'approcher des premières maisons. On pouvait voir une route, à l'entrée du village, qui partait sur la droite, s'en éloignant, au milieu des rizières. Je m'y engageai. Elle semblait bien se diriger vers la forêt, et une (et unique) grosse bâtisse se dressait un peu plus loin, sur la gauche. Impossible de se tromper, Rinnosuke devait habiter là bas. Je m'étais arrêté pour voir le trajet que j'avais effectué. Le sanctuaire était bizarrement loin du village, et j'avais quand même fait une sacrée trotte depuis le sanctuaire ! A ce moment, je me rendis compte que j'avais mal aux pieds. Les sneakers n'étaient pas vraiment adaptée pour ce genre de marche... Avec un peu de chance, mon séjour en Gensokyo n'allait pas durer, sinon, mes chaussures ne tarderaient peut-être pas à rendre l'âme, et sûrement en même temps que mes pieds.
Je m'approchais petit à petit du grand bâtiment. Celui-ci portait une enseigne, avec inscrit "Kourindou" en bleu. Étrangement, la porte était de style européen, une simple double porte de bois clair. Cela semblait être un magasin, j'ouvris donc et entrai sans frapper. Le rez-de-chaussée était bas de plafond, c'était un unique grande pièce dans laquelle se trouvaient toute sorte d'êtres étranges, humains inclus, qui étaient tous absorbés par une collection d'objets tout aussi hétéroclite,entassés sur des étagères ou bien à même le sol. Au fond, sous un escalier qui montait contre le mur, se dressait un comptoir sur lequel étaient encore empilés tout un tas d'objets semblant venir du monde extérieur.
"Euh... Excusez moi, je cherche un certain Rinnosuke..."
Une tête émergea de derrière le comptoir. Le jeune homme me regarda sans un mot, puis, après un moment, il pris la parole.
"C'est moi. Viens au premier étage, on sera mieux pour parler."
Et, sans plus de cérémonie, il me passa devant et monta l'escalier. Je ne m'attendais pas à ce type d'accueil... Pourquoi voulait-il autant me parler ? Avait-il prédit que j'avais quelque chose à lui demander ? Il ne m'avais pas vraiment laissé le choix, je le suivis à l'étage.  

Chapitre 2:
"Donc tu viens du monde extérieur..."
Le jeune homme aux cheveux argentés essayait d'avoir un air sérieux mais était en fait surexcité. Reimu ne s'était pas trompée, je n'aurais surement pas à lui proposer mes services, il me le demanderais lui-même. J’acquiesçai de la tête.
"En fait je le savais. Grâce à ta tenue. Ça ne trompe pas. C'est pour ça que je t'ai fait monter, car j'aurais besoin de ton aide s'il te plaît."
Gagné, il me demandait. Rinnosuke m'amusait, il avait des lunettes rondes, des cheveux argentés en bataille et un kimono bleu et noir avec une sacoche à la taille.
"Alors tu pourrais m'aider hein ?"
Toute tentative de rester calme avait disparu. Il s'était redressé sur ses genoux et trépignait en attendant ma réponse. Je réprimai un rire et lui répondit en souriant:
"Oui, bien sûr, mais...
-Très bien ! Alors on peu commencer dès maintenant !
-Attends, il faut que..." ma tentative de discuter était perdue d'avance, puisque Rinnosuke avait disparu dans une pièce adjacente. Il revint avec une pile d'objets semblant étrangers à Gensokyo et étala le tout entre nous deux.
"Voilà. Je suis passionné des objets du monde extérieur, mais tu as du remarquer, ici, la magie prédomine sur la technologie, alors j'ai du mal à identifier certains de vos objets qui se retrouvent ici. En fait je peux connaître leur nom, je sais ààààà peu près quel est leur but, mais c'est tout. Ça pose quelques problèmes vois-tu... (Il éclata d'un rire nerveux) Une fois, j'ai trouvé une grenade artisanale. Je savais qu'elle servait à tuer, alors de dégoût je l'ai jetée dans ma cheminée, puis je suis parti. Mais j'avais à peine fermé la porte quand elle a explosé dans la boutique... Je te raconte pas les dégâts.
Nous rîmes en cœur. J'imaginais la boutique après l'explosion, des éclats partout, la cheminée en morceaux, les articles ravagés... Après une rencontre pour le moins étrange, le courant passait plutôt bien entre Rinnosuke et moi. Finalement, peut-être allais-je rester quelques jours avant de chercher à partir. Les gens étaient sympathiques après tout, et je ne laissais personne derrière moi. Du moins je ne m'en rappelais pas, alors ce n'était pas un problème !
Après m'être calmé, je lui demandai:
"Comment des objets du monde extérieur peuvent se retrouver ici?
-Tout ce qui est perdu dans le monde extérieur finit ici. Enfin, finissait, puisque Reimu a récemment renforcé la barrière. Maintenant ça doit faire un mois, et jusqu'à toi, je n'ai pas entendu parler de quoi que ce soit qui ait traversé la Grande Frontière. Alors qu'avant, si un objet était perdu, on le retrouvait ici, près de la frontière, et si quelqu'un se perdait dans la forêt, il se retrouvait en gensokyo, puis le plus souvent était récupéré par un yôkai et... mangé. Certains arrivaient par hasard au village, alors on les ramenait au sanctuaire et Reimu les faisait retraverser la barrière. Il y en a d'autres qui ont voulu rester, il se sont installés au village. Mais ce n'est pas ce qui nous intéresse. (Il attrapa dans le tas d'objet un pistolet à eau.) Est-ce que tu pourrais m'expliquer comment marche ce... pistolet à eau ?
-Euh... Oui, bien sûr, en fait, ça propulse de l'eau. On le remplit ici, on appuie là, et l'eau sort en jet fin par ici.
-Et... ça sert à quoi, concrètement? Ça ne doit pas être efficace comme arme non?
-Non, ce n'est pas une arme, répondis-je en souriant, ça sert seulement à s'amuser, s'arroser. C'est un jouet.
Rinnosuke hocha la tête, très concentré. C'était amusant de voir quelqu'un si passionné par un simple pistolet à eau, le tournant, le retournant dans ses mains, éprouvant la dureté, la texture...
Il me présenta ensuite d'autres objets que je lui décrivit le plus précisément possible. Il faisait parfois des suppositions sur l'utilité et le fonctionnement de l'objet, mais avait rarement raison: il me présenta une game-boy, et me demanda si c'était utilisé comme dispositif de contrôle mental. Pas si loin de la réalité, d'un côté, vu qu'il suffisait de mettre l'objet ente les mains d'un gamin en colère pour qu'il se calme.  Mais peut-être surestimait-il un peu la technologie ? J'eus du mal à garder mon sérieux en l'écoutant quelques fois, mais après tout, c'était normal pour quelqu'un qui n'avait jamais rien vu de tel.
Ensuite, on mangea ensemble vers une heure de l'après-midi, et il me proposa, pour me remercier de l'avoir aidé, de me faire visiter le village. On partit donc, après qu'il ait mis tous les clients à la porte (ce qui se résumait à trois personnes : une espèce de raton laveur mâle humanoïde avec un gros ventre, un vieil homme avec un bâton de bois noueux à la main et une petite fille blonde habillée en noir). Il partit d'un pas assuré le long de la route, se faisant mon "guide de Gensokyo".
"Derrière nous, c'est la forêt de magie. Il vaut mieux ne pas s'y aventurer, c'est bourré de fées, de yôkais et de bébêtes en tout genre, mais il y a quand même deux personnes qui y habitent.
-Des humains ?
-Oui, mais pas n'importe qui: elles ont des pouvoirs magiques. Peut-être as-tu croisé Marisa ce matin, elle aime bien traîner près du sanctuaire...
-À quoi ressemble-t-elle ?
-Chapeau et robe noirs. Elle a toujours un balai avec elle. Un tempérament ultra-impulsif. Et en plus c'est une voleuse.
-Aaah, fis-je en me remémorant ma rencontre brutale avec elle. Je vois qui c'est.
-C'est une de mes meilleures clientes humaines, mais elle me vole environ la moitié de ce qu'elle m’achète !
-Si tu le sais, pourquoi est-ce que tu ne lui dis pas ?
-Ben, je lui dis, mais soit elle nie tout en bloc, soit elle me fait un regard de chien battu. Et puis on se connait depuis longtemps alors je n'ose pas..."
Je souris. J'avais du mal à imaginer cette Marisa avec un regard de chien battu. Mais peut être était-ce parce que je ne l'avais entrevue que trente secondes. Je changeai de sujet:
"Et la deuxième personne qui vit dans la forêt ?
-Elle s'appelle Alice. Tu n'as pas du la croiser, elle vit recluse chez elle. J'ai rarement eu l'occasion de la voir, et quand c'est arrivé, c'était une rapide entrevue par hasard. Elle vient très peu au village, elle s'arrange généralement avec Marisa quand elle a une course à faire.
-Une no-life quoi...
-Une quoi ?
-...
-...
-Bof, rien. sinon tu dis qu'elles ont des pouvoirs magiques ? Tous les humains en ont en Gensokyo ?
-Nan, c'est même plutôt rare. Mais toi tu n'as pu rencontrer d'humain que Reimu, Marisa et moi c'est ça ? Ta question est normale. En fait, tu peux hériter de pouvoirs magiques par tes parents, comme Reimu, ou subir un entraînement intensif quand tu es jeune pour développer des pouvoirs spirituels, comme Marisa.
-Et toi ?
-Moi ? Ah, Reimu ne te l'as pas dit. En fait, je suis mi-humain, et mi-yôkai de par mon père, d'où mes pouvoirs.
-Tu penses que je pourrais développer des pouvoirs moi ?
-Peu de chances, sans vouloir être rabat-joie. Je pense que es un peu vieux pour commencer le développement de ton esprit.
-C'est-à-dire ?
-Je n'en sais pas vraiment beaucoup, vu que chez moi mes pouvoirs étaient innés, mais peut-être que si tu as l'occasion de recroiser Marisa, elle pourra t'aider. Je crois que lorsque tu es jeune, tu es en quelque sorte plus "perméable" à la magie, et c'est donc plus facile de t'initier.
-Hum..."
On se rapprochait des premières maisons pendant que je cogitais sur les hypothétiques pouvoirs que je pourrais débloquer durant mon séjour en Gensokyo. Ce serait tellement bien de... voler ou encore... je ne sais pas, lancer des projectiles magiques sur demande... Il fallait que je fasse plus ample connaissance avec Marisa. Rinnosuke m'amena vers un bâtiment qui se distinguait des autres autour  par la couleur du bois utilisé, presque blanc. Un auvent de tissu mauve était tendu au-dessus de l'entrée, qui se résumait à un shôji des plus simples, comme ceux du Sanctuaire avant le passage de Suika.
"Ceci est la demeure de Hieda no Akyuu, grande chroniqueuse de Gensokyo."
Il ouvrit la cloison de papier et m'invita à entrer. J'hésitai. Ce n'était pas vraiment poli d'entrer sans même s'annoncer ou prévenir de son entrée. Puis je me rappelai des mots de Reimu, qui m'avait dit plus tôt que j'étais le seul à connaître le sens du mot respect. Je souris à cette pensée en entrai. Rinnosuke retira ses sandales sur le palier, je fis de même avec mes chaussures, puis le suivis alors qu'il entrait dans une pièce sur la gauche. Cette pièce était jonchée de rouleaux de parchemin, de papier, et ça et là se dressaient des piles de livres. Derrière les livres et les rouleaux, on pouvait voir une petite cour intérieure bordée de palissades de bois, avec des buissons et un petit étang. Au milieu de cette pagaille était assise en tailleur une fille aux cheveux violets, vêtue d'une veste verte aux manches larges de couleur jaune et décorées de fleurs. Elle portait aussi une jupe longue de couleur bordeaux. Penchée sur un rouleau de papier, elle écrivait au pinceau dessus et semblait ne pas avoir remarqué notre présence, jusqu'à ce qu'elle lâche, sans même lever les yeux de son travail:
"Il va pleuvoir.
-Qu'est-ce que tu racontes, répondit Rinnosuke, le ciel est bleu!
-Il va pleuvoir, répéta-t-elle toujours sans lever les yeux.
-Je ne suis pas convaincu", rétorqua le garçon en s'approchant de la cour pour regarder le ciel.
À vrai dire, je ne voyais pas non plus pourquoi est-ce qu'elle disait qu'il allait pleuvoir. lors de notre marche, aucun nuage n'était visible, et le soleil, haut, chauffait comme pour les chaudes journées d'été. Enfin, la jeune fille leva la tête de ce qu'elle faisait en soupirant. Elle se tourna vers Rinnosuke.
"Je parie que d'ici une heure, le ciel sera noir, et on se ramassera un énorme orage sur la tête.
-On verra bien," s'obstina Rinnosuke.
La jeune fille se leva lentement et se tourna vers moi. Elle me jaugea comme l'avait fait avant Reimu et Rinnosuke puis me demanda:
"Tu viens du monde extérieur ?
-Oui," répondis-je seulement.
Elle dégageait une étrange aura de sagesse, comme si elle avait vu tout un tas de choses, que je ne pourrais même pas imaginer. Ce qui devait être vrai. De toute façon, l'après-midi avait à peine commencé, et en une matinée, j'avais croisé une fillette alcoolique avec des cornes, une miko avec de vrais pouvoirs, une véritable sorcière, un raton-laveur-humain et un garçon qui devinait le nom des objets rien qu'en les regardant. Une personne bizarre de plus ne ferait pas beaucoup de différence.
"Je suis Hieda no Akyuu, la chroniqueuse de Gensokyo. Comment est-tu arrivé ?
-Absolument aucune idée. Je me suis juste réveillé devant le Sanctuaire Hakurei ce matin."
Elle resta pensive un moment, puis se rassit devant le rouleau de papier. Elle leva une dernière fois la tête vers Rinnosuke et moi.
"Je te remercie de m'avoir informé, Rinnosuke. Si vous ne voulez pas rester, je vous conseille de vite trouver un abris.
-Ne t'inquiète pas pour nous, Akyuu, peu de chances qu'on se prenne la moindre goutte sur la tête !"
Nous sortîmes de la pièce. À l'entrée, il y avait un tourne disque. Je ne l'avais pas remarqué en entrant, parce qu'il était dans le coin, hors de mon champ de vision. Rinnosuke remarqua que je le regardais, et me dit que c'était lui qui lui avait vendu, avec quelques vinyles. Il semblait vraiment fier de cette vente, peut-être que vendre quelque chose était suffisamment rare pour être remarquable dans sa boutique... De toute façon, qui serait intéressé par des objets comme un vieux magnétoscope ou encore une lampe de chevet, alors qu'il n'y avait ni courant, ni écran télévisé ? Pendant que je remettais mes chaussures mes chaussures, Rinnosuke m'informa qu'ensuite on allait voir le chef du village pour me présenter.
"En réalité, m'expliqua-t-il, chef n'est qu'un titre sans réelle profondeur. Il donne bien des ordres, mais si jamais ça ne plaît pas à Reimu, elle s'occupe de changer tout ça. Et personne n'ose la contredire, parce qu'elle est très puissante. En plus, si elle se met à bouder, le village est presque sans défense contre les yôkais. Seulement, elle a un peu moins d'ancienneté que Edward, le chef, ce qui fait que son jugement est souvent une réponse à ses caprices... Mais ne lui dis surtout pas, elle est plutôt susceptible sur ce sujet."
Bizarre, un nom occidental. Même si à la japonaise ça donnait plus Edouharudo.
On approchait d'une grande bâtisse (la plus grande en fait) au centre du village. Une maison à deux étages, avec un toit d'ardoise. L'entrée était une double porte, comme au Kourindou, et le pourtour du bâtiment était dallé de pierres larges. Rinnosuke entra, moi à sa suite. Un vieil homme était assis sur un fauteuil de bois sombre travaillé, au fond de la pièce unique qui constituait le rez-de-chaussée. Reimu avait un peu moins d'ancienneté, m'avait dit Rinnosuke...
La moyenne d'âge dans la salle devait être de 65 ans, en omettant deux hommes tenant des lances, de chaque côté du siège. Un autre homme d'âge certain était assis sur un siège dans un coin, derrière le "trône". Il était vêtu d'un hakama noir qui lui rentrait dans des bottes serrées lui montant aux genoux et d'un manteau vert foncé. Sa barbe lui descendait jusqu'au milieu du torse et un katana, dans un fourreau noir, barrait ses cuisses. Autour de lui virevoltait une sorte de spectre blanc en forme de goutte. De l'autre coté, un autre vieillard, vêtu d'un simple manteau marron de tissu épais, était assis sur un autre siège. Il tenait, lui, une canne de bois noueux. L'homme sur le siège pris la parole.
"Bien le bonjour, Rinnosuke. Qu'est-ce qui t'amène ici, et qui est la personne avec toi ?
-Les deux sont liés. Il vient du monde extérieur, mais Reimu ne peut le ramener. Il sera donc des notres, jusqu'à nouvel ordre. Si vous n'y voyez pas d'inconvénient.
-Et Reimu ?
-Elle est au courant.
Je ne me rappelais pas avoir dit à un moment donnée que je souhaitais loger au village, mais cela semblait être la procédure avec les étrangers en séjour prolongé. De toute façon, j'allais avoir besoin d'un toit et d'un lit si je voulais rester un peu, et en savoir plus sur ce pays merveilleux.
"Je ne vois pas d'inconvénients, dit le vieil homme en me regardant. Cependant, tâche de ne pas t'attirer d'ennuis. Évite de quitter le village aussi. Si en revenant, tu es suivi par les yôkais, tu seras une menace pour tout le village. Si tu ne reviens pas... tant pis pour toi."
Il se tut, l'air perdu dans ses pensées. L'homme en vert me regardait fixement. J'essayais de ne pas le regarder, mais c'était dur. J'avais l'impression qu'il scrutait l'intérieur de ma tête. Et c'était d'autant plus effrayant que cela pouvait vraiment être ce qu'il était en train de faire. Le chef repris la parole:
"Dis-moi, jeune homme. Quel est ton nom ?
-Je... je ne sais pas. Je ne sais plus.
-Alors en attendant que tu en aies un, je t'appellerai Sans-Nom."
Sans-Nom ? Avant tout je devais me trouver un nom d'emprunt. Je ne pouvais pas m'appeler Sans-Nom indéfiniment. C'était stupide comme "nom" ! Rinnosuke, à côté de moi, souriait d'un air amusé.
"Donc, Sans-Nom, repris le chef, tu dois t'installer au village. Rinnosuke, peux-tu l'héberger ?
-Bien sûr. Mais que si il est d'accord.
-Ça ne me gêne pas", répondis-je simplement. Il valait peut-être mieux que je ne vive pas seul dans un endroit où je ne connaissait personne et que je ne connaissais même pas. Au moins pouvais-je me fier à Rinnosuke si je vivais avec lui. "Alors c'est réglé, tu vivras chez Rinnosuke, Sans-Nom."
Trois fois qu'il utilisait ce "nom" et déjà cela me sortait par les yeux. Il me fallait un nom, un vrai, et vite. Au moment de quitter la salle, L'homme qui me fixait se leva et s'approcha de moi. Il avait des yeux bleus foncé, une cicatrice barrait son visage de l’œil gauche au bas de la joue droite et c'était presque si le calme et la sagesse émanant de lui déformait l'air autour. Le spectre le suivait toujours, flottant de droite à gauche, plongeant subitement, tournant autour, sans s'arrêter.
"J'ai était impoli de te fixer pendant cette entrevue, commença-t-il de but en blanc. Cependant, il semblerait que j'aie déjà aperçu ton visage quelque part.
-Je... je ne crois pas que vous ayez pu m'apercevoir, je suis arrivé ici ce matin, répondis-je, troublé.
-Hum."
Impossible de déchiffrer l'expression de son visage. Ses yeux, de près semblaient encore plus me transpercer. Il repris la parole:
"Je me nomme Youki Konpaku. Si un jour ce nom t'évoque quelque chose, vient me voir. Je serais ici."
Il se retourna, et repartit s’asseoir à sa place. Le spectre s'attarda un peu près de moi, puis rejoint l'homme. Nous quittâmes le bâtiment, et Rinnosuke se remis à marcher devant moi, en me parlant.
"C'est bizarre que Youki-sama te connaisse. Cela fait peu de temps qu'il est au village. Il est arrivé il y a quelques semaines, je pense, lors d'une attaque Yôkai.
-Le village n'est pas censé être sécurisé ?
-Disons qu'un accord tacite de non-agression est en place entre yôkais et humains. De toute façon, si ils le voulaient, les yôkais envahiraient le village. Ce qui les empêche ce serait les représailles.
-Quel genre de représailles ?
-Envoie leur Reimu seule, et ils se plieront à tes désirs les plus farfelus, dit-il en souriant. Reimu fiche une peur bleue à la plupart des yôkais. Elle est la première défense du village en cas d'attaque, avec Youki-sama et Marisa. En fait, ces trois là sont notre seule espoir. Les gardes que tu as vu dans la salle sont aussi puissant qu'un brin de paille au vent, contre un yôkai. Ils ne sont là que pour faire joli, pour ainsi dire.
-Comment vous avez fait pour vivre en paix alors ?
-Ça allait, jusqu'à pas longtemps. Les yôkais se tenaient loin du village, et Reimu n'était jamais loin elle, prête à leur mettre une bonne rouste si ils se montraient un peu trop hardis. Il y en a même qui venaient faire leurs courses dans le village, sans hostilités. Mais depuis peu, ils sont de plus en plus agressifs. Il y a eu une attaque juste avant que Youki-sama apparaisse, et il les a fait fuir seul.
-Il est humain, pour faire fuir une horde de yôkais seul ?
-Seulement à moitié. D'après ce que j'ai compris, il est mi-humain, mi-spectre, et son âme est scindée en deux. Une partie est dans son corps et l'autre virevolte sous forme d'un esprit autour de lui. L'un n'est jamais très loin de l'autre.
-Où aurait-il pu me voir ?..."
On traversait une rue déserte, en direction d'une échoppe portant l'inscription "livres de tous horizons".
-Tu vois, me dit-il, en temps normal le village n'est jamais si vide. Il y a toujours de l'activité, mais maintenant les gens ont un peu peur de sortir, de peur de tomber sur un yôkai hostile. Ils ont aussi peur de tout ce qui n'est pas humain, et certain se méfient de moi, ou même de Youki-sama, alors qu'il les a sauvés...
-Il y a eu des morts ?
-Non, fort heureusement, mais le bain de sang a été évité de justesse.
Pas si merveilleux que ça, le Gensokyo... Mais je souhaitais quand même y rester quelques temps, histoire d'en connaître un peu plus les habitants, en apprendre plus sur la magie, visiter les endroits que j'avais pu apercevoir depuis le sanctuaire... On discutait toujours en marchant, et Rinnosuke me montrait les différents magasins, me présentait les habitants un peu importants, me décrivait leur mode de vie, quelques anecdotes... Et pendant ce temps le ciel se couvrait. Le vent s'était levé, les nuages affluaient. Akyuu avait donc raison, on allait se ramasser un "petit grain". Le ciel noircissait. Rinnosuke et moi pressèrent le pas en direction de la sortie de village et du Kourindou, mais c'était perdu d'avance. On entendit gronder. Une fois, deux fois. Un éclair. Une goutte. Le Kourindou était à cinq cent mètres. Deux gouttes. On accéléra encore le pas. Trois gouttes, quatre gouttes, la douche. Maintenant c'était à celui qui courait le plus vite pour rejoindre la porte. Nous courions vers ce qui se rapprochait le plus du salut à ce moment là: un abris. De toute façon nous étions déjà trempés jusqu'aux os et le sol martelé par les grosses gouttes était devenu de la soupe. Enfin nous arrivâmes à la porte entrouverte du Kourindou. Nous entrâmes rapidement, heureux d'avoir quelque chose entre le ciel et nous. Adossés contre la porte, on peinait à reprendre notre souffle. Nos vêtements s'égouttaient par terre et nos cheveux dégoulinaient sur notre visage. Puis ça nous frappa: Rinnosuke avait bien fermé la porte avant de partir. Et là, on l'avait retrouvée ouverte.
"Pffffff... Qu'est-ce que je te disais pendant qu'on marchait vers le village?" soupira Rinnosuke.
Je parcourus rapidement la pièce du regard. À droite de la porte était posé un balai, contre le mur. Au fond, il y avait une jeune fille les mains chargées d'objets, chapeau noir à noeud blanc et robe noire à tablier, un gros sac posé à côté d'elle.
"Heu, salut! Il pleuvait dehors alors, heu... je suis rentrée."

