La plume d'Okiba

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La plume d'Okiba

Message par Okiba le Sam 23 Oct 2010, 10:47 pm

A mes heures perdues, il m'arrive d'écrire un peu. Jusqu'ici, je ne savais pas trop quoi faire de ces écrits.
Et puis je me suis dis que je pourrais avoir un peu plus d'avis sur un forum, même si ça n'a aucun rapport avec Touhou.

J'espère que ça vous plaira! Bonne lecture *w*

Spoiler:
L’emblème aux deux plumes

Il était le meilleur. A travers le Japon tout entier, nul ne le surpassait dans son domaine. Les plus puissants et les plus influents des daimyos*, le Shogun lui-même, parfois même des étrangers venus du couchant, tous se disputaient ses services. Et seuls les plus riches pouvaient se les offrir : pour éliminer un seigneur voisin gênant, une courtisane traîtresse mais trop aimée d’un puissant pour être condamnée…Toutes ses cibles tombaient pour ne jamais se relever, ses missions étaient toujours couronnées de succès, nul ne s’apercevait de sa présence avant qu’il ne soit trop tard et nul ne retrouvait ses traces une fois sa cible exécutée. Oui, de tous les ninjas que comptait l’Empire du Soleil Levant, aucun ne pouvait prétendre le dépasser. Et pourtant ce soir, il avait peur.

Cette mission ressemblait pourtant à toutes les autres. Il est vrai que le, ou plutôt la commanditaire (ce qui était déjà assez surprenant), avait une étrange allure en se présentant à l’entrée du village d’Iga. Cette femme aux longs cheveux noirs, portant un kimono immaculé, un hakama écarlate et surtout un long katana au fourreau blanc comme le mont Fuji dégageait une impressionnante aura de confiance, de dureté et de puissance. Devant cette femme, le ninja s’était bien entendu méfié, mais il avait négocié le contrat dans le village le mieux protégé du pays, et elle avait payé d’avance, elle n’en voulait donc pas à sa vie. Par mesure de prudence, il avait gardé son masque en prenant les neufs cent ryôs* d’or que tendait la femme en hakama. Aussitôt que cette dernière fut partie, il avait réuni ses deux équipiers habituels, les plus aguerris de ses lieutenants et s’était mis en route vers la province de Dewa, à l’extrême nord du pays, et vers le daimyo de cette province, leur cible.

Au terme d’une semaine de route sur les sentes escarpées courant dans cette zone montagneuse, ils parvinrent au château de Dewa, perché sur une éminence surplombant une petite ville. Ils montèrent leur bivouac dans un bosquet enneigé prenant garde à ne pas allumer de feu, car trahir ainsi leur présence eut été stupide et à peine digne d’un apprenti. Lorsque les rayons du soleil couchant se furent échappés derrière les montagnes, et que les premiers éclats de l’astre nocturne eurent fait leur apparition, les trois ninjas se mirent en route. Souffles dans la nuit, ils se glissèrent jusqu’à la forteresse. Le mur d’enceinte mesurant seulement trois mètres, le franchir fut une formalité. N’apercevant pas la moindre sentinelle, ils pénétrèrent à l’intérieur de la place forte, aussi silencieux qu’une plume chutant sur du velours.

Ils progressaient rapidement, comme à leur habitude. Les lieux leur étaient familiers, ils les avaient étudiés une douzaine de fois avant de débuter leur mission. Les rares gardes qu’ils avaient croisé gisaient égorgés dans les couloirs, morts avant d’avoir suspecté la présence des trois intrus. Lorsqu’ils parvinrent à la chambre du daimyo, un des compagnons élimina les deux factionnaires surveillant la porte d’un jet vif de shuriken*. La dernière image que gardèrent les deux hommes fut celle d’un éclair métallique dans le clair-obscur du corridor. Enjambant les deux corps, il s’était glissé dans la chambre et avait abattu l’homme d’un coup du sabre court wakizashi qui ne le quittait jamais, éclaboussant de sang carmin l’estampe au mur. Aussi discrètement qu’ils étaient venus, les trois hommes repartirent en se fondant dans l’obscurité.

Le maître ninja avait quasiment oublié cette mission, finalement assez aisée, lorsqu’une funeste nouvelle lui parvint : un de ses compagnons avait été assassiné ! Son meurtrier avait agi alors que le ninja se rendait à Yoshiwara, le quartier des geishas d’Edo. Son corps avait été découvert le lendemain matin dans une ruelle. Cette mort étonna le maître, car son équipier était tout de même un expert dans l’art de brouiller les pistes, mais son métier n’admettait pas le sentiment, et il ne porta pas le deuil pour autant. Il se méfia tout de même, au cas où il serait la cible d’une vengeance, car nul n’est jamais trop prudent. Ses soupçons furent confirmés, la semaine suivante, par la nouvelle de la mort de son second partenaire. Dès l’instant où on lui apprit l’évènement, il ne se sentit plus en sécurité nulle part. D’autant que, chose étrange, les corps des deux victimes portaient des blessures inhabituelles : les plaies au torse et à la gorge étaient assez larges mais surtout on aurait dit que les entailles avaient été calcinées, leurs bords étant d’un noir de cendre. Les assassins , qui avaient semé la destruction sur les lieux de leurs crimes, n’avaient pas laissé le moindre indice permettant aux ninjas du village de les retrouver, eux qui était parmi les meilleurs pisteurs du Japon. Le maître ne quitta plus Iga. Entouré de ses subordonnés, il passait son temps à tenter de découvrir qui le traquait ainsi et pourquoi. Jusqu’à ce soir.

Une fois de plus, il bâtissait un plan de recherches, entouré de ses lieutenants, autour d’une carte du pays. Soudain, sans qu’aucun cri d’alerte ne retentisse, un sifflement sinistre déchira l’air tranquille du soir, immédiatement suivi d’un fracas de bois brisé, d’acier tordu, de portes de papier déchiquetées, de hurlements de ninjas projetés sur les murs intérieurs de l’enceinte du village, les os broyés, le corps brisé. Aussitôt, le maître assassin et ses lieutenants bientôt rejoints par les ninjas du village au grand complet, dégainèrent leurs armes et se précipitèrent vers les portes du village. Un homme, seul, portant des vêtements d’un noir d’encre, des bottes de cuir, un emblème composé d’une plume d’argent et d’une plume noire entrecroisées sur la poitrine, se tenait dans l’encadrement pulvérisé de la porte principale.

Comment cet homme, qui n’avait manifestement q’une vingtaine d’années, même si la mèche de ses cheveux de jais cachant son œil gauche le vieillissait ; et armé d’une simple épée dont la garde couvrait toute la main, avait-il pu ravager de cette façon le portail d’acier séculaire et inviolable du village de ninjas le mieux défendu ? Sans se poser plus de question, et avec leur efficacité habituelle, les assassins masqués se jetèrent en silence sur l’homme mystérieux, qui se contenta d’arborer un sourire amusé. A l’instant précis où les ninjas frappaient à l’unisson l’agresseur, celui-ci s’évanoui brusquement.

L’homme à l’épée réapparu en un éclair derrière les assassins, et trancha l’air de sa lame. Des ondes d’énergie noires et argentées découpèrent la nuit et semèrent la mort parmi les gardes, ouvrant d’immenses plaies dans les poitrines, les crânes, les gorges. Des gerbes de sang jaillirent des multiples plaies provoquées par l’assaut du jeune homme, teignant de carmin et d’écarlate les remparts de pierre de la cour intérieure. Un instant, le maître et ses trois lieutenants se figèrent. Un homme seul venait de décimer la moitié des ninjas d’Iga en moins de dix secondes ? Impossible ! Inimaginable ! Inhumain ! Démoniaque !!?

Sans leur laisser le temps de savoir à quelle sorcellerie ils avaient affaire, l’homme aux cheveux de jais bondit de nouveau vers ses proies. Un des ninjas fut transpercé d’un coup d’estoc à peine visible pour l’œil pourtant entraîné de ses compagnons. Deux autres guerriers de l’ombre attaquèrent simultanément, d’une paire de coups vifs, leurs lames affûtées prêtes à égorger l’escrimeur présomptueux, imparables promesses de trépas…Une nuée d’étincelles jaillit lorsque l’épée de l’homme stoppa l’un des sabres et que sa main aux doigts crispés comme la serre d’un rapace brisa le mouvement de l’autre wakizashi* en même temps que le poignet de l’assaillant. Sans avoir pu lancer une autre attaque, les deux derniers défenseurs du maître s’effondrèrent, l’un la gorge ouverte, l’autre tranché en deux au niveau du bassin. Levant son regard de ses dernières victimes, le terrifiant jeune homme fixa le meilleur des ninjas d’un oeil si froid, si dénué de pitié et d’humanité, que même les sauvages Aïnos d’Hokkaido n’auraient pu le soutenir. Il prit la parole d’une voix claire et visiblement narquoise :
« Le meilleur des ninjas ? Tu ne correspond pas à ta réputation…C’est bien toi qui a assassiné le daimyo de Dewa, n’est-ce pas ?
-Qui êtes vous et qu’avez-vous à voir avec cette affaire ? répondit le maître en tentant de garder son sang-froid.
-Que de précipitation !! Et puis, j’ai rarement rencontré un ninja aussi peu perspicace…Ou bien est-ce la peur ? Mais vous autres êtes sensés ignorer la peur, ai-je tort ? Réponds moi d’abord, c’est bien une femme en hakama* écarlate qui t’a chargé de cette mission ?
-Mais, comment vous… ? »

Surpris, le ninja s’interrompit lorsque, son interlocuteur, d’un mouvement rendu invisible par sa vitesse, apparut dans son dos. Ce dernier fit volte face, mais plutôt que de lui porter un coup, l’homme à l’épée courba sa haute taille et se pencha pour lui murmurer :
« Réfléchis, senpaï. Tu sais qui je suis, ou du moins à quoi j’appartiens…Tu connais cet emblème, pas vrai ? »

Le maître n’y comprenait plus goutte. Il n’avait jamais vu cet homme terrifiant, et il était pourtant sensé le connaître ? Il détailla de nouveau celui qui lui faisait face. Oui, il était sûr de n’avoir jamais vu ces traits. Alors qu’il observait plus attentivement encore le guerrier qui lui faisait face, ses yeux se posèrent sur l’emblème que le meurtrier venait de lui indiquer. Lorsqu’il examina le symbole des deux plumes, un souvenir lui revint, ses pupilles brusquement se dilatèrent, la panique s’inscrivit sur son visage!

