[fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

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[fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Invité le Mer 13 Jan 2010, 7:52 am

Une silhouette ailée se profile à l'horizon.
*flap flap flap* (quoi, ça fait pas flap flap flap des ailes ? XD)
*flap flap flap* (hey, il lui faut le temps d'arriver aussi ! >_<)
Soudain, les ailes en question disparaissent et la silhouette perd l'équilibre avant de dégringoler par terre tête la première.

*Pu*** de sortilège à la ***, j'vais lui tirer le portrait à cette Mari....*

Apperçoit enfin son public (enfin ce qui ressemble à un public... ;p)

Akiniaaaw Minna-saaan ! Akiro-chan desu yo ! =^o^=

(reprend un air un peu plus sérieux)
Voici le début de l'une de mes fanfics, soyez indulgents je débute en la matière et le début est toujours un peu plus pénible que le reste étant donné la mise en place de l'histoire ^^""
Désolée également s'il reste quelques fautes d'orthographe (pourtant je fais attention >_<) et oui, j'ai une syntaxe bizarre voir un peu bancale parfois, toutes mes excuses une fois de plus...^^"""

Dans cette fic j'aimerais vous faire replonger dans l'univers de Gensokyo et de ses personnages, aussi mon objectif n'est pas de mettre en avant le personnage d'Akiro contrairement à ce que l'on pourrait penser. Akiro est le "fil conducteur" entre des personnages que vous connaissez surement déjà très bien et dont je voudrais vous faire découvrir certaines facettes auxquelles vous n'auriez pas forcément songé.
Et à propos, je n'ai pas tellement trouvé de traduction fidèle pour la "forest of Magic" dans laquelle on peut trouver Marisa et Alice, c'est pourquoi on parle de la "forêt de Magie" dans mon histoire, si vous trouvez mieux dites-le moi, je me casse trop la tête à trouver une alternative (parce que forêt Enchantée me parait trop mièvre et éloignée du contexte par exemple -_- ...)

Bon assez de blabla, place à l'histoire, bonne lecture et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires dès lors qu'ils sont constructifs ^^ (je veux bien que ça soit nul, mais au moins expliquez-moi pourquoi XD)

Un petit effort, c'est certe un pavé, mais un pavé qui ne vous veut aucun mal ! ;p
Akiniaaaa~~♪ ^o^

Essaye de se renvoler, voit que le sortilège de matérialisation a encore des ratés et préfère s'en aller d'un pas hésitant sur ses gettas bien trop hautes.
*Sbaf !*
.......
Je vais rester un petit moment en attendant que vous ayez fini tout compte fait akiii~~....=_=

Prologue + chapitre 1 :
Spoiler:


Touhou Project : Unable Foreign Desire

Prologue


Par une chaude après-midi d'été, une lumière éblouissante illumina Gensokyo une fraction de seconde. Peu de ses habitants en furent réellement conscients, et la plupart de ceux l'ayant remarquée préférèrent ignorer ce qui devait être une vision de leur esprit.
En ce monde fantastique seules quatre personnes eurent réellement conscience de l'incident. Parmi elles la grande Yukari Yakumo, youkai millénaire résidant d'après certains témoignages obscurs aux frontières mêmes du Gensokyo.
Réveillée par le rayon transcendant elle ouvrit un oeil.
« -Tiens, ça pourrait être amusant si cela survit plus d'une heure » remarqua t-elle en parlant dans le vide peuplé d'yeux qui la fixaient sans jamais ciller.
Elle reconsidéra la chose, émis un bâillement sonore et se rendormit.

Il faisait déjà nuit lorsque Reimu rentra au temple Hakurei. Fatiguée des événements qui l'avaient mise à contribution pendant plus d'une semaine, la belle miko étouffa un bâillement tout en gravissant les marches de pierre qui menaient au temple. Arrivée en haut de la colline que surplombait l'édifice religieux, la prêtresse jeta un coup d'œil à la boîte située à l'entrée du temple, l'ouvrit, l'examina de fond en comble et jura bruyamment avant de shooter dedans. Elle massait douloureusement son pied meurtri lorsqu'un gémissement la tira de ses considérations.
Derrière elle, une silhouette recroquevillée semblait s'accrocher fermement à l'un des piliers du Toori gardant l'entrée du sanctuaire.
Méfiante et passablement harassée, Reimu s'approcha lentement afin d'identifier celle qui se tenait à présent devant elle, prête à massacrer quiconque viendrait l'importuner sans une bonne raison.
La silhouette gémit à nouveau en une plainte déchirante.
Elle s'écroula au moment où Reimu se trouvait à moins d'un mètre d'elle. Se demandant s'il s'agissait d'une ruse, la Miko attendit encore quelques minutes avant de comprendre que la personne qui venait de s'effondrer nécessitait réellement son aide.
Oubliant sa fatigue, Reimu se précipita vers elle et il ne lui fallut pas plus de deux secondes pour constater l'état catastrophique dans lequel se trouvait la personne au pied du Toori.
A la lueur du clair de lune, Reimu pu distinguer le visage fiévreux et constellé de sueur d'une fille qui semblait être de son âge. Pour l'heure, elle était vraiment dans un piteux état. De longs cheveux gras lui collaient à la peau et son corps parcouru de spasmes était recouvert de sang et d'ecchymoses, ainsi que d'une espèce de boue qui rendait la nature de ses vêtement indistincte. Dans un comas agité ses lèvres craquelées ânonnaient une série de mots incompréhensibles.
Reimu hésita encore un instant : et s'il s'agissait d'un piège ? Elle avait vécu suffisamment de mésaventures pour apprendre à se méfier de tout élément suspect pouvant attenter à sa vie. Mais le corps déchiré et malade de la jeune fille lui fit ravaler bien vite tous ses doutes. Pour l'heure, elle avait surtout besoin de soins et de protection, ce que la prêtresse pouvait lui offrir sans arrière pensée. D'ailleurs, n'était-elle pas venue au temple dans le but d'être protégée ? La réputation de Reimu avait traversée tout le continent, et malgré le peu de visites qu'on lui rendait la miko jouissait d'une reconnaissance collective de la part du Gensokyo et de ses occupants.
Soulevant la jeune fille par dessous son bras, Reimu la conduisit au sein même du temple, où elle pris soin de la déshabiller avant d'étudier en détail les blessures dont elle était recouverte.
Des entailles profondes entaillaient sa peau de part et d'autre, et un renfoncement anormal laissait deviner que plusieurs de ses côtes avaient été défoncées. Ravalant un haut-le-cœur, la prêtresse entreprit tout d'abord de laver avec précaution la boue qui s'était solidifiée et craquelée sur sa peau avant de s'attaquer aux plaies et blessures de la jeune fille.
Elle travailla tant et si bien que le jour pointa bientôt ses timides rayons de soleils. Reimu en profita pour étendre les vêtements qu'elle venait de laver après avoir lutté rageusement contre certaines taches de boue et de sang qui les maculaient.
Le résultat n'en n'était pas moins désolant : un pantalon complètement lacéré et délavé pendouillait lamentablement sur le fil étendu dans la cours et ce qui tenait office de haut dégoulinait en une masse informe et déchiquetée.
La prêtresse soupira. Seul un petit sac de tissu semblait avoir échappé au massacre et séchait tranquillement au soleil aux côtés de ce qu'il contenait quelques temps auparavant. Reimu détailla une fois de plus le contenu avec perplexité.
Un sachet plastique avait conservé intact quelques maigres provisions qui se résumaient à une miche de pain, quelques bonbons colorés et une bouteille contenant un liquide d'une couleur orangée. Une petite peluche en forme de lapin que la miko avait lavé elle aussi, lorgnait sur une trousse de crayons presque vide et un calepin détrempé. Enfin, elle avait découvert dans la poche frontale un large morceau de papier plié en quatre et dont la pluie avait malencontreusement effacé le contenu.
Seules substituaient plusieurs taches d'encre bleue qui s'évaporaient petit à petit sous les rayons matinaux.
Alors qu'elle ajoutait distraitement un ruban coloré au cou de la peluche, Reimu distingua un mouvement à peine perceptible dans la pièce où elle avait couché sa nouvelle protégée.
A peine entrée dans la salle filtrant la lumière du jour derrière d'élégants panneaux coulissants et couverts de motifs floraux, Reimu se retrouva face à face avec deux yeux verts qui la fixaient d'un air interdit.
-Ça va, tu es reposée ? Demanda la miko qui pour cacher sa gêne d'être ainsi reluquée ouvrit un des panneaux que la clarté du jour envahit.
La jeune fille resta immobile et silencieuse. Elle ne tremblait plus et les traitements que lui avait prodigué Reimu semblait lui avoir fait retrouver quelques couleurs dont on devinait l'effet derrière le teint plutôt blafard étant le sien lorsque la miko l'avait découverte.
-J'ai mis tes vêtements à sécher dehors, reprit la prêtresse toujours mal à l'aise, en attendant tu peux mettre la tenue que j'ai préparée à côté de toi, j'espère qu'elle t'ira...
La jeune fille tourna la tête un instant en direction du petit tas d'habits qui l'attendaient avant de reporter son attention sur une Reimu décontenancée. Elle voulut se lever mais l'effort lui coûta une affreuse grimace et une toux qui dura plusieurs secondes.
Consciente de sa peine Reimu voulut la mettre au courant :
-Ne bouge pas, tes plaies ne sont pas encore complètement refermées. J'ai fait de mon mieux et j'espère que tu te rétabliras vite, mais pour le moment reste au lit, tu devrais très vite reprendre du poil de la bête fit-elle en un rire qui se voulait rassurant.
Son interlocutrice regarda distraitement les bandages qui recouvraient sa poitrine et son abdomen avant de prendre la parole. Sa voix, rauque, l'empêcha d'articuler correctement, de sorte que Reimu ne parvient pas à saisir le sens de ses mots.
Elle lui apporta prestement une petite coupelle d'eau dont la jeune fille se désaltéra. Il lui en fallut cinq autres avant de pouvoir recouvrir une voix à peu près normale quoique toujours un peu cassée.
« -Vous êtes Hakurei Reimu ? demanda t-elle.
La miko sursauta à l'entente de son nom.
-Oui c'est moi. D'où viens-tu ? Comment t'es-tu retrouvée dans cet état ?
Mais la jeune fille l'ignora et bafouilla plusieurs fois :
« -Hakurei Reimu....Hakurei Reimu...Reimu Hakurei.
Puis elle lui adressa un sourire qui laissait deviner sa fatigue mais surtout sa reconnaissance.
« -Tu as un nom au moins ? Reprit la prêtresse qui avait ressentit comme un pincement au cœur lorsque la jeune fille avait essayé de lui montrer sa gratitude malgré son état.
Celle-ci ne lui répondit pas. Elle conserva juste son sourire, s'allongea et se rendormit en murmurant comme pour elle-même.
« -Hakurei Reimu...Hakurei Reimu...

Non loin du temple une grenouille croassa. Un épervier outré pris son envol dans le ciel bleu azur du Gensokyo.

Buvant son thé sur les marches du temple, Reimu resongea aux évènements qui avaient marqué ses dernières vingt quatre heures.
« -Encore un nouvel « incident ? » s'enquit-elle à la cantonade avant de soupirer :
-Décidément, on ne me laissera jamais souffler... »


Chapitre 1


« -Mais fous-moi la paix bon sang !!!