Chapitre trois plus bas parce que ça rentrait pas ^^'

Je ne sais pas vraiment à quelle intervalle je vais poster, je vais déjà attendre vos réactions, et si ça a plu, la suite devrait arriver incessamment sous peu. Et si j'ai fait n'importe quelle faute, n'hésitez pas à me le signaler hein? Je la corrigerai le plus vite possible, je ne suis pas susceptible *prépare les cailloux à lancer*.

EDIT: J'ai corrigé les fautes signalées, merci ! J’essaierai de faire plus attention à l'avenir !

RE-EDIT: Je mets maintenant la seconde partie. Je la mets sur le premier message, parce que c'est plus facile à suivre de cette façon. Euh... j'ai le droit au moins hein?  Bah, vous saurez me le dire si c'est mal.


Dernière édition par Kuroi-san le Sam 30 Aoû 2014, 4:59 pm, édité 3 fois (Raison : Chapitre deux)

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Tu viens d'ouvrir ce spoiler et il n'y a absolument rien d'intéressant dedans.

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Heirakurei le Mar 19 Aoû 2014, 1:17 am

Ben... Pour l'instant j'aime bien ^w^
Je suis pas très fort pour "analyser" le style d'écriture et tout le bordel, mais cela me semble bien :3
Hâte de lire la suite ~

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par epsilon le Mar 19 Aoû 2014, 1:35 am

"Je ne savais pas où j'avais attéri" -> atterri
"Je ne crois pas qu'avant je parlais japonnais" -> japonais
"Une ombre me passant furtivement au dessus." -> passa ?
"un petit objet hexagonal" -> octogonal, si tu parles du mini hakkero
"je ne m'attendais pas à ce type d'acceuil" -> accueil

Et sinon... "je la corrigerais" -> corrigerai

J'aime bien le style. On suit la découverte de Gensokyo en même temps que le personnage, avec à la fois un certain étonnement devant ce monde étrange et une absence d'incrédulité un peu déconcertante (en mode "ah bon c'est comme ça ici ? ah ben ok alors"). Petit bémol sur la troisième phrase dont le lyrisme ne colle pas trop avec le style général, plus sobre, du texte.

Au niveau de la structure du récit, j'ai l'impression que c'est tout de même un peu téléphoné... Un peu comme un début de RPG un peu trop linéaire : on dirait que Reimu tient un discours tout préparé, ou que Rinnosuke attendait la venue du narrateur.

J'espère que la suite démentira cette impression :)

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Thebossn00b le Mar 19 Aoû 2014, 3:16 am

"qui menait à escalier qui descendait" Il manque un "un", je te laisse deviner où.
"auprès des autres habitants."
"je pourrais savoir ou j'ai atterri" L'accent sur "où"
"Ce pays est protégé de ton monde"

Il y a probablement d'autres fautes, mais c'est du pinaillage donc bon...
Essaye juste de relire la phrase que tu viens d'écrire à voix haute, ça évite les erreurs flagrantes comme la première phrase.
Jusque là, j'aime bien. Ensuite, il y a quelques incohérences, comme le personnage qui s'aperçoit que ce n'est pas logique mais il s'en fout quand même.

epsilon a écrit:on dirait que Reimu tient un discours tout préparé, ou que Rinnosuke attendait la venue du narrateur.
Ça peut venir du fait qu'il n'est pas le premier humain de l'autre monde à qui cela arrive, ce qui fait que Reimu en est déjà à son énième discours sur "comment passer la barrière pour les nuls", ce qui explique sa certitude. Enfin, c'est comme ça que je le vois.
Pour Rinnosuke... je pense que le protagoniste n'est pas arrivé ici tout seul, il a reçu de l'aide d'une certaine personne...  Et qui est capable "d'aider" les gens à passer la frontière ? On se demande bien... Et bien sûr, cette personne n'est que rarement associée à Rinnosuke dans le fandom...

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Kuroi-san le Mar 19 Aoû 2014, 11:11 am

Merci pour vos réponses ! *range ses cailloux*
Pour la petite histoire, je ne suis pas chez moi, (bah oui en vacances quoi) et j'écris le plus souvent en voiture, sur mon téléphone... C'est un simple fichier texte, sans correcteur (je HAIS le texte intuitif, c'est pas pour rien que ça s'appelle T9 :3). ça n'excuse pas toutes les fautes hein, loin de là, mais les mots que j'ai oublié par exemple, ça peut s'expliquer. Ensuite, quand je me suis relu sur mon pc le soir, j'ai ressenti une iiiiimmense flemme, alors je n'ai relu le texte qu'en diagonale, gomen ^^'. Ah oui, et j'ai une peur bleue du choix de terminaison conditionnel / futur, du type: "Oh god, est-ce que dois mettre un s??????? that is the question..."

Enfin bref, je suis content que ça ait plu, la suite est en cours d'écriture.

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Keep Out le Mer 20 Aoû 2014, 4:14 am


je sais meme pas pourquoi mais je suis emu....

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Kuroi-san le Lun 25 Aoû 2014, 3:17 am

Hello! J'ai (enfin) posté la suite, à vous de me dire ce que vous en pensez... Je posterais tout sur le 1er message si ça gêne personne, en théorie ça doit être bon.

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Kuroi-san le Sam 30 Aoû 2014, 5:00 pm

voilà le chapitre trois, enjoy !:

Chapitre 3:
"C'est bien elle Marisa, hein ?" demandais-je.
Rinnosuke hocha brièvement la tête pour confirmer et s'approcha de la fille.
"Boooon... Marisa, je vais essayer d'être calme, dit-il avec un sourire forcé. Mais il va falloir que tu repose tout ce que tu as pris. Tout. Tu ne garde rien.
-Mais... Mais... Kourin t'es méchant!
Kourin ? Drôle de surnom... Elle arborait un air de chien battu. C'est vrai qu'elle était mignonne quand elle faisait ça. Peut-être pas au point de lui céder un magasin entier mais...
"Hum hum, qui est en train de vider le magasin de qui là ?
-C'est pas vrai ! Je ne fais qu'emprunter. Tu pourras tout récupérer à ma mort. De toute façon tu vivra plus longtemps que moi, dit-elle avec un air boudeur.
-Bon ! Tu vas tout reposer sinon je vais me fâcher !
-Et tu me fera quoiiiiiiii ?"
Elle le regardait avec un regard passé de boudeur à narquois. Elle avait détaché l'objet octogonal qui pendait à sa ceinture. Une menace ? C'était bizarre. En théorie on ne menace pas quelqu'un avec un bibelot. Mais Rinnosuke avait l'air de le prendre très, très, au sérieux.
"Mais t'es folle ! cria-t-il, l'air horrifié. Tu vas détruire la boutique avec ça !"
Détruire la boutique. Quelle sorte d'arme cela pouvait être ? L'objet tenait parfaitement dans la main de la propriétaire, pas de trou pour un hypothétique canon, pas d'explosifs non plus... De toute façon si c'était une grenade Marisa aurait sauté avec nous.
"Euh, et si tu restais pour prendre le thé hein ? Mais range ça. Vite.
-Je peux rester alors ?"
Un grand sourire de victoire apparut sur le visage de la sorcière.
"T'es super gentil, Kourin !
-Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça... tu n'as plus cinq ans."
Je remarquai que la robe de Marisa était sèche. Elle était donc là depuis un moment déjà... Vraiment aucun scrupule.
On monta à l'étage, et Marisa et moi s'installâmes autour de la table basse au milieu de la pièce. Rinnosuke demanda ce qu'on préférait entre le saké et le thé, la réponse fut unanime. J'allais goutter le saké plus tard, et le plus tard allait être le mieux. Pendant que Rinnosuke préparait le thé, Marisa et moi restâmes silencieux, jusqu'à ce qu'elle se rende compte que j'étais là.
"Je te reconnais !!! Tu es le gars que j'ai vu devant le sanctuaire ce matin ! Même que je te suis rentré dedans !
-Oui c'est moi... (elle affichait un grand sourire, peut-être heureuse de son exploit.) Dis, je me demandais, j'ai cru comprebdre que tu voulais aller dans le monde extérieur ?
-Non pas vraiment, en fait si je veux traverser la barrière, c'est surtout pour taquiner Reimu, et pouvoir lui dire que sa frontière ne sert à rien. Mais, (elle rit) je suis bien obligée d'avouer qu'elle n'est pas si mal!"
Rinnosuke, pendant qu'on discutait, s'était rapproché en apportant trois tasses de porcelaine (que je devinais originaires du monde extérieur), une théière fumante et de petits biscuits ronds.
"En réalité, personne, ou du moins personne que je connais ne souhaite sortir de Gensokyo. Tu connais le monde extérieur. On ne t'apprendra rien dessus ici. La stupidité des humains les mènent à s'autodétruire, ils perdent de vue les vraies valeurs de la vie et n'ont aucune considération pour les autres créatures. C'est cette bêtise qui a poussé le clan Hakurei à sceller Gensokyo au sein de la grande frontière."
Je ne pouvait qu'être d'accord. Gensokyo était un oasis merveilleux de paix, au milieu d'un monde souillé par l'avarice et la guerre. Les habitant de Gensokyo semblaient tous vivre une vie plutôt paisible, proche de la nature. La cohabitation se faisait presque sans accrocs entre les multiples espèces intelligentes, et ceci sans même avoir besoin de faire quoi que ce soit. Même si, d'après ce que j'avais compris, Reimu veillait quand même au grain, du haut de son sanctuaire, pour repousser les pulsions naturelles un peu "envahissantes" des yôkais.
"Il viendra un jour ou les humains du monde extérieur découvriront l'existence de Gensokyo, et à ce moment là, je ne donne pas cher de notre vie paisible. Espérons seulement que ça arrivera le plus tard possible.
Un grand blanc suivi les paroles de Rinnosuke. Je pris une gorgée de thé, un peu âpre, mais bien sucré. Marisa se goinfrait de biscuits. Rinnosuke tenait sa tasse, pensif. La pluie martelait régulièrement le toit en un vacarme impressionnant. Le silence fut brisé par Marisa, qui éclata de rire. Elle toussa, ayant certainement avalé une miette de travers, puis quand ce fut passé elle dit:
"Kourin c'est pas bien. Tu plombes l'ambiance ! On étaient bien, et maintenant voilà, c'est tout triste. Bravo. (Elle croque dans un autre biscuit puis reprend, la bouche pleine) Je voulais te demander : tu t'appelles comment ?
-Je ne sais plus. Je ne plus non plus combien de fois j'ai répondu à cette question, répondis-je avec un sourire.
-Alors je t’appellerai Kuroi [noir]. Parce que le noir c'est une jolie couleur !"
Je me demandais si elle avait réfléchi avant de me donner un nom. Sûrement pas. Elle m'avait donné le premier mot qui lui était passé par la tête parce que mon T-shirt était noir. J'imaginais qu'il fallait que je me réjouisse que "crotte" ne fut pas le premier mot auquel elle pensa.
"Ça me va, répondis-je. C'est toujours mieux que Sans-Nom de toute façon !
-Quand bien même tu aurais dit que ça ne te plaisait pas, je t'aurais tout de même appelé comme ça. Pas vrai, Kourin ?
-Je ne répondrais même pas. (Il se tourna vers moi) Donc, Kuroi sera ton nom à partir de maintenant. Bienvenue en Gensokyo, Kuroi !
-Merci, je pense que je vais rester un temps avant de penser à partir. Histoire de visiter, découvrir ce monde.
-Rares sont ceux qui disent ça ! Mais il y a une fille comme toi, au village. Elle tient une petite librairie, au nord. Elle est arrivée il y a deux ans, et elle s'est installée au village immédiatement. Peut-être, quand l'orage se sera calmé, on ira la voir.
-Ses livres ne sont pas intéressants, ajouta Marisa.
-Tu est allée essayer d'en "emprunter" ? demandai-je avec un sourire.
-Oui, mais je suis partie bredouille, rien de bien, rien ne parlant de magie, répondit-elle sans relever la pique.
On continua à discuter un moment, je leur expliquai comment marchait la société du monde extérieur, j'appris que les parents de Marisa tenaient un magasin de seconde main au village, et qu'elle tenait aussi un magasin de magie. Mais au milieu de la forêt, les affaires n'allaient pas vraiment bien. Je découvris aussi que Rinnosuke n'avait absolument pas le sens des affaires malgré son âge. En effet, son ascendance Yôkai lui avait donné une longévité plusieurs fois supérieure à un humain lambda, et cette année, il allait fêter ses cent onze ans. Il ne vendait que ce qui ne l'intéressait pas, et gardait les objets les plus utiles. Il me montra aussi son radiateur, marchant à l'essence. C'est la yôkai Yukari Yakumo, habituée des allers-retours entre les mondes, qui lui fournissait le carburant, en échange de services divers. Marisa m'expliqua que l'objet octogonal qui m'intriguait tant s'appelait un mini-hakkero et était en fait une arme magique de destruction massive, seulement ça, et que c'était Rinnosuke qui lui avait offert. À mon tour, je leur expliquai le fonctionnement d'un vélo pliant, puis d'un grille pain (pas très utile, sans électricité...). En réalité, j'expliquai ça à Rinnosuke qui buvait mes paroles, et Marisa flânait par-ci par-là, et je la soupçonnais de chaparder des petites choses pendant que Rinnosuke avait le dos tourné. Je fis l'aveugle, il irait s'arranger avec l'intéressée si ça le gênait. Je n'avais absolument aucune envie d'être impliqué dans cette affaire. Le ciel dehors continuait de se vider sans discontinuer. J'osais à peine penser à quoi devait ressembler la route jusqu'au village. Je m'étais habitué au ronflement des grosses gouttes frappant les murs et le toit. Il fut convenu que Marisa resterait pour la nuit. Mettre une amie de longue date à la porte par ce temps, même une amie aussi envahissante qu'elle, ça ne se faisait pas, avait dit Rinnosuke. Il installa donc deux matelas en plus du sien. Deux invités d'un coup, il semblait ne pas être habitué. Pour Marisa et moi cependant, ça allait. J'allais pouvoir dormir sir un matelas ce soir, et pas sur les dalles du sanctuaire, et apparemment, dormir avec deux garçons ne semblait pas le moins du monde déranger la sorcière. Peut-être que cela ne l'avait pas seulement effleurée. Rinnosuke me proposa un kimono noir (haha... Kuroi.) pour passer la nuit, parce qu'un jean et un T-shirt, ce n'est pas vraiment très confortable pour dormir (surtout sur des dalles de pierres). Je le remerciai donc et allai me changer dans une pièce adjacente à la "chambre" unique. Dans cette pièce, il y avait un baquet rempli d'eau et une serviette, du monde extérieur. Pas de dentifrice ni de brosse à dent à l'horizon cependant. Étrange... Peut-être en avait-il une, mais s'en servait-il pour totalement autre chose, comme pour lustrer ses sandales. Je retirai mes vêtements encore un peu humides de la douche forcée de l'après midi, me passai de l'eau sur le visage et enfilai le kimono. En retournant dans la grande pièce, je trouvai Rinnosuke et Marisa en train de se chamailler. Une assiette pleine de biscuits était posée à coté de la sorcière. Elle était allée se servir, et ça n'avait pas plu à Rinnosuke. Elle ne portait plus qu'un chemisier à manches courtes et une espèce de short blanc se terminant en dentelle aux genoux. En fait, me rendis-je compte, elle avait simplement retiré la couche d'habits du dessus, qu'elle avait mis dans un coin. Sa tenue me paraissait un peu légère, au vu des circonstances mais ça n'avait l'air de ne gêner que moi, alors j'en déduisis que c'était normal. Rinnosuke, lui, avait seulement retiré la sacoche qu'il portait à la ceinture.  Je lui demandai si je pouvais faire un tour au rez-de chaussée, j'aurais bien aimé trouver de quoi écrire, pour noter ce que j'apprenais sur Gensokyo et ses habitants.
"Vas-y, je te fais confiance à toi. Pas à elle, me dit-il avec un regard en coin à Marisa.
-Méchant Kourin !" cria-t-elle en se jetant sur lui.
Pendant qu'ils se re-chamaillaient, je descendis à l'étage inférieur. Il faisait sombre, je pris la chandelle qui était posée sur le comptoir. Heureusement que la maison était légèrement surélevée, sinon, tout le magasin aurait été inondé. Je fis le tour des tables, étalages, étagères un peu partout, et je finis par découvrir un petit carnet avec un crayon attaché entre une boîte d'allumette et un parapluie. Si Rinnosuke rangeait son magasin, peut-être que ça ferait plus envie aux clients. Enfin, il faisait ce qu'il voulait de sa boutique après tout. Je pris le carnet et le crayon puis me redirigeai vers l'escalier. On entendait, par-dessus le bruit de l'orage, le son des coussins s'entrechoquant et les rires des deux responsables. C'était étrange, la double personnalité de Rinnosuke. À partir du moment où Marisa avait débarqué, il avait abandonné tout sérieux, pour être, j'imaginais, lui-même. Il s'entendaient bien tout les deux. Mais ce devait être dû au fait qu'ils se connaissaient depuis la plus tendre enfance de Marisa.
...
Non. Leurs relations n'étaient pas mes affaires. Ils faisaient bien ce qu'ils voulaient, hein. Arrivé en haut, Je trouvai L'assiette de biscuits retournée, Les biscuits éparpillés un peu partout, et Marisa qui maltraitait violemment Rinnosuke à grand coup d'oreiller. Je souris en les voyant. Heureusement que j'étais là pour remonter le niv... Un oreiller atterrit sur mon visage et me fit faire tomber le carnet. Marisa se roula par terre de rire en voyant ma tête ahurie. Après tout, autant se défouler, je n'avais aucune obligation ici, en Gensokyo. A mon tour je ramassai le coussin et me jetai dans la mêlée. Même pas une journée que j'étais arrivé, et déjà je me sentais si proche des personnes que j'avais eu l'occasion de connaitre. Je ne me rappelais pas de ma vie, de la façon et des personnes avec qui j'avais pu tisser des liens, mais cela me semblait un peu étrange. Enfin, ce n'était pas important. Inutile d'épiloguer, c'était sûrement parce qu'ici les gens étaient amicaux et très ouverts. Après s'être un peu calmés et après avoir promis à Rinnosuke que le lendemain on l'aiderait à nettoyer, nous nous couchâmes. Mon matelas picotait. Je passai la main, et compris. Il était recouvert... non, pas de puces, juste des miettes de biscuits qui avaient été éparpillées durant la bataille. Je le secouai, puis me couchai. J'avais dû m'endormir rapidement, malgré l'appréhension quand au lieu où j'allais me réveiller.
Le lendemain, ce fut le silence qui me réveilla. La pluie avait enfin cessé, et les raillons de soleil s'infiltraient entre les rideaux. Je me levai sans bruit. J'étais au bon endroit, et je devais être le premier réveillé. Je remis mes habits enfin secs, je descendis et ouvris la grande porte. Marisa était déjà assise en tailleur sur le bord de la terrasse. Elle avait remis sa tenue habituelle et regardait au loin, la lisière de la forêt.
"Salut ! dit-elle en me voyant approcher. Bien dormi ?
-On ne peut mieux, fis-je en m'asseyant à côté.
-Aaaaaaaah... l'air du matin !" soupira-t-elle en basculant en arrière.
Tant d'insouciance me sidérait. Mais c'était une bonne chose. Elle vivait au jour le jour, tranquillement. Si mon séjour ici se prolongeait, j'allais sûrement être pareil.
"Pourquoi t'es venu ? me demanda-t-elle.
-Pour profiter du silence matinal et de la fraîcheur. seul. Et un peu aussi pour voir l'état des lieux.
-Bah on sera deux déçus alors !
La route était dans un sale état. D'immenses flaques s'y étaient formées et elle était devenue un véritable bourbier Les rizières avaient débordé, il y avait de l'eau partout. Mais maintenant, le ciel était bleu, et pas un nuage n'était visible. Ça avait du partir comme c'était arrivé, bizarrement et rapidement.
"Dis, commençai-je en changeant totalement de sujet, tu pourrais m'en dire plus au sujet de la magie ?
-Pourquoi ? Tu voudrais apprendre à t'en servir ?
-Je ne sais pas, ça serait bien mais je ne suis pas sûr d'avoir le courage...
-Tu pourrais venir chez moi, je te montrerai plein de trucs marrants ! La magie, c'est super."
Elle agrémenta sa dernière phrase avec un claquement de doigts qui produisit des étincelles.
"Pourquoi vous prenez la magie à la légère ? J'ai cru comprendre que c'était dangereux non ?
-Nan, et c'est grâce aux Hakurei. Ils ont mis en place un système appelé Spellcard, et maintenant, tu peux plus tuer personne avec la magie. Et c'est super, parce que retenir ses coups c'est énervant. Donc maintenant tout le monde tape dessus pour un oui ou pour un non, c'est marrant.
-Ça marche comment ?
-Euh... J'en sais rien. Les combats menés à la magie s'appellent des danmakus. En fait, si je devais comparer à quelque chose... Ce serait un peu comme rester sous la pluie sans se mouiller."
Je ne comprenais pas son allusion, mais elle était très fière de sa boutade et éclata de rire. Rester sous la pluie sans se mouiller, en évitant les "gouttes" de magie, ou peut-être en utilisant un "parapluie"...? Il fallait qu'elle m'explique plus en détail, car elle avait piqué ma curiosité.
"Tu pourrais m'expliquer plus en détails ?
-D'accord, mais viens chez moi, alors. Je t'expliquerai tout si tu veux, avec plein de truc pour agrémenter ! Je pourrais même t'initier, tu seras mon premier élève ! Félicitations. Mais d'abord, tu devrais changer d'habits, c'est pas pratique pour bouger, ça.
-Parce que c'est physique le danmaku ? Et ce que je porte c'est ma seule tenue... j'étais un peu embarrassé.
-Ben non, le danmaku c'est magique, répondit-elle comme si elle me prenait pour un crétin. On fera un crochet au village pour que tu aies une nouvelle tenue.
-D'accord...
Ça n'allait pas coûter de l'argent ? Elle allait le trouver où ? Elle se leva, et me demanda de l'attendre là. J'attendis donc. Rinnosuke ne se réveillait pas, le feignant. Marisa revint avec le sac qu'elle avait la veille, et il n'était pas vide. Elle m'annonça avec un grand sourire:
"Voilà ! Ça servira à payer !
-Rinnosuke ne t'en voudra pas quand il se réveillera ?
-Mais non... Kourin il est gentil, il sait que je ne fais que lui emprunter."
Je n'étais pas sûr que "Kourin" allait le prendre si calmement: "Aaah cette coquine de Mari-chan m'a emprunté quelques objets pour les vendre, c'est pas grave, elle me les rendra !" Non. Définitivement cela sonnait vraiment surréaliste.
"Et on y va comment au village vu l'état de la route ?
-Ben, me répondit-elle, en volant !
-Aaah... Ben oui pas bête, je n'y avais pas pensé.
Elle frappa dans ses mains, et le balai sortit de la maison pour finir dans sa main droite. Elle l'enfourcha, puis m'invita à faire de même derrière elle.
"Normalement, je ne me mets pas comme ça, parce que ça fait remonter ma jupe... Mais comme t'es là il va falloir que je sois un peu plus stable. Accroche toi à ma taille !"
J'allais faire mon baptême de l'air en balai de sorcière, qui n'est pas vraiment l'engin aérien le plus sécurisé. Je me plaçai quand même du mieux que je pus sur le fin manche et passai mes mains autour de la taille de Marisa, qui lâcha un "coquin" narquois avant de décoller.
Elle ne volait pas trop vite (quand même trop à mon goût) et rasait le sol. On fut vite au village, et c'était un miracle que je tienne encore. Impossible évidemment de trouver une position confortable sur un simple balai. Surtout pour un garçon. Elle se posa juste devant une échoppe, lâcha le sac qu'elle portait et entra, avec sa discrétion et sa politesse habituelle:
"Saaaaaaluuut!"
Un homme barbu dans la quarantaine était assis derrière un comptoir, entre une bouteille de saké et une coupelle.
"Salut Marisa, salut le gars que je connais pas à côté ! Qu'est-ce je peux faire pour vous ?
-Il lui faudrait une nouvelle tenue. Quelque chose de plus fonctionnel tu vois !
-Non j'vois pas. Dis moi mon garçon tu te bats comment ?
-Euh... Je ne sais pas vraiment, je ne me bats pas. Il me faudrait quelque chose qui n'entrave pas trop les mouvements j'imagine, dis-je en regardant Marisa, qui hocha la tête.
-Je vais voir ce que j'ai. Au fait, tu t'appelles comment ?
-Elle m'appelle Kuroi, répondis-je en faisant un signe de tête en direction de la sorcière.
-Ça compte pas ça, dit l'homme en riant, c'est quoi ton vrai nom ?
-Je ne m'en rappelle pas, alors j'utilise Kuroi.
-Alors va pour Kuroi ! (Il se dirige vers l'arriére boutique, puis se retourne.) Hum... Il te faut spécialement du noir ?
-Non, pas "spécialement", mais tant qu'à faire...
L'homme hocha la tête et disparut. Marisa m'expliqua qu'il savait tout faire, tant que ça pouvait se porter sur une partie du corps, des chaussures aux chapeaux. Il faisait autant les vêtement traditionnels japonnais que les costumes de mousquetaires, si on le lui demandait.
Le tailleur revint après quelques minutes, les bras chargés de vêtements. Je notai que la plupart étaient noirs. Il étala le tout sur le comptoir et me demanda:
"Laisse moi deviner: tu viens du monde extérieur, et tu veux te mettre au danmaku ?
-Oui, je viens du monde extérieur, et je ne sais pas si je vais me mettre au danmaku, tout dépendra de mon affinité à la magie, j'imagine...
-Bon, je te conseille des vêtement légers alors, qui n'entravent pas les mouvements. Tu serais plus pour de l'occidental à ta tête non ?
-Oui, si possible.
-C'est possible. Tiens, regarde si ça te plaît, ça !
Il me tendit une chemise blanche à manches bouffantes, un pantalon en tissu (noir) avec un renforcement en cuir à l'entrejambe, un gilet (noir) sans manches avec deux boutons et le savant mélange entre un manteau et une cape (noir). C'était une cape légère avec un col haut, des manches et resserrée à la taille comme un manteau, puis descendant un peu au-dessus des genoux. J'aimais bien l'ensemble mais il manquait encore des chaussures. Les sneakers boueuses que je portais aux pieds n'allaient pas faire l'affaire, je voulais être prêt à tout si c'était Marisa qui m'apprenait la magie. J'exposai mon problème, et après avoir jeté un œil à mes pieds puis passé trente secondes à chercher, le tailleur-cordonnier-tanneur-je ne sais quoi revint avec une paire de bottes de cuir (brun, pas noir) qui se fermaient avec des boutons sur le côté pour les enfiler plus facilement, et avec une lanière pour les régler. Il m'indiqua un paravent pour que je puisse me changer. J'enfilai le pantalon. Il était plutôt épais mais étroit, et il avait été taillé pour facilité les mouvements du genou. Le renfort de cuir faisait bizarre, mais j'allais m'y habituer. J'enfilai ensuite la chemise. Elle était légère, et un peu trop grande, je flottais dedans. Ça ne posait pas vraiment de problème en soi. Je rajoutai par-dessus le gilet, et le boutonnai. Les boutons étaient très travaillés, et avait la forme d'un symbole Yin-Yang en métal. Puis vint le manteau-cape. J'enfilai les manches et le laissai se mettre en place autour de mes hanches et de mes jambes. En-dessous de la taille, il s'évasait un peu, pour finir à environ la largeur des épaules. Il était aussi un peu grand, et descendait en-dessous des genoux. il laissait cependant les jambes libres, car il était fendu à l'arrière. Il y avait des boucles pour une ceinture au niveau des hanches, et trois boutons au bout de chaque manche. Je redressai le col, mais il était trop ample et me cachait la vue sur les côtés. Je l'aplatit donc contre les épaules. Ensuite je me baissai pour mettre les bottes. J'essayai d'abord de les mettre sans rien enlever, puis, suite à mon échec, je me résignai à les déboutonner jusqu'en bas. Loin d'être un expert en métal, j'estimai que celui utilisé pour les boutons devait être du cuivre. Une fois tous les boutons ouverts, mon pied rentra bien plus facilement, il fallait s'y attendre. L'intérieur était confortable, et elles semblaient à peu près à ma pointure. Je les refermai, réglai la lanière et éprouvait la souplesse. Je pouvais bouger le pied dans tous les sens sans trop de résistance. Un travail de maître. La semelle était plus épaisse que celle de mes sneakers, mais pas rigide. Quelle matière avait-il utilisé ? Bon, peu importait. Maintenant, j'avais une tenue bizarre, un peu trop exagérée, comme toutes les personnes que j'avais croisé, donc on arrêterait de signaler que je venais du monde extérieur. J'étais presque habitant de Gensokyo à part entière ! Je rejoignis Marisa et l'autre-dont-je-savais-pas-le-nom, ils me jaugèrent un instant avant d'approuver.