Le jeune homme reprit la parole en devinant la peur sous le masque du maître ninja :
« Ah ! Ta lanterne s’éclaire ! »

A l’instant où le jeune escrimeur prononçait ces paroles, sa voix s’érailla, semblable à un croassement, un sifflement étouffé se fit entendre alors qu’une flamboyante aura d’énergie argentée où étincelait des éclairs noirs émanait du jeune homme, dessinant une silhouette ailée. Ses cheveux se mirent à flotter telle une couronne vivante autour de son visage déformé par un sourire sardonique, révélant la cicatrice barrant son oeil gauche aveugle. Son œil valide prit une teinte noir brillant. Il lévitait à présent à quelques centimètres au dessus du sol, renforçant la domination que lui apportait déjà sa haute taille. L’assassin au masque noir restait interdit devant ce spectacle dépassant l’imagination d’un simple mortel non-initié aux arts magiques.

Imperceptiblement, l’être surnaturel modifia ses appuis. Il paraissait de nouveau tendu, prêt à l’assaut. Cette tension palpable n’échappa pas au ninja, mais il était à la merci de son opposant.

« Il se trouve que dans notre intérêt nous devions réagir comme si le daimyo avait de l’importance, c'est-à-dire organiser des représailles, et malheureusement pour toi,… »

Le semi démon sembla se volatiliser tant son mouvement fut rapide. Il ressurgit juste devant le maître assassin.
« Nous avons remonté ta piste ! »

Aussi tranchante que ses paroles aux allures de sentence, la lame de l’être démoniaque scintilla d’un éclat froid et lunaire dans la nuit tombante, allumant une lueur écarlate alors qu’elle tranchait la gorge du ninja, qui s’effondra dans un gargouillis immonde.

Tandis que ses dernières forces le quittaient et que son sang vermeil s’échappait par la faille béante qu’était devenue sa gorge, celui qui fut un maître ninja et dont l’âme s’apprêtait maintenant à rejoindre le Jigoku* parvint à lever une ultime fois le regard vers son meurtrier. Le jeune homme aux cheveux de jais rengaina sa lame d’un geste parfait dénotant des années de pratique, puis, s’apercevant que la conscience de sa victime n’avait pas encore été ravie par les kamis, il se pencha vers lui et lui souffla ces mots, les derniers que l’homme entendrait dans ce monde :
« Emporte ce message avec toi dans l’au-delà : le monde a encore beaucoup à redouter du clan Okiba ! »

Tournant le dos au carnage, l’escrimeur s’enfonça dans la nuit, les pans de son manteau voletant dans les ténèbres. En atteignant la porte en ruine, il s’arrêta et traça quelques idéogrammes sur le mur d’enceinte. Avec un hochement de tête satisfait, il s’éloigna du village fortifié désormais réduit à l’état de décombres et, plus silencieux qu’un pétale de cerisier chutant dans l’eau clair d’un étang, se fondit dans la nuit d’obsidienne.

Kyoji se releva en soupirant, et referma son éventail d’un geste sec. La puanteur des cadavres en putréfaction rendait l’atmosphère quasiment irrespirable. Habitué aux relents qui planaient sur les champs de bataille des guerres récentes, Kyoji se contenta de froncer les narines, ce qui accentua son expression sévère. Les blessures subies par ces hommes dépassaient tout ce qu’il avait rencontré jusqu’alors. De même, la porte avait été enfoncée, mais il n’y avait nulle trace de bataille rangée. On pouvait exclure l’infiltration du village étant donné l’ampleur des dégâts ; plus il réfléchissait au problème, et plus celui-ci paraissait insoluble. Plongé dans ses pensées, l’homme de confiance du gouverneur de Yamato s’accroupit pour observer des traces de pas. Quelqu’un, probablement un homme, était passé par ici, chaussé de bottes, longtemps avant qu’il n’arrive avec son escorte. Peut-être tenait-il sa première piste. Ayant achevé son inspection, il se dirigea vers l’entrée du village. Les portes pendaient sur leurs gonds, et la herse aux barreaux tordus commençait déjà à rouiller, faute d’entretien. Kyoji s’arrêta un instant à l’examen des marques qui balafraient les panneaux et l’encadrement. Ces traces n’étaient pas le fait de machine de siège, et personne n’aurait pu faire cela seul. A moins de disposer de l’aide des kamis…L’hypothèse d’une attaque par un seul assaillant, maîtrisant certains arts surnaturels semblait se confirmer… Kyoji fit un signe de la main, et l’un des samouraïs qui l’escortait lui tendit les rênes de sa monture, son visage figé en un masque insensible devant la scène de carnage. Avec l’aisance d’un homme qui autrefois avait été soldat, Kyoji se mit en selle, et mit son cheval bai au trot d’une traction sur les rênes. Suivi de son escorte de quatre gardes, il s’éloigna du village, les sabots des montures soulevant un nuage de poussière sur la route menant à Kyoto.

Tout en chevauchant, Kyoji se remémora le départ de cette étrange enquête à laquelle on l’avait assigné. La veille, le représentant du shogun à la cour impériale l’avait fait mander de toute urgence, aux premières lueurs de l’aube. Kyoji, qui avait pris l’habitude de se lever aux aurores afin de contempler le lever du soleil et d’adresser une prière à Amaterasu, la déesse d’où est issue la lignée divine de l’empereur, fut ce jour là frustré de ses dévotions matinales. Il se revit, parcourant d’un pas vif les couloirs aux planchers cirés, derrière l’estafette qui le conduisait au cabinet de travail du gouverneur de la région. Les corridors familiers ne bruissaient pas encore de la multitude de pas feutrés qui peuplaient le manoir au cours de la journée. Kyoji s’apprêta à ouvrir la porte du cabinet du gouverneur lorsque celle-ci coulissa dans un glissement. Kyoji s’écarta pour laisser passer la femme en hakama qui venait d’ouvrir la porte. Une telle tenue est tout sauf traditionnel, songea Kyoji. Il la regarda s’éloigner, ses longs cheveux noirs, laissés libres, flottant dans son sillage. Qu’est ce qu’une femme d’apparence si étrange pouvait bien avoir à faire avec le gouverneur…? Un léger toussotement ramena Kyoji à la réalité. Le gouverneur, assit en seiza derrière sa table basse encombré de rouleaux calligraphiés, lui faisait signe d’entrer.

« Asseyez vous donc, Kyoji-san. Comment vous portez vous ?
-Sama, je me doute que vous ne m’avez pas fait venir pour quelque chose d’habituel.
-En effet. J’ai besoin de vous pour une affaire…humm…un peu spéciale.
-De quoi s’agit il ?
-Nous venons d’apprendre que le village d’Iga avait subit une attaque. Il n’y aurait pas de survivants…
-Vous êtes sérieux ? Les ninja d’Iga ont été vaincus si facilement ?
-Je voulais vous confier l’enquête. Je sais que je peux vous faire confiance.
-Je vais faire de mon mieux gouverneur. »

C’est ce jour là que l’affaire avait commencé. Et ses constatations sur place, si elles menaient à une piste qui était plutôt du ressort d’un prêtre ou d’un sorcier, expliquaient au moins l’incapacité que les ninjas avaient eu à se défendre. La cité impériale de Kyoto se profilait sur l’horizon, se découpant sur le soleil couchant comme les ombres sur un mur de papier. Traversant les rues à toute vitesse, sans un regard pour les artisans et les commerçants qui s’inclinaient sur son passage, Kyoji ne stoppa sa monture que dans la cour du palais du gouverneur. Confiant les rênes à un serviteur, il pénétra dans le palais de bois afin de rapporter au plus vite ses premières conclusions à son commanditaire.

A sa grande surprise, le gouverneur l’attendait déjà. Il pénétra de nouveau dans le cabinet de travail, perplexe quand à la conduite à tenir. Il ne vit aucun profit à dissimuler quoi que ce soit de ce qu’il avait découvert, d’autant qu’il risquait d’avoir besoin de plus de moyens pour tenter de retrouver le coupable du massacre d’Iga. Engager des indicateurs, verser des offrandes aux temples afin de récupérer des informations plus facilement, solliciter ses contacts dans les grandes familles…autant de dépenses qui nécessiteraient un soutien. Kyoji fit donc part de ses conclusions au gouverneur. A sa grande surprise ce dernier s’assombrit au fur et à mesure du récit. Presque imperceptiblement, le gouverneur parut soudain nerveux, indécis. Kyoji aurait juré qu’il était incertain de la conduite à tenir. Lorsqu’il eut achevé son exposé, un long silence s’installa entre les deux hommes, seulement troublé par les chants des oiseaux dans le crépuscule de cette fin d’été.

Finalement, le gouverneur brisa la glace, l’air mal à l’aise :
« Kyoji-san, je…je crains que vous ne deviez abandonner l’enquête.
-Comment cela ?
-Et bien, j’ai reçu des instructions très précises et,…enfin…, cela ne relève pas de notre compétence, aussi il est impératif que vous cessiez vos investigations.
-Je…bien.
-Vous pouvez disposer, Kyoji-san.
-Merci, sama. »
Dissimulant la rage qui lui embrasait les entrailles, Kyoji s’inclina et quitta la pièce. Au loin, dans le corridor, il vit la lointaine silhouette d’une femme en hakama s’éloigner, en affichant un air contrarié.

Je n’ai bien entendu pas suivi les ordres que j’avais reçus. Une fois de plus, ma curiosité maladive a repris le dessus, stimulée par ma déception d’avoir été écarté de l’enquête. Quelques hommes loyaux m’ont permis d’en apprendre plus. En fouillant dans les archives des ninjas, j’eus tôt fait de découvrir que leur dernier contrat, l’assassinat du daimyo de la province de Dewa, avait été exécuté sur la demande d’une femme en keikogi immaculé et hakama écarlate. Sans aucun doute la femme que j’avais déjà croisée par deux fois au palais du gouverneur. Poussant mes recherches plus loin, j’ai fini par dénicher des références à cette tenue inhabituelle dans les légendes entourant la ville de Kyoto. Cette femme appartenait sans aucun doute à la Confrérie des Invincibles, un groupe de combattants et d’exorcistes unis dans le but de purger le pays de ses démons et esprits maléfiques. Il semble qu’ils portaient tous la même tenue, en signe de reconnaissance. Malgré son invraisemblance, je retins cette hypothèse. Après tout, tout dans cette affaire semblait mener au surnaturel. Tout en approfondissant mon enquête sur ces légendes, j’ai envoyé quelques hommes dans la province de Dewa. En quoi cette terre glaciale et montagneuse pouvait elle présenter un quelconque intérêt pour une organisation pourchassant les démons ? Je n’entrevis un possible rapport que lorsqu’un de mes hommes me rapporta une étrange nouvelle du nord.

D’après le message, apparemment rédigé dans la précipitation, les paysans et habitants des villages de la région du Zao Yama vivaient dans la crainte depuis quelques années. L’ancienne forteresse de la montagne aurait été rénovée, et un étrange clan y aurait élu domicile. La porte est désormais marquée d’un sceau composé d’une plume noire et d’une plume argentée entrecroisées. Les rares rônins qui ont osé s’en approcher de près n’ont jamais été revus. Certaines nuits de pleine lune, d’étranges illuminations éclairent la montagne Le message s’achevait sur ces mots : « Je dois arrêter mes investigations. Il est à craindre que j’ai été repéré. Je vais me cacher en attendant que les choses se calment, mais j’ignore si cela suffira. Je crois que je suis suivi. »Plus aucune nouvelle depuis lors.