Des explosions multicolores vinrent colorer les cieux de leur éclat artificiel. Un observateur attentif aurait pu apercevoir au milieu de ces fleurs et ces projectiles couleur d'arc-en-ciel deux silhouettes se mouvant à toute vitesse en laissant derrière elles le sillage nuageux de leur passage, mais un tel observateur n'aurait probablement pas survécu plus de cinq minutes au milieu de ce champs de bataille. Aussi reste t-il confortablement chez lui à regarder le spectacle par la fenêtre en frissonnant, tout en reprenant une gorgée de Chirumiru, cette boisson énergisante qui confèrerait -d'après le spot publicitaire- les capacités intellectuelles et l'énergie d'une dizaine de fées des glaces survoltées, bien que la première propriété ne soit jamais vraiment recherchée par ses consommateurs...
Oublions donc cet observateur qui ne peut apercevoir toutes les subtilités du combat ayant lieu à plusieurs centaines de mètre de là et revenons-en aux deux opposant se faisant face dans ce duel acharné.
A ma gauche, Miss Remilia Scarlet, petite mais néanmoins puissante youkai aux ailes de chauve-souris et maîtresse de la Devil Scarlet Mansion. La demoiselle semble s'acharner en projetant tout autour d'elle nombre d'orbes multicolores et de projectiles aiguisés comme des lames de rasoir.
Son état de rage est démultiplié puisqu'elle semble entravée par le port d'une large ombrelle ornée de rubans la protégeant d'un soleil nocif pour sa condition vampirique.
Au milieu de ce pandémonium céleste une deuxième personne se déplace aisément entre les missiles, les évitant avec une grâce et une précision toute aussi impressionnante. A peine peut-on distinguer ses traits tant elle se meut à une vitesse supersonique.
A ma droite, Aya Shameimaru, reporter Tengu en charge du journal Bunbunmaru diffusé à travers tout le Gensokyo, toujours à l'affut du dernier scoop et des derniers potins, qui pour l'heure semblait pour le moins s'amuser de la situation.
-Allons mademoiselle Scarlet ! Cria t-elle à son opposante en brandissant son appareil photo comme une invitation, laissez-moi au moins prendre une photo pour mon article !
Elle évita un nouveau tir qui alla pulvériser un groupe de rochers en contrebas.
-Je t'ai dis de dégager ! Hurla la petite chauve-souris en redoublant ses attaques qui ne semblaient absolument pas effrayer la journaliste.
Cette dernière eu un petit soupir entendu. Elle pris appuis sur la branche d'un arbre qui partirait en fumée deux secondes plus tard, pris son élan et sauta en direction de la youkai tout en évitant les tirs qui fusaient dans sa direction.
Tandis que Remilia s'apprêtait à esquiver et à contre-attaquer la Tengu s'arrêta net dans sa course et regarda en l'air dans la direction opposée, saisissant son appareil et mitrailla de clichés sa nouvelle cible.
-Eh, mais ne serait-ce pas cette chère Hakurei Reimu ? S'exclama t-elle joyeusement tout en enchainant les prises de vue.
Prise au dépourvu, Remilia se retourna vivement pour faire face à la nouvelle menace avant d'entendre un cri de triomphe et un ultime « clic » provenant de la boîte à image.
-Je l'ai !
La youkai jeta à nouveau un regard à l'endroit où se trouvait Aya quelques instants auparavant et faillit tomber à la renverse quand elle s'aperçut que la reporter ne se trouvait ni plus ni moins que...sous ses jupes !
Dans un mouvement d'ultime indignation, Remilia lâcha son ombrelle pour lancer une de ses plus puissantes attaques tout en poussant un vocifèrement de fillette outrée.
-Espèce de...
La journaliste fit un bon en arrière, juste assez pour éviter la pluie de lasers qui fonçaient sur elle.
Puis, s'appuyant sur un rebord imaginaire elle esquissa une révérence amusée :
-Une petite culotte ne vaut pas une info croustillante mais c'est toujours mieux que rien, je l'ajouterai à votre dossier miss !
Alors que Remilia redirigeait sa pluie mortelle vers cette cible qui la narguait tant, Aya lui adressa un clin d'oeil. A cet instant précis deux ailes noires aux reflets bleutés dissimula le soleil aux yeux de la petite youkai en mode furie. Au moment même où ses lasers atteignaient la reporter, celle-ci disparut en une explosion qui laissa deviner le dépassement de la vitesse du son.

Epuisée, Remilia s'empressa de rejoindre la source d'ombre la plus proche tout en récupérant au passage son ombrelle dans un cratère provoqué par la bataille.
Appuyée contre le tronc d'un chêne imposant, la jeune youkai ne prêta pas attention au bruissement de feuilles derrière elle.
-Vous auriez pu la laisser vous approcher mademoiselle, rien ne vous empêchait de ne pas répondre à ses questions.
Remilia soupira.
-Elle aurait pris une tonne de photos embarrassantes de toute façon. Je m'en tire bien pour cette fois...
-Elle se doute de quelque chose.
-Oui. J'ai été trop imprudente de sortir du manoir à découvert, elle ne pouvait que le remarquer. Maintenant, j'espère que tout cela lui aura fait comprendre la leçon et qu'elle n'ira pas fourrer son nez plus loin dans cette affaire...
-Si je puis me permettre Remilia-sama, ce n'est pas du tout son genre d'abandonner quand quelque chose l'intéresse et lui file entre les doigts.
-Tu as raison. Je ferais plus attention dorénavant. Maintenant rentrons au manoir Sakuya, j'ai pris trop de soleil pour au moins une semaine et je ne pourrais pas aller plus loin dans mon investigation.
-Bien mademoiselle.
Un corbeau pris son envol tandis que deux silhouettes sortaient des bois et disparaissaient à l'horizon.

A quelques kilomètres de là, Aya Shameimaru arrache nerveusement les pages de son carnet vierge de toute information.
Dans un sourire carnassier elle récupère au vol le corbeau qui vient se poser sur son épaule et lui prête une oreille aussi attentive que professionnelle.
Elle s'accroupit, marque quelque chose dans son calepin et ricane.
-Oh non, je ne vais pas te lâcher Remilia Scarlet ! Ce n'est pas la photo de ta petite culotte qui va me suffire quand tu magouille quelque chose d'aussi louche. Patience, je serais bientôt en possession du scoop de l'année.
Puis, gratifiant le corbeau d'un morceau de viande sortit de nulle part :
-Bon, en attendant, j'irais bien prendre un verre...Suika-san doit être réveillée à l'heure qu'il est et en train de préparer une nouvelle beuverie, j'irais bien lui donner un coup de main...
Et dans une nouvelle détonation, l'intrépide reporter s'envola en direction des montagnes Youkai.

« -Bwaaaaaaaaaaaaaaah !!!!!!
En un éclair Reimu recula jusqu'au fond de la pièce. Une fois le nuage de fumée dû à son attaque d'auto-défense dissipé, la jeune prêtresse distingua ce qui s'agitait sous son nez lorsqu'elle s'était réveillée. La petite peluche de lapin portant encore le ruban que la miko avait noué à son cou flottait à environ un mètre du sol et semblait regarder dans sa direction. Derrière elle, la jeune fille qu'elle avait sauvé se tenait dans une posture signifiant qu'elle avait évité l'attaque de peu et regardait d'un air épouvanté le trou qu'avait percé une boule de feu d'une taille équivalente à douze ballons de football réunis.
-Ah, c'est toi...balbutia Reimu se remettant lentement de ses émotions.
La jeune fille opina de la tête sans changer de position.
-Et ça c'est....? s'enquit la miko en direction du lapin en peluche.
-Ca c'est Yami-sama annonça timidement la jeune fille qui retrouvait peu à peu une posture normale.
-Ah...Bon...Yami-sama, hein ?
Comme pour confirmer ses dires la boule de fourrure blanche se pencha de telle sorte que l'on eu cru qu'il s'inclinait. Reimu voulut sourire mais seul un rictus effaré pouvait se lire sur son visage blême.
Voyant que la situation était des plus tendues la jeune fille s'assit enfin face à la prêtresse et ajouta :
-Il n'est pas méchant vous savez...enfin je crois...
Nouveaux sursauts de la peluche.
Reimu considéra un instant ledit lapin avant de se reconcentrer sur son interlocutrice.
-Tu es...marionnettiste ?
Haussements de sourcils.
-Hum ? Non, je ne pense pas, pourquoi cela ?
Un rayon de soleil darda la pièce de son mince filet de lumière dorée avant de disparaître derrière un nuage qui passait par là.
-J'ai une amie qui peut...commander ses poupées et les manipuler, repris Reimu dont le regard se tournait inconsciemment vers un vieux cadre photo posé sur son étagère. Je pensais que peut être...Yami-sama serait une espèce de marionnette lui aussi...
La jeune fille resta songeuse un bref instant avant de secouer la tête négativement.
-Non, je n'ai pas l'impression de pouvoir le contrôler. A mon réveil lorsque je suis sortie de la chambre il est venu spontanément à ma rencontre et depuis ne fait que me suivre où que j'aille, même aux commodités. C'est un peu embarrassant quand on y repense mais il n'a pas l'air de me vouloir du mal...Juste une impression vous voyez ?
Il fallut un moment à Reimu pour s'apercevoir que sa protégée venait de prononcer un discours tout à fait compréhensible et dépassant de loin les deux mots qu'elle avait prononcé jusqu'alors.
Partant tout à coup dans un grand éclat de rire convulsif, la prêtresse resta ainsi pendant cinq bonnes minutes jusqu'à retrouver finalement un semblant de contenance.
-Ex...Excuse-moi, fit-elle la larme à l'œil, ça doit être la fatigue et le stress accumulés de ces derniers mois...
Puis, se rapprochant de la jeune fille elle l'examina attentivement avant de s'exclamer, ravie :
-Mais tu as l'air d'aller beaucoup mieux dis-moi !
L'autre acquiesça et esquissa un sourire qui réjouit d'autant plus la miko et ajouta :
-Grâce à vos soins Hakurei-sama.
-Allons, allons ! Répondit Reimu en agitant la main, pas de « Hakurei-sama » entre nous tu veux ? Tout le monde m'appelle Reimu par ici alors fais-en de même !
-Bien, Reimu...Reimu-sama.
Nouvel éclat de rire qui fit fuir un écureuil venu fureter à l'entrée du temple.
Tandis que la miko préparait du thé, la jeune fille avait pris place à table en une attitude respectueuse, quoiqu'un peu raide.
-Alors, reprit Reimu en la rejoignant bientôt, comment t'appelle-tu ?
Un voile sombre sembla passer devant les yeux de la jeune fille, et Reimu crut un instant qu'elle ne s'adressait plus à une personne mais à un objet inanimé.
Lorsqu'une lueur revint dans ses grands yeux d'émeraude, cette dernière répondit comme si rien ne venait de se produire :
-Je m'appelle Akiro, ravie de faire votre connaissance Reimu-sama ! dans un sourire si éclatant que Reimu cru qu'il n'était pas le sien.
Une fois la surprise passée la prêtresse demanda encore :
-Bien, Akiro-chan. Peux-tu me dire, si cela ne te paraît pas trop indiscret comme question, la raison pour laquelle tu as atterris ici à l'entrée de mon sanctuaire, qui plus est dans un état des plus alarmants ?
Nouvelle ombre furtive suivit d'un sourire encore plus éblouissant que le précédent :
-Je ne sais pas. Tout ce dont je me souviens, c'est mon nom, le votre, celui de nombreuses personnes ainsi que la raison pour laquelle je suis venue ici.
Reimu posa sa tasse sur la table et essuya distraitement une tache qui s'y trouvait.
-Et cette raison...? demanda t-elle dans un élan d'encouragement.
La même ombre passa une troisième fois devant le regard d'Akiro qui reprit tout aussi vite conscience et se mordilla une mèche de cheveux d'un air embarrassé.
-Eh bien...je ne me souviens plus très bien des détails mais pour l'heure il me faut trouver une certaine...Kirisame Marisa.
Ce dernier nom avait été prononcé d'un ton glacial et monocorde qui fit frissonner Reimu.
-Et...qu'est-ce que tu lui veux à Marisa ?
Cette fois-ci, aucune ombre ne vint occulter le charmant regard de la jeune fille :
-Je ne sais plus. Je sais que je dois retrouver cette...cette...Marisa et après, plus moyen de me souvenir. Ça doit être important pour que je retienne le nom d'une personne qui m'est complètement étrangère...ajouta t-elle en mordillant derechef une de ses mèches folles.
Autour d'elles, Yami-sama faisait le tour de la pièce en s'arrêtant devant chaque objet insolite qu'il croisait avant de l'examiner de son œil fixe et rond, l'air interrogateur -si le mot interrogateur pouvait convenir à une peluche d'environ vingt centimètres de haut-.
Reimu resservit une tasse de thé à son invitée.
-Certainement...Marisa habite dans la forêt de Magie, pas loin d'ici. Je peux t'y conduire si tu le souhaites...excuse-moi mais, aurait-tu un problème au niveau des yeux ?
L'ombre passée, Akiro la regarda d'un air interrogateur tout en passant une main devant ses yeux et en l'agitant.
-Ma foi non, je vous vois comme je vois la pièce qui nous entoure et comme je peux voir Yami-sama qui...Yami-sama !!
La boule de poil avait malencontreusement bousculé une pile d'objets qui s'était renversée sur lui et le plaquait désormais au sol malgré ses faibles gesticulements.
Soulevant la boule noir et blanche marquée de deux points contrastés qui le retenait prisonnier, Akiro déposa délicatement l'objet en question au sol. Celui-ci roula comme mu d'une volonté propre dans un coin de la pièce.
Un haussement d'épaules de la part de Reimu lui fit comprendre qu'elle avait l'habitude.
-Je vous remercie de votre hospitalité et des soins tous particuliers que vous m'avez apportée Reimu-sama. Reprit-elle en une inclinaison parfaite. Cependant et je ne sais trop pourquoi il me faut partir sur le champs maintenant que j'ai recouvert mes forces.
-Vraiment ? S'enquit Reimu, visiblement déçue. Tu ne souhaite pas rester ici davantage ?
Nouveau hochement de tête.
-Je regrette, je ne peux rester plus longtemps en ces lieux. Mais je vous promets de revenir et de vous rendre au centuple la compensation de mon dérangement ici.
-Tu ne me dérange absolument pas, cependant s'il te faut partir alors vas-y, je n'ai aucune raison de te retenir.
En une profonde révérence Akiro prit congé de son hôte, sortit de la pièce principale et s'apprêta à partir, lorsque Reimu l'arrêta une encore :
-Attends, tu oublie ton sac à dos ! Et, la rejoignant prestement : Une dernière question, de quelle race es-tu ? Humaine ou Youkai ?
Akiro enfila son sac avant de répondre tout sourire :
-Humaine je suppose, bien que dans quelques temps je compte bien postuler au rang de...
A cet instant précis Yami-sama fit son apparition devant les deux jeunes filles, deux bonbons multicolores entre les pattes.
-Ah c'est vrai, j'oubliais, il me faut vous offrir une donation pour votre temple. C'est la moindre des chose après tout ce que je vous dois.
Et, ouvrant son sac à dos elle soupira :
-Je n'ai pas grand chose à vous offrir...
Reimu dissipa son trouble en lui prenant la main.
-Pas la peine. Tu auras tout le temps de revenir et d'ici là tu auras trouvé de quoi y mettre ce que tu aimerais m'offrir aujourd'hui, je me trompe ?
Akiro hésita, avant de lui renvoyer un sourire plein de d'espoir et de reconnaissance.
-Tiens, lui dit la miko en ouvrant sa main. C'est ce que le temple offre aux voyageurs venus se recueillir en ces lieux pour méditer.
Akiro y vit petite plaquette de bois sculpté.
-Un charme contre le froid. Tu étais toute tremblante lorsque je t'ai ramenée au temple. J'espère qu'il saura te porter chance, chaleur et réconfort en cas de problème.
La jeune fille s'inclina si bas que son nez touchait presque ses genoux.
-Merci infiniment pour tout Reimu-sama.
Et, alors qu'elle dépassait le Toori, elle se retourna une ultime fois avant de crier à l'intention de la prêtresse, d'un air plus enjoué encore que d'ordinaire :
-Savez-vous ce qu'il y a dans cette boîte à donations Reimu-sama ?
La miko, surprise par la question fit non de la tête.
-Une pomme ! À mon retour, je vous offrirai de quoi vous en acheter des centaines de milliers, pourries ou pas comme celle-ci c'est à vous de voir !
Ne laissant pas le temps à Reimu de lui répondre elle fit volte face, Yami-sama sur ses talons.
Plus tard, lorsqu'elle ouvrit la boîte à donations, Reimu y trouva en effet une pomme qu'elle croqua machinalement avant de la recracher, dégoutée.
-Pourrie, comme cette journée maugréa la miko qui jeta la pomme aussi loin qu'elle le pu.
Mais au fond d'elle, elle ne pouvait s'empêcher de sourire à l'idée d'avoir pu être utile à une personne qui n'avait eu de cesse de la remercier. Des remerciement, ça elle n'en avait pas l'habitude. Alors qu'elle sauvait le monde à raison d'au moins une fois par an, peu de personnes avaient pris réellement la peine de la remercier, pas même cette imbécile de sorcière à qui elle avait sauvé la mise plus d'une fois...