"Tu ressemble plus à quelqu'un, là, me dit Marisa.
-Ça a l'air d'aller. Tu te sens bien dedans ?
-Rien à redire, je vous remercie.
-Bon. Parlons affaire, me dit l'homme de but-en-blanc. Je te fais la tenue entière gratuite si tu me laisses ce que tu avais en venant.
-Je suis d'accord, répondis-je étonné, mais je suis pas sûr que ce soit vraiment équitable...
-T'en fais pas pour ça mon garçon, ça me fait plaisir que tu sois content de la tenue. Et puis je voudrais voir comment sont faits tes autres habits.
-Alors c'est réglé ! intervint Marisa. Allez viens on s'en va Kuroi !
-Ah! intervint le marchand. Deux secondes, j'ai quelque chose à lui donner, Marisa."
Il disparut encore au fond du magasin, et revint avec une étrange pièce de bois, avec deux lanières réglables.
"Tiens, pour le balais. Je l'ai fabriquée pour Marisa. Ça fait moins mal comme ça. C'est pas fait pour les passagers, et encore moins pour les hommes, les balais volants."
C'était juste pas fait pour voler à mon avis. Je pris la pièce de bois. Elle avait en fait vaguement la forme d'une selle de vélo, et les deux lanières devaient servir à l'attacher au balai. Je remerciai le marchand et Marisa et moi quittâmes l'échoppe. Je retirai le manteau cape. Il faisait bon, de toute façon, et puis je trouvais après réflexion qu'il était un peu de trop, mais comme il m'avait été offert, je ne voyais pas l’intérêt de refuser. J'aimais bien la tenue, mais elle était vraiment extravagante, vu les humains que j'avais eu l'occasion de croiser au village. Marisa frappa dans ses mains, comme au Kourindou, et le balai, qui était à trente centimètre, arriva dans sa main. J'avais le sentiment qu'elle ne faisait ça que pour frimer, parce qu'à ce moment là, c'était franchement inutile. J'attachai la selle au balai et me plaçai derrière Marisa. Ça n'arrangeait rien à l'équilibre, mais c'était moins inconfortable. Juste avant de décoller, Marisa m'informa très aimablement (avec un rire sadique) qu'elle irait plus vite, car sa maison était deux fois plus loin que le Kourindou, et qu'on volerait à hauteur respectable, car il fallait survoler la forêt. Super. Elle s'envola donc, haut, plus que nécessaire, puis descendit en ligne droite vers une maison dans la forêt. La sienne, logiquement. Elle me lançait un "pas trop de vent ?" de temps en temps. Non non, pas trop de vent, mais je n'étais pas spécialement rassuré, sur un balai volant conduit par une folle. On finit quand même par atterir dans une clairière (boueuse) au centre de laquelle il y avait une petite maison, recouverte de lierre par endroits.
"C'est chez moi !" annonça fièrement Marisa.
Au dessus de la porte était inscrit "Magasin  de Magie Kirisame".
"C'est mignon chez toi, tu vis seule ?
-Yep, mes parents vivent au village. Il haïssent la magie, alors le fait que je sois magicienne ne leur a pas plu du tout, et j'ai été contrainte de quitter la maison.
-Je suis désolé...
-Bah t'en fais pas, dit-elle en me tapant dans le dos, je le vis très bien !
-Je m'en doutais vu ton humeur, mais ça n'a pas été dur de quitter ta maison ?
-Non... En fait, mes parents s'occupaient à peine de moi -le strict minimum quoi-, donc partir n'a pas fait beaucoup de différences. Et puis ici j'ai rencontré Alice. "
Je ne savais pas si il fallait que je sois rassuré ou pas que les salauds existaient aussi en Gensokyo.
"Elle vit loin ?
-Non, c'est le panache de fumée là-bas."
Elle montrait la fumée d'une cheminée qui montait au-dessus des arbres, un peu plus loin sur la gauche.
"Bon tu vas pas tremper indéfiniment tes nouveaux habits dans la boue, alors rentre."
J'entrai et tournai sur la droite, et elle entra juste derrière moi. J'avais devant moi le véritable atelier d'une sorcière. C'était impressionnant, les rangées de champignons colorés sur des étagères, les bocaux remplis de choses dont je préférais ne pas connaître la provenance, une cheminée de pierre avec une immense marmite noire en fonte et surtout, des livres. Partout, on trouvait des livres de toutes tailles et toutes formes empilés ça-et-là.  Marisa jeta son chapeau sur la table au milieu de la pièce et s'assit. Je posai la cape sur le dossier d'une chaise, et m'assis en face d'elle.
"T'as faim, soif, autre chose ?
-Non merci.
-Moi j'ai faim."
Elle se leva et alla chercher une tarte et deux assiettes sur une étagère en hauteur.
"La forêt, c'est plein de bestioles, alors je suis obligée d'enchanter mes placards pour qu'ils ne viennent pas piocher... J'en mets aussi pour favoriser la conservation."
Elle posa une assiette devant moi. c'est bizarre, j'étais sûr de lui avoir dit non pourtant... Elle coupa deux parts à peu près égales et se servit, après longue réflexion, celle qui semblait la plus grosse. La tarte était orange et lisse, mis à part la croûte qui était légèrement cannelée. Je la regardai, amusé par son cirque. Elle allait être mon mentor ?
"Bon, commença-t-elle entre deux bouchées de tarte, je vais t'expliquer du mieux que je peux en quoi consiste le danmaku. Je te l'ai déjà dit, grâce à Reimu, la magie ne peux pas tuer. Toute attaque magique, qu'elle soit physique ou non, ne peut que t'étourdir. Il ne faut quand même pas rigoler avec ça, ce n'est pas marrant du tout d'être touché !"
Au ton qu'elle avait pris pour me dire ça, j'en déduisit que c'était du vécu.
"Enfin bref. Les spell card sont des motifs magiques déployés en trois dimensions autour du lanceur. si tu touche ce motif, la plupart du temps, tu finis hors combat. Après, les motifs déployés sont plus ou moins compliqués, tout dépend de la force et de ce que veut faire le lanceur. Tu peux aussi très bien décider d'utiliser un type de magie focalisée. Tu augmente un peu les dégâts, et c'est moins fatiguant. Par contre il faut savoir viser, vu que ça ne se déploie pas. Ben oui, c'est focalisé. Pour avoir essayé les deux, je peux te dire que le second est mieux.
Parce que c'est moins fatiguant hein ? Normal, de la part de Marisa. Elle prit une bouchée, essaya de recommencer ses explications mais s'étouffa.
"Ça va ? lui demandai-je.
-Oui... oui... ça va. C'est bon. Donc... Je disais quoi ?
-Tu parlais de magie.
-... Ah, oui, ça me revient. Je disais donc, il vaut mieux utiliser des tirs focalisés pour commencer, c'est plus facile. Une fois j'ai essayé les spellcards, et Reimu m'a écrasée. C'est une habituée du danmaku, et les spellcards n'ont aucun secret pour elle. Tu voudras essayer tout à l'heure ?
-J'en suis capable ?
-Peut-être, peut-être pas. En fait j'en ai aucune idée."
Elle éclata de rire. Je gouttai la tarte. Elle n'était pas mauvaise, bonne même, mais n'avait le goût de rien que je pouvais connaître, peut-être était-ce lié à mon amnésie. Difficile à dire ce dont je me rappelais et ce dont je ne me rappelais pas.
"Elle est à quoi, ta tarte? demandai-je.
-Au champignons. (elle en montra des verdâtres énormes sur l'étagère) Ceux-là, là-bas. Ils sont verts, mais ils orangissent quand on les fait bouillir."
Orangissent ? Pas sûr qu'on trouve le mot dans un dictionnaire...
"Ils sont comestibles au moins ?
-Je crois... dit-elle en regardant sa part de tarte. Eirin m'a dit qu'il n'y avait aucun risque pour les humains.  De toute façon t'es pas mort, c'est pas une preuve ?
-Si, j'imagine... C'est qui Eirin ?
-Une vendeuse de médicaments qui vient au village régulièrement.
Nous finîmes nos parts tranquillement pendant qu'elle m'expliquait en quoi consistait le danmaku. Elle me présentait le fait de se taper dessus à grand coups de projectiles magiques comme un simple petit sport en vogue en Gensokyo. La tarte finie, Marisa se leva brutalement, pris son chapeau et décida qu'elle commencerait l'entraînement tout de suite. Il n'avait pas fallu que je demande une seule fois, seulement que je dise qu'éventuellement, ça pourrait être amusant de maîtriser la magie, pour qu'elle décide de m'initier. Néanmoins ce n'était pas pour me déplaire. La magie n'était même pas dangereuse à priori. Marisa m'avait dit qu'après avoir récupéré, on n'avait jamais de séquelles. Mais c'était Marisa. Pouvais-je vraiment me fier à son jugement ? De toute façon je n'avais rien à perdre. Je la suivis donc dehors. Elle se plaça au centre de la clairière devant sa maison, et me demanda de me placer en face d'elle, à une vingtaine de mètres.
"Je vais te montrer ce que c'est qu'un pattern. Contente toi d'éviter les boulettes lumineuses. Après on corsera. (sourire sadique) Prépare-toi ! "
Elle écarta légèrement les jambes rapprocha ses mains devant elle. Ses cheveux se dressèrent un peu, tandis qu'un cercle lumineux apparu au sol, elle en son centre. Une sphère s'était formée entre ses mains et grossissait. Elle avait un sourire déterminé. Ça sentait clairement le roussi pour moi. Tout à coup, un ligne de sphères jaunes de la taille de ma tête foncèrent vers moi depuis la gauche, tournant autour de Marisa comme une aiguille d'horloge. Je l'évitai de justesse en plongeant au sol (boueux). Mauvaise idée. La ligne suivante rasait le sol. Je l'esquivai encore de justesse en me redressant rapidement. La suite se répétait. J'avais seulement à me baisser, sauter, me baisser, sauter et ainsi de suite. Enfin, les sphères disparurent. La lumière autour de Marisa s'estompa,tandis qu'elle m'expliquait:
"Ça, c'était un pattern simple. Là je vais en enchaîner trois différents pour voir ton endurance. Essaie de ne pas trop te déplacer. Tu dois rester en face de moi."
Elle était très excitée à l'idée de m'enseigner le danmaku, peut-être plus que moi même. Elle semblait quand-même le prendre très au sérieux. Elle se remis en place, le cercle au sol réapparut, avec une étoile à cinq branche rose qui tournait rapidement. Les sphères apparurent de nouveau, elles étaient bleues cette fois-ci. J'identifiai rapidement le schéma qu'elles représentaient. Quatre étages de boules formant un mur en rond s'éloignant progressivement de Marisa. Il y avait une ouverture sur la droite, mais elle était trop loin. Je devais rester en face d'elle au maximum. Je reculai, puis dés que l'écartement entre les sphères fut suffisamment large, je me mis de côté et laissai le mur me dépasser. Le mur suivant était le même, sauf que l'ouverture était plus proche. Je me rendis compte que ce n'était pas la seule différence presque trop tard. Les sphères n'étaient pas positionnées au même endroit. Là où il y avait un trou, dans le mur précédent, on ne pouvait passer le mur suivant. Je me décalai au dernier moment, manquai de trébucher sur une racine, me penchai en arrière. Je vis la lumière foncer vers mon visage. Reprendre mon équilibre n'était pas possible. Je me laissai tomber. Le haut de mon corps passa entre le deuxième et troisième étage, tandis que le bas resta là ou il fallait. J'étais passé ! Je m'affalai par terre pour la deuxième fois. Je me relevai plus rapidement cette fois, passai encore quelques murs puis ils disparurent. D'autres suivirent, et cette fois chacun tournait, mais dans le sens inverse du précédent. Et d'autres sphères, jaunes, tournait à hauteur variées entre les murs. Il fallait être parfaitement synchronisé dans ses mouvements. Le moindre faux pas et c'en était fini de moi. Je ne voulais pas décevoir Marisa, je ne savais pas vraiment pourquoi, mais j'avais l'impression que si je ne faisais pas ça, je n'allais être qu'une personne sans importance, que les habitants de Gensokyo ramèneraient au sanctuaire comme pour les autres. Les murs tournants disparurent à leur tour. Arrivait le troisième pattern. Qu'est-ce qu'elle allait faire cette fois ? Elle frappa dans ses mains. Le balai apparut comme attendu, même elle ne l'attrapa pas directement. Le balai n'arrêta pas sa course. Elle s'assit simplement en amazone dessus quand il passa à portée puis s'éleva. Quand elle fut à environ cinq mètres du sol, le cercle magique apparu de nouveau au niveau du balai. Une multitude de sphères rouge partirent en formant une boule grossissant en s'éloignant de Marisa. De là ou elle était, les sphères allaient m'arriver dessus obliquement, et j'en aurais sur les côtés, devant, et au-dessus. Les projectiles approchaient, et ceux qui touchaient le sol s'évanouissaient simplement. Je plongeai vers l'avant, par dessus les sphères se rapprochant du sol. Je ramenai rapidement les jambes, car les sphères qui étaient au dessus de moi les auraient touchées. J'avais passé le premier obstacle. Une seconde boule s'étendit autour de Marisa, tendis qu'elle détachait le mini-hakkero de sa ceinture. J'allais enfin le voir marcher. Elle le lança nonchalamment. Il décrivit une parabole avant de s'arrêter net en l'air et de se mettre à tourner sur lui même dans tous les sens. Un laser fin sortit du trou à son sommet alors qu'il tournait. Ce devait être la même règle pour les sphères et les lasers, les toucher signifiait perdre. Le rayon passa sur ma droite, bifurqua devant moi puis s'éleva, avant de foncer vers ma tête. Je l'esquivai, me déplaçai d'un pas sur le côté, près à passer les sphères rouges. L'enfer continua longtemps comme ça, mais je tins bon. Lorsque cela se calma, j'étais en nage. Marisa s'approcha de moi et me donna une tape sur l'épaule.
"Tu te débrouilles vraiment bien, Kuroi ! Tata Marisa et fière de toi !
-Ça me fait une belle jambe que tata soit fière de moi... répondis-je avec un sourire entre deux halètements.
-T'es fatigué ? demanda telle.
-Non, tu vois bien, je cueille des pâquerettes.
-Hahaha, t'es marrant ! Tu veux faire une pause ?
-Quelques minutes et ça ira, ne t’inquiète pas.
-Bon, alors rentre à l'intérieur, je vais sécher le sol.
-Tu vas faire ça comment ?
-Bah... En le chauffant.
-Curieux de voir ça...
Je m'assis sur la margelle devant la porte de la maison. Elle se plaça au centre de la clairière et posa sa main droite sur le sol. Le cercle magique apparut encore une fois, mais s'étendit à toute la clairière. La lumière s'intensifia, puis des panaches de vapeur commencèrent à monter. Un peu d'abord, puis de plus en plus, jusqu'à ce que la clairière soit plongée dans une brume opaque.
"Heu, j'y suis peut-être allée un peu fort..."
La chaleur combinée à l'humidité ambiante rendait l’atmosphère étouffant. La terre était brûlante et les brins d'herbe avaient séché.
"Je pense que tu y es allée beaucoup trop fort," répondis-je.
Je n'arrivais à discerner qu'une silhouette avec un chapeau pointu dans la brume, qui se rapprochait de moi. Le visage se dessina lentement, puis je la vis en entier. Elle me passa devant et entra dans la maison.
"Il n'y a pas quelque chose que tu puisses faire pour le brouillard ? demandais-je.
-En deux minutes il partira. Et on pourra recommencer l'entraînement. En attendant, entre boire un coup.
Je me reposai quelques minutes, pendant que la clairière s'éclaircissait lentement. Il fut bientôt possible de voir quelque chose. Marisa s'enquit de mon état, puis, sans attendre la réponse, pris mon bras et me tira dehors.
"Cet exercice là va faire passer les autres pour une promenade, m'annonça t'elle en réarrangeant son chapeau. Tu vas devoir m'approcher puis me toucher, et moi je ne baisserais jamais le rythme. Prêt ?
-Quand tu veux.
Marisa sembla exploser. Des sphères de toutes les couleurs partaient dans toutes les directions. Certaines s'éloignaient en cercles concentriques, d'autres en spirales,  d'autres encore tournaient autour d'elle. Et il fallait que je passe au travers de cet écran de balles et que je la touche. Étrangement, ça me parraissait faisable, facile même. J'entamai donc mon avancée.
Après avoir franchi les cinq premiers mètres, les choses se corsèrent d'avantage: s'étaient ajoutées au bal des sphères à trajectoires à priori aléatoires, qui rendaient la suite de mes mouvements imprévisibles. Malgré tout, je continuai d'avancer, tantôt me baissant, tantôt sautant ou plongeant au sol (chaud et sec) pour me relever aussitôt. Je décrivais sans trop me rendre compte une spirale autour de Marisa , en me rapprochant toujours un peu plus. Elle n'était maintenant plus qu'à deux mètres, quand je vis une sphère foncer vers moi. Elle me regarda pendant un instant avec un sourire signifiant "perduuuuu!" Il était trop tard pour l'éviter, et aussi proche d'elle, les projectiles étaient trop rapprochés. Mais il n'était pas trop tard pour gagner. Je me ramassai sur moi même et sautai sur Marisa. Je sentis comme un boulet de canon me percuter le ventre, tandis que je plaquais Marisa au sol.  Elle bascula en arrière, je la lâchai et roulai par terre en me tenant le ventre, le souffle coupé. Elle m'avait avertie que prendre un coup n'était pas rigolo...
"Waaaaaah... Tu m'as pas loupé, Marisa, soufflai-je après avoir réappris à respirer.
Marisa, que j'avais projeté au sol, se relevait. Elle ramassa son chapeau et se pencha sur moi.
"Toi non plus, tu m'as pas loupée, ne t'inquiète pas ! répondit-elle en se frottant la tête. Tu as gagné !"
Elle me proposa sa main pour me relever et m'aida à me remettre sur pied. Je me sentais complètement à plat, j'avais du mal à tenir debout. Marisa montra du doigt cinq espèces de lucioles qui flottaient à l'endroit où la sphère m'avait percuté.
"Essaie de les atteindre sans tomber, tu te sentira mieux.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Ton énergie, c'est pour ça que tu te sens tellement crevé ! Lorsque tu te prends un projectile magique, ton énergie est expulsée de ton corps sous la forme de cinq lucioles rouges. Si tu te rapproches, tu les réabsorbera.
Je titubai tant bien que mal vers les lumières en suspension. Lorsque je ne fus plus qu'à quelques centimètres, ils vinrent d'eux même vers moi, et rentrèrent dans mon corps. Je sentis une chaleur me parcourir le corps, puis je me sentis beaucoup mieux. Jusqu'à ce que Marisa m'envoie une immense claque dans le dos en rigolant.
"T'es super fort, Kuroi !
-Et toi tu frappes super fort. Mais dis-moi, là tu ne m'as rien appris de magique non ?
-Absolument rien. Je t'ai appris à te défendre contre quelqu'un pratiquant le danmaku. C'est aussi la première chose que m'a apprise mon ancienne maîtresse. Mais t'inquiète pas, on va attaquer les choses sérieuses. Je vais t'apprendre à ressentir la magie d'abord.
-C'est à dire ?
-Avant de pouvoir l'utiliser, il faut que tu saches qu'elle est là non ? Ben voilà. Je vais donc t'apprendre un sort simple. Place toi comme moi."
Je me tins droit, jambes légèrement écartées, les mains devant moi.
"Tu as besoin de quatre chose pour débloquer des pouvoirs. Quelque chose à protéger, un but, de la concentration et de la foi en soi. Sur les quatre, la première fois, il m'en manquait deux.
-La chose à protéger et la concentration ?
-Comment tu as deviné ??
Ben, la concentration, c'est pas dur quand on te connais un peu, et la chose à protéger... Ben j'avais le choix entre ça ou le but, mais si apprendre la magie peut être un but, ben il ne restait plus que ça.
-Aaaah! T'es fort mais en plus t'es super intelligent !"
Je cherchais ce que je pouvais bien vouloir protéger. Je ne possédais rien, à part les vêtements que j'avais sur moi. Je ne me rappelais pas avoir de proches, je ne connaissais que Marisa et Rinnosuke. Je cherchais mais rien ne venait.
"Je... je n'ai rien qui me soit vraiment cher dont je me rappelle. Je n'ai rien à protéger.
-C'est problématique ça,  dit-elle en me regardant.
-Il n'y a pas d'autre moyen ?
-Non, ou alors je le connais pas. Il faut que sur le coup, il y ait quelque chose de cher qui vaille le coup d'être protégé. Après, tu auras fait sauter le verrou, donc ça ira tout seul.
-Et toi, qu'est-ce que c'était ?
-Viens, je vais te la montrer. "
Elle se dirigea vers la porte de la maison. Je la suivis, lorsqu'elle entra dans la maison. Elle se dirigea vers le fond du corridor, où il y avait une poupée assise sur une commode. La poupée était superbement travaillée, et avait un visage qui semblait vivant. Marisa la prit délicatement et me la montra.
"C'est elle qui m'a aidé à débloquer ma magie.
-Elle est superbe !
-C'est Alice qui me l'a offerte, en gage de notre amitié.
-Elle est si précieuse ?
-Alice divise son âme et l'insère dans ses poupées pour les animer. Lorsqu'elle me l'a donnée, elle m'a dit que c'était sa plus belle, mais qu'elle la préférait entre mes mains.
-Vous êtes très proches toutes les deux ?
-Elle est orpheline, et a été élevée par un démon. Elle vit seule aussi dans la forêt de magie, et c'est elle qui m'a aidée à m'en sortir au début. Maintenant, on s'entraide,  on est toujours là l'une pour l'autre, quoi qu'il arrive."
La poupée portait une robe bleue foncé et avait les yeux de la même couleur. Elle avait une longue chevelure blonde retenue en arrière par un serre-tête rouge. Elle avait cinq doigts bien séparés à chaque main, et chaque détail avait été merveilleusement travaillé, de façon à ce qu'elle ait l'apparence la plus humaine possible.
"Elle a un sacré coup de main, pour fabriquer de telles poupées. Elle sont toutes pareilles ?
-Plus ou moins, oui."
Elle reposa la poupée à sa place et retourna dans la salle de séjour-cuisine. On resta à discuter un certain temps de pluie et de beau temps, elle m'expliqua quelques choses sur la magie, puis on entendit des coups frappés à la porte.
"Marisa ! Marisa ! Viens vite ! cria une voix féminine.
-Attends deux secondes ! J'arrive !" répondit Marisa en se levant.
Elle se précipita à la porte pour l'ouvrir. Derrière se tenait une jeune fille d'à peu près l'âge de Marisa, les cheveux blonds cours retenus par le même serre-tête que la poupée mais en plus grand. Il y avait une autre poupée assise sur son épaule. La jeune fille semblait horrifiée.
"Qu'est-ce qu'il y a Alice ?
-Une femme avec une... une cape noire est arrivée devant chez moi en chancelant, elle... elle s'effondrée, et sa tête... sa tête... elle..."
Elle fondit en larme en tombant dans les bras de Marisa.
"C'est horrible ... ! sanglota-t-elle.
-Je viens tout de suite, répondit Marisa du tac au tac.
Sa jovialité habituelle avait disparu de son visage.