Suivant les indices récoltés par mon informateur, j’ai fouillé aussi profondément que possible dans les légendes archivées ici, à Kyoto. J’ai enfin découvert une référence au mont Zao. Il est raconté qu’autrefois un démon aurait élu domicilie à cet endroit. Un corbeau à allure humaine, couvert de plumes noires, aux ailes bordées d’argent, aux yeux couleur de lune. Le démon Okiba, c’est ainsi qu’on le nommait. Il aurait semé la terreur dans tout le pays, mais aussi en Chine et en Corée, depuis des siècles. C’est notamment suite à ses exactions que la Confrérie des Invincibles avait été fondée. La légende dit que, pourchassé par des exorcistes et des guerriers venus de toute l’Asie, Okiba aurait finalement été vaincu au pied du mont Zao. En découvrant cela, la vérité se fit jour. Tout se recoupait. Le démon a sans doute survécu, et c’est lui qui est à l’origine de la rénovation de la forteresse. La mystérieuse femme que j’avais plusieurs fois croisée appartenait aux Invincibles, et cherchait à mener l’enquête. Le daimyo de Dewa, avait été assassiné sur ses ordres car il fournissait une couverture à Okiba. Les ninja ont été massacré par celui-ci en représailles. J’ai été écarté de l’enquête parce que le shogun Tokugawa ne veut pas s’attirer les foudres de puissances surnaturelles.

Un grincement se fit entendre, et Kyoji se retourna aussi vite que ses réflexes acquis au cours de dizaines d’années de guerre le lui permirent. Trop lentement toutefois pour éviter la lame d’acier qui le cloua sur sa table de travail. Les notes sur lesquels il travaillait disparurent dans une flaque de sang carmin. La jeune femme qui venait d’assassiner Kyoji essuya son épée sur le kimono de sa victime, avant de la rengainer dans son fourreau de cuir noir d’un geste trop vif pour l’œil humain. Elle écarta une mèche de cheveux noirs d’encre de son visage, et une ombre de sourire se peignit sur ses traits.
« Bravo vieil homme. Un seul élément t’a échappé, murmura-t-elle d’une voix douce.
Le démon Okiba est bien mort ce jour là sur le mont Zao. Mais il a put fonder une lignée. Nous sommes humains, mais le sang du démon coule dans nos veines, et ses pouvoirs nous accompagnent. Puissent les kamis t’être favorables vieil homme »
Sur ces mots, elle se détourna, faisant voleter derrière elle sa cape noire ornée de l’emblème aux deux plumes.

Bon, j'espère n'avoir pas trop fait d'erreur en ce qui concerne les lieux et l'époque.

Alors qu'est ce que vous en pensez?

PS: je suis très lent lorsque j'écris , donc ne vous attendez pas à trouver de nouveaux trucs toutes les semaines... Rolling Eyes

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Bis

Message par Okiba le Jeu 11 Nov 2010, 6:12 am

Voilà une nouvelle toute fraîche!
Le titre est bateau mais j'avais pas d'autre idée...
Bonne lecture!
Spoiler:

Double meurtre au SDM
Sur les traces de l’assassin de Gensokyo, une enquête de l’inspecteur Kamishiri…Kamirawa…Kamshi… de l’inspecteur Keine (« Qu’est ce que vous racontez encore ? J’ai jamais été inspecteur ! »)


Keine fut surprise de voir la foule attroupée sous les fenêtres du Scarlet Devil Mansion. « C’est bien la première fois que je vois autant de monde ici. Meiling a encore trouvé un moyen de dormir au lieu de travailler, ça risque de lui valoir un certain nombre de coups de couteau de laisser autant de monde pénétrer dans le manoir », songea l’unique institutrice de Gensokyo. Plus…
« Hey, vous !
-Qui ? Moi ?
-Oui, toi le narrateur, et vous les lecteurs ! Je voulais préciser que ceux qui ne connaissent rien à Gensokyo seront complètement perdus. Je considèrerais que tous ceux qui ne pourront pas suivre n’ont pas non plus suivi mes cours de la semaine dernière et auront droit à quatre heures de colle pour me rédiger une dissertation sur l’histoire des origines de Gensokyo, c’est clair ?
-Mais Keine, on…
-Y’A PAS D’ MAIS! Reportez vous à mes cours pour suivre !
-D’accord, d’accord,…On peut reprendre ?
-Oui, oui, allez-y »

Plus elle se rapprochait de l’attroupement, plus cela lui semblait étrange. Tout Gensokyo avait décidé de rendre visite à Remilia en même temps ou quoi ? Qu’est ce que Tenshi fait ici ? Et Aya, elle ne devrait pas être en train de livrer son journal ? Même Yuyuko et Youmu sont là…il a du se passer quelque chose…
« Excusez moi, pardon, laissez moi passer, poussez vous s’il vous plait… »

C’est presque à coup de coude que Keine réussit à se frayer un chemin dans la masse compacte qui formait un demi cercle au pied du mur, à la verticale des fenêtres, esquivant de justesse une grenouille congelée lancée par une Cirno en colère, qui criait qu’ « elle ne voyait rien parce que les autre lui bouche la vue, et que elle est trot fatiguer pour volé, allor dégager où j’envoie un Icicle Fall ! ». Enfin, la professeur en robe bleue parvint au premier rang, où un spectacle aussi inhabituel qu’horrible. Meiling gisait dans une mare de sang et de verre pilé, le corps couvert de plaies et criblé d’éclats de verre, la robe en lambeau. Seul son béret, quelques mètres plus loin, avait été épargné. Le regard vitreux de la malheureuse gardienne de la porte témoignait de son passage de vie à trépas. La foule chuchotait :
« Qu’est ce qui lui est arrivé ?
-C’est tout récent, Sakuya dit qu’elle est morte il y à peine une demi-heure.
-C’est un accident ?
-Non, elle devait dormir.
-Mais alors…
-Je crains que tu ais raison…C’est un MEURTRE ! » affirma quelqu’un.
Aussitôt, l’assemblée entra en effervescence :
« Un meurtre à Gensokyo ! Ca sera parfait en couverture du prochain numéro du Bunbunmaru Shimbun !
-Aya, arrête de te prendre pour un vautour !
-Un corbeau, s’il te plait…
-Et si ça me plait pas ?
-Ferme la dans ce cas !
-Quoi ?!!
-C’est qui à votre avis ?
-Pauvre China !
-C’est Meiling !
-Ca va, c’est qu’un nom !
-Respecte un peu les morts !
-Pourquoi faire ?
-Dis donc toi, fit Youmu en posant la main sur la poignée de son sabre, retire cette dernière phrase.
-Sinon quoi ?
-Eh, Youmu, intervint Yuyuko, tu devrais goûter !
-De quoAAAAAH ! hurla Youmu en découvrant Yuyuko qui machait un morceau du tibia gauche de ce qui avait été Meiling, Mademoiselle, vous ne devez pas manger ça !
-D’accord, d’accord », répondit Yuyuko d’un air maussade en jetant le morceau d’os. Soudain, un sourire affamé fendit son visage lorsqu’elle aperçut Mystia dans la foule. Celle-ci glapit et chercha à s’enfuir, bousculant plusieurs personnes qui se retournèrent d’un air vindicatif. Plus loin la situation dégénérait aussi.
« Mais, je vois rien !!! Barrez vous ou je vous montre qui est la plus fort !
-Ferme là minus !
-ICICLE FALL ! »

Toutes commencèrent à se battre, à coups de sortilèges, de sabre, d’épée, de poings de pieds, de griffes,…Devant le désastre qui se profilait, Keine ne put rien faire d’autre que pousser un long soupir de fatigue. Elles n’étaient donc pas capable de mettre leur tempérament vindicatif de côté, alors que l’une d’entre elles venaient d’être tuée ? Elle s’apprêtait à intervenir lorsqu’un hurlement déchira le vacarme. Toutes aussitôt cessèrent de se battre.
« Qu’est ce que c’était ? questionna Tenshi en lâchant le cou de Cirno
-J’en sait rien, répondit Youmu en extrayant la pointe de sa lame de l’épaule de Rin
-On dirait que ça venait de l’intérieur du Manoir… »supposa Aya, tout en époussetant son éventail.

Sakuya coupa court aux discussions en franchissant les portes du Manoir :
« Il y a un autre mort ! » annonca-t-elle.
Puis, avant que la frénésie ne reprenne possession de l’assemblée :
« Damoiselle Remilia m’autorise à faire entrer deux personne dans le manoir, mais elle ne veut d’un tel scandale à l’intérieur. Alors décidez qui m’accompagne. »
Aussitôt, toutes tentèrent de se mettre en avant, aussi bruyamment les unes que les autres, forçant Sakuya à faire une nouvelle intervention.
« Seulement deux, pas la peine de vous disputer !
-Je voudrais m’occuper de l’enquête, intervint Keine.
-Il faut que j’examine le corps pour pouvoir informer le reste de Gensokyo », ajouta Aya.
La proposition souleva un vague consensus :
« Mouais. Au moins Keine est assez sérieuse pour mener l’enquête daze !
-Je me vois mal empêcher Aya de faire quoi que ce soit. Je ne tiens pas à finir en sous-vêtements dans le prochain numéro de son journal, affirma Reimu.
-On peut leur faire confiance, je pense, soutint Wriggle.
-Bon, allez-y, vous nous raconterez.
-Comptez sur moi ! » fit Aya avec un enthousiasme assez déplacé dans de telles circonstances.
Keine, tout en levant les yeux au ciel, suivit la maid à l’intérieur du manoir, en compagnie d’une tengu surexcitée.

« Bon, et nous, on fait quoi ?
-DEGAGEZ DE MES PELOUSES !!!! » hurla Remilia depuis le balcon, avant de projeter une demi-douzaines de lances d’énergie vers la foule en contrebas, qui s’égaya aussitôt. Le démon écarlate retourna à sa tasse de thé.