Marisa Kirisame éternua bruyamment.
-Trop de poussière dans cette baraque, ze ! ronchonna t-elle. Du coude droit elle renversa une montagne de livres et de grimoires en tout genre avant de s'accroupir au sol jonché de débris et de détritus.
Après un rapide coup d'œil et trois champignons empoisonnés d'engloutis, la sorcière aux cheveux blonds se releva et jura une bonne dizaine de minutes car sa tête avait heurté une poutre à laquelle pendait une quantité monstrueuse de talismans et d'objets non identifiés partis se tapir dans les combles de la maisonnée.
Une fois la douleur passée Marisa s'exclama dans son patois coloré :
-Saleté de Crapaud frigide du mont Youkai ! (Une certaine Suwako Moriya, pour l'heure occupée à prendre son bain dans une des sources d'eau chaude qu'offrait la montagne où elle avait élu domicile, ressentit l'espace d'un instant une terrible envie de massacrer tout ce qui se trouvait autour d'elle dans un périmètre de plus de mille pieds mais se ravisa, mettant son émotion sur le coup de la chaleur.) J'ai trop besoin de prendre l'air, 'vais voir chez Patchouli si je peux pas me dégotter un grimoire expliquant comment virer toute cette fichue poussière !
Puis, saisissant son chapeau pointu et son balais (non pas pour appliquer la solution la plus évidente à son problème mais pour l'enfourcher plus loin et de s'envoler avec, allez donc comprendre les sorcières...), Marisa scella sa porte d'un sort de protection élémentaire avant de mettre le cap en direction de la Scarlet Mansion.
On raconte que l'on aurait pu deviner sa piste rien qu'en suivant les dizaines de cadavres des fées qu'elle désintégrait sur sa route, si seulement les cadavres en question restaient visibles plus de trois seconde sans lâcher d'étranges panonceaux que la sorcière raflait au passage.
Gensokyo est décidément un monde plein de mystères...

Chapitre 2 :
Spoiler:
Chapitre 2

-Attends un peu Yami-sama, je ne comprends plus rien : elle m'a pourtant bien précisé « à droite juste après le grand hêtre » non ? Le hêtre, ce n'était pas le gros buisson avec les feuilles rouges de tout à l'heure ?

*M'ennuiiie.....*

-C'est quand même bizarre que cette fille là, Mari...Marisa vive dans une forêt aussi sinistre tu ne trouves pas ? Ce n'est pas le genre d'endroit où je passerais mes vacances si tu veux mon avis...Tu penses qu'elle a quelque chose à cacher pour habiter aussi profondément dans des bois aussi reculés ?

*Faim....j'ai faiiiim....*

-Bien sûr, ce n'est pas à toi qui me répondrais. Si au moins je savais pourquoi tu me suivais comme ça partout...Tu n'as pas une famille de lapins volants à rejoindre des fois ? Non, je te demande parce qu'il y a des moments où j'aimerais bien être un peu seule parfois, ne serait-ce que pour aller aux toilettes. Tu pourrais au moins avoir la décence de te retourner et....attends un peu, on ne serait pas déjà passé par ici par hasard ?

*Manger....il faut que je mange quelque choooose....*

-Ne me dis pas qu'on tourne en rond depuis tout à l'heure ? Oh non, c'est pas vrai....Déjà que je ne sais même pas pourquoi je dois aller la voir cette sorcière planquée dans une forêt où il est impossible de se retrouver...attends une minute, c'est moi où je viens de dire le mot « sorcière » ?! Pourquoi je pense à une sorcière quand je parle de cette Mari...Marichose ?

*Pas mangé depuis trois jours....et personne dans les parages à des kilomètres...Faim....*

-J'espère que ce n'est qu'un pressentiment et que la forêt me donne des idées farfelues, mais je n'aimerais vraiment pas me retrouver nez-à-nez avec une sorcière...Surtout dans un cadre aussi lugubre...hey mais, c'est quoi tous ces champignons ?

*N'ai marre des champignons....besoin de saaaang....*

-Regarde un peu Yami-sama, il y en a partout ! Tu en as déjà vu d'aussi colorés que ça avant ? C'est incroyable, il y en a vraiment de toutes les tailles et de toutes les sortes ! Waaa, et celui-là ? Il est vraiment énorme ! Il doit être au moins vingt fois plus grand que toi ! Attends, n'y touche pas, on ne sais jamais si...

*Faiiiim !!!!*

BANG !!!

*Ah ?!*

Aïe...Ya...Yami-sama ? Où es-tu ? Kof...kof...

*Manger !!!*

Ah ? Hé ! Sors de mes vêtements tout de suite, kof kof... oui, moi aussi j'ai eu peur....Ça va, rien de cassé ?

Derrière les spores encore présents dans l'atmosphère qui s'éparpillaient peu à peu, la jeune youkai assoiffée de sang distingua très vite la silhouette de sa prochaine victime.

-Trouvééééée !!!!