Dernière édition par Kuroi-san le Mer 03 Sep 2014, 9:22 am, édité 1 fois (Raison : des fautes, désolé si j'en ai oublié)

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Tu viens d'ouvrir ce spoiler et il n'y a absolument rien d'intéressant dedans.

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par MasterSpark301 le Dim 31 Aoû 2014, 2:35 am

Aaaah si seulement tout ça pourrait être réalité... Malheureusement ça ne l'est pas
En tout cas moi j'adore, ça me fais rêver ton histoire
Hâte de voir la suite !

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Fouri le Mer 03 Sep 2014, 6:22 am

Coucou Kuroi !

Ta fan-fiction est sympathique ^^ ! Bon, c'est un scénario classique de voir un inconnu débarquer à Gensou et de tenter de se faire apprendre les bases de son univers, mais c'est bien tourné dans l'ensemble ^^.
Ce que j'aime beaucoup chez toi, ce sont les dialogues entre les personnages à l'intérieur desquels on ressent bien la "légèreté" ambiante de Gensokyo. Attention par contre à ne pas faire passer tous les personnages pour des enfants avec certaines de leurs réflexions, notamment les "quoiiiii", "noooooon!" qui font très enfantins ^^'.

J'ai bien rigolé sur la réaction de Reimu : "Tu m'as dérangé pour ça ? Bonne nuit" X'D.

Par ailleurs, est-ce que tu t'inspires uniquement du canon pour cette histoire ou est-ce que tu as inclus des éléments de ton sac ? Car normalement... ce sont les sages "Yôkai" qui ont érigé la barrière afin de sauver leur existence du monde extérieur... Il y aurait plusieurs autres remarques à faire si je suivais la logique canon, mais après je suis tolérante aux dérivations fanons, c'est juste que je voudrais savoir comment appréhender plus facilement ton histoire, pas de problème autrement ^^.

Par ailleurs, comme l'a dit epsilon, ça fait un peu jeu-vidéo lorsque Kuroi arrive à Genso, que Reimu lui dit va voir Yukari, mais non en fait va voir Kourin, puis va voir Marisa pour apprendre la magie etc. Je ne sais pas si tu vois ce que j'essaie de dire X).

Il reste des fautes d'orthographes dans les deux premiers chapitres (des verbes mal conjugués en partie) malgré les corrections que t'ont apporté certaines personnes, et par contre la fin du chapitre 3 en est truffée, fais attention X).
(Je citerai par exemple le "Tu veux faire une pose ?" au lieu de "pause", même si ça donne un côté comique à la phrase pour le coup, hihi ^^)

Pareillement pour continuer sur les "fautes" s'il m'est permis d'utiliser ce terme dans son sens large, eh bien on n'utilise pas "temple" pour désigner un sanctuaire au Japon, attention ^^' !
Compare le sanctuaire Hakurei (shinto) au temple de Myouren (bouddhisme) et tu verras que ça peut faire un peu grincer des dents quand même, grrr x) !

D'autres petites choses intéressantes si tu veux enrichir ton vocabulaire :
-Les talismans de Reimu sont des o-fuda.
-Les "shorts" que les filles portent sous leur jupes/robes sont des bloomers ou en français, des culottes longues. (Oui, ce sont des culottes ><"/)
-Danmaku signifie "Barrage de tirs" ou "Enfer de tirs". Dans Touhou, les mots "motif", "pattern" et "danmaku" désignent la même chose. Attention à ne pas mélanger le sens de "Spell Card" et de "danmaku" dans la mesure du possible ^^'.

Ah, et aussi éviter les mots anglais comme pattern, ce serait bien aussi x). Non, non soldat je veux pas d'excuse comme : ça me fait un synonyme de plus !!
Oui ben dans ce cas, tu écris la moitié de ta fic en français l'autre en anglais, et là tu auras plein de synonymes... mais c'est pas pour autant que ça sera cohérent, mdr x).

Bonne continuation ! Oublie pas de corriger un peu tes fautes ;) !

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Kuroi-san le Mer 03 Sep 2014, 8:58 am

Merci de ton commentaire Fouri, enfin même merci de tous vos commentaires, il est vrai que je sors des trucs un peu "à moi", si j'ose dire lorsque j'écris, mais alors je t'avouerais que tu m'apprends quelque chose quand tu me dis que les Hakurei ne sont pas impliqués (du moins pas tout de suite ?) dans la création de la barrière.
Après, je suis une immense quiche en japonnais et la signification exacte des mots du vocabulaire Gensokyo... Gensokyoien... Gensokyoïte, bref, de Gensokyo m'échappe parfois, ce qui fait que j'ai peut-être sûrement écrit des non-sens.
J'avais pas vu les fautes à la fin du chapitre trois, je les corrige tout de suite x)
Après, pour les culottes longues, en fait, je le savais, mais réaction stupide, j'avais peur que ce soit mal interprété, du genre petite culotte. Mais après réflexion, short fait encore plus tarte. ^^' De toute façon, peu de chances que j'en reparle, ce ne sera pas le centre de mon intrigue.

Je vais corriger les fautes d'orthographe, mais je vais laisser les fautes de vocabulaire dans ces premiers chapitres, sachant que je les corrigerais dans les suivants bien sûr. 'w'
Les fautes, je le redis, sont en partie dues au fait que j'écris sur mon téléphone, donc la relecture est difficile. Quand je passe le tout sur ordinateur, je me relis, mais j'ai la fâcheuse tendance de chercher que les zigzags rouges et lire le reste en diagonale. résultat, les fautes de conjugaison ou bien de type "pose/pause" passent au travers.
La chapitre quatre est en court d'écriture, il arrivera... en fait je sais pas quand. Bientôt en toute logique !

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Fouri le Jeu 04 Sep 2014, 5:23 am

Kuroi a écrit:...mais alors je t'avouerais que tu m'apprends quelque chose quand tu me dis que les Hakurei ne sont pas impliqués (du moins pas tout de suite ?)  dans la création de la barrière.
Tout dépend de la manière dont tu vois la chose en vérité. Je n'oserai pas te dire que tu as tort pour les Hakurei, car après tout, la Frontière a été érigée autour du sanctuaire. Il est donc fort probable qu'une miko ait été impliquée dans sa "construction", seulement on n'a pas d'éléments canons qui attestent exactement cela. La seule chose dite explicitement par ZUN, c'est que ce sont des prêtres/moines et probablement d'autres incantateurs qui sont à l'origine de la frontière qui servait premièrement de barrages aux féroces yôkai qui voulaient descendre la montagne pour attaquer les humains.
Plus tard, elle a été renforcée par les sages yôkai et elle est devenue ce qu'elle est actuellement : un barrage contre les humains du monde extérieur et leur univers technologique. Mais je ne vais pas épiloguer là-dessus, c'et du canon, donc si tu l'as oublié ou si tu n'as pas lu, par ici le prologue de PCB ;) :

http://touhou.net/wiki/Perfect_Cherry_Blossom:_Prologue

Pareillement, je te conseille d'aller relire le monologue d'Akyuu (que beaucoup n'ont pas lu ou alors ont oublié Xp) pour te faire une meilleure idée de ce qu'est la Grande Frontière et de l'existence éphémère de Gensokyo.

http://touhou.net/wiki/Perfect_Memento_in_Strict_Sense/Monologue

Par ailleurs pour la liste des règles non-exhaustives des SpellCard, c'est par ici.
http://touhou.net/wiki/Perfect_Memento_in_Strict_Sense/%C3%89bauche_des_R%C3%A8gles_des_Spell_Card

La postface du grimoire de Marisa permet également de mettre en relief ce qu'une habitante de Gensokyo pense un peu de tout ça.
http://touhou.net/wiki/Postface_par_Marisa_Kirisame

Libre à toi d'aller lire ce qui t'intéresse ^^.

Kouroi a écrit:Après, je suis une immense quiche en japonnais et la signification exacte des mots du vocabulaire Gensokyo... Gensokyoien... Gensokyoïte, bref, de Gensokyo m'échappe parfois, ce qui fait que j'ai peut-être sûrement écrit des non-sens.
J'avais pas vu les fautes à la fin du chapitre trois, je les corrige tout de suite x)
Après, pour les culottes longues, en fait, je le savais, mais réaction stupide, j'avais peur que ce soit mal interprété, du genre petite culotte. Mais après réflexion, short fait encore plus tarte. ^^'
Pas de souci, je ne connaissais pas un mot de japonais avant de commencer Touhou, mdr x). A l'occasion, je pourrais te donner d'autres mots qui te faciliteront la description de certains objets ou lieus, sachant qu'il est difficile de retranscrire exactement certains termes en français ;).

Kuroi a écrit:Les fautes, je le redis, sont en partie dues au fait que j'écris sur mon téléphone, donc la relecture est difficile. Quand je passe le tout sur ordinateur, je me relis, mais j'ai la fâcheuse tendance de chercher que les zigzags rouges et lire le reste en diagonale. résultat, les fautes de conjugaison ou bien de type "pose/pause" passent au travers.
Tu écris sur ton téléphone Oo' ? Eh bien, tu en as du courage pour écrire des chapitres de cette longueur en petit écran, toi X'D ! Ne t'inquiète pas, il y a peu de fautes qui empêchent la compréhension, mais c'est vrai que c'est toujours bon de montrer qu'on fait attention à ce que l'on écrit, que l'on ne bâcle pas trop en oubliant des fautes faciles... Si tu as des ennuis pour corriger tes chapitres, je pourrai éventuellement te filer un coup de main, mais seulement si tu restes motiver pour écrire la suite X) !

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Kuroi-san le Sam 06 Sep 2014, 12:45 am

J'ai tout lu d'un coup Fouri, ce sera pratique pour la suite, merci ! ^^

Sans plus attendre, voilà le quatrième chapitre, un plus court que le trois, (à cause de la rentrée, tout ça) et qui servira de transition avec un gros cinquième chapitre.

'Hope you'll enjoy!  