La grande bibliothèque de Manoir parut encore plus immense que d’habitude à Keine. Dire que c’est pour emprunter un livre que je venais au départ ! Les immenses allées d’étagères couvertes de livres, aussi bien d’ouvrages occultes que de traités en tout genre se découpaient jusqu’au plafond, à peine visible et noyé dans la pénombre. Sakuya tourna le coin d’une dernière étagère, et la deuxième scène de crime apparut. Une des gigantesques étagères était tombée, inondant le sol de livre…et de sang. L’un des lourds panneaux de bois laissait apparaître un bras tordu, et une manche de chemise de nuit. La réalité frappa Keine tel un marteau : Patchouli aussi avait été tuée ! Elle vacilla un instant tandis qu’Aya virevoltait partout en prenant des douzaines de photos. Keine se ressaisit. On ne pouvait pas compter sur Aya pour faire une enquête sérieuse, elle ne recherchait que le coté spectaculaire. Il faut que je me charge de l’enquête, et que je trouve qui est responsable ! Je vous vengerais, Patchy, China ! Et puisque je suis là, autant commencer tout de suite. Tirant de sa poche un rouleau de papier un pinceau trempé d’encre :
« Sakuya, on est sur qu’il s’agit de Patchouli ?
-Oui. C’est une des domestiques qui l’a découverte. J’ai fouillé toute la bibliothèque en temps différé, mais je n’ai pas trouvé Patchouli, et elle ne quitte jamais la pièce. Et le corps porte ses vêtements.
-Je vois », dit distraitement Keine tout en prenant des notes.
Soudain, elle se rendit compte que l’écriture sur le rouleau se mettait à briller.
« Ahhh ! J’me suis trompé ! cria-t-elle en barrant précipitamment ses notes, avant de ranger son matériel pour sortir un carnet et un stylo vendus par Rinnosuke. Désolée, Sakuya. Tu crois que Remilia accepterait de répondre à quelques questions ?
-Je suis certaine que mademoiselle Remilia sera ravie de vous répondre, Kamishirasawa-sensei.
-Bon, moi je vous laisse, j’ai un article à écrire !
-C’est ça, à bientôt. »

Sur le balcon sud du manoir, la prétendue descendante de Vlad Tepes prenait tranquillement une tasse de thé, apparemment pas troublée le moins du monde par la mort de deux de ses employés. Il est vrai que la mort est relative pour les vampires.
« Remilia ?
-Ah, bonjour Keine ! Une tasse de thé ?
-Non, merci, je ne m’attarde pas. Je n’ai qu’une question à te poser. Est-ce que Flandre est toujours enfermée dans la cave ?
-Il me semble, oui…Saukya, va vérifier s’il te plait !
-Bien, mademoiselle. »
La maid se saisit de sa montre à gousset et disparut, réapparaissant une minute plus tard couvertes de balafres en tout genres.
« Oui, mademoiselle, fit elle d’une voix faible, Flandre est toujours dans la cave. Et elle est toujours dangereuse.
-Merci, va soigner ça. Et bien, Keine, tu as ta réponse. Au fait, tu ne trouves pas que Sakuya est vraiment efficace dans son job ? Et d’une rapidité exceptionnelle en plus…
-C’est sûr. Une vrai minute-maid.
-Je pense que je devrais lui donner le salaire de Meiling…Au fait, tu avais d’autres questions ?
-Non, merci. Je vois surtout que je ne suis pas prête d’avoir terminé cette enquête. »
Keine, soupira intérieurement, et, tout en prenant congé du Manoir, dressa un liste mentale des interrogatoires à mener et des personnes à questionner.

Longtemps plus loin, sur les berges de la rivière Higan, deux fantômes patientaient depuis trop longtemps à leur goût.
« C’est pas vrai, quand est ce qu’elle compte se réveiller. Elle dort depuis des heures !
-Ouais. Je ne lui jetterais pas la pierre, moi aussi je dors à mon poste.
-Au fait, Meiling, tu es bien censé empêcher les rôdeurs et d’éventuels individus mal intentionnés de pénétrer dans le manoir ?
-Euh…oui, c’est ça. Pourquoi ?
-Parce que si ça se trouve, j’ai été tuée par quelqu’un que tu aurais dû empêcher d’entrer. Tout ça parce que tu dormais à ton poste et que tu t’es fait tuée sans avoir même le temps de donner l’alerte ! Tout est de ta faute !
-Ah, désolé Patchouli ! Eyh, non, lâche moi ! Pas les cheveux ! Aïe ! »
Un hurlement débordant d’une rage meurtrière mis fin à la controverse :
« KOMACHIIIIIII ! Lève toi FEIGNASSE ! »
Aussitôt, les deux fantômes cessèrent de se battre tandis que le passeur de la rivière Higan s’éveillait en sursaut.
« Ah, Shikieki intervient. C’est pas trop tôt !
-Allez y embarquez ! Deux allez simples c’est ça ?
-Tout à fait Komachi ! »
Plus tard, sur la rivière :
« Au fait, Patchouli, tu crois pas qu’on aurait dû rester, au moins pour démasquer le coupable ?
- Je ne sais pas pour toi, mais moi, je ne me souviens plus de rien jusqu’à dix minutes avant ma mort. Alors, je ne vois pas en quoi nous aurions pu être utiles.
-Mouais, t’as pas tort. »
La barque de Komachi s’éloigna sur les eaux troubles de la rivière, laissant derrière elle un sillage de brume.

« Où j’étais à l’heure du crime ? Tu me soupçonnes Keine ?
-Disons que je n’au aucune certitude sur personne, Reimu.
-Ben, j’étais,…euh…partie faire un tour…
-Où ?
-Mais…euh…ça te regarde pas !
-Je vois… donc « Reimu : s’est fait jeter par la moitié de Gensokyo en essayant de récolter des donations. ». T’as quelqu’un qui peut témoigner ?
-Tous ceux qui m’ont jeté, conclut la miko d’un ton acide. Je peux y aller maintenant ?
-C’est bon, t’es libre. »

« Le meurtre de China et de Patchouli ? Patchouli est MORTE daze ?
-Sincères condoléances, je sais que vous étiez très proche…
-En fait, pas tant que ça, mais elle va me manquer. Je n’ai plus personne pour me poursuivre à travers la bibliothèque parce que je lui ai piqué un bouquin… Enfin, ça la ramènera pas de se lamenter, hein ? acheva la jeune sorcière en reprenant son habituel ton enjoué.
-Donc, est-ce que tu sais quelque chose qui pourrait être utile à l’enquête ?
-Et bien, je suis passé une demi heure avant qu’on retrouve les corps, Patchouli était assez en forme pour lancer des boules de feu. Quand je me suis enfuit en balai, j’ai aussi aperçu Meiling qui roupillait sur le toit.
-Et en voilà, enfin des infos utiles ! On sait donc que l’agresseur a eut peu de temps pour agir, et qu’il est probablement arrivé par les toits. Merci beaucoup Marisa !
-De rien ze !
-Euh, rends moi mon carnet, tu veux bien ? J’en ai besoin pour finir cette enquête.
-Oups, désolé ! Chassez le naturel…
-C’est ça, au revoir ! »

« C’est Marisa qui vient de passer ? Tu lui as parlé ? Elle a dit quelque chose sur la mort de Patchouli ? Allez, raconte, plus vite que ça !
-Du calme Alice. C’est moi qui pose les questions, tempéra Keine…et puis, je peut savoir pourquoi tu t’intéresse aux relations de Marisa et Patchouli ? »
Alice rougit violemment :
« Mais…eh ben…euh…disons que je m’inquiète pour Marisa.
-Hum. Où étais tu à l’heure du crime ?
-Chez moi.
-Reimu dit qu’elle est passée chez toi et qu’elle a trouvé porte close.
-Bon, bon,…j’étais chez Marisa.
-Et tu faisais quoi ?
-Je vois pas en quoi ça te regarde !
-Tu préfères que je demande à Shiki de te juger pour meurtre ?
-Je m’occupais du ménage…je rangeais des trucs…enfin, tout ça quoi. »
Keine ne put s’empêcher d’afficher un sourire ironique :
« Et je peux savoir, ma chère Alice, pourquoi tu t’occupes de Marisa ? Ou tu préfères que je demande à Aya de creuser cette histoire ?
-Keine…si tu fais ça je te jure que je…que je…que je…que je…
-Change de disque, celui là est rayé ! »
C’en fut trop pour Alice :
« J’VAIS TE TUER KEINE !
-Aïe, hé, du calme, range ces poupées ! Aïe ! Non pas la Goliath ! Argll ! Mokou au secours ! Arrête ça ù je réécris une histoire dans laquelle u a des éruptions de furoncles ! »

« A l'heure du crime? Facile, j'étais à une réunion inter-religieuse avec Kanako, Byakuren et […].
-Pourquoi faire au juste?
-On s'est dit que plutôt que de se faire concurrence, on pourrait peut-être se partager la clientèle. Kanako était fatiguée de faire des miracles pour rameuter des fidèles, et finalement on a réussi à se mettre d'accord.
-Mouais, on dirait que ça tient la route Sanae. Mais il reste un point non éclaircie: et Reimu dans tout ça? Après tout, elle dirige le premier temples de Gensokyo non?
-J'ai dit que c'était une réunion pour prêtre, pas pour clocharde nécessiteuse; Franchement, tu laisserais Reimu entrer dans un carré V.I.P toi?
-Mmm...C’est pas faux. »

« Quoi? Patchy-san et China-san sont mortes? C'est troooop triiiiste!
-Du calme Suwako. Je cherche qui les a tuées, et tu peut peut-être m'aider. Est ce que tu sais quelque chose sur ces évènements?
-Nooonnn. A ce moment là j'étais aux obsèques de Jean-Michel, lâchement assassiné par Cirno! Mais je vais la punir pour ça, au nom des grenouilles du monde entier! Viva la révolution, les grenouilles au pouvoir! L'Internationale sera le genre amphibien!
-Je vois. Ça t’a drôlement marqué, la mort de cette grenouille, dis donc... »
C'est à la tombée du jour que Keine parvint à la roulotte de Mystia; Les ombres s'allongeaient sinistrement sur le sol de la forêt quand elle aperçu les lanternes déjà allumée. Elle s'approcha en prenant garde de ne pas marcher sur des restes de lamproies abandonnés par des clients précédents.
« Mystia! T'es là?
-Désolée, Mystia est indisponible, mais je peux t'aider si tu veux.
-Yuyuko! Qu'est ce que tu fais là?
-Je suis venue rendre visite à Mystia moi aussi...slluuurp...
-Qu'est ce que tu bois au juste?
-Ça? C'est du McFlurry Red Helling approved! Tu ne trouveras pas meilleure boisson! »

« Hiips ! Sa…salut Keine ! Tu vi…viens boire av..avec nous ?
-Le saké est bon profites-en !
-Désolé, Suika, Yugi, mais je suis pas venue pour boire. J’enquête sur le meurtre de Patchouli et Meiling.
-Un…meu…meurtre ? Qu’est ze que tu ra…contes ?
-Keine, t’es sûre que tu n’as pas bu, justement ?
-J’ai l’air saoule ?
-Mouais. C’était quand ce meurtre ?
-Hier, le 24, vers 14h, au Scarlet Devil Mansion.
-Quoi ! On est déjà le 25 ? T’entends ça Suika ?
-Ou…ouais ! Ca…ça veut dire qu’on picole sans dis…discn…sans arrêt depuis trois jours !
-Bon, ben, je crois qu’on a un alibi. T’es sûre de pas vouloir une petite coupe, Keine.
-J’ai dis, pas ce soir Yugi !
-Ok, te fâche pas ! »