-Un champignon explosif, on aura tout vu. Tu vois, si tu arrêtais de toucher à tout ce que tu...hein ?
-Trouvééééée !!!!
-Ah, excusez-moi mais...vous me cherchiez ?
-Exact. Et maintenant que je t'ai trouvée on va pouvoir jouer ensemble.
La youkai jeta un rapide coup d'œil sur celle qui serait à son menu dans les minutes à venir. Une humaine apparemment, pas trop maigre, pas trop grosse, juste ce qu'il fallait. Un peu frêle peut être, mais elle n'allait pas chipoter pour si peu. Et puis, il y avait cette bestiole volante à côté d'elle...Bah, il fera office de casse croûte avant le hors-d'œuvre songea t-elle joyeusement. Elle étendit les bras comme à son habitude avant de foncer sur sa proie.
-Je...je serais enchantée de jouer avec vous Rumia-chan, mais tout d'abord, pourriez-vous plutôt m'aider à retrouver mon chemin je vous prie ?
-Hein ? Comment tu connais mon nom ? Demanda la youkai prise au dépourvu.
Je suis si célèbre que ça ? Se demanda t-elle avec la pointe d'innocence qui faisait son charme.
-Hmm ? Ah, c'est vrai ça, comment je le sais ? Bah, je suppose qu'il y a des choses qu'il vaut mieux ignorer parfois...Pour en revenir à mon problème, est-ce que -par le plus grand des hasards- Rumia-chan saurait où se situe la maison d'une certaine Marina ?
-Marina ? Tu veux plutôt dire Marisa, non ?
-Ah oui, c'est ça, autant pour moi.
Rumia regarda son interlocutrice d'un oeil mauvais. Si cette fille connaissait Marisa, c'est qu'elle avait forcément un lien avec elle. Et Rumia n'aimait pas du tout cette idée. La dernière fois qu'elle avait croisé Marisa elle avait faillit y laisser sa peau. La fille en face d'elle pouvait être dangereuse elle aussi, à supposer qu'elle connaissait bel et bien l'une de ses pires ennemies.
Dans tous les cas, mieux vallait en finir au plus vite.
-Si tu joues avec moi, je te dirais où se trouve Marisa. Proposa t-elle enfin.
L'autre semblait embêtée mais finit par accepter.
-Si c'est le seul moyen...de toute façon je ne suis pas pressée, alors pourquoi pas ? A quoi allons-nous jouer Rumia-chan ?
Rumia fit un tour sur elle-même, les bras toujours grands écartés.
-Au chat et à la souris, c'est moi le chat ! Si je t'attrape, je te mange d'accord ?
Rumia ferma les yeux, et l'instant d'après la pénombre la plus totale avait envahit la forêt. Seule sa victime restait visible derrière ce sortilège dont elle était à l'origine.
-Euh, je ne suis pas sure de saisir...fit la « souris », un brin perplexe. C'est normal que je ne vois plus rien ?
-Bien sur, comme ça tu ne peux plus t'enfuir ! S'exclama Rumia, radieuse à l'idée de bientôt assouvir sa faim. Je compte jusqu'à trois et à cinq je te mange ! Puis, commençant le décompte :
-Un....
-At...attends, ce n'est pas une blague ? On était pas sensées jouer pour de faux ?
-Deux...
-Mais...mais...non !
La jeune fille prenait enfin conscience de l'état critique de la situation dans laquelle elle se trouvait.
Elle essaya de courir, mais n'y voyant pas plus loin que le bout de son nez, trébucha sur une racine et s'affala de tout son long.
-Trois...
-Arrête, ce n'est pas drôle, je ne joue plus !
-Six....
Rumia n'en tenait plus. Oubliant son décompte -d'ailleurs, qu'est-ce que c'était déjà, après six ?-, elle concentra son attaque afin de tuer sa victime sur le coup sans trop la faire souffrir.
-A taaaaaaaaable !
Dans la confusion qui suivit l'attaque, Rumia ne pu se souvenir précisément de ce qu'il advint sur le coup et du attendre plusieurs heures avant de pouvoir remettre ses idées en place ainsi que de recoller bout à bout la suite des évènements qui s'étaient alors produit simultanément, tandis qu'elle se préparait à un festin pourtant bien mérité.
Alors que la jeune youkai lançait son sort le plus dévastateur, la fille qui se trouvait encore à terre avait tentée de se dégager de la racine mais sans succès. D'une mine horrifiée lorsque les boules de lumière verte avaient foncé vers elle, la « souris » s'était protégée la tête de ses bras couverts de bandages dans une vaine tentative de survie. Une fraction de seconde plus tard, Rumia avait cru apercevoir un nuage d'étincelles qui crépitait à ses côtés et voulant s'interposer entre elle et les lumières mortelles, quand sortant de nulle part Rinnosuke avait fait son apparition à cet instant précis et avait propulsé la jeune fille hors de portée des tirs magiques.
-V-Vous ! Avait balbutié Rumia, mais l'homme aux cheveux couleur d'acier et aux lunettes en demi-lune lui avait adressé un signe de la tête, avant de balancer quelque chose de rond qui explosa sur le coup, laissant à sa place un épais nuage de fumée colorée qui rendit aveugle une Rumia complètement abasourdie.
L'instant d'après il ne resta plus rien de lui ni de la jeune fille, et Rumia prise de court, n'eut même pas l'idée de se mettre en colère face à l'échec cuisant qu'elle venait d'essuyer.
A présent que les choses s'étaient calmée elle regardait un vieux hêtre d'une mine désemparée.
-J'arrive même plus à capturer mes propres proies... chuinta t-elle la mort dans l'âme. Bon, 'vais voir Wriggle et Mystia, on ira chez Cirno, peut être qu'elle a enfin réussi à congeler une de ses grenouilles...

- - - - - - - - - - - - -

Les fées n'éternuent pas. Encore moins la fée des glaces qui à l'heure actuelle se remettait douloureusement de son affrontement face à une Marisa au meilleur de sa forme -mais au pire de son humeur- qui avait expédié leur combat en deux temps trois mouvement, avant de l'insulter copieusement comme quoi elle « n'avait pas le temps de s'amuser, ZE ! ».

- - - - - - - - - - - - -

Au beau milieu du lac brumeux, sur une île déserte de toute forme de vie se dresse fièrement la Scarlet Devil Mansion. Ce gigantesque manoir de style européen entouré de superbes jardins est ceint d'un mur haut de plusieurs mètres et dont la seule entrée, une porte en épais fer forgé s'avère être gardée nuit et jour.
Pour l'heure, sa gardienne, une jeune femme plantureuse répondant au doux nom d'Hong Meilling et dont la force n'avait d'égal que sa capacité à s'endormir dès que ses maîtresses s'éloignaient de la porte principale, remplissait sa fonction grâce à la légendaire technique dite de « surveillance par la méditation », à savoir affalée sur une chaise, béate de bonheur et bouche grande ouverte.
Sortant par la grande grille déjà entrouverte, Sakuya Izayoï se retint de hurler à l'oreille de la négligente employée assise à l'entrée.
« -Une fois de plus elle accomplit si bien sa tâche que le manoir pourrait être envahit par une armée d'ennemis, elle n'ouvrirait pas un œil ! A se se demander pourquoi Remilia-sama s'obstine à la payer. A sa place je l'aurait déjà renvoyée il y a bien longtemps, et pas de main morte si je puis dire ! »
Mais elle ne porta exceptionnellement pas la main sur la jeune asiatique, sa mission ne lui permettant pas un tel effet de zêle qui lui aurait coûté un retardement trop important.
Encore fulminante, elle inspecta vivement les environs, se retourna et fit un signe de la tête en direction du manoir. L'instant d'après, une petite silhouette ailée et dissimulée sous une longue cape de velours noir doublé de rouge sortit elle aussi de la résidence avant de rejoindre la servante toujours aux aguets. Ensemble, elles longèrent le mur principal avant prendre leur envol dans le sens opposé du manoir. La lune écarlate illuminant le ciel cette-nuit là vit se découper leurs silhouettes à l'horizon, quitter l'île et fendre la brume à une vitesse surprenante. Elles ne rencontrèrent aucun obstacle sur leur route, excepté quelques gémissements en provenance du lac dont elles ne prêtèrent guère attention.
Sakuya, tous les sens en alerte ralentit volontairement leur vitesse de vol avant de murmurer à sa compagne :
-Nous sommes suivies.
La petite encapuchonnée acquiesça. Toutes deux virèrent brusquement de direction et foncèrent tout droit vers l'immense forêt de bambous qui irradiait d'une brume semblable à celle qui couvrait le lac et son île principale.
Atterrissant à l'orée de la forêt, elles se séparèrent, l'une prenant le chemin menant au village humain, l'autre s'enfonçant plus profondément dans la forêt de bambous.
Arrivée dans une petite clairière qu'illuminait la lune rouge, Sakuya s'arrêta un instant et siffla légèrement entre ses lèvres entrouvertes, si doucement que le bruit aurait semblé imperceptible à n'importe qu'elle oreille humaine. Rien de transcendant ne se produisit pendant une dizaine de minutes. Quand, tout à coup, un bruissement de feuilles se fit entendre non loin de la clairière où attendait Sakuya les yeux clos.
-La lune de ce soir...murmura un quelqu'un dans un souffle.
Sakuya localisa rapidement l'origine des paroles sibyllines. Sans esquisser le moindre geste elle répondit simplement :
-...impensable qu'elle soit la seule !
Apparemment satisfaite de la réponse, Fujiwara no Mokou sortit de sa cachette et fit signe à Sakuya de la suivre.
Ensemble, elles traversèrent une partie de la forêt d'un pas vif et silencieux.
En chemin, Sakuya fit remarquer :
-Patchouli-sama a fait quelques recherches à ma demande concernant ce mot de passe. J'ignorais que vous connaissiez l'existence des Haïku, Mokou-san.
L'autre ne répondit pas immédiatement, elle préféra l'entraîner toujours plus loin entre les épaisses tiges de bambous avant de lui indiquer d'un mouvement de tête une cabane construite par ses soin et dissimulée entre les branchages.
Une fois installées, Mokou alluma une bougie dont la lumière blafarde vint éclairer l'intérieur rustique de sa cachette.
-Il m'arrive parfois de faire un tour au village humain, expliqua t-elle tout en préparant le thé pour son invitée. Je suis amie avec le professeur d'histoire, Keine Kamishirasawa, cela vous dit quelque chose ?
Sakuya hocha la tête machinalement tout en scrutant à travers les minces fentes faisant office de fenêtres.
-Elle se transformait à chaque pleine lune... Oui, j'ai déjà fait sa connaissance il y a quelques temps lors de l' « incident  Eientein ».
Mokou hocha la tête et lui servit un thé sombre à l'odeur entêtante.
-Ainsi, c'est elle qui vous a appris quelques notions de poésie ? Poursuivit Sakuya qui ne détournait toujours pas son regard des bambous savamment espacés.
-Exact.
-Je vois.
Le silence qui s'ensuivit ne laissa entendre que les pas pressés d'un lapin que Sakuya put distinguer à travers les fentes. Comme fantomatique, le petit animal disparut très vite au milieu du brouillard couvrant le sol sur une hauteur d'environ cinquante centimètres. Rien ne laissait supposer le moindre signe de vie aux alentours.
Sakuya se détendit un peu, tout en restant néanmoins sur le qui-vive.
Elle but une gorgée de son thé, complimenta gracieusement son hôte de sa qualité avant de demander :
-Je suppose que vous avez bien reçu la lettre que Remillia-sama vous avait envoyé ?
Mokou hocha une fois de plus la tête.
-En effet. J'accepte de prêter main forte mais à une seule condition.
-Je vous en pris, allez-y.
-Si vous comptez réellement passer la nuit à Eientein, promettez-moi de me faire un rapport détaillé de ce que vous y aurez vu ainsi que tout ce que vous pourrez trouver au sujet de ses habitant, entendu ?
Sakuya considéra la proposition avec intérêt, réfléchit et accepta finalement :
-C'est entendu. Je vous ferai un compte-rendu de mon séjour chez la princesse Kaguya si vous le désirez.
Au nom de son ennemie mortelle, Mokou jeta un regard sombre en direction de sa tasse de thé.
-Très bien, en ce cas je ne vais pas tarder.
Sakuya la remercia une fois de plus :
-Ne la laissez pas seule une seconde, ne la quittez pas des yeux tout en restant discrète. Je l'ai envoyée dans le village humain et à l'heure actuelle elle doit être dans l'auberge que je lui ai indiquée. Elle n'en bougera pas avant votre arrivée.
Mokou se leva, débarrassa la petite table sur laquelle reposaient les deux tasses de terre laquée puis fit mine de prendre congé.
-N'oubliez pas de noter tout ce que vous trouverez à Eientein.
-Bien sur, je ferai de mon mieux. En contrepartie, remplissez votre rôle et ne laissez personne d'autre s'approcher d'elle. L'ennemi ne doit pas encore saisir le sens de nos manœuvres, ne lui permettez pas de découvrir notre secret avant la date prévue. S'il se met en travers de votre chemin n'hésitez pas à employer la manière forte.
Mokou lui adressa un signe de main signifiant qu'elle avait compris.
-Bon courage ajouta Sakuya en une petite révérence.
La jeune fille aux longs cheveux d'argents la corrigea :
-Bon courage à vous Sakuya-san. La mission qui vous attend est loin d'être une partie de plaisir...
Et, sans plus de cérémonie, elle quitta la cabane laissant Sakuya seule dans la lumière vacillante de la bougie. Regardant Mokou s'éloigner rapidement et disparaître derrière les bambous, elle soupira, éteignit la bougie et sortit à son tour.
Tandis qu'elle prenait la direction d'Eientein, la servante se prit inconsciemment à fixer la lune d'un rouge flamboyant illuminant le ciel de son éclat mystérieux. La lune avait toujours fasciné Sakuya dont les yeux empruntaient la couleur lorsqu'elle se teintait de sa somptueuse robe écarlate. D'ordinaire, elle l'hypnotisait, et sans trop jamais savoir pourquoi Sakuya passait parfois de longues nuits à la contempler envahie d'une profonde mélancolie.
Mais cette-nuit, là, alors que le silence ne laissait résonner que le bruit léger et furtif de ses pas, Sakuya ne songeait pas un seul instant à l'astre étincelant lorsqu'elle fixait le ciel.
-Remillia-sama fit-elle en une prière muette, oh Remillia-sama dans quelle sombre histoire vous êtes-vous impliquée pour agir de la sorte ?