Chapitre 4:
Nous traversâmes avec Alice une bande d'arbres, avant de déboucher dans une nouvelle clairière, avec une maison en son centre. Je poussai un cri d'effroi. Devant la porte, il y avait un corps allongé au sol. Sans tête. Elle avait roulé plus loin dans l'herbe, à quelques mètres du corps.
"Seki ! cria Marisa en se précipitant vers la tête. Seki, ça va ?"
Elle n'avait plus de tête. Comment ça pouvait aller ? Marisa ramassa la tête sans ciller et la remit en place sur les épaules du corps.
"Kuroi, tu peux m'aider s'il te plaît ? demanda Marisa. Il faut la transporter sur un lit, elle est blessée.
-Blessée ? répondis-je effaré.  Mais elle a été décapitée !
-Non, mais je t'expliquerai après, pour l'instant aide-moi !"
Je m'approchai donc du corps avec appréhension. C'était une jeune femme aux courts cheveux rouges, et la moitié basse de son visage était cachée par une cape sombre à col haut. Sous sa cape, elle portait une veste à manches longues légèrement évasées au bout, une jupe rouge et des bottes noires. Étrangement, aucune cicatrice n'était visible au cou. Elle portait cependant des traces de coups sur le visage et les jambes. Je posai ses bras sur son ventre et l'attrapai par-dessous les épaules, mais je faillis lâcher quand elle poussa un gémissement de douleur. Elle n'était vraiment pas morte ! Qu'est-ce que ça pouvait encore être ? Marisa avait attrapé les jambes et Alice nous ouvrit la porte. L'intérieur de sa maison était bien plus coquette que celle de Marisa, en fait celle-ci ressemblait à une maison de poupée, et il y avait des poupées partout. Alice nous dirigea vers une chambre à l'étage, et nous posâmes le corps inerte de la jeune femme sur le large lit.
"Elle s'appelle Sekibanki, C'est un Rokubo... Koruro... Un yôkai qui peut  étirer son cou et elle peut en plus détacher sa tête de son corps, m'expliqua Marisa.
-Tout s'explique alors, soupirai-je. Elle n'est donc pas morte ?
-En théorie, non. Mais peut-être a-t-elle pris d'autres coups."
Je m'approchai et posai une main sur sa gorge. Je sentis le pouls sous mes doigts, et en déduisis qu'elle était vivante.
"Elle est vivante, mais elle a été frappée à plusieurs reprises.
-Je... Je vais la soigner, laissez la moi, intervint Alice.
-Qu'est-ce que tu penses qui lui est arrivé ? Demandai-je à Marisa en m'écartant du yôkai.
-Je ne sais pas, elle vit normalement au village humain mais reste à l'écart des autres. Elle ne s'attire que rarement des ennuis."
Alice s'approcha du lit, entourée d'une demi-douzaine de poupées flottant en l'air et en tenant un grimoire. Marisa m'amena en bas, dans ce qui devait être la salle de séjour. Je m'assis sur un fauteuil, près d'une fenêtre donnant sur la forêt. J'apercevais au loin un arbre énorme, baigné d'une lumière dorée surréaliste.
"Il se passe toujours autant de choses bizarres en Gensokyo ?
-Tu parles de quoi ? Répondit Marisa.
-Je pense aux yôkais qui attaquent soudainement le village, les énormes orages à répétition, et maintenant ça...
-Bah, de temps en temps ça arrive, mais ça dure jamais très longtemps. Le plus souvent, Reimu et moi allons chercher le coupable pour lui botter les fesses, et tout rentre dans l'ordre.
-Et là, vous savez qui est le coupable ?
-Non. Mais on va le trouver !"
Je restai pensif. Je cherchais, mais c'était en vain: je ne connaissais que trop peu ce monde pour savoir d'où tout ces incidents pouvaient venir. De toute façon, la réponse dépassait sûrement mon imagination.
Alice revint, s'assit avec nous.
"Elle a besoin de repos. Elle a été frappée plusieurs fois avec un bâton, et elle a été assommée d'un grand coup porté à la tête. Il semble aussi qu'elle ait été ligotée. Les yôkais sont peut-être plus résistants que les humains, ils restent quand même vulnérables.
-Elle a donc été attaquée délibérément, déduisis-je."
Alice me regarda un long moment, comme si elle venait de me découvrir à l'instant.
"Qui est-ce ? Demanda-t-elle à Marisa.
-C'est Kuroi ! Un ami à moi !
-Enchanté, dis-je timidement. Je ne suis en Gensokyo que depuis un jour.
-Tu devrais surveiller tes fréquentations, Marisa."
J'imagine qu'il fallait que je me vexe... Jalousie peut être ?
"Mais il est sympa Kuroi !"
Marisa me prit sous son bras et me frotta la tête vigoureusement.
Une fois que Marisa m'eut lâchée, sans prendre en compte la phrase que m'avait lancé Alice, j'exposai ma théorie:
"Rinnosuke m'a informé hier que les villageois avaient peur d'une nouvelle attaque, et par ailleurs de tous les yôkais qui pourraient éventuellement devenir hostiles. Elle a peut être été attaquée par les villageois ?
-Ça se tient, répondit Marisa, mais peut de monde, pour ne pas dire personne n'est au courant que c'est une yôkai. Je l'ai découvert en même temps que Reimu, quand elle s'était mise à faire du grabuge l'été dernier. Mais c'était passé inaperçu, vu qu'elle s'était éloignée du village.
-De plus, renchérit une Alice méprisante, c'est une Yôkai. Elle est loin d'être sans défense. Quand bien même tous les habitants l'attaqueraient en même temps, elle les exterminerait avant qu'ils soient à moins de cinq mètres.
-Si elle a été prise par surprise ? Assomée, d'abord, ou du moins sonnée, ligotée, puis rouée de coups avant qu'ils ne la laisse à l'abandon ?
-Tss, me répondit Alice, ça n'explique toujours pas comment ils ont su que c'était une yôkai. Je ne le savais pas jusqu'à tout à l'heure.
Là, je ne savais que répondre. Alice allait rarement plus loin que la maison de son amie Marisa, donc il était évident qu'elle ne connaisse pas Sekibanki, si elle-même restait cloîtrée chez elle de son côté. Mais pouvait-on en dire autant des villageois qui la côtoyaient régulièrement ? Peut-être qu'une erreur de la part du yôkai, comme une tête sans corps sortant par la fenêtre et allant au milieu de la rue pour vérifier si il pleut, aurait pu déclencher des soupçons, et qu'en bénéfice du doute, pour se protéger, les humains avaient pris le risque de rosser une éventuelle humaine. Peut-être était-elle devenue agressive aussi, attaquant les villageois à vue. Mais en passant dans le village, je ne l'avait pas aperçue. Je n'avais pour ainsi dire aperçu personne mis à part Rinnosuke marchant dehors dans le village, et il marchait avec moi. S'ensuivit un silence gêné, pendant lequel nous étions tous les trois perdus dans nos pensées. Alice me jetait des regards de temps à autre. Tout à coup, un grand boum retentit dans la chambre au-dessus, là où Sekibanki était couchée. Nous montâmes les marches rapidement pour trouver le corps encore sans tête de la yôkai étendu par terre, la tête encore posée sur l'oreiller, les yeux ouverts. J'eus un mouvement de recul lorsque les yeux se tournèrent vers nous. Alice aussi apparemment était mal à l'aise.
"Marisa... murmura la tête.
-Seki, t'as essayé quoi encore ?
-J'ai essayé de me lever. Mais j'ai pas réussi. Vous pouvez m'aider à me reposer sur le lit ? Je me sens vraiment mal.
Le corps sans tête essayait de se relever tant bien que mal, et l'effort se lisait dans les yeux de la yôkai. Nous replaçâmes le corps sous la tête et les deux se lièrent sans laisser de marque.
"Pourquoi tu voulais te lever ? demanda Marisa
-Pour m'enfuir. Mais puisque c'est toi, ça va.
Sekibanki nous ignorait royalement, Alice et moi, et ne s'adressait qu'à Marisa.
"Qu'est-ce qui t'est arrivé ? demanda Marisa.
-Qu'est-ce qui m'est arrivé ?...
-On t'as retrouvée devant la maison, recouverte de traces de coups, et il semblerait que tu aies été ligotée.
Le regard de Sekibanki s'assombrit. Elle leva sa main bandée au niveau des yeux et la regarda fixement un moment.
"Oui... ça y est, ça me revient. Je dormais quand ils m'ont attaquée.
-Ils ? demandai-je.
-Ils. Les humains. Comme toi."
Elle avait pris un ton chargé de rancœur, pas forcément envers moi, supposais-je, mais envers les humains en général. Elle se redressa un peu contre le mur avant de continuer:
"Il m'ont assommée, j'ai juste eu le temps d'apercevoir une tête emmitouflée dans un foulard. Quand je me suis réveillée, j'étais ligotée et deux hommes me traînaient vers la forêt de magie. Ils m'ont rouée de coups, en m'insultant de tous les noms et me priant d'aller en enfer rapidement, moi et mes semblables, puis ils m'ont balancée dans un fossé. Ils n'ont pas pris en compte le facteur cou qui s'allonge, et j'ai pu défaire les nœuds, mais marcher quand on a mal de la plante des pieds à la pointe des cheveux, c'est dur. Je vous ai rejointes, espérant que vous seriez plus compréhensive.
-Pourquoi t'ont-ils bannis de la sorte ? C'est horrible ! s'exclama Alice.
-Parce que je suis une yôkai. Pas besoin de plus. Un enfant a été enlevé cette nuit, pendant l'orage. Et suite aux attaques, qui de mieux placé qu'un yôkai pour kidnapper un gamin ?"
Elle gardait un ton calme, presque monocorde, comme si tout ça ne l'avait pas affecté, et elle avait terminé sa dernière phrase avec une pointe d'ironie.
"Je suis désolée d'occuper les lieux, reprit-elle, mais je ne retournerai pas au village de sitôt, vous m'en excuserez.
-Dis, demandai-je, sais-tu ce qui rend les yôkais agressifs ?
-Les orages à répétition qui ont éclaté dernièrement, répondit-elle toujours calmement. Si les yôkais sont exposés, ils perdent momentanément la raison, et deviennent agressifs.
-Ça t'est arrivé ? demanda Marisa.
-Non, mais j'ai vu un renard à deux queues, encore jeune et fringant, se métamorphoser sous la pluie et mordre un humain à la gorge.
-Et, il va bien ? demanda Marisa.
-Non, il est bien mal en point, mais ses jours ne sont pas menacés d'après ce que j'ai compris.
-Tu sais pourquoi la pluie influe sur les yôkais ?
-Non. Mais je voudrais savoir rapidement qui est derrière tout ça, et ce qu'il projette de faire.
-On trouvera, répondit Marisa.
Alice s'était rapprochée de la fenêtre et regardait le ciel.
"Le ciel se couvre."
Je me rapprochai de la fenêtre ronde. En effet les nuages s’amoncelaient lentement au-dessus de la forêt, noircissant progressivement le ciel. Ça s'annonçait mal pour la suite, il allait pleuvoir de nouveau des cordes, et les yôkais allaient de nouveau attaquer le village. C'était dommage, avant, les relations étaient en grande partie saines entre humains et yôkais, mais depuis que la peur s'était installée au village, et il allait être dur de leur faire entendre raison.
Les premières gouttes n'allaient pas tarder à tomber, et avec elles la horde de yôkais qui allait fondre sur le village. Je poussai un soupir et descendis les escaliers menant au rez-de-chaussée.
"Ou vas-tu ? me demanda Marisa.
-Je sors sur le pas de la porte, pour tenter de voir quelque chose de suspect dans les nuages.
-T'éloignes pas, tu vas encore te faire doucher ! m'enjoignit-elle en rigolant. Je sortis donc et m'avançai de quelques mètres sur le sentier de terre encore humide du dernier orage. Les nuages étaient de plus en plus noirs. En regardant de plus près, on apercevait qu'ils tournaient autour d'un point au loin, mais les arbres m'obstruaient la vue. Je me rapprochai de la maison, quand je vis une fille habillée de rouge et de blanc atterrir à côté de moi.
"Tiens, l'Étranger ! Salut ! Est-ce que tu sais si il y a Marisa à l'intérieur ?
-Appelle moi Kuroi s'il te plaît...
-Kuroi ? elle me regarda de biais. C'est un nom que t'as donné Marisa ça ! Mais ça ne répond pas à ma question, y-a-t-il Marisa ici ? Elle n'est pas chez elle.
-Oui, elle est avec Alice, à l'étage.
-Dans la chambre ?... dit-elle en ouvrant de grands yeux. C'est pour ça qu'elles t'ont mis dehors ?
-Hein ? Non ! On a trouvé une certaine Sekibanki devant la maison d'Alice, et elles discutent avec elle dans la chambre. Je suis dehors de mon plein grès pour observer les nuages.
-Aaah, tu me rassures. Mais qu'est-ce qu'elle a, Sekibanki ?
-Elle a été attaquée puis bannie du village par les villageois parce que c'est une yôkai.
-Tss. Je les comprends, de toute façon les yôkais ne sont pas fréquentables. Mais peut-être est-ce quand même un peu extrême."
Sur ces mots, elle tourna les talons et entra dans la maison. Je la suivis, elle monta les escaliers et ouvris la porte de la chambre.
"Marisa ! Il faut que je te p...
-Ah non ! Stop ! intervint Alice. Je ne vais pas accueillir chez moi tous les habitants de Gensokyo ! Reimu, tu sors tout de suite !
-Mais, il faut que j...
-Il n'y a pas de mais, tu disparais !"
Alice s'était rapprochée à grands pas de la prêtresse et la regardait d'un air sévère.
"Tu souhaites régler ça au danmaku ? continua Alice froidement.
-Non, je n'ai pas le temps. Je dois parler à Marisa. Tu vas bien me laisser placer une phrase non ?
-C'est à quel sujet ?
-Les nuages et les yôkais.
-Ça m'intéresse, intervint Sekibanki. Tu sais quelque chose ?
-Quelques petits trucs. Si Alice veut bien me permettre, ajouta-t-elle avec un regard appuyé vers l'intéressée.
-Raconte ! demanda Marisa.
-Je sais ou peut potentiellement être notre coupable.
-Les nuages semblent tourner autour d'un point fixe c'est là-bas ?, demandai-je.
-Tout juste Kuroi, me répondit Reimu. Et à cet endroit, il n'y a pas de nuage, on voit cependant un grand rayon rouge montant droit vers le ciel.
-Et cet endroit c'est... ? demanda Marisa toute excitée.
-La maîtresse des lieux nous a déjà posé de problème de météo, ça ne m'étonnerais pas qu'elle soit encore derrière cet incident.
-Qui ça ?"
Reimu marqua une pause après ma question. Les premières gouttes commencèrent à frapper les carreaux de fenêtres. Elle se tourna vers moi, et m'annonça, avec un grand sourire:
"Remilia Scarlet, dite le Démon Écarlate."


Dernière édition par Kuroi-san le Dim 07 Sep 2014, 8:29 am, édité 1 fois

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Heirakurei le Sam 06 Sep 2014, 1:37 am

Yay, la suite! ^w^
Je l'ai déjà fini...
C'est moi qui lit vite ou alors c'est le chapitre qui est plus court que les autres? :O

Sinon, bon boulot, je suis à chaque fois bien absorbé par l'histoire! *w*

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Kuroi-san le Sam 06 Sep 2014, 3:19 am

Ce chapitre est plus court que les autres, désolé, mais en ce moment j'ai moins de temps pour écrire. Pas de souci sinon, le suivant sera un gros morceau! Par contre, je ne sais pas quand est-ce que je l'aurais terminé... Patience !

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Heirakurei le Sam 06 Sep 2014, 3:30 am

Nul besoin d'être désolé, c'est ta fic', c'est toi qui choisis la longueur des chapitres ~~
Mais ça reste quand même frustrant de les lire aussi vite, j'ai à peine le temps de savourer l'histoire x)

Bon courage pour la suite ~ ^w^

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Fouri le Dim 07 Sep 2014, 4:44 am

Coucou Kuroi !

Chapitre un peu plus court mais qui laisse présager le début d'un incident Xp.
J'ai senti le développement à la première personne de Kuroi, même si ça reste encore un peu léger ^^.

Marisa a écrit:"Elle s'appelle Sekibanki, C'est un Rokubo... Koruro... Un yôkai qui peut détacher sa tête de son corps et étirer son cou, m'expliqua Marisa.
C'est voulu le Rokubo... Kururo ? Sekibanki est une rokurokubi autrement ^^.
Et attention : les rokurokubi ne sont pas réputés pour détacher leur tête (contrairement aux nukekubi). Sekibanki est un rokurokubi, elle peut donc allonger son cou, mais à l'instar de Reimu (qui est une humaine avec la faculté spéciale de voler), Seki a la capacité personnelle de pouvoir détacher sa tête (son personnage étant à la fois inspiré du rokurokubi et du nukekubi).

Par ailleurs, fais bien attention avec l'accord de "yôkai". Si tu veux utiliser le féminin, il faut éviter de te retrouver dans ce genre de situation :

Kuroi a écrit:-Qu'est-ce que tu penses qui lui est arrivé ? Demandai-je à Marisa en m'écartant du yôkai.

Où 'du' est la contraction de "de+le". Il faut écrire "de la yôkai" ici.

Y avait toujours quelques fautes autrement, du même genre que dans les chapitre précédent comme "poux" ou lieu de "pouls". Le reste ce sont des accords, des verbes mal conjugués, quelques règles de tapuscrit pas respectées, mais globalement ça reste bien écrit, voila ^^".
Bref, maintenant suspense. On attend la suite X3.
(Remilia n'a pas de chance d'être accusée dès qu'il s'agit de ce type d'incident X'D)

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Kuroi-san le Dim 14 Sep 2014, 9:25 am

Je ne vous ai pas oubliés ! Voici le chapitre cinq donc, avec du retard. Beaucoup de retard. Désolé, et merci aux patients. Mais vous ne pouvez rien dire de toute façon, c'est moi qui poste. Et toc.
Bref, enjoy !