« La mort de Patchouli et Meiling ? Je n’étais pas au courant, sinon, j’aurais peut-être pu faire quelque chose. En tous cas, les lapins peuvent témoigner que je suis resté ici à préparer des mochi toute la journée d’hier. »
A cet instant, une porte latérale s’ouvrit avec fracas sur une Reisen en larmes, les yeux exorbités :
« Nooooon ! L’écoutez pas, c’est sûrement elle ! Elle me torture tout le temps ! Elle m’oblige à servir de cobaye pour ces expériences ! C’est elle la responsable, j’en suis sûre ! A l’aide, sortez moi de là ! »
D’un violent coup de pied, Eirin rabattit la porte sur les doigts de Reisen, qui s’enfuit en hurlant et en semant derrière elle une petite rivière de larmes, avant de se tourner à nouveau vers Keine, tout sourire :
« Ne faites pas attention, ça lui arrive parfois. Elle délire.
-Mais, et les marques de coups qu’elle portait, les bleus, le plâtre ?
-Ah ! Elle est tombée dans les escaliers hier, et elle est comme ça depuis ! Si tu allais plutôt voir Kanako, elle sait peut-être quelque chose. Elle est sortie hier pour la première fois depuis trois mois.
-Mouais, j’aimerais mieux pas, mais je sens que je vais pas avoir le choix. »

Première impression : je vais craquer et la réduire en poussière :
« Qu’est ce que tu fous là grosse vache ?
-Fermes là et réponds à mes questions !
-Et pourquoi je ferais ça ?
-T’es sorti hier, ça t’arrives jamais, hors, comme par hasard, Meiling et Patchy sont tuées le même jour !
-M’en fous !
-Tu préfères que je t’accuse officiellement, et que tout Gensokyo essaye de te faire la peau ? T’as beau être immortel, mourir même temporairement doit être plutôt désagréable, non ? »
Un rictus de rage crispa les traits majestueux de Kaguya :
« Grrrrr. T’as raison, et je déteste ça. Tu me le paieras un jour.
-Va dire ça à Mokou ! Alors, ton alibi ?
-Je suis sortie acheter des jeux pour ma DS, j’étais en panne. Rinnosuke peut témoigner, et Yukari aussi.
-Bon, ça va pour cette fois.
-Dégage et laisse moi tranquille maintenant ! Dehors ! »
Un magistral coup de pied mit Keine à la porte, que Kaguya claqua avec une violence à faire trembler Eientei.

« Je commence à désespérer de résoudre cette affaire. J’aurais peut être mieux fait de laisser Aya enquêter tout compte fait… ». C’est en ruminant ces sombres pensées que Keine sortit de Eientei. La lueur dehors la poussa à lever les yeux vers le ciel où se dessinaient la pleine lune…LA PLEINE LUNE…
Sauf que, quand on ne regarde pas où l’on met les pieds…
Zwiiif ! Schkraaaak !
Texi quitta son abri et se dirigea vers Keine étendue les quatre fers en l’air, à côté de la peau de banane responsable de ce carnage.
« Hahahahahahahahahahahaha ! Alors Keine, qu’en penses tu ? Simple, classique, mais efficace non ? Keine ? Pourquoi t’as des cornes ? »

Vers minuit, Mokou qui marchait vers Eientei, bien décidée à en découdre une fois de plus avec Kaguya, tomba sur Keine, en pleine déprime, assise su un souche à coté d’une Tewi effondrée sur le sol, la bave aux lèvres, les yeux exorbités.
« Ben Keine ? Un problème ? Euh…qu’est ce qu’elle a Tewi au juste ?
-C’est rien, fait pas gaffe. Je me demande juste si ça vaut le coup de continuer cette enquête, c’est tout.
-Dis, pas ça, je suis sûre que tu vas trouver, avec une intelligence telle que la tienne, ça devrait être un jeu d’enfant.
-Oui, mais pour l’instant, je ne tiens pas le début d’une piste.
-C’est rien, tu ferais mieux de t’y remettre. Plus vite t’auras fini, plus vite je pourrais faire flamber celle qui a commis ce double meurtre. Ou peut-être que je pourrais la frire, ça me changerais…Enfin, bref, tu veut une clope pour te remonter ?
-Mokou !
-Ben quoi ?
-Excusez moi… »
Keine releva la tête tendit que Mokou faisait volte-face, une flammèche au bout des doigts.
« Koakuma !!!? Qu’est ce que tu fous là ?
-Je suis venu témoigner.
-C’est vrai que dans la confusion on t’avais complètement oublié. Je t’écoute, l’encouragea Keine en reprenant son carnet.
-En fait, l’histoire est plus complexe que vous ne le pensiez. Meiling faisait la sieste sur le toit, tandis que Patchouli-sama cherchait un sortilège contre les intrusion, accrochée à une étagère. Elle voulait trouver un moyen de repousser cette peste de Marisa. Toujours est-il que Meiling, prise de somnambulisme, s’est levée, s’est pris les pieds dans une corde qui traînait là, et est tombée du toit. Dans sa chute, elle a percuté la fenêtre, ce qui explique qu’elle était criblée d’éclat en touchant le sol. Quand à Patchouli, le bris de la fenêtre lui a fait perdre l’équilibre, et elle est tombée elle aussi, entraînant l’étagère dans sa chute. Comme une demi tonne de bouquin est dure à encaisser, même pour une sorcière…enfin, voilà toute l’histoire…hé, vous m’écoutez ?
Keine la fixait d’un air bov…hébété :
« C’est tout ? Un bête accident ?
-Ben oui.
-Je crois que le métier d’enquêteur n’est vraiment pas fait pour moi. Vivement demain que je retrouve ma salle de classe ! »

PS: le double post est voulu, j'espère que ça ne gêne pas trop...


Dernière édition par Karasu Okiba le Jeu 20 Jan 2011, 6:07 am, édité 2 fois

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Re: La plume d'Okiba

Message par Lisianthus le Ven 12 Nov 2010, 12:22 pm

C'est marrant de voir à quel point les habitants de Gensokyo s'en fiche complètement de la mort de Patchouli et de Meiling ...
Sutout Remilia !

En tout cas, y a du bon dans ta fanfic Karasu et aussi des références à autres Touhou-Jin.
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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Sam 13 Nov 2010, 1:53 am

Merci, je corrige ça tout de suite...
J'ai pas l'habitude de faire des trucs humoristiques, je suis content que ça t'ai plus.

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Message par Okiba le Lun 17 Jan 2011, 11:42 pm

La fanfic nouvelle est arrivée!
Je vous laisse juge...

Spoiler:


Vol de relique au Moriya Shrine !

Retrouvez, dans ses nouvelles et époustouflantes aventures, l’inspecteur Kamishira…
-LA FERME !
OK, te fâche pas Keine !

L’institutrice la plus en vue de Gensokyo (et la seule aussi) posa sa sacoche sur le sol et s’assit lourdement sur une pierre, respirant avec difficulté.
« Mais qu’est ce qui m’a pris de vouloir visiter le temple Moriya ! vitupéra-t-elle en retirant un gravier de sa chaussure gauche. Trois heures que je m’épuise à grimper sur cette foutue montagne, et pas l’ombre d’un temple en vu ! Par contre, on ne peut pas faire cinq mètres sans tomber sur un soldat tengu armé et dangereux ! Enfin, plus vite je repartirai, plus tôt j’y serais. »
Après deux heures supplémentaires de marche (« de galère vous voulez dire ! « ), l’imposante et antique silhouette du temple Moriya se profilait sur les rives du lac Suwa.

« Y a quelqu’un ? » s’enquit Keine en faisant coulisser la porte du temple.
Un cri alarmé lui répondit : « AU VOLEUR ! »
Et merde…songea Keine en voyant surgir une Sanae dans tous ses états. Elle tenta de raisonner la prêtresse et d’obtenir un peu plus qu’un simple hurlement hystérique :
« Du calma, Sanae, du calme !
-On a volé la relique du temple ! Un des derniers manuscrits shinto existants !
-Quoi !?? Mais…c’était ce parchemin que je venais consulter justement ! Me dit pas que je me suis tapé la marche pour rien !
-Euh…tu crois pas qu’il y a plus important ? Suwako était pourtant censée le garder !
-Bon, eh ben, je ne vois qu’une issue si je veux revoir ce manuscrit. Où est Suwako que je puisse l’interroger ?
-Elle a aussi disparu !
-Hein ? Qui a disparu? Kero ?
-SUWAKO ? QU’EST-CE QUE TU FOUS LA ?
-Euh... »

« Donc, je récapitule, tu as laissé sans surveillance pendant deux heures la relique que Sanae t’avais chargé de surveiller ?
-Ben…oui.
-Suwako, c’était quand même pas compliqué ! Je t’avais demandé deux heures ! Deux heures sur l’éternité, tu pouvais quand même faire ça pour moi !
-Désolée, mais Cirno est passée en poursuivant des grenouilles ! Je ne pouvais pas non plu laisser mes frères et sœurs mortels se faire réduire en glaçon pour cocktail ! Je devais choisir, j’ai choisi les grenouilles !
-Holà ! Du calme vous deux ! Bon, Sanae, je vais essayer de retrouver ta relique, alors ne tente rien de désespéré, du genre massacrer tous les youkais du coin en la cherchant, ok ?
-Je te fais confiance ! L’enquête du SDM a été brillamment résolue, tu as prouvé tes capacités, Keine.
-Tiens, au fait, Patchouli et Meiling ont été ressuscitées par Eirin.
Quoi !!? C’est possible ?
-Une potion expérimentale…Par contre, je n’ai pas vu Reisen depuis un moment.
-Tu sais par où commencer ton enquête ?
-Un vol a été commis non ? Alors le premier suspect est forcément… »

« MARISA ! »
« Qui est ce qui … ? Ah, c’est toi Keine ! Entre, je t’en pris !
-Non merci, j’ai pas envie de mourir étouffée.
-Qu’est ce qui t’amènes ?
-Une relique a été volée au Moriya Shrine. Est-ce que tu l’aurais, disons, empruntée ?
-Pas du tout daze !
-T’as un alibi ?
-Oui, pour une fois. Je suis resté avec Alice ces deux derniers jours.
-Mouais, j’irais vérifier. T’es sûre de toi ?
-Tout à fait daze ! »