- - - - - - - - - - - - -

Non loin de là, Aya Shameimaru observait la silhouette de Mokou se mouvoir avec aisance dans la forêt du haut de son perchoir improvisé, à savoir un bambou culminant à plusieurs centaines de mètres du sol sur lequel elle se tenait en position verticale, en équilibre sur l'une de ses getta. De la sorte, elle avait un regard global sur pratiquement toute la forêt et ses environs.
Elle vit Mokou sortir des bois tandis que Sakuya semblait aller chercher refuge chez les lunariens. Profitant d'une brise lègère pour remettre en place une mèche de ses cheveux qui lui barrait le visage, elle prit une profonde inspiration, écarta les bras et...tomba dans le vide la tête la première. Redressant à la dernière seconde elle évita de justesse le tranchant des bambous pointés vers le ciel avant de survoler le chemin qui la conduisit bientôt jusqu'au village humain. Arrivée à quelques mètres seulement de la porte donnant sur le village en question, Aya se posa doucement au sol tout en fixant au loin Mokou qui se dirigeait vers l'une des auberges les plus réputée de la région.
Elle sourit, vérifia presque automatiquement le chargeur de son appareil puis entra dans le village humain.

Tout se passait comme prévu.


Dernière édition par Akiro le Sam 16 Jan 2010, 11:02 pm, édité 16 fois

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par H3lly le Mer 13 Jan 2010, 10:14 am

Franchement ,je l'adore :D ! J'aime beaucoup les pavé, j'en ai plein dans ma chambre, je fait que lire, et même si j'écris avec beaucoup de dialogue, je préfère de loin ta façon d'écrire ^^ La suitheu !

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Invité le Mer 13 Jan 2010, 10:19 am

(les deux rédacteurs, à défaut de recevoir des commentaires s'auto-congratulent l'un l'autre dans une boucle sans fin XD)
Mais le tiens fait beaucoup plus spontané que le mien ^^
A quoi bon faire une suite que les autres ne liront pas ? XD
Fin bon, merci quand même ^^

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Macotlet le Mer 13 Jan 2010, 11:45 am

Lu en deux fois et apprécié.
Allez hop, maintenant je demande une suite. x3

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Drell le Mer 13 Jan 2010, 12:00 pm

franchement que ce soit toi ou helly, quand je lis ma fic je me sens trèèèèèès inférieur. Chapeau bas !

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Invité le Sam 16 Jan 2010, 2:58 pm

chapitre 2 posté, et involontairement en clin d'oeil de la fic d'H3lly, vous retrouverez également la petite Rumia qui vous y attend à bras ouverts ! ^^ (huhu, je sors=>)
J'ai rajouté au passage des séparateurs afin d'y voir plus clair entre les différentes parties.

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Macotlet le Sam 16 Jan 2010, 3:50 pm

MANnosuke arrive dans la fic !!


Omg, j'ai adoré cette partie.

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Invité le Sam 16 Jan 2010, 10:21 pm

il est beau, il est fort, il sauve la veuve et l'orphelin ! \o/
Y'a pas de veuve ni d'orphelin à Gensokyo ? Moui, bon....XD

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par munnypower le Sam 16 Jan 2010, 10:54 pm

Des pavés !!! *o*

Bon, franchement, pour un début de fic, j'ai vu bien pire. L'histoire commence sur les chapeaux de roues, les chapitres sont loin d'être court (ou alors c'est le forum qui leur donne l'illusion d'être long, mais je pense pas) et surtout, on a une bonne naration et des descriptions (certes, parfois un peu trop mais bon, tout peut pas être parfait XD)

2-3 passages un peu confus (le moment ou Rumia dit qu'elle a faim par exemple: on a du mal à distinguer si c'est une autre personne qui parle ou le narrateur) mais globalement, ça reste très sympa.... Et puis bon, avec Rémilia et Mokou en seulement 2 chap, j'pouvais pas dire que c'était nul XD

Bref, vivement la suite ^^

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Invité le Sam 16 Jan 2010, 11:09 pm

merci pour ta réponse constructive munnypower !^^

Pour les description eh bien c'était prévu dès le départ, et encore je trouve que je n'abuse pas trop puisque je voulais rédiger une fic "à la manière" d'un roman normal, parce qu'enchainer les dialogues et les répliques avec juste des "dit machin" "fit bidule" etc, ce n'est pas mon truc...Mais si vraiment vous trouvez qu'il y en a trop pas de soucis, je ferais plus court ça m'arrangera de ne plus me casser la tête à faire des tournures de phrases compliquées pour décrire le décors XD (si, si, vraiment, c'est du taf XD)

Et pour Rumia, c'était un effet de style également désiré, le fait que l'on ne comprenne pas qui pouvait penser ce genre de choses au début...mais bon pour plus de "lisibilité" j'ai ajouté des étoiles comme on représente généralement les pensées d'un perso dans une fic normale. Désolée si c'est confus, je me risquerai moins dans ce genre d'"expérience" dans le prochain chapitre, promis ! ^^

bref, encore merci, ça m'aide à progresser ! \o/

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Drell le Dim 17 Jan 2010, 1:06 am

La suite please!
J'ai adoré le fait que tout ne se passe pas comme on pourrait le prévoir. Ce n'est pas bêtement Marisa qui vient sauver Akro des griffes de Rumia et le pacte entre Eientei et la "famille" Scarlet est original.

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Invité le Dim 17 Jan 2010, 1:11 am

merci beaucoup, la suite donc je suppose dans moins d'une semaine normalement ^^
Oh crap, my first chapter is fuckin' similar to Silent Sinner in Blue chapter 2 !

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Invité le Mer 10 Fév 2010, 1:08 pm

Double post volontaire pour le chapitre 3 \o/
Rien de bien palpitant dans ce chapitre de transition (qui porte bien son nom XD), le prochain sera riche en rebondissements et vous réservera bien des surprises ! ^^ (enfin je l'espère, si mon débit d'écriture ne se rallonge pas davantage XD A vouloir dire trop de choses on en perd l'essentiel -_-)
Voici donc la suite des aventures d'Akiro et de son sauveur inopiné, Manno..euh...Rinnosuke ! \o/

Spoiler:
Chapitre 3

Pourquoi s'était-il enfoncé dans la forêt de Magie, Rinnosuke n'en n'était plus très sûr.
Tout se dont il se rappelait était d'être sortit en hâte en ayant pris soin d'emporter son matériel d'exploration.
A bien y réfléchir, il s'était dit que les bois seraient l'endroit idéal pour expérimenter sa nouvelle trouvaille : un petit guide vert sur lequel était représenté un gamin rondouillard étrangement vêtu et où l'on pouvait lire : « Le petit scout de poche : manuel de survie en milieu forestier ». D'après ce qu'il en avait compris il s'agissait d'un guide de techniques à mettre en pratique dans une forêt, dont certaines comme le mystérieux « cri du coucou cendré » aiguisaient sa curiosité au plus haut point. Il avait alors pris conscience que le temps se prêtait à merveille pour une petite exploration de ce genre, aussi était-il parti tôt le matin de son échoppe qu'il avait fermé à titre exceptionnel.

Oui, cela devait être ça.

Sinon, comment aurait-il pu se retrouver dans une situation pareille ?
Tandis qu'il essayait tant bien que mal de distinguer les champignons comestibles parmi des dizaines référencées dans son petit manuel -dont pas un ne semblait correspondre aux espèces complètement psychédéliques de la forêt de Magie-, Rinnosuke avait entendu une explosion non loin de l'endroit où il se trouvait. D'une nature prudente -qui plus est en milieu hostile- mais terriblement curieuse, l'antiquaire s'était rapproché le plus silencieusement possible de la source du bruit avant de se cacher derrière un buisson touffu. De là, il put distinguer à couvert l'étrange spectacle qui avait lieu à quelques mètres seulement de lui.
Tout de suite, il avait noté la présence de Rumia. Cette youkai, bien qu'en général inoffensive et pacifique s'en prenait parfois aux humains ayant perdu leur chemin. Au grand désarroi de Rinnosuke, il semblait qu'elle venait de trouver une nouvelle victime à dévorer, et la victime en question, au lieu de prendre ses jambes à son cou discutait tranquillement avec la youkai en position évidente d'attaque.
-Mais qu'est-ce qu'elle fiche !? s'étrangla t-il, Tout le monde sait qu'il ne faut jamais parler aux habitants de la forêt si on veut éviter les complications !
Mais apparemment, la jeune fille que Rumia avait pris pour cible devait ignorer cette règle élémentaire puisqu'elle n'esquissa pas le moindre signe de fuite lorsque la youkai plongea la forêt dans les ténèbres, prémisse d'une attaque imminente.
-Bon sang, elle va se faire étriper si elle ne se bouge pas ! »
Rinnosuke s'était alors accordé une seconde de réflexion. Non pas qu'il aurait un quelconque mal à duper la jeune youkai ni qu'un acte d'héroïsme évident aurait ses avantages une fois le danger évité, mais qui lui disait que la jeune fille qu'il allait éventuellement sauver ne se montrerait pas hostile envers lui, voire cent fois plus dangereuse que la youkai ?
Du reste, la jeune fille en question semblait avoir enfin saisit qu'elle se trouvait en danger de mort.
L'observant avec attention, l'antiquaire dut reconnaître que la situation tournait de plus en plus en sa défaveur. Elle ne devait apparemment pas être de taille à l'affronter au vu de sa fuite précipitée que l'aveuglement fit trébucher brutalement.
« C'est peut être une ruse  pensa Rinnosuke sans grande conviction. Peut être va t-elle répliquer au dernier moment lorsque l'autre l'attaquera...
Mais la jeune fille n'essayant même plus de se relever contempla Rumia concentrer son pouvoir autour d'elle, comme consciente de la fatalité inéluctable qui causerait sa mort prochaine.
Rinnosuke attendait toujours derrière son buisson, lorsque quelque chose lui fit brusquement comprendre qu'il ne restait plus quelques secondes à la jeune fille pour espérer survivre à l'attaque de Rumia et qu'il était bel et bien le seul à pouvoir lui venir en aide.
Il s'élança finalement sur le champ de bataille, la main plongée dans son sac dont il tira le fumigène réservé aux « situations de repli d'urgence » ainsi qu'il les surnommait. Dans la précipitation il remarqua à peine la faible boule de lumière colorée et crépitante aux côtés de la jeune fille sur laquelle il se jeta avant de rouler sur plusieurs mètres et d'éviter ainsi les boules de magie pure qui pulvérisèrent l'endroit où ils se trouvaient encore deux secondes auparavant.
L'effet de surprise en son avantage, Rinnosuke lança un signe amusé à la youkai qui ne comprenait toujours pas ce qui venait de se produire sous ses yeux. Puis, murmurant à la jeune fille encore sous le chosc :
-Vous pouvez courir ?
-Euh...oui, oui je crois. Répondit-elle d'une voix étranglée.
Rinnosuke hocha de la tête.
-A mon signal...courez !
Et à ces mots il projeta le fumigène avant de s'élancer dans la direction opposée en prenant bien soin de ne pas lâcher la main de la jeune fille qui s'y agrippait fermement.