Chapitre 5:
Il faisait presque noir et il pleuvait des hallebardes lorsque nous arrivâmes en vue du lac et de l'immense manoir en son centre. Reimu voulait en finir le plus rapidement avec l'incident, et Marisa était excitée à l'idée de "botter des derrières". J'avais pour ma part décidé de les suivre, vu qu'en théorie je ne craignais rien. Reimu avait simplement vérifié que j'avais toujours le O-fuda me permettant de rejoindre le sanctuaire. Alice avait décidé de rester, pour ne pas se mouiller, aider Sekibanki et enfin profiter de tranquillité. Nous étions donc partis à trois sous une pluie torrentielle, car Reimu espérait que ça nous camoufle des yôkais alentours.
L'immense lac que je distinguait de sous le capuchon de la cape empruntée à Marisa était battu par la pluie, et en son centre se dressait la silhouette d'un manoir avec une tour en son milieu. Un pont de pierre relativement large et sans parapet menait jusqu'à l'îlot au milieu du lac. Le pont était éclairé régulièrement par des lanternes de verre au niveau du sol et protégées de la pluie.
"C'est parti !" cria Marisa pour se faire entendre au dessus de l'orage.
Elle s'engagea la première sur le pont, suivie de Reimu et moi. Le vacarme incessant de la pluie et le martèlement des gouttes sur la cape couvrait n'importe quel autre bruit. Néanmoins grâce à cette cape, je n'étais presque pas mouillé. Presque. Il avait fallu les chercher, les capes, avant de partir, et elles étaient chez Marisa. Quand à savoir pourquoi elle en avait toute une collection... Nous avancions lentement sur la pierre lisse du pont, éclairée seulement par nos lanternes et celles déjà dessus. Je manquai de perdre l'équilibre en glissant, faute d'inattention, quand j'aperçus une forme sombre surgir de l'eau et fondre sur Marisa en criant. Une voix de femme. Marisa avait trébuché et était tombée par terre, faisant valser sa lanterne. Reimu accouru vers Marisa.
"Marisa ! Qu'est-ce qu-il y a ?
-Lâ... Lâche-moi !" grogna Marisa au sol.
Ce qui semblait être une sirène en robe verte tentait d'étrangler Marisa tandis qu'elle se débattait. Sans réfléchir, je m'approchai de la sirène et écrasai violemment la queue avec le pied. La surprise et la douleur lui firent rapidement lâcher prise, et je me jetai sur elle pour lui attraper les bras. Je plaquai la sirène au sol alors qu'elle se débattait. Marisa reprenait péniblement son souffle. Elle toussait et crachait de l'eau, agenouillée sur le pont et Reimu lui tenait la main et lui frappait le dos.
"Ça va ? demandai-je.
-Oui... ça va. Merci beaucoup, Kuroi.
-C'est une yôkai n'est-ce pas ? supposai-je en désignant la sirène.
-Elle s'appelle Wakasagihime, c'est bien une yôkai, me répondit Reimu. Elle est d'ordinaire plutôt calme, mais le fait qu'elle vive dans l'eau ne doit pas aider si la pluie les rend fous.
-Je vais essayer quelque chose, dit Marisa en repoussant un pan de sa cape pour attraper une fiole à sa ceinture.
-Qu'est ce que c'est ?" demandai-je.
La fiole était remplie d'un liquide qui semblait noir à cause du faible éclairage et elle était bouchée par un simple bouchon de liège.
"Je m'en étais déjà servie quand Remilia avait fait des siennes avec la météo. Les yôkais étaient tous privés d'énergie à cause d'un gros brouillard rouge qui cachait le soleil.
-T'es sûre que ça ne va pas la rendre encore pire ? Si ça lui redonne de l'énergie...
-Non, ça annule l'incantation qui fait effet sur le corps pendant quelques heures."
Elle déboucha la fiole et s'approcha de la sirène qui se mis à se débattre et crier plus follement alors qu'elle s'était calmée. Je la maintins à peu près immobile,  le temps que Marisa lui fasse boire tant bien que mal un peu du contenu de la fiole. Après un moment, elle se calma, ses muscles se relâchèrent, et elle dit, d'une voix hésitante:
"Vous... pouvez me lâcher. Je suis calme maintenant."
Je relâchai ma prise en m'excusant et m'écartai.
"C'est à moi d'être désolée ! cria-t-elle en me regardant. J'ai failli tuer Marisa !
-Ça va, ça va... soupira l'intéressée. T'y est pour rien non ? Ce qui m'énerve c'est que je suis totalement trempée maintenant.
-Je suis désolée !
-C'est du passé. Dis-nous plutôt ce que tu sais sur le manoir s'il-te-plaît." intervint Reimu.
La sirène se plaça en position assise, en face de nous.
"Je crois que c'est un puissant sort que le Démon Écarlate a lancé contre les yôkais.
-Remilia s'intéresse aux yôkais maintenant ?"
La sirène tiqua au nom du démon, mais repris rapidement son expression désolée.
"Les vampires sont plus puissants que la plupart des yôkais, mais leurs faiblesses fondamentales la rendent jalouse de nous. Elle ne nous apprécie pas beaucoup à vrai dire.
-Elle montre qu'elle peut faire ce qu'elle veut de vous par simple jalousie, en créant un immense orage ? Toujours aussi mégalo, la Remilia ! déclara Marisa en riant.
-Aidez-nous, s'il vous plaît ! implora la sirène.
-T'inquiête pas Waka' ! On va lui passer le bonjour de ta part ! répondit la sorcière. En attendant, tu peux replonger, tu ne devrais plus avoir de problèmes !
-Merci beaucoup... Bon courage !"
La sirène se laissa basculer dans l'eau et disparut. On reprit notre chemin vers la grande demeure en face de nous. Tout en marchant, je scrutait l'eau à la recherche de la moindre chose louche. Reimu m'avait expliqué que la sirène se nommait Wakasagihime, qu'elle était en temps normal timide et pacifique, mais naïve. Elle avait été manipulée une fois par un autre yôkai qui l'avait poussée à attaquer Marisa - et accessoirement se prendre une raclée - pour que sa race domine le monde.
Nous arrivâmes enfin au bout du pont, devant un haut portail massif en métal. Après ce portail, la pluie semblait s'arrêter et une trouée dans les nuages surplombait le manoir. Au milieu de cette trouée, un rayon montait vers le ciel et se perdait derrière les nuages. Sur la droite, il y avait un petit abris pour protéger de la pluie, et une silhouette se tenait droite et immobile dessous.
"Oh ! Chuugoku nous attend ! murmura Marisa.
-Marisa, tu passes le mur et tu nous ouvre de l'intérieur ? proposa Reimu.
-Pas de problème, je reviens tout de suite !"
Elle s'assit sur son balai et passa le haut mur silencieusement. Reimu s'avança vers l'abris, en réajustant le capuchon sur son visage. Un voix froide et monocorde retentit.
"Qui êtes vous, ou est passé la troisième personne ?
-Bonsoir Meiling, répondit simplement Reimu. Je veux voir Remilia.
-Tu n'iras pas plus loin sans me battre.
-Je sais. Prépare-toi."
Silence. Seule la pluie battante et l'orage se faisaient entendre. Je me reculai, attendant que le combat commence. Deux orbes Yin-Yang rouges et blancs se mirent à tourner autour de Reimu. Elle tenait à la main un gohei dépassant sous sa cape. La mystérieuse personne s'avança dans la lumière des lanternes. Une grande femme, les cheveux châtains-roux arrivant au milieux du dos et deux tresses lui encadrant le visage. Elle portait une robe chinoise verte avec un dragon doré brodé dessus, un pantalon blanc et un béret de la même couleur que sa robe avec une étoile à cinq branches dorée. Son regard froid ne disait rien qui vaille. Reimu lança, comme provocation peut-être:
"Tiens, immunisée ?
-Ça ne te regarde absolument pas."

Cela sous-entendait qu'elle était yôkai et non humaine. Les deux filles se regardèrent un moment sans bouger, puis le combat fut engagé. La dénommée Meiling, vive comme l'éclair, fut sur Reimu et abattit son pied, mais Reimu esquiva de justesse, et Meiling brisa la dalle de pierre au sol sous la force de son coup. Ses mouvements, tout comme ceux de Reimu, étaient accompagnés d'un halo lumineux. Les coups pleuvaient de chaque côtés, les combattantes s'éloignant, échangeant des tirs, puis refondant l'une sur l'autre. La vitesse des mouvements empêchait de bien distinguer ce qui se passait, et l'on entendait siffler l'air à chaque coup. Le fait que Reimu n'utilise presque que les orbes pour frapper ne semblait pas gêner Meiling, qui parait, esquivait, ripostait sans problème. Elle semblait même prendre le dessus, petit-à petit, Reimu reculant sous l'assaut incessant. La prêtresse esquiva un coup de poing, mais ce fut trop tard pour esquiver le pied arrivant dans l'autre sens. Elle fut touchée dans l'abdomen, et la force du coup l'écrasa contre l'épais mur de briques. Elle tomba au sol sur un genou. Elle paraissait encore entière, sans rien de cassé, malgré la force prodigieuse du coup. Il valait mieux que je ne m'approche pas, si je tenais à ma vie. Meiling attendait patiemment qu'elle se relève, immobile à quelques mètres, en position de combat. Ce n'était sûrement pas du danmaku. Elles utilisaient certes la magie de temps à autre, et bouger à cette vitesse devait aussi venir de la magie, mais aucune n'avait fait de grands motifs d'orbes lumineux comme Marisa m'avait montré plus tôt dans la journée. Reimu se releva, sans boiter, ni même sembler avoir mal quelque part, et le combat repris de plus belle. Meiling avait toujours le dessus, Reimu reculait toujours. Elle feinta sur le côté droit, passa derrière la gardienne, qui para l'attaque avant même de la voir et se retourna pour refaire face à son adversaire. Reimu se mettait à ruser, pour éviter les assauts de front de Meiling. Elle allait chercher à gauche, puis à droite, puis derrière, mais Meiling semblait aussi dangereuse, peut importait son orientation  par rapport à la prêtresse. Un coup de poing détruisit un orbe Yin-Yang, qui se désintégra sous le choc. Reimu sauta en arrière pour éviter un coup la visant elle, puis revint à l'attaque, privilégiant cette fois les coups directs, sans l'intermédiaire de l'orbe restant. Elle plaqua sur le bras de Meiling un O-fuda et sauta en arrière, le temps que la bandelette explose, propulsant la gardienne au sol. Celle-ci se releva rapidement, sans blessure apparente. Les deux combattantes refondirent l'une sur l'autre une troisième fois, avec plus de force, plus de hargne que les fois précédentes. Je vis du coin de l’œil la lanterne de Marisa s'approcher de l'autre côté du portail. Apparemment Meiling l'avait aussi aperçue, et pendant une fraction de seconde, son attention avait baissé. Ce fut suffisant pour que Reimu lui assène un violant coup de genou dans le ventre qui la plia en deux, puis refrappa des deux coudes, un sur la nuque et un sur le bas de la colonne vertébrale, étalant la jeune femme au sol. Cette dernière se retourna vivement pour se relever, mais l'orbe Yin-Yang l'écrasa sur le sol inondé une bonne fois pour toute. Elle ne bougeait plus, visiblement inconsciente en plus de trempée. Le calme revint subitement après ce combat titanesque, le premier sérieux que je voyais depuis que j'avais atterri en Gensokyo.
"Aide-moi à la mettre à l'abri s'il-te-plaît, on ne va pas la laisser comme ça, me dit Reimu comme s'il ne s'était rien passé.
-..." fut tout ce que j'arrivai à répondre.
Je m'approchai de la femme allongée sur le sol.
"Elle s'appelle Hong Meiling, mais tu peux l'appeler Chuugoku, m'appris Reimu avec un sourire. Elle est yôkai et garde l'entrée du manoir, mais elle est plutôt du genre à somnoler. Je ne pensais pas qu'elle me donnerait tant de fil à retordre.
-Ce n'était pas du danmaku non ?...
-Non, mais vu qu'on a utilisé la magie, elle n'aura aucune séquelle et moi non plus."
Tandis que Marisa approchait, nous transportâmes la gardienne dans l'alcôve du mur. Elle ouvrit lentement les yeux et murmura à Reimu:
"Tu m'as rebattue. Je n'ai définitivement pas le niveau...
-Tu as failli me battre, continue de t'entraîner et tu y arrivera.
-Tss. Ça n'arrivera plus. Je te le promets. Qui est cette personne avec toi ?
-Il s'appelle Kuroi, j'ai cru comprendre qu'il souhaitait apprendre la magie. Dis moi, continua-t-elle, que compte faire Remilia avec ces orages ?
-Je ne répondrais pas, j'ai promis de ne rien dire. Arrange-toi avec elle, si elle le veut bien. Tu peux passer, je ne suis plus en mesure de t'arrêter."
Marisa nous appela, et nous nous rapprochâmes du portail. Elle fit fondre l'énorme serrure d'acier et tira un battant pour nous permettre de passer.
"Vous pouvez y aller les yeux fermés, il n'y a plus personne, j'en ai fait une affaire personnelle ! nous annonça t'elle en nous montrant les immenses jardins perdus dans l'obscurité.  
Nous avançâmes lentement, et bientôt il s'arrêta subitement de pleuvoir. Je levai la tête. Un trou dans les nuages permettait d'apercevoir les étoiles. Je rabaissai ma capuche sur mes épaules et continuai d'avancer vers le manoir, dont l'ombre se découpait dans l'obscurité.
Nous finîmes par arriver aux massives portes de bois travaillées montrant deux ailes de chauve-souris se faisant face, une sur chaque battant. Elles devaient faire au moins quatre mètres de haut, sous une avancée du toit soutenue par des colonnes rouges écarlate. Reimu s'approcha d'une des deux portes et donna un grand coup de pied sur le battant. À ma grande surprise, la porte s'ouvrit vraiment, laissant apparaître un hall d'entrée titanesque.
"En fait il y a un contrepoids, c'est pour ça qu'elle a réussi à l'ouvrir", me confia Marisa avec son habituel sourire moqueur.
Nous entrâmes donc dans le hall d'entrée du manoir. La pièce s'ouvrant devant moi me coupa le souffle. Le plafond était si haut que je n'arrivais pas à distinguer  les motifs qui l'ornaient et il paraissait tellement élevé qu'il semblait être plus haut que le manoir. Le hall était si vaste qu'il était impossible d'estimer sa taille. Il n'y avait aucune fenêtre, les murs étaient rouges bordeaux sur les deux premiers mètres, puis après une frise d'arabesques compliquées, le mur passait au violet. Un lustre énorme pendait au centre de la salle, présentant une multitude de cristaux disposés en cercles concentriques aux couleurs de l'arc-en ciel. À ceci s'ajoutaient des chandeliers dorés suspendus au murs à distance régulière. Sur la droite et sur la gauche, il y avait une double porte rectangulaire, et dans le fond de la pièce une autre porte, plus grande que les deux autres. Deux escaliers montaient symétriquement jusqu'à un balcon situé juste en face de nous, à une dizaine de mètres du sol, et plus loin s'enfonçait on-ne-sait où un couloir. Et ce hall était totalement vide. Il n'y avait que nous dans toute l'immensité de la pièce. La porte derrière nous se ferma dans un bruit sourd. Je me retournai, et je fus étonné de voir qu'elle paraissait plus grande de l'intérieur que de l'extérieur. Je fis part de mon observation à Reimu, qui me répondit que la gouvernante distordait l'espace pour que le manoir soit plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur. Mais il était déjà gigantesque de l'extérieur.
"Attention, maintenant que tu es dans le manoir du Démon Écarlate, tout, je dis bien tout peut arriver, m'avertit Reimu alors que l'on commençait à s'avancer.
-Tiens, voilà les fées !" cria Marisa en désignant le balcon en face de nous.
Des enfants, ou quelque chose y ressemblant, habillés en serviteurs, avec des ailes de démon, nous regardaient. Deux s'envolèrent et disparurent dans le couloir derrière. Les autres formèrent une barrière pour nous empêcher de passer. Marisa prépara son balai. Il y avait la "selle" accrochée à l'arrière, c'était évident de toute façon, il allait falloir passer en volant. Elle me fit signe de m'installer derrière elle et elle s'envola en même temps que Reimu. Nous restâmes en vol stationnaire à hauteur respectable le temps, j'imagine, de jauger la situation, puis elles foncèrent toutes les deux, moi avec, au milieu du tas, alors que les fées nous canardaient de toutes sortes de projectiles magiques. On passa par-dessus le balcon puis on s'engouffra dans le couloir, suffisemment grand pour que cinq Reimu et cinq Marisa volent de front, côte à côte. Je me faisais le plus petit possible, et Marisa, un sourire confiant sur les lèvres, rasait de près les sphères magiques, se jouant d'elles, tout en ripostant de temps à autres. Le couloir s'étendant devant nous semblait sans fin, avec des portes de bois sombres à droite et à gauche, des lustres de cristal de loin en loin et des chandeliers contre les murs bordeaux. Et partout, ces espèces de petits diablotins nous assaillant. Ils ne semblaient pas très résistants et en venir à bout ne demandait pas beaucoup d'effort, mais le fait qu'il y en ait tant rendait l'espace du couloir littéralement saturé de sphères colorées suivant tout le temps un motif simple. C'est la superposition des motifs qui rendait la tâche ardue. Cependant, Marisa n'était pas gênée, tantôt piquant, tantôt rasant les murs ou le plafond, avec moi me cramponnant tant bien que mal derrière. Reimu s'en sortait parfaitement aussi, plus libre de ses mouvements, elle gardait une trajectoire presque rectiligne, esquivant les sphères de temps à autre. Elle gardait les bras le long du corps, et deux orbes Yin-Yang orbitaient autour d'elle, mitraillant les fées alentour. Nous finîmes par arriver devant une grand porte au bout du couloir, que Marisa fit exploser en lâchant une sorte de flacon sphérique. Derrière la porte, une grande pièce ronde, plus basse de plafond que le hall d'entrée, avec cinq autres portes fermées, nous attendait. Elle était totalement vides, hormis un grand tapis -écarlate- représentant un pentacle avec la silhouette d'un démon - ou d'un vampire ? - au centre.
"Encore vous. Vous n'êtes pas bienvenus ici, soupira une voix de femme semblant venir de partout à la fois.
-Sakuya ! cria Reimu, on veut voir Remilia !"
Marisa et Reimu atterrirent pas loin du centre de la salle. Lorsque je me mis à marcher, la fâcheuse impression que mes jambes se dérobaient sous moi m'assaillit, mais je me repris vite. Reimu et Marisa semblaient chercher quelque chose dans la pièce, sûrement la dénommée Sakuya. Une femme apparut d'un seul coup, sans fioritures magiques ni rien, devant nous, au centre parfait de la pièce. Elle paraissait jeune malgré ses cheveux argentés, et était habillée en gouvernante avec une jupe courte et des mitaines noires gardant le dos de la main découvert. Ses yeux rouges foncés nous fixaient tour à tour avec une expression indéchiffrable. Un poignard était coincé entre chacun de ses doigts et la pointe d'un autre dépassant de sous la jupe était accroché à sa cuisse.
"Je vais devoir vous demander de prendre congé rapidement, dit la gouvernante d'un ton calme.