« Alice ? T’es là ?
-Hummm…suis couchée…
-Je peux entrer ?
-Vas y c’est ouvert. Mais ferme la porte ! »
Keine referma la porte (qui grinça sur ses charnières) et s’avança dans l’antre de la marionnettiste. Des douzaines de poupées emplissaient la pièce, accrochées aux murs, posées sur des tables, voir à même le sol, grande, blonde, armée, en morceaux. Parmi les marionnettes gisaient çà et là quelques grimoires reliés de cuir. Et, dans la chambre d’Alice, un spectacle aussi inhabituel que désolant attendait Keine. Alice, les cheveux en bataille, en chemise de nuit, étouffait un long bâillement au milieu de son lit défait. L’odeur de renfermé de la pièce semblait montrer qu’elle venait de se lever. Au milieu de l’après midi !
« Euh…Alice ? Tout va bien ?
-Ouais, ouais...Yaaaaawn…Pourquoi t’es là ?
-Je viens vérifier l’alibi de Marisa. Un vol a été commis au Moriya Shrine. Tu peux confirmer que tu ne l’as pas quitté ces deux derniers jours, à ce qu’elle m’a dit ?
-Euh…Oui, effectivement.
-Mais qu’est ce que vous avez fabriqué pendant deux jours ? Une expérience magique ? »
Alice ne répondit pas, mais Keine, en voyant son teint passer de pâle à rouge écrevisse, compléta d’elle-même.
« Ah, je vois ! Vous avez…
-LA FERME ! Et surtout, pas un mot à qui que ce soit, en particulier Aya, compris ?
-Ok, ne t’énerve pas ! Mais quand même, vous avez vraiment… ?
-OUI ! Maintenant, dégage ! »

Bon, songea Keine en refermant la porte, si ce n’est pas Marisa, ce n’est pas un vol uniquement commis pour le plaisir de voler. Donc, qui pourrait avoir intérêt à voler ce genre de manuscrit ancien ? Hummm…

« Patchouli ? Ohé !
-Ou…ouais…hips…ze s…suis l…là !fit une voix mal assurée derrière ce que Keine avait tout d’abord pris pour une pile de livre mal rangée.
-Mais qu’est ce que… ?
-Za…zalut Keine ! Mou…hips…moukyou !
-Depuis quand tu picole Patchouli ?
-Za fait…quel jour on…on est ?
-Vendredi pourquoi ?
-Bon, bah…ça fait deux jours a…alors.
-QUOI ? Mais qu’est ce qui te prend ?
-Tu es au…au courant pour Marisa et Alice ?
-Euh, oui.
-Alors, tu comprends pourquoi je bois pour oublier !
-D’accord. Bon, je te laisse hein ?
-T’…t’en veux pas un coup ? fit la sorcière bibliothécaire en lui tendant une bouteille non identifiée.
-Euh…non merci. Salut »
C’est réglé, elle n’était pas en état de commanditer un vol, encore moins de le commettre.

Tout en marchant à travers la profonde forêt de bambous de Gensokyo, Keine se dit qu’elle ferait peut être mieux de chercher d’autres mobiles possibles. Qui pourrait s’intéresser à une relique ? …Eirin ? Peut être que ce manuscrit peut lui servir pour ses expériences ?

Gardant un mauvais souvenir des farces de Tewi, c’est avec une prudence extrême que Keine franchit le seuil d’Eientei. Un lapin vint l’accueillir et la guida le long des interminables couloirs jusqu’à la pièce qui servait à Eirin de laboratoire. Elle n’eut pas le temps d’ouvrir la porte que celle-ci sautait vers l’extérieur avec un bruit de tonnerre et une boule de feu. Déséquilibrée par le souffle, Keine chuta lourdement. Elle se relevait péniblement lorsqu’une Eirin verte de rage jaillit de la pièce dévastée.
« Rien à faire ! Cette foutue formule ne veut rien savoir ! Je dois…Ben qu’est ce que tu fais là Keine ?
-J’enquête.
-Encore ? Bon, y s’est passé quoi ? China a trébuché sur une peau de banane ?
-Très subtil. Un vol au Moriya Shrine, il y quelques heures.
-C’est réglé, j’ai un alibi et la moitié d’Eientei pour témoigner.
-Et Reisen ?
-Hummm, vu son état après mes dernières expériences, elle doit être couchée dans un lit d’hopital, voir sur la table d’autopsie la plus proche.
-Je vois. Kaguya ?
-Occupée avec à Mokou à se démembrer mutuellement. Elles trouvent ça distrayant.
-Oh, misère…
-Il te fallait autre chose ?
-Je suppose que non…
-Alors tu sais où est la porte… »

Bon, je piétine encore, pour changer. Voyons, qu’est ce qu’on peut faire d’un livre rare si on n’en a pas l’usage…mais oui ! On cherche à la le revendre ! Sur cette pensée, Keine s’enfonça dans la forêt. C’est après le crépuscule qu’elle atteint la boutique la plus perdue de Gensokyo.
« Rinnosuke ! T’es là ?
-Que puis je pour toi Keine ? Que cherches tu ? Des livres, des renseignements ? Les derniers bijoux de technologie ramenés de la Terre par Yukari ?
-Des renseignements. Est-ce que tu aurais vu passer un vendeur de livre ancien récemment ?
-Désolé, ça ne me dit rien… »
Keine lui tendit une pièce d’or.
« Toujours rien ?
-Va chercher du côté de Mayohiga. Ca fait longtemps que Yukari n’a pas commis de mauvais coup. Et qui serais mieux placé pour voler un livre sans que personne ne s’en aperçoive ? Un petit gap, et hop ! Ni vu ni connu…
-Merci.
-De rien, c’était un plaisir ! »

Keine posa la main sur la poignée de la porte…et glapit de surprise en sentant une pression sur sa fesse droite. Furieuse, elle fit volte face pour se retrouver nez à nez avec un Mannosuke en sous vêtement.
« Désolé ! fit ce dernier. C’est plus fort que moi. »
A ce moment, un rayon de lune pénétra dans la boutique. Un rayon de PLEINE lune. En voyant une paire de corne jaillir du front de Keine, Rinnosuke se dit qu’il avait peut-être fait une bêtise…trop tard pour éviter un danmaku meurtrier.

A l »aube du lendemain, cette insoutenable scène de violence appartenait déjà au passé. Les oiseaux emplissaient l’air calme de leurs doux chants. La rosée brillait de mille feux au rayon de l’astre sol…
« Oh, c’est fini oui ? »
Hum-hum. Bref. Keine cheminait à travers la campagne en compagnie de…ben…Nazrin ? Mais Qu’est ce que… ? Hop, flash back jusqu’au milieu de la nuit.

« Si, Nazrin, tu m’accompagnes !
-Mais pourquoi ? J’ai rien à voir avec cette histoire moi !
-Peut être, mais si mon enquête chez les Yakumo ne donne rien, j’aurais besoin de toi pour retrouver ce foutu manuscrit.
-De toute façon, si je ne te suis pas, tu vas me tabasser jusqu’à ce que je cède, pas vrai ?
-Ce n’est pas très élégamment dit, mais c’est à peu près ça.
-Bon, et ben allons y alors. »

Les brumes de Mayohiga faillirent empêcher Keine de repérer la demeure des Yakumo. Un rayon de soleil furtif perça néanmoins la brume assez longtemps pour éclairer un porte de bois. Keine frappa prudemment à l’huis en jetant autour d’elle des regards inquiets : après tout, Yukari détestait être dérangée pendant son sommeil, et la matinée commençait à peine. Le silence seul lui répondit. Elle s’apprêtait à frapper de nouveau lorsqu’un bruit de mastication retentit dans son dos. Elle se retourna juste à temps pour voir Chen avaler ce qui restait de Nazrin, et se lécher les babines avec un sourire satisfait.
« CHEN !!? Mais qu’est ce que tu fous ?
-Je petit déjeune pourquoi ? »
C’en fut trop pour les nerfs de Keine. Avec un cri de rage, elle libéra une violente salve de danmaku, qui frappa de plein fouet, Chen, prise par surprise, à l’instant même ou la porte s’ouvrait sur une Ran Yakumo encore ensommeillée. Cette dernière était sur le point de râler à propos de l’heure matinale lorsque l’image du désastre atteignit son cerveau.
« CHEEEEEEEN ! »
Elle bouscula Keine qui tremblait encore de fureur et se précipita vers Chen, qui ne ressemblait de toutes façons plus à grand-chose. Ce dernier vacarme acheva de réveiller le dernier membre de la maison Yakumo. Yukari, les cheveux en bataille, apparut à la fenêtre, auréolée de puissance et de rage.
« C’EST FINI CE BORDEL À 6 HEURES DU MATIN ? »
C’est à peu près à ce moment là que Keine choisit de prendre la tangente, jugeant plus prudent de se barrer d’ici au plus vite.


Deux après, dans la forêt (comme je suis doué pour la poésie dites donc !), Keine, pour changer, broyait du noir.
« ET ALORS ? CA TE REGARDE ? »
Hum, Keine réfléchissait, donc, lorsqu’un bruit dans les fourrés attira son attention. Une jeune femme aux longs cheveux noirs rassemblés par un ruban argenté, entièrement vêtue de noir, portant une canne à la main gauche et l’air hébété et dépenaillé sortit des buissons en grommelant.
« Ah, Keine ! Je te cherche depuis hier.
-Karasu ? Qu’est ce que tu fais là ?
-Je te ramènes ce que tu cherche, fit la jeune fille en tirant de sa poche un rouleau manuscrit.
-C’est le manuscrit du temple Moriya ! C’est toi qui l’avais volé ?
-Oui et non. Cette saleté de kitsune qui a élu domicile dans mon crâne a encore fait des siennes. Lorsqu’il a su qu’on avait trouvé un parchemin écrit en langue ancienne, j’ai encore fait une crise, et il s’est précipité dessus pour le voler et le déchiffrer. Je n’ai repris le contrôle de mon esprit que tard dans la nuit, au milieu de la traduction. Et en plus, il a profité de contrôler mon corps pour se bourrer de gâteaux aux haricots. Je vais devoir faire gaffe à ce que je mange sinon je vais finir énorme. Enfin, voilà la relique.
-Merci. Juste comme ça, ça donnait quoi la traduction.
-Une recette de cuisine sur la préparation du miso. Ennuyeux, long, et complètement inutile.
-Je vois. A plus !
-Ouais, a plus » répondit Karasu en s’enfonçant dans les bois.

Une nouvelle enquête de Keine résolue ! Tout est bien qui finit bien, sauf…
« Keine ?
-Oui ?
-Tu voudrais bien attraper le coupable toi-même la prochaine fois ? Je suis de moins en moins crédible là…
-Parce que tu crois qu’il y aura une prochaine fois ? Je te conseille pas de recommencer ça, ou ça va mal finir…
-Euh, d’accord, j’y penserai. »

PS: pour ceux qui ne le saurais pas Karasu est aussi mon OC. Pour plus de détails barbants, voir le sujet Newcomer to Gensokyo.

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Re: La plume d'Okiba

Message par Protolink le Mar 18 Jan 2011, 12:11 am

Je n'ai lu que la première fanfic et j'ai adoré (je lirais les autres plus tard là j'ai trop la flemme xp). Bonne continuation .

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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Mer 19 Jan 2011, 9:33 am

YEEEEEEES! Enfin un fan!