- - - - - - - - - - -

Une fois hors d'atteinte, ils firent une pause à l'abri d'un imposant feuillu.
-Tout va bien ? Fit-il à l'intention de la jeune fille.
-Je...pense...que oui....répondit-elle en reprenant son souffle.
Rinnosuke profita de cette pause improvisée pour l'étudier plus en détails.
Revêtue d'un long pantalon rouge, large et plissé que l'antiquaire identifia comme provenant d'un temple shinto -Hakurei ? Moriya ?-, la jeune fille aux longs cheveux noirs tirant sur le mauve présentait une quantité impressionnante de bandages lui recouvrant les bras jusqu'au dessous de son kimono blanc sans manches. Chaussée d'une fine paire de zori sans semelles, elle portait un petit sac à dos d'un vert pétant et une étrange boule de poils volante lui tournait autour comme un moustique. A bien y regarder, la chose avait un vague air de lapin blanc auquel on aurait attaché un ruban rouge comme pour l'emballer.
Voyant qu'elle avait récupéré de leur course, Rinnosuke en profita pour se présenter :
-Je me nomme Morichika Rinnosuke, et toi ?
-Akiro répondit l'autre dont le visage reprenait quelques maigres couleurs. Et la boule de poils blanche c'est Yami-sama.
Rinnosuke jeta un coup d'oeil rapide à l'attention de la peluche avant de se tourner de nouveau vers une Akiro visiblement mal en point.
-Un soucis ?
-Je pense m'être tordu la cheville tout à l'heure contre cette souche fit la demoiselle en grimaçant. Mais ça va aller, pas la peine de vous inquiéter pour moi monsieur...
-Morachika.
-Morichika-san. Merci de m'avoir tirée de ce mauvais pas, une fraction de seconde de plus et je crois bien que cette petite fille m'aurait pulvérisée.
Rinnosuke se dit qu'il était temps de jouer de sa légendaire modestie :
-Voyons, ce n'est rien, il faut dire que j'étais au bon endroit au bon moment mais du reste...
Il n'acheva pas sa phrase. Akiro, se redressant en prenant appuis contre l'arbre s'était figée de stupeur.
-Hum ?
-Morachika-san...
-Appelle-moi Rinnosuke, répondit-il en sentant son coeur battre la chamade...
Était-il possible que...?
-Morichika-san...dites-moi cet arbre...ce ne serait pas un hêtre par hasard ?
Rinnosuke renvoya ses hormones au placard, un peu à regret d'ailleurs.
-Cet arbre là ? Voyons...
Puis, se souvenant de son manuel le sortit d'un air triomphant et commença à le feuilleter avant de tomber sur la rubrique consacré à la reconnaissance des différents feuillus et conifères. Quelques recherches plus loin il fut étonné de constater que l'arbre était bel et bien référencé dans le petit livre de poche.
-En effet, c'est bien un hêtre mais pourquoi....
-Tu entends ça Yami-sama ?! S'écria Akiro, extatique. On l'a enfin trouvé ! Et moi qui pensais qu'on allait rester perdus dans cette satanée forêt !
Elle s'inclina face à Rinnosuke qui n'y comprenait plus rien.
-Mille mercis Rinnosuke-san ! Grâce à vous j'ai enfin retrouvé mon chemin !
Et alors qu'elle s'apprêtait à repartir, l'antiquaire suivit ce qu'on pourrait appeler un vague instinct chevaleresque pour l'arrêter :
-Attends un peu Akiro-chan ! Je ne sais pas où tu comptes aller dans ton état, mais la forêt n'est vraiment pas un lieu sûr pour voyager seule !
Akiro considéra ses parole avec intérêt.
-Vous avez raison. Il faut que j'aille soigner cette entorse avant d'aller plus loin. Pourriez-vous m'indiquer un lieu où je puisse faire une halte en toute tranquillité ?
Rinnosuke, bien que ne s'attendant pas à cette réponse lui sourit d'un air enchanté.
-Aucun soucis, viens donc dans ma boutique dîner et passer la nuit, demain je te raccompagnerai ici même pour que tu puisse reprendre ta route.
-Je ne pense pas que ce soit très prudent ni convenable de ma part de m'imposer chez vous...
« Loupééé ! » susurèrent les hormones de Rinnosuke.
-...cependant je dois bien avouer que je n'ai rien avalé de plus qu'un bol de riz ce matin...En ce cas j'accepte avec plaisir. Conclut Akiro dont l'estomac confirma les dires en gargouillant.
Face à tant de crédulité et d'innocence, Rinnosuke renvoya une bonne fois pour toute ses fichues hormones avant de proposer :
-Tu veux que je te porte ? Ma boutique n'est pas très loin mais mieux voudrait te ménager d'ici là.
Akiro secoua négativement du chef.
-Pas question. Je dois apprendre à surmonter la douleur si je veux espérer survivre par ici.
-Mais quand même...
-N'insistez pas je vous pris.
-Entendu.
Quelque peu désemparé mais agréablement surpris, Rinnosuke conduisit donc sa jeune protégée jusqu'à sa boutique et l'aida à panser sa blessure.

- - - - - - - - -

Tandis que Rinnosuke préparait le souper, Akiro scrutait la forêt d'un air songeuse.
-Mais dis-moi...reprit l'antiquaire pour relancer la conversation, qu'est-ce que tu viens chercher dans le coin si ce n'est pas trop indiscret de ma part...?
-Je dois trouver...Ma...Marisa Kirisame ! Articula Akiro, qui se félicita intérieurement pour avoir enfin prononcé son nom correctement.
Rinnosuke jeta un coup d'œil derrière son épaule, surpris.
-Ah tiens ? Et pourquoi donc ?
Mais voyant qu'Akiro peinait à trouver une explication valable, il haussa les épaules avant de prêter de nouveau attention aux légumes qu'il éminçait.
-Bah, après tout Marisa est suffisamment grande pour se débrouiller toute seule...Elle mange quoi ta bestiole à nœud-nœud ?

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Ils passèrent bientôt à table et s'apprêtaient à déguster un délicieux Sukiyaki lorsque quelqu'un vint taper à la porte de la boutique.
Rinnosuke leva un sourcil :
-Je n'attends personne et le panneau « fermé » est bien visible...Bon...Entrez !
La porte grinça faiblement lorsque la personne entra dans l'entrée avant de refermer derrière elle.
-C'est moi Rinnosuke-san. Fit une voix féminine ferme et douce à la fois.
-Ah ? Alice-kun ? Entre, je ne m'attendais pas à ta visite ce soir, mais viens donc nous rejoindre !
Suivant ses conseils, l'adolescente se déchaussa et entra dans la pièce principale. Apercevant Akiro qui la dévisageait d'un air curieux, Alice prit place à table et demanda à leur hôte d'un air soupçonneux :
-Une invitée ? Tu nous fais les présentations Mannosuke ?
Rinnosuke ne releva pas le sous-entendu et accepta de bonne grâce :
-Alice, voici Akiro-chan, une jeune fille que j'ai tiré des griffes de Rumia cette après-midi et qui passe la nuit ici avant de repartir demain matin. Akiro-chan, voici Margatroid Alice, magicienne marionnettiste et grande amie de Marisa ! Je ne compte plus le nombre d'aventures qu'elles ont vécu ensemble...Ah ça pour bien s'entendre, on peut dire que c'est l'amour fou entre ces deux-là !
-Rinnosuke, ça suffit ! S'empourpra Alice en lui donnant une tape sur le derrière du crâne. Puis, se retournant vers Akiro tandis que Rinnosuke essuyait péniblement les restes de son bol de soupe dans lequel il avait atterrit :
-Enchantée de faire ta connaissance Akiro-chan.
-Moi de même Alice-kun. Mais euh...pourquoi vous inclinez-vous devant Yami-sama ?
La magicienne eu l'air étonnée.
-Ah ? Pourquoi je....? Tu n'es pas ? Bon, très bien...enchantée Yami-sama, c'est bien comme ça que tu l'a appelé ?
Akiro pris le lapin blanc ailé dans ses bras.
-Oui, tout à fait. Il est un peu embêtant, mais dans le fond il n'est pas méchant.
-Je vois...fit une Alice perdue dans ses réflexions.
Voyant que la situation l'avait rendue perplexe, Akiro s'empressa d'ajouter :
-Cette petite chose derrière vous...c'est une fée ?
-Pas exactement lui sourit Alice en jouant avec ses doigts de manière à faire bouger la petite poupée aux ailes translucides, c'est une marionnette que j'ai confectionnée moi-même comme bien d'autres. Elle s'appelle Hourai.
Hourai effectua une petite révérence en direction d'Akiro qui applaudit.
-Incroyable ! Elle est magnifique.
-Merci fit Alice touchée du compliment. Et toi, tu es une marionnettiste aussi ?
Malgré son sourire, Akiro remarqua à quel point son regard paraissait détailler Yami-sama comme si elle essayait de le disséquer.
-Euh, non, on m'a déjà posé la question. Yami-sama agit comme bon lui semble même s'il reste en permanence à mes côtés et je ne peux pas le contrôler comme vous contrôlez Hourai...
-Vraiment ?
Akiro acquiesça lorsque Rinnosuke, se sentant quelques peu exclu de la conversation s'exclama tout joyeux :
-Oh regarde Alice, cette patate, elle ne te rappellerai pas quelqu'un par hasard ?
Prise au dépourvu la magicienne hésita :
-Euh...Marisa ?
-Bonne réponse ! S'exclama Rinnosuke en lui mettant la pomme de terre dans son assiette. Et ce champignon, il ne te rappellerai pas le chapeau pointu d'une certaine...
-Oh ça va Rinnosuke tu es lourd ! Grogna Alice en lui piquant le shiitake du bout de ses baguettes. Akiro-chan, passe-moi le sel s'il te plait.
-Bon appétit ! Brailla Rinnosuke qui continua à charrier la marionnettiste tout au long du repas. (« Et cette soupe miso ? Tu ne trouve pas qu'elle a la couleur des yeux de ta chère....*SBAF !* Tu as tort, elle est vraiment délicieuse cette soupe... -soupe qui d'ailleurs a la même couleur que les yeux de ton amie...*SBAF !*»)
Akiro passa une excellente soirée aux côté de ses deux comparses survoltés. Amusée et acceptant de jouer le rôle de la prise à témoin dès qu'on le lui demandait implicitement, elle rit à gorge déployée lorsque Rinnosuke se contorsionna de manière plus qu'improbable pour éviter les assauts d'une Alice fort susceptible dès qu'il faisait allusion à sa fameuse "grande amie"...