-Et si on ne veut pas ?" répondit Marisa, toujours provocatrice.
Son bras droit se détendit rapidement, décrivit un arc de cercle, et trois poignards se plantèrent devant nos pieds.
"Mauvaise réponse", dit la présumée Sakuya, calme, pour agrémenter la menace.
Elle ferma sa main droite vide et la rouvrit, et de nouveau trois couteaux apparurent entre ses doigts.
"Je disais donc, ajouta la gouvernante, partez. Tout de suite.
-Je souhaite parler à Remilia, s'obstina Reimu. Je préférerais le faire autour d'une tasse de thé, qu'avec un poignard pointé dans le dos.
-Ma maîtresse ne souhaite pas être importunée pour le moment."
Des couteaux apparurent autour de nous, formant un cercle, les pointes abaissées vers nous. Marisa me glissa à l'oreille avec son grand sourire habituel:
"Ça va être le moment de prouver que t'es fort au Danmaku, prépare-toi, elle ne rigole pas.
-Les couteaux, ils sont magiques ?
-Hum... oui. Mais évite-les, on sait jamais."
On ne sait jamais ? Qu'est-ce qu'elle voulait dire ? Toujours est-il que je me préparai donc à éviter les poignards, mais ils disparurent. Sakuya s'envola, pour se placer au milieu de la pièce, autant horizontalement que verticalement. Le cercle magique apparut, et une spirale de poignards se développa sur le plafond. C'était reparti pour l'enfer.
"Si on se sépare, elle ne fera pas d'attaques focalisées, fit remarquer Reimu."
Marisa arrangea son chapeau, enfourcha son balai et détacha le mini-hakkero de sa ceinture.
"Garde la cape sur tes épaules, me dit-elle juste avant de s'envoler. Elle te protégera un peu des projectiles magiques, mais en échange tu ne peux pas utiliser de magie. Ça te gênera pas, toi, donc c'est bon."
Elle s'envola en partant vers la gauche, droit vers le mur. Reimu fit de même à droite. Elle mettaient juste la distance maximale entre leur adversaire et elles, compris-je rapidement, vu que le nombre de projectiles n'augmentait pas avec la distance, les esquiver était plus facile au loin. Mais pour l'instant, rien n'avait commencé. Je m'étais reculé dans l'embrasure de la grande porte par laquelle nous étions entrés, me sentant un peu inutile, et Marisa et Reimu stationnaient à la même hauteur que Sakuya, lui faisant face. Puis d'un seul coup, l'Univers entier sembla exploser. Les sphères, rouges pour la plupart, décrivaient des motifs variés autour de la gouvernante, côtoyant les couteaux, filant dans toutes les directions. Marisa et Reimu virevoltaient, se jouant des poignards et des orbes, rendant coup pour coup les attaques de Sakuya. Les poignards se plantaient dans le sol, les murs, le plafond, mais elle semblait toujours en avoir. Ils fusaient, dans toutes les directions, et surtout, ils apparaissaient n'importe où. L'un d'eux se planta à mes pieds. je me baissai pour le ramasser, mais au moment où mes doigts se refermèrent dessus, il disparut, sans laisser la moindre trace.
Le combat durait. Sakuya, intouchable sous les tirs croisés de Reimu et Marisa au centre de l'immense salle, menait la vie dure aux deux jeunes filles, et les zigzags qu'elle devaient effectuer n'amélioraient pas leur précision. Quand à moi, je m'étais réfugié derrière un morceau de l'immense porte que Marisa avait disloqué en entrant. Pendant un instant, je perdis Marisa des yeux. Seule Reimu était visible, toujours coriace face à des motifs de plus en plus compliqués et serrés. Tout à coup, quelque chose me faucha par derrière. Avant de comprendre ce qui m'arrivait, j'étais emporté à toute vitesse entre les sphères et les poignards volants toujours longeant le mur au maximum. J'étais en fait devant Marisa sur son balai, qui conduisait pour ainsi dire presque à l'aveuglette.
"J'ai besoin de toi," me dit-elle. On a pas le temps d'atterir alors je vais passer devant toi pendant qu'on sera en rase-motte. Il faudra que tu te recules au maximum quand on sera près du sol. Tu auras exactement quatre secondes."
Sans même attendre ma réponse, elle piqua, esquivant de peu les projectiles fusant autour de nous. On aurait dit qu'elle voyait tout, même ce qui venait de derrière. Elle se rapprocha du sol jusqu'à ce que l'on puisse le toucher en tendant les jambes, ralentit puis plongea au sol.
"Maintenant !" cria-t-elle.
Je lâchai tout. Le balai continua sa route sans moi et je le rattrapai au dernier moment, avant de basculer en arrière sur le sol. Elle frappa dans ses mains. Le balai vira à gauche et failli me précipiter au sol. Elle ne pris même pas la peine de l'enfourcher et s'assis en amazone avant de remonter vers le plafond à toute vitesse. Lorsque nous fûmes stabilisés, elle me tendis le mini-hakkero.
"C'est toi qui vas l'abattre, je ne peux pas éviter ses attaques et l'attaquer, alors tu vas le faire !
-Mais... Je suis censé faire comment ?
-Pense très fort à un laser en pointant le mini-hakkero et concentre-toi très fort !"
Se concentrer, alors que l'on est sur un balai volant, en ayant l'impression de frôler la mort à chaque instant n'est pas chose facile. Marisa tentait de se rapprocher progressivement de Sakuya, en tournant autour. d'une main, je me tenais comme je pouvais au balai avec une seule main, et de l'autre je tenais l'artefact. Je n'arrivais pas à me concentrer, faire le vide dans mon esprit, et surtout, le mini-hakkero ne pointait Sakuya qu'une demi seconde avant que celle-ci ne change de place ou que Marisa change subitement de direction. Je sentais Marisa qui perdait patience et commençait à fatiguer. Elle rasait les sphères et les couteaux de plus près, et elle enchaînait les "erreurs". Elle tirait de temps en temps, sans vraiment trop d'espoir de faire mouche, mais pour acculer l'adversaire. Reimu, si elle continuait sur sa lancée, allait se retrouver coincée. On allait perdre si je ne faisais pas rapidement quelque chose. Il fallait que je les tire de ce mauvais pas. Je serrai mes jambes du mieux que je pus autour du balai, et demandai à Marisa de rejoindre le haut de la voûte le plus rapidement possible. Elle aquiesça et fila vers le plafond, évitant les poignards filant à gauche et à droite. J'eus un moment d'hésitation, arrivé tout en haut, à une quinzaine de mètres du sol, juste au dessus de Sakuya, mais il se dissipa. Je lâchai la main qui tenait le balai, et me lâchai dans le vide.
Le temps sembla ralentir, je tombais étrangement lentement. Je chutais tête la première vers Sakuya, et Marisa hurlait des insultes à mon égard, me criant que j'étais fou, idiot et j'en passe. Je plaçai ma deuxième main sur le mini-hakkero, et je finis par sentir, légèrement d'abord, le pouvoir affluer. Je pointai le petit objet vers Sakuya, qui leva la tête au dernier moment. Un cercle magique se forma autour de l'artefact et une lumière très vive m'éblouit. J'avais totalement arrêté de chuter. En fait, le recul me faisait remonter. Lorsque mes yeux se furent habitués, je pus enfin comprendre pourquoi Rinnosuke m'avait dit que le mini-hakkero était une arme magique de destruction massive. Ce qui sortait du trou au milieu était un immense rayon, de plusieurs mètres de diamètre faisant disparaître les sphères et les poignards sur son passage. Sakuya avait disparu, prise à l'intérieur du rayon. Enfin, le rayon diminua de diamètre, puis s'évanouit totalement, et la pièce sembla plongée dans la pénombre pendant un certain temps. Je me remettais à tomber à la bonne vitesse - donc beaucoup trop vite - et le sol n'allait pas tarder à me rencontrer. Je fus encore fauché, et Marisa me posa en douceur sur le sol. Mes jambes, cette fois-ci, se dérobèrent bel-et-bien et je m'effondrai par terre. Reimu atterrit et m'aida à me relever. Je me sentais vide d'énergie, comme si j'avais été touché par un de ces projectiles, mais je n'avais rien senti.
"Marisa, dit Reimu, tu es folle de faire utiliser le mini-hakkero à quelqu'un qui a encore un verrou magique ! Tu aurais pu le tuer !
-Pardon ? je devais avoir mal entendu.
-Cet artefact draine ta magie pour annihiler tes ennemis. mais si ta magie n'est pas accessible, ou si tu n'en a pas, c'est ta force vitale qui est drainée. Si tu n'as plus de force vitale, ton cœur s'arrête.
-Ah. Bon à savoir alors. Mais sinon, ça marche du feu de dieu !"
Je ne savais pas pourquoi, mais je n'étais pas du tout affecté par ce que venait de m'annoncer Reimu. Je venais de frôler la mort ! Ça aurait du me faire un choc, mais pour une raison quelconque, la mort ne me faisait pas peur.
"Bah, soupira Marisa. Tu as vu le potentiel qu'il a ? Aucun risque que le mini-hakkero le tue ! Pas vrai ?
-Tu as sûrement raison..." aquiesçai-je.
Je regardai l'immense pièce ronde. Aucun couteau n'était visible. Les seuls traces du combat étaient la porte en morceaux au sol et Sakuya allongée par terre au centre.
Lorsqu'on la rejoignit, elle haletait, visiblement totalement épuisée.
"Il a fallu nous mettre à trois pour venir à bout de toi, Sakuya. J'avais suffi, la dernière fois qu'on s'est battus, dit Reimu.
-J'ai perdu, c'est tout ce qui compte, souffla Sakuya. J'ai failli à ma tâche, je n'ai pas pu protéger ma maîtresse.
-Je te ferai remarquer que Chuugoku aussi nous a aimablement laissés passer ! dit Marisa."
Sakuya nous regarda. Un cercle magique apparut autour d'elle, et j'eus un instant de vertige. Marisa et Reimu aussi semblaient se sentir mal.
"Je vous souhaite bon courage pour la suite, nous annonça Sakuya avec un sourire de triomphe. Il va falloir que vous passiez par une des cinq portes pour rejoindre Remilia, mais laquelle ?
-Aucun problème ! répondit Marisa sans se démonter. On les fera toutes si il le faut !"
Sakuya souffla encore, nous demandant de la laisser tranquille.
Nous nous éloignèrent donc vers la première porte sur la droite. Reimu l'ouvrit doucement. Derrière, il faisait très sombre.
"Il reste du monde avant d'arriver à Remilia ? demandai-je.
-De significatif, sans compter le Démon Écarlate, il reste encore trois personnes, Dont une compte pour dix, me répondit Reimu.
-Et qui elles sont ?
-Patchouli, la bibliothécaire, Koakuma, son assistante, et Flandre."
Elle avait prononcé ce dernier nom avec un ton différent, et Marisa avait fait un bref arrêt en entendant ce nom. Ce n'était pas spécialement de la peur ou de la crainte, mais il était clair que Reimu et Marisa prenaient plus au sérieux cette Flandre que Patchouli ou Koakuma. Ce devait donc être elle, qui comptait pour dix.
"Qui est-ce, Flandre ?
-La petite soeur de Remilia. Mais autrement plus dangereuse," dit Marisa.
Soudainement, alors qui nous parlions, des lumières apparurent, dévoilant d'immenses murs, s'élevant sur une vingtaine de mètres de haut. Des allées les parcouraient à hauteurs régulières et des escabeaux étaient visibles à certains endroits. Je pris conscience un peu tard de la consistance de ces murs: c'était des livres. Des milliers et des milliers de livres entreposés sur de gigantesques étagères, s'étalant sur trois étages. Des chaînes pendaient du plafond perdu dans l'obscurité, et des sphères de verre lumineuses étaient suspendues au bout. Je vis le cercle magique passer sous mes pieds, arriver à la porte qui se referma dans un bruit de tonnerre. Des colonnes de flammes s'élevèrent de partout, mais les flammes n'approchaient pas le livres. Les orbes habituels suivirent peu après, traversant les étagères sans résistance. Un ombre passa derrière moi, très rapidement. Reimu me plaqua au sol, lorsque l'ombre me fonça dessus.
"On ne peut pas rester là, cria Reimu. On doit rapidement neutraliser Patchy, sinon on est fichus !"
Marisa acquiesça d'un hochement de tête, enfourcha son balai puis décolla rapidement et disparut derrière une étagère. Retrouver la bibliothécaire allait être difficile. Habituellement, les projectiles semblaient avoir une trajectoire partant du lanceur, mais ceux-ci apparaissaient n'importe où et fonçaient dans une direction aléatoire.
L'ombre fondit sur nous une troisième fois, mais Reimu para et nous pûmes distinguer notre agresseur. Une démone je présumais, avec de longs cheveux rouges et une petite paire d'ailes démoniaques au dessus des oreilles, en plus de la paire principale. Elle portait un gilet sans manche noir par-dessus une chemise blanche, avec un foulard rouge autour du cou et une jupe de la même couleur que le gilet et s'arrêtant aux genoux . Elle arborait un sourire pouvant être interprété comme sadique, et elle battait frénétiquement des ailes.

"C'en est fini de vous !" ricana-t-elle.

_________________
Spoiler:
Tu viens d'ouvrir ce spoiler et il n'y a absolument rien d'intéressant dedans.

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

Message par Fouri le Jeu 25 Sep 2014, 4:58 am

Coucou Kuroi ! Non, non pas de souci ! Tu postes à ton rythme, pas besoin d'être pressé ^^. Essaie surtout de prendre plaisir à écrire tes chapitres, sinon ça ne sert à rien ;).

Le chapitre est bien sympathique, et les phases de combat le rendent même un peu court, sniif x).
Le premier contre Meiling est un peu brouillon, les autres ça allait x).
Mais trois contre Sakuya quand même ^^'. Et puis, je m'étonne que les filles n'aient pas utilisé de spellcards pour le coup, et inversement Sakuya aurait pu en finir plus vite si elle ne s'était pas contentée de la jouer défensive avec ses couteaux x').

Chap 5 a écrit:Il reste du monde avant d'arriver à Remilia ? demandai-je.
-De significatif, sans compter le Démon Écarlate, il reste encore trois personnes, Dont une compte pour dix, me répondit Reimu.
Ce sont ce genre de réflexion qui font un peu trop "jeu-vidéo" à mon goût X'). Reimu cherche Remilia, alors je ne vois pas pourquoi elle irait dans la bibliothèque (qui se trouve au sous-sol) embêter Patchy, Koakuma puis Flandre alors qu'elle pourrait éviter le combat et commençait à la chercher dans le reste des étages ^^'.

Par ailleurs, cet incident est assez étrange de la part de Remilia si on compte le fait qu'étant faible à l'eau, elle s'est condamnée tout seule à l'intérieur de son manoir en provoquant un orage X'D.

Chap 5 a écrit: j'aperçus une forme sombre surgir de l'eau et fondre sur Marisa en criant. Une voix de femme. Marisa avait trébuché et était tombée par terre[...]

...Marisa reprenait péniblement son souffle. Elle toussait et crachait de l'eau, agenouillée sur le pont et Reimu lui tenait la main et lui frappait le dos.


Attention aux incohérences aussi ^^'. Quand tu dis que Marisa crache de l'eau, on a l'impression qu'elle est tombée dans le lac, qu'elle a bu la tasse, alors qu'il est dit un peu plus haut qu'elle est simplement tombée par terre...

Oh, et pour info, on ne tape normalement pas dans le dos d'une personne qui tousse, mais ce n'est pas le problème X').

Autrement, il reste encore de nombreuses fautes de frappe, d'orthographe aussi...

Bon courage pour la suite ! Remilia va pâtir bientôt à mon avis X') !

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Re: |fic] Parachuté en Gensokyo

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