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Re: La plume d'Okiba

Message par Ephraim le Mer 19 Jan 2011, 11:45 pm

Alors j'ai lu les deux et franchement, c'est pas mal.
Il faudrait peut-être développer un peu plus certain dialogue et mettre plus en avant le caractère des personnage.
Il y aurait quelque détail à rajouté à certain moment. par exemple, Nazrin pourrait protester pour ne pas accompagner Keine en disant qu'elle doit déjà retrouver la pagode de shou (encore)...
Et je voit que tu à suivit mon conseil pour le macflurry et pour Jean-michel.
Mais surtout, fait attention au faute de frappe;Relit ton texte pour vérifier que tu n'as pas oublié des mots ou que tu n'a pas fait d'erreur dans le nom des personnage (dans la première fic, je crois que tu a écrit Kanako au lieu de Kaguya, à un moment).
en tout cas, j'ai hâte à la prochaine.

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Re: La plume d'Okiba

Message par Lisianthus le Jeu 20 Jan 2011, 9:50 am

J'ai bien aimé cette dernière fanfic, peut-être un peu moins que la précédente mais quand même ^^

À moins que je ne me trompe, on ressent le dialogue type entre le Narrateur et les personnages de la saga mp3 Reflets d'Acide.
Et aussi, je préfère Rinnosuke en mode Trollosuke que Mannosuke -_-"

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Enfin un nouveau chorus ? Le 8ème ? Allez, viens chanter ~

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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Ven 21 Jan 2011, 11:25 am

Argglll je connais pas encore assez les détails du fannon!
Pour ce qui est de Reflets d'Acide, effectivement j'ai beaucoup écouté la série, mais c'est involontaire comme ressemblance!

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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Dim 27 Mar 2011, 3:00 am

Quatrième nouvelle arrivée!
Changement de registre (moins de comique, mais j'étais pas inspiré...)

J'espère que ça vous plaira...

Spoiler:

Sinsacks au clair de lune
Encore une fois, la voici prête à sauver Gensokyo ! Le retour de K…
-Lâche l’affaire tu sais très bien que Keine m’as refilé son rôle d’inspectrice et les ennuis qui vont avec dans l’épisode précédent !
-Hein ?!! T’es sûre ?
-Ouais, alors abrège l’intro et envoie l’histoire !

La lune brille sur le village de Gensokyo. Une jeune femme arpente seule les rues déserte, sa robe bruissant dans la brise nocturne. Cette même brise d’été, tiède, la force à repousser sa chevelure blonde qui l’aveuglait. D’un pas tranquille, elle s’engage dans une ruelle en repliant une ombrelle rose pastel, chantonnant une mélodie séculaire. Dans la rue principale qu’elle vient de quitter, une demi douzaine de silhouettes trapues apparaissent aux coins des bâtiments. Ils frissonnent alors que la brise caresse leur peau nue. La nuit est chaude, et la sueur perle sur leur torse découvert. Leur démarche sinistre est digne d’une goule. Furtivement, avec un mouvement de tête, ils s’engagent dans la ruelle à la suite de leur proie. En moins d’une minute, ils n’y plus trace d’un quelconque passage dans la rue centrale. Un hurlement déchire soudain le silence, étouffant le chant des cigales. Dans la ruelle, il n’y aucune du passage de la jeune femme, à l’exception d’un ruban gisant dans la poussière…

Karasu reprit conscience avec dans la bouche le goût infect de la pâte de haricot sucrée. Elle toussa et recracha le reste de pâtisserie qu’elle avait encore dans la bouche, et se leva en titubant, repoussant la chaise, qui se brise sur le sol, sous le regard stupéfait de la tenancière de l’auberge. La voix encore éraillée, Karasu la rassura :
« Désolé, ce n’est rien. Je vais bien. Mais je dois partir. »
En passant, elle déposa quelques pièces sur le comptoir.
« Pour la casse. »
Elle sortit dans l’air frais du petit matin, inspirant à fon pour chasser la migraine qui lui taraudait les tempes, aux prises avec de sombres pensées…et avec le kitsune qui occupait les marges de son esprit :
« Foutu renard ! Tu peux pas te calmer sur les confiseries, non ? Tu sais que je déteste ça ! Et en plus je suis fauché !
-Désolé…
-Arrête ! T’en penses pas un mot ! Ne nie pas tu sais très bien que je suis au courant quand tu mens !
-Et que compte tu faire contre ça ?
-Je te déconseille fortement de ne pas me tenter. Des solutions extrêmes sont à envisager. »
A voix haute, elle ajouta pour elle-même :
« Faut vraiment que je trouve une solution, ça devient intenable ! »
Ce n’est qu’alors que Karasu Okiba remarqua l’agitation qui régnait dans la rue. Un tumulte étrange pour une heure si matinale…Elle se précipita sans réfléchir vers la ruelle où se pressait déjà les curieux.

Elle se fraya un passage parfois à l’aide de sa canne à pommeau d’argent, jusqu’au lieu de l’incident…ou plutôt jusqu’au lieu du crime. Le sang se mêlait à la poussière de la rue. Beaucoup trop de sang pour qu’il n’y ait qu’un seul mort. Des os brisés et des fragments d’organes maculaient les murs du coupe-gorge. Ca et là, on apercevait aussi des fragments de sac en toile rougis de sang. Des lambeaux de ce qui avait été des êtres humains jonchaient la ruelle.Un peu plus loin, un ruban rose pastel traînait dans la poussière. Aussitôt, Karasu s’efforça de faire reculer les curieux :
« N’approchez pas ! Vous risquez de détruire des indices ! »
Voyant que la foule ne l’écoutait pas, Karasu dégaina la lame dissimulée dans sa canne, et tenta de faire reculer les premiers rangs. Comme cela ne suffisait toujours pas, elle se décida à employer les grands moyens…et pria pour que ça ne finisse pas comme la dernière fois. Elle se concentra et ferma les yeux. Lorsqu’elle les rouvrit, c’était par les yeux de l’esprit renard qu’elle voyait, distinguant et déchiffrant la toile du réel, élargissant le champ des possibles. Elle ploya légèrement l’un des fils de cette trame, en espérant ne pas provoquer de catastrophe. Retournant à une vision plus normale, elle vit de la fumée s’élever de l’autre bout du village. Aussitôt, les villageois se précipitèrent pour voir ce qui brûlait.
« Ouf, songea la kitsunetsuki pour elle-même, j’ai provoquer un incendie sans raser le village et sans mettre le feu à un villageois.
-Ca nous change, railla le kitsune dans son esprit.
-La ferme et aide moi plutôt à déchiffrer ce carnage. »
Même sans ce don particulier, la scène n’avait rien d’un mystère. Les victimes, apparemment des sinsacks (étonnant !), s’étaient fait massacrer vers la fin de la nuit. Quand au ruban…
« Bien sûr…Yukari… »

Mayohiga, 20 :00. Le soleil commence à décliner et les ombres des arbres entourant le manoir des Yakumo s’allongent. Devant porte, une kitsunetsuki désespérée essaye de trouver une excuse pour repartir, cherche pendant dix bonnes minutes, jusqu’à ce que… :
« C’est encore toi Karasu ?
-WAAAAH ! Ran ! Tu m’as fait peur.
-Qu’est ce qui t’amène ?
-Je dois parler à Yukari. Elle est là ?
-Oui…elle est rentrée couverte de sang ce matin.
-Justement, je crois qu’elle est coupable de trois meurtres.
-TROIS !!
-Au moins, on n’est pas sûr qu’il y ait plus de victimes, mais c’est probable. »
Karasu écarta d’un geste impatient une Ran pétrifiée par le choc. Elle s’engageait déjà dans les corridors de la bâtisse, lorsque Ran la retint par le bras :
« Tu es sûre de toi ?
-Certaine. On a retrouvé un de ses rubans sur la scène.
-Tu comptes l’arrêter ?
-Je ne vois pas comment. Tu la connais mieux que moi, elle pourrait me réduire en charpie avant que j’aie fini ma phrase. J’ai besoin d’explication, en revanche, et j’espère qu’elle sera d’assez bonne humeur pour me les fournir.
-Je te guide, ça sera plus rapide. »

La chambre de Yukari ressemblait à un champ de bataille. Des taches de sang maculaient le plancher par endroit. Un peigne englué de fluide carmin traînait dans un coin. Une robe sale était posée froissée sur une chaise. Près de la fenêtre, Yukari somnolait dans un fauteuil. Elle ne se retourna pas pour s’adresser à Karasu :
« Tiens ! Karasu Okiba ? Qu’est ce qui t’amènes ?
-Les restes d’au moins trois Sinsacks.
-T’as vu dans quel état ils ont mis ma robe ? Un scandale.
-Sérieusement, t’as des explications ? Le meurtre de sinsack est courant mais pas à ce point là.
-Ce sont eux qui m’ont attaqué.
-Tu veux dire qu’ils se sont accrochés à tes jambes en criant ton nom ? Ils font ça tout le temps, ça n’a rien d’extraordinaire.
-Non, non. Ils m’ont attaqué et ont essayé de me frapper. Tu connais le résultat.
-Mais qu’est ce qui a pu les pousser à agir ainsi ? Ils n’avaient aucune chance.
-Ca je n’en sait rien. Mais c’est ton boulot de trouver.
-Bon, je suppose que je dois te remercier.
-Non. Je m’en fous en fait. Sors de chez moi, ça suffira. »

Aucun signe des sinsacks. Trois jours de recherche et pas un seul de ces parasites à interroger. Karasu se désespérait de trouver un jour la réponse au problème. Elle errait près d’un lac lorsqu’un un brui sourd accompagné d’un craquement sinistre brisa le silence. Des bruits d’éclaboussures et des grognements de rage retentirent dans le calme des berges. Karasu dégaina sa lame et courut dans la direction du bruit. Elle découvrit au détour d’un arbre une scène de violence pire encore que celle de la ruelle : Murasa se battaient avec un groupe de sinsack. Trois d’entre eux gisaient déjà dans les hauts fonds, le crâne enfoncé d’un coup d’ancre de marine. Murasa levait à nouveau son ancre couverte de sang et de débris organiques lorsque l’un des sinsack franchit sa garde et lui porta un coup à l’estomac. Le fantôme s’effondre et les sinsack en profitèrent pour se jeter sur elle. L’un d’entre eux s’accrocha à sa gorge, tentant de l’étrangler. Les deux autres survivants martelaient de coup le corps de la marinière. Reprenant ses esprit, Murasa remit la main sur son arme et repoussa d’un coup de pied l’un des agresseurs. Les autres hésitèrent assez longtemps pour qu’elle puisse briser le crâne de celui qui l’étouffait. Elle se releva et dans un même mouvement envoya l’ancre percuter la poitrine d’un sinsack à terre. La cage thoracique s’enfonça dans une gerbe de sang. Le dernier reprit ses esprits et s’enfuit dans les bois. Murasa, reprenant son souffle, essuya le sang qui lui maculait le visage d’un revers de manche.
« Ca va ?l’interrogea Karasu en rengainant sa lame.
-C’était juste. Qu’est ce qui leur a pris ?
-Je n’en sais rien pour l’instant. Mais ils se battaient en groupe, et l’action concertée n’est pas dans leurs habitudes. Tu sais quelque chose à propos des sinsack ?
-Non…Mais Eirin en utilise comme cobayes, elle doit savoir quelque chose…
-Je crois que je ferais bien de faire un tour du côté d’Eientei… »

Le manoir apparut au détour d’un bosquet de bambous. La lune donnait à la bâtisse un air fantomatique dans les brumes des forêts de bambous. Karasu s’approcha des portes de bois d’un pas mal assuré, écrasé par la majesté du lieu. Elle frappa poliment l’huis et attendit que l’on vienne lui ouvrir. Pas longtemps. La porte s’ouvrit presque aussi tôt sur une Tewi livide, dépourvue de sa malice habituelle.
« Ca va ? T’as pas l’air normale ?
-Tu viens voir Eirin ?
-Oui, pourquoi ?
-Elle est…enfin, tu verras par toi-même… »
Elle s’écarta pour laisser le passage à la kitsunetsuki. Karasu s’engagea dans les immenses couloirs de bois d’Eientei, évitant de temps à autre un lapin lunaire. En quelques minutes, elle entendit un vague brouhaha, qui se transforma bientôt en un concert de hurlements de rage et de cri de souffrance. Enfin, ouvrant une cloison de papier, elle tomba sur Eirin, et sur ce qui restait de Reisen.