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Le repas terminé, Alice s'adressa plus sérieusement à l'antiquaire, tandis qu'Akiro l'aidait à débarrasser.
-Au fait Rinnosuke, je passais t'informer que le festival Hakurei n'aura pas lieu ce dimanche mais le dimanche prochain, Reimu-kun est un peu en retard sur ses préparatifs.
Rinnosuke hocha la tête :
-Entendu, j'en informerai le village cette semaine.
Akiro se souvint alors de la marionnettiste qu'avait mentionné Reimu et se reprocha sévèrement de ne pas avoir fait le rapprochement plus tôt.
-Ah et au fait, l'ampoule de la lampe de chevet de Marisa est grillée, tu pourrais m'en donner une autre que je la remplace ? Ajouta rapidement Alice d'un ton détaché.
-Comment tu es au courant ?
-NE ME DEMANDE PAS COMMENT JE SUIS AU COURANT !! S'emporta la magicienne plus fort qu'elle ne l'aurait souhaité.
Rinnosuke éclata de rire mais jugea prudent de ne pas insister.
-C'est d'accord. J'espère juste que tu réussira à rentrer chez elle sans te faire remarquer. La connaissant, elle n'aimerait pas savoir que tu touche à ses affaires.
-Pas de soucis elle n'est pas chez elle en ce moment. Répondit Alice un peu boudeuse. Et, devant le sourire narquois de Rinnosuke : NE ME DEMANDE PAS COMMENT JE SUIS AU COURANT !
-Marisa-kun n'est pas chez elle ? Demanda Akiro, désappointée.
Hourai cessa de tabasser un Rinnosuke mort de rire lorsqu'Alice lui répondit, désolée :
-Malheureusement non. Quand je suis allée la voir pour un sortilège elle avait scellé sa porte ce qui signifie qu'elle compte s'absenter un moment.
-Ah je vois...murmura Akiro désemparée.
-Et comment tu es au cour...*SBAF !*
-Ne t'en fais pas Akiro-chan, si tu veux je peux t'emmener la voir si tu le désires.
Une lueur d'espoir traversa les yeux d'Akiro :
-Vous savez où elle se trouve ?
-S'infiltrer en douce chez Marisa pendant son absence pour vérifier ses ampoules, c'est vraiment... *SBAF* !
-J'ai ma petite idée là dessus lui répondit Alice qui s'empara vivement de l'ampoule tendue par un Rinnosuke plutôt mal en point. Si tu le souhaites, viens chez moi je t'accompagnerai demain matin.
Et, voyant que Rinnosuke allait protester.
-C'est mieux pour tout le monde. Non seulement évite ainsi de déranger ce pauvre Mannosuke qui doit se lever et ouvrir sa boutique demain matin trèèès tôt, mais j'ai moi aussi quelques recherches à aller faire de l'autre côté du lac. On fera d'une pierre deux coups si tu m'accompagnes.
-Merci beaucoup Alice-kun ! S'exclama Akiro au comble du bonheur. Elle se retourna vers un Rinnosuke complètement dépité :
-Et surtout mille merci à vous Rinnosuke-san de m'avoir aidée et secourue cet après-midi !
-Il n'y a vraiment pas de quoi lâcha l'antiquaire au bord des larmes.
Prenant son sac vert adossé au coin d'une chaise la jeune fille suivit la marionnettiste jusqu'à l'entrée en boitant encore un peu en raison de sa blessure à la cheville.

Une fois leurs adieux faits à Rinnosuke, Alice indiqua à Akiro le chemin à suivre :
-Suis Hourai, jusque chez moi, je vous rejoins tout de suite. S'il y a le moindre soucis, ne t'inquiète pas je serai au courant immédiatement et viendrai sur le champ te retrouver.
Akiro accepta et suivit émerveillée la petite poupée étincelant dans l'obscurité.
-Ce n'est pas toi qui brillerait comme ça la nuit hein Yami-sama ? Fit-elle d'un ton moqueur à l'adresse de la peluche. Elle retint ses sarcasmes quand le lapin blanc se mis à luire de façon semblable jusqu'à la fin de leur trajet.

- - - - - - - - - - -

-Tu as oublié quelque chose Alice ?
La magicienne referma la porte derrière elle après avoir pris soin de vérifier qu'Akiro suivait bien Hourai comme elle le lui avait demandé.
-Rinnosuke...qu'est-ce que tu sais de cette fille ?
-Moi ? Rien...Rien du tout, elle ne m'a même pas expliqué comment elle s'était retrouvée perdue dans la forêt de Magie et comment Rumia avait bien pu lui tomber dessus.
-Elle est puissante ? S'empressa de le questionner Alice le plus sérieusement du monde.
-Elle n'a pas bougé d'un pouce quand l'autre youkai allait lui lancer son attaque jusqu'à ce que je vienne la sauver à la dernière seconde. Non, je ne pense pas. Sinon, tu penses bien que je ne me serais pas mêlé de tout ça.
Alice ferma les yeux. Inconsciemment, ses doigts effectuaient des figures complexes lui permettant de diriger Hourai à distance.
-Tu n'as rien remarqué de spécial la concernant ? Insista t-elle.
-En dehors de sa peluche qui n'est pas une marionnette à ce qu'elle dit ? Non. Sauf...
-Sauf...?
Rinnosuke hésita puis plongea son regard bien au delà de la forêt de Magie.
-Sauf cette impression...Pour moi il se pourrait qu'elle ne soit pas aussi innocente qu'elle en a l'air.
Alice acquiesça.
-C'est bien mon idée à moi aussi.
-Du reste, je ne m'avancerai pas dans des théories hasardeuses mais...Hier après-midi... L'as-tu vue ?
L'antiquaire affichait un regard étrange, presque insistant.
-Qui cela ? Akiro-chan ?
-Non...? Cela ne fais rien en ce cas, oublie ce que je viens de dire... Puis il ajouta, un sourire amusé aux lèvres. Juste un dernier détail en ce cas : son sac là, vert, il ne vient pas de Gensokyo.
-Vraiment ?
-Hum.
-En ce cas je peux te dire que ce n'est pas la chose la plus bizarre chez elle. Et ce qui est étrange, c'est qu'elle semble ignorer certaines choses la concernant elle-même et tout Gensokyo en général...
-Je l'avais remarqué aussi. En tout cas, ne la jugeons pas trop vite. Pour l'heure, Akiro-chan est une demoiselle tout ce qu'il y a de plus charmant à mes yeux, et peut être cherchons-nous des incidents là où il n'y en a pas vraiment.
-En effet.
Alice le salua une dernière fois :
-Encore merci pour ce soir Rinnosuke. C'était vraiment délicieux.
-Cette fondue qui te faisait tant penser à Marisa ?
-C'est ça. Bonne nuit Mannosuke.
Elle pris congé de l'antiquaire qui retourna à sa lecture du guide de survie en milieu forestier avant d'aller se coucher.
Dehors, les lumières luisantes d'Hourai et de Yami-sama perçant les ténèbres laissaient un sillage fantomatique derrière eux.

Mystia Lorelei, ne jugeant pas prudent de s'attaquer à eux, ouvrit son petit restaurant nocturne qui nourrirait bien des habitants de la forêt, dont une petite troupe de fées et de youkais affamés. Parmi eux, une de ses amies lui raconta comment elle et ses comparses avaient effectué une mission de sauvetage près du lac et pourquoi Marisa Kirisame était vraiment, mais alors vraiment une personne des plus infréquentables.

Toutes remarques (dont les fautes d'orthographes, je n'ai pas pris beaucoup de temps pour les chercher au peigne fin cette fois-ci désolée ! >_<) suggestions ou critiques constructives sont les bienvenues comme d'habitude !^^
J'ai essayé de suivre les conseils précédents ; à savoir moins de description et un peu plus de clarté dans la présentation (moins d'effets de styles bizarres XD)


EDIT : Paf le chapitre 4 qui ne pouvait pas attendre très longtemps ! XD
Vu la quantité importante de rebondissements à amorcer, j'ai préféré décomposer ce chapitre en deux, de sorte que vous pouvez considérer le futur chapitre 5 comme un chapitre 4.5 ;p
Le mystère s'épaissit dans ce chapitre, et tout ce qui semble plus clair soulève de nouvelles questions...
Mwahaha.

Spoiler:
Chapitre 4


-Comment ça, partie ?
-Comme je vous l'ai déjà dit, ma maîtresse est absente quelques temps.
-Hey Patchouliiii ! Tu devrais réapprendre à ton démon le sens de l'humour, pour le moment c'est plutôt nul, ZE !
Koakuma soupira.
-Mais puisque je vous dis que...
-Patchyyyy !!!
Suivant la sorcière se faufilant entre les immenses rangées de livres, Koakuma s'efforça de rétablir la situation avant qu'elle ne dégénère :
-Vous n'avez pas le droit d'entrer dans la bibliothèque en l'absence de la maîtresse !
-Patchouliiiii ! Si tu ne sors pas de ta cachette je déblaye le coin à coup de Master Spark qu'on puisse discuter tranquillement !
Koakuma s'affola :
-Ne...ne faites pas ça !!! Si elle découvre la bibliothèque ravagée pendant son absence...
Elle décida de s'interposer. Bloquant le passage à Marisa, elle se mis en position de défense, ce qui eut pour effet de faire ricaner la sorcière sans-gène.
-Tiens donc, un petit démon de pacotille se dresse entre moi et la Grande Bibliothèque Immobile ? Tu veux te battre ou tu préfères rester en vie, ZE ?
Malgré son acte de bravoure, Koakuma sentait son corps trembler de tous ses membres tandis que la main de Marisa commençait à briller d'une lumière inquiétante.
-Vous...ne passerez...paaaas !!!
-Sans blague ?
Et, profitant de sa confusion Marisa en profita pour sauter par dessus la jolie démone en un saut périlleux très réussi avant de reprendre ses recherches au pas de course en criant des :
-Patchouliiii !
...tout en évitant distraitement les tirs d'une Koakuma complètement paniquée.
Arrivant au pied des escaliers où la fameuse Patchouli avait établit son quartier général la dernière fois qu'elle l'avait vue, Marisa constata avec évidence que la magicienne aux cheveux mauves ne s'y trouvait apparemment plus. Ignorant les explosions derrière elle ainsi que les cris stridents de Koakuma tiraillée entre l'envie de la massacrer mais aussi de préserver les ouvrages des lieux intacts, Marisa alla jeter un coup d'œil aux montagnes de livres entassés en cercle autour d'un petit bureau de bois sombre couvert de plumes et de parchemins.
Rien de très intéressant à première vue. Des dizaines de formules magiques en tout genre gribouillées et annotées dans tous les coins de marges, deux ou trois traductions inachevées, un post it -rédigé d'une écriture fine et délicate, visiblement celle de Sakuya- lui rappelant d'aller jeter ses ordures ménagères tous les vendredis dans le dépôt près de la grande grille («...et pas à l'entrée du manoir, MERCI ! »), mais rien de vraiment transcendant.
-Bon, grommela la sorcière visiblement déçue, je dois bien être capable de trouver mon sortilège toute seule après tout, ZE !
Elle mis dans son sac l'intégralité des livres et parchemins trainant sur le bureau (pour une analyse plus approfondie quand elle serait de retour chez elle...) et se retourna en direction des projectiles désordonnés lui indiquant la position de l'assistante bibliothécaire.
-Hey toi, le démon mineur ! Interpella Marisa à l'intention de Koakuma, visiblement surprise de la voir déboucher là où elle s'y attendait le moins, tu saurais me dire où je peux trouver un sort contre la...
-JYAOOOOOOO !!!
La sorcière esquiva sans peine un coup de pied retourné, avant de commencer à s'impatienter :
-Dis donc c'est pas bientôt finit tout ce bazar, ZE ?! J'pensais que tu roupillais encore devant ta grille toi !
Hong Meilling se redressa et se redonna un semblant de contenance en reprenant une pose de combat digne des plus grands maîtres du kung-fu.
-Marisa Kirisame ! Comment ose-tu t'introduire en douce dans le manoir sans mon autorisation ? Clama t-elle avec vigueur.
-...Parce que tu dormais ? Suggérèrent en cœur la sorcière et la démone.
-..........
Marisa profita du blanc qui s'installait pour reprendre sa discussion avec Koakuma :
-Et donc, je te demandais où je pouvais trouver un sortilège contre la poussière, ma piaule en est envahie...
-Ah, vous n'étiez venue que pour ça ? Dans ce cas...Koakuma chaussa une fine paire de lunette avant de consulter distraitement les étagères remplies de livres du regard. Couloir n°42, troisième rangée à droite, groupe n°6, étagère n°9, lettres « P à Q » catégorie « entretien ménager ».
-Merci.
-Hey hey hey une minute ! S'exclama Meiling indignée, pas la peine de m'ignorer ! Puis, se dressant face à Marisa de toute sa hauteur :
-J'ai pour ordre de ne laisser personne entrer en l'absence des maîtresses !
-Parce que Patchy n'est pas la seule à être partie faire un tour ?
-Négatif ! Répondit machinalement Meiling au garde-à-vous. Miss Patchouli, Sakuya et Remillia-sama se sont rendues à l'extérieur pour des raisons strictement confidentielles impliquant plus ou moins implicitement le Démon Écarlate.
-Tellement confidentielles que tu ne peux pas t'empêcher de tout déballer à la première intruse venue ? Maugréa Koakuma avant de repartir travailler dans le labyrinthe d'étagères de l'immense bibliothèque.
-Attends, mais ça pique la curiosité de la première intruse venue ! Fit Marisa en un sourire carnassier. Puis, croisant les bras :
-Alors comme ça toute la petite famille Scarlet est en goguette ? Intéressant...Rappelle-moi où se trouve le repaire de l'autre dérangée là...
-Vous voulez parler de Miss Flandres, le Dérangeant Secret de la Devil Scarlet Mansion ?
Marisa soupira, consternée :
-En fait, on aurait dû tout te demander au lieu d'aller battre toutes les autres la dernière fois, ça nous aurais évité de trop nous casser à chercher hein ?
-Je ne comprends pas.
-Laisse tomber, ZE. Alors, il est où ce fameux « Dérangeant Secret » ?
-C'est confidentiel.
Meiling su que ce n'était pas la bonne réponse à l'instant même où Marisa sortit son mini Hakero crépitant de sa poche et le pointa dans sa direction.
-Tu diZEEEEE ?
-Sa...Sakuya-san va me punir très sévèrement si elle apprend que je vous l'ai dit !
-Tu préfères souffrir maintenant peut être...? répondit la sorcière d'un ton détaché en esquissant un bâillement. Le mini Hakero se mis à crépiter.
-Euh...entre ça et Sakuya-sama...
-Dépêche, je n'ai pas toute la journée, ZE !
-Bon, d'accord ! Meilling se sentait prise entre deux lames, ne sachant sur quel pied danser. Quatrième sous-sol derrière le blason familial, vous ne pouvez pas le louper !
-Yo, merci China, je te revaudrai ça.
-Oh Sakuya-sama...pardonnez-moi...

Laissant Meilling se morfondre de son côté, Marisa pris la direction indiqué en raflant au passage plusieurs ouvrages des étagères dont les couvertures lui paraissaient attractives.
Arrivée au deuxième sous-sol, elle pris le temps de réfléchir un instant. Certes, elle était en pleine forme et elle ne s'était pas battue contre un adversaire sérieux depuis un certain temps. Mais tout de même...Cette fillette psychopathe lui en avait déjà fait voir de vertes et des pas mûres et il s'en était fallut de peu à l'époque, pour que Marisa n'y laisse sa vie lors de leur dernier affrontement. Allait-elle courir le risque une seconde fois juste pour assouvir sa curiosité ?
-Bah, un coup d'oeil et je file illico avant qu'elle ne me tombe dessus. Avec un peu de chance elle sera de bonne humeur, ZE !
Curieusement, le contraste macabre entre le deuxième et le troisième sous-sol la persuada du contraire. Partout les teintures avaient été déchirées, des traces de sang séchées maculaient les murs et une odeur de putréfaction envahissait tout le niveau. Refoulant un haut-le-cœur, Marisa déposa son sac au pied de l'escalier, enfourcha son balais qui lui assurerait une fuite rapide au cas où les choses se compliqueraient et vérifia une énième fois que son Hakuro était bien à sa place, chargé à bloc dans la poche de son tablier.
Elle arriva très vite devant les armoiries de la famille Scarlet. Un blason haut de plus de deux mètres représentait deux paires d'ailes entrecroisées, l'une en forme de chauve-souris représentant Remillia Scarlet, l'aînée de la famille à la tête du manoir. L'autre semblable à deux fines branches d'un arbre noueux agrémentées de pierres en forme de losanges multicolores dont l'on devinait d'inquiétants reflets à la lueur des torches environnantes était sensé représenter Flandres Scalet, cadette schizophrène que sa sœur avait enfermée sous le manoir en raison de sa personnalité plus qu'instable et dangereuse.
Marisa prêta alors l'oreille à ce qui ne lui avait alors parut n'être que des chuchotements véhiculés par les courants d'airs.
Ce qu'elle entendit eu pour effet de l'arrêter net dans sa tentative d'ouverture du sceau gardant la porte close.
Pour la première fois de sa vie, un sentiment impensable lui fit prononcer son nom à demi-mots :
-Flan...Flandres ?

Des hurlements de douleur et de désespoir lui répondirent.

- - - - - - - - - -

-Mokou-san n'est-ce pas ? Murmura la silhouette encapuchonnée assise à une table située au fond de l'auberge et buvant son thé à petites gorgées.
Mokou, dissimulée dans l'ombre répondit un -oui- à peine perceptible.
-Elle nous a suivit. Chuchota la petite en tournant lentement sa petite cuiller afin d'accélérer la fonte de son sucre.
-J'en ai bien peur.
-Sakuya est en sureté ? Demanda t-elle encore.
-Si Eientei signifie en sureté pour vous alors oui, considérez qu'elle est en sécurité.
-Bien.
Toutes deux scrutaient la taverne de fond en comble, aux aguets, comme si elles s'attendaient à trouver quelqu'un en particulier.
-Où puis-je me reposer ? Demanda la petite encapuchonnée à sa tasse de thé.
-Chez Keine Kamishirasawa, je vous y emmène.
La petite se leva, laissant un pourboire à côté de sa tasse et sortit de l'auberge.
Dehors, quelques rares badauds rejoignaient bien vite leur domicile ou le bar le plus proche, de sorte que les rues étaient pratiquement vides lorsque Mokou rejoignit celle dont elle avait la charge jusqu'à nouvel ordre.
-Par là. Dépêchez-vous.
-Ce vent est traitre, il colporte la moindre de nos paroles. Où qu'elle soit je sais qu'elle nous entend, c'est agaçant.
-Raison de plus pour ne pas traîner la pressa Mokou en jetant des coups d'œil furtifs derrière elles à intervalles réguliers.
Elles arrivèrent enfin à la porte d'une petite bâtisse accolée à ce qui devait être l'école du village.
-C'est ici.
Toutes deux entrèrent en hâte, veillant à bien refermer derrière elles la porte qui n'émis pas le moindre grincement à leur grand soulagement.
Les attendant dans le vestibule, Keine Kamishirasawa abordait sa forme d'hakukatu ainsi qu'en témoignaient les deux longues cornes qui dépassaient de sa longue chevelure argentée.
La petite interrogea Mokou du regard.
Devançant son amie, Keine s'empressa de la rassurer :
-Je me change ainsi à chaque pleine lune mais n'ayez crainte, je n'en suis pas plus dangereuse. Seuls vos ennemis auront du soucis à se faire s'ils croisent ma route soyez-en assurée.
Déposant leurs affaires et leurs chaussures à l'entrée, Mokou et sa protégée entrèrent la pièce principale où les attendaient une collation que Keine avait pris soin de préparer.
-Vous avez été informée de ma venue ?
-Keine est ma meilleur amie lui confessa Mokou avec un sourire, nous n'avons aucun secret l'une pour l'autre.
-Désolée de vous impliquer dans tout ça s'excusa la petite en s'inclinant légèrement.
-Il n'y a pas de mal fit Keine en leur servant quelques mets de sa confection.
Mokou la remercia et ajouta :
-Je ne connais pas meilleur endroit pour protéger quelqu'un qu'ici même. Keine est en charge de la protection du village tout entier, à ses côtés soyez assurée de dormir en paix.
-Je vous remercie, Keine-sensei, Mokou-san.
Keine ferma les persiennes en bambou de ses fenêtres et se rapprocha de ses invitées :
-J'ai acheté un sort à Reisen-kun ce matin au marché afin d'isoler la pièce contre les oreilles indiscrètes. Vous pouvez parler sans crainte, les sorts et remèdes d'Eirin Yagokoro ont la réputation d'être d'une efficacité diabolique. Pas la peine de grimacer Mokou, je ne pactise pas avec l'ennemi, c'est du commerce tout ce qu'il y a de plus convenable.
Mokou se contenta de siffler entre ses lèvres de dépit.
-Combien de temps peut tenir votre sortilège ? demanda t-elle à la petite qui avait sortit un livre de sa poche et déjà entrepris de reprendre sa lecture là où elle l'avait laissée.
-Si je ne me suis pas trompée dans mes calculs, je devrais pouvoir conserver cette apparence pendant deux semaines au minimum, suffisamment longtemps pour que le plan se déroule sans complications.
Sa garde du corps parut satisfaite de sa réponse tandis que Keine ne put s'empêcher de remarquer :
-Très réussi. Vraiment, même un œil avisé n'y verrait que du feu.
-J'y compte bien. Répliqua la petite aux ailes de chauve-souris.
-Et comment va...vous savez...?
-Le Secret Dérangeant ? Suffisamment mal pour que Remillia-san parvienne à me faire préparer ce sort de métamorphose et quitter la bibliothèque du manoir je suppose. Répondit Patchouli en ne lâchant pas sa lecture des yeux.
Keine fit se rassoir une Mokou faisant les cent pas dans la cuisine, irritée à l'idée que le sortilège d'insonorisation puisse avoir des ratés.
-Et jusque quand devons-nous l'occuper ?
-Jusqu'à ce que Sakuya nous donne le signal. Cela peut prendre entre trois jours et deux semaines en tout et pour tout. Plus, cela serait le signe que la mission a échoué.
Keine soupira.
-Bien. En ce cas je vais vous montrer vos chambres après dîner si vous le voulez bien.
Une fois le repas terminé, Keine emmena Patchouli -ou plutôt, Patchouli habilement dissimulée sous la forme de Remillia- toujours plongée dans sa lecture pendant que Mokou rangeait les assiettes lavées dans l'armoire.

Lorsqu'elle eut fini, l'immortelle alla entrebâiller la porte d'entrée, scruta le village baigné de la lumière lunaire et siffla :
-Je sais que tu m'entends sale corbac tengu. Si j'étais toi j'irais voir ailleurs si je ne veux pas finir en yakkitori, tu m'as bien comprise ?
-Ouh, ce que j'ai peeeuuur....lui souffla une voix à l'oreille.
Mais quand elle tourna la tête, Mokou ne put rien distinguer d'autre que la silhouette trébuchante d'un alcoolique rentrant chez lui et hoquetant d'une voix rauque les paroles d'une chanson à moitié oubliée.
-Pfff, tu ne perds rien pour attendre. Cracha Mokou avant de refermer la porte.
Un petit rire amusé lui répondit avant de se perdre dans le silence de la nuit.

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Invité le Ven 07 Mai 2010, 9:17 am

en la relisant ça m'a donné envie de continuer (et de changer l'histoire initiale vu que tout est dans la présentation de mon OC XD) mais est-ce que ça intéresse encore quelqu'un ou je la boucle vite fait mal fait ?^^

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Okiba le Ven 07 Mai 2010, 11:29 pm

J'ai lu que le chapitre 1, mais je suis déjà impatient de lire la suite!
Moi-même j'écris à mes instants perdus, et je dois dire que j'adore ton style.
En fait, plus je lis tes œuvres, et plus je sens que j'ai intérêt à retravailler mon style :)

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

Message par Drell le Ven 07 Mai 2010, 11:57 pm

Oui tu devrais continuer cette fiction et de la manière dont tu la prévoyais depuis le début.

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Re: [fanfic] Touhou Project : Unable Foreign Desire

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