Eirin, un fouet à la main, avait cessé ses cris de colère lorsque Karasu était entrée, mais tremblait toujours de fureur contenue. A ses pieds, Reisen continuait de se protéger le visage de ses bras couvert de balafres. La pièce autour d’elle était ravagée, les meubles renversés, les murs couverts d’éraflures. Reisen retenait à grand peine des lambeaux de vêtements ayant échappé au fouet, et tentait tant bien que mal de trouver une position qui ne ferait pas saigner ses multiples plaies. Ses yeux rouges pleins de larmes de souffrance se voilèrent et elle sombra dans l’inconscience. Eirin claque des doigts avec un soupir excédé et des lapins sortirent d’une sortie dérobée pour emporter Reisen dans une autre pièce, laissant sur le sol une large trace de sang écarlate.
«Qu’est ce que tu veut ? » fit une voix hargneuse.
Karasu reporta son attention sur Eirin, et pris soin de ne pas la contrarier.
« Euh…je cherche des infos sur les sinsacks, et on m’a dit que tu savais quelque chose.
-Tu m’étonnes ! rugit la furie. Ils se sont tous barrés ! Tous ! Toutes mes expériences en cours sont foutues ! Je vais devoir continuer à utiliser Reisen comme cobaye !
-En plus de l’utiliser comme victime, marmonna Karasu.
-QUOI ?
-Euh, non rien. Alors, pour les sinsacks ? «
Eirin serra les poings une seconde, puis sa colère sembla retomber. L’air épuisé, elle s’affala sur une chaise.
« Mes lapins en ont vu deux ou trois au Scarlet Devil Mansion. C’est tout ce que je sais. Aucune idée de l’endroit où ils sont partis. »
Silencieuse, Karasu se leva et sortit après l’avoir remercié d’un signe de tête.

Le SDM sous la lune. Une vision assez impressionnante en temps normal. Quand l’aile sud n’est pas en réfection suite à la dernière visite de Marisa. Sur ses gardes, Karasu dégaina sa lame en s’approchant de la bâtisse. Elle pouvait lire les traces de ce qui semblait être au moins une petite centaine de sinsacks sur le sol. Des ombres mouvantes au pied des murs du Manoir semblaient confirmer cette intuition. Karasu s’approcha de la porte, contournant une Meiling profondément endormie. Elle ouvrit le battant, qui n’était pas verrouillée, et pénétra dans les couloirs du Manoir. En à peine trois mètres, elle fut stoppée net par un couteau qui se ficha dans le mur juste devant elle. Elle se tourna immédiatement vers le tireur. Enfin, le tireur…
« Sakuya ! Qu’est ce qui te prend ?
-Ah, c’est toi Karasu, fit la maid en remisant la lame qu’elle tenait à la main, qu’est ce qui t’amènes ?
-Ca va pas non ? Tu as failli me tuer !
-Eh ! Je sais encore viser ! Et pour répondre à ta première question, depuis que des sinsacks ont commencé à roder dans le coin, je prends mes précautions.
-Justement, je cherche d’où il vienne et ce qu’ils fichent là. Tu peux m’en dire plus ?
-Pas vraiment, ils ont commencé à traîner près du manoir il y aune semaine à peu près. Mais ils ne sont rentrés nulle part. Sauf dans la bibliothèque. J’en ai encore descendu trois hier.
-Et Patchouli ?
-Elle est partie il y a une semaine avec Marisa. On ne l’a pas revue depuis.
-Oh ! Je vois…Merci. »

La porte de la bibliothèque céda enfin sous les assauts de la kitsunetsuki dans un grincement lugubre. Derrière était entassé le plus grand amas de livres de Gensokyo. Sauf que le désordre indescriptible qui y régnait n’avait rien d’habituelle. Patchouli Knowledge, la bibliothécaire, réputée pour sa constitution maladive et ses sorts élémentaires, n’avait pas pour habitude de laisser traîner des ouvrages qui en outre pouvaient se révéler dangereux pour quelqu’un de non averti. Le fond de la bibliothèque, encore en réfection, était composé d’un réseau d’échafaudage et de toile, protégeant les ouvrages du vent et de la pluie. Soudain, Karasu s’aplatit derrière une étagère en apercevant un groupe de sinsacks. Plus prudente, elle observa leurs mouvements. Mais qu’est ce que…
« Je suis d’accord avec toi pour une fois. Ils patrouillent, intervint le kitsune qu’elle hébergeait involontairement.
-Silence ! J’ai besoin de concentration pour l’instant. »

Subrepticement, elle se glissa derrière la patrouille de sinsacks et disparut entre les étagères, s’enfonçant entre les rayonnages. A travers le mur de toile filtrait une conversation houleuse.
« Lâche la Patchouli !
-Hors de question ! Marisa est à moi !
-Vous pourriez arrêter de me tirer sur les bras ? Ca devient lassant là…
-Mais Marisa c’est la faute de cette *biiiip* !
-Edo Doll ! Explode !
-Raaaaahhh ! Espèce de… »
Bon, au moins, Patchouli n’est pas dans sa bibliothèque. Karasu entendit un bruit de page qu’on tournait. Si ce n’est pas Patchouli, qui est ici alors ? Etant donné que les sinsacks ne savent pas lire, c’est forcément quelqu’un qui n’a rien à faire là. Elle s’approcha de la source du bruit et sursauta en découvrant qui se trouvait là.

Koakuma était assise à un bureau poussiéreux, absorbée dans un manuscrit. Jusque là, rien que de très ordinaire…Sauf que…Les ailes de Koakuma avait triplée de longueur, y compris celle qu’elle avait sur la tête. Les veines de ses avants bras étaient clairement visibles, apparaissant en surimpression sur sa peau, noires, gonflées, agitées de pulsations malsaines. Le manuscrit semblait écrit avec du sang, ou en tout cas un liquide rouge sombre qui s’écaillait. Les mains de la démone s’achevaient par des griffes recourbées d’au moins quatre centimètres. Rien à voir avec l’assistante timide et avenante qui traînait auparavant entre les rayonnages de la bibliothèque. Tout à ses observations, Karasu n’aperçut pas les vieux parchemins qui jonchaient le sol et lorsque qu’elle les piétina dans un craquement très audible. Aussitôt, Koakuma (ou ce qu’il en restait) se retourna.
« Tiens…Karasu…je me doutais que tu finirais par me trouver. J’ai su que tu avais posé pas mal de questions sur MES sinsacks. Qu’est ce que tu en penses finalement ?
-Je pense qu’ils ne sont pas plus intelligents que d’habitude, mais j’ignore comment tu a réussi à t’en faire obéir. Et surtout pourquoi tu t’en sers pour attaquer les gensokyens.
-Effectivement, ces imbéciles sont toujours incapables d’obéir à des ordres simples. Ils se sont systématiquement trompés de cibles ! Je visais bien plus vulnérables : les humains, entre autres…
-Mais qu’est ce qui t’a pris ? Et…euh…pourquoi t’as cette tête ?
-C’est un des effets secondaires de ce grimoires que j’ai trouvé en fouillant dans les rayons les plus reculés. C’est grâce à ça que je me fais obéir, ou presque, des sinsacks. Pas de chance pour mon profil par contre, mais tant pis, ce grimoire confère trop de puissance pour que je m’en sépare.
-Tu cherches quoi au juste ? Par ce que des attaques de sinsack, excuse moi mais on a vu plus terrifiant. Et dès que le reste de Gensokyo sera au courant, tu va servir de cible d’entraînement, et tu va finir comme Mystia.
-De toute façon, mon invocation est presque terminée. Et tu tombe bien il me fallait du sang de yokai. »
Alors qu’elle prononçait ces paroles, Karasu sentit un cercle de sinsack se refermer derrière elle.
« On est mal parti là…remarqua le kitsune qui hantait ses pensées.
-La ferme et concentres toi, je vais avoir besoin de toi pour une fois. »

Malheureusement pour eux, sa canna épée ne servait pas qu’à la décoration. Quelques secondes plus tard, trois sinsacks morts gisaient déjà sur le sol et les étagères alentours étaient maculées de sang et d’autres matières moins identifiables. Les survivants étaient quand à eux bien plus prudents. Koakuma soupira et se massa l’arête du nez en prenant garde de ne pas se blesser.
« Bon, on ne va pas y passer la nuit. »
Ses yeux virèrent au bordeaux et elle débuta une incantation dans une langue rocailleuse.
« Euh, Karasu, on est vraiment mal, là…c’est une invocation de démon majeur, je vois pas ce qu’on pourrait faire contre ça.
-Si, prête moi tes yeux, je vais essayer de défaire le réel.
-T’es dingue ! Un changement léger, c’est déjà trop alors, un truc qui pourrait nous tirer de ce guêpier !
-J’y travaille. Ferme la en attendant ! »

La trame du réel lui parut bien plus dense que d’ordinaire. La haute concentration de magie élargissait l’éventail des possibles, multipliant ses options. Mais bien peu d’entre elles ne présentaient aucune difficulté à long terme. Elle choisit finalement une option médiane. Peut être qu’en faisant basculer l’étagère sur Koakuma…
La manipulation rata complètement. Karasu ne perçut aucun effet, rien, que dalle…Au moins, songea-t-elle, elle n’avait pas fait exploser la bibliothèque. Une aura rouge carmin se mit à luire autour de Koakuma. Karasu eut juste le temps de songer avec ironie que les pouvoirs du kitsune ne lui avaient pas permis de sauver sa peau, mais qu’elle pouvait faire ses dernières prières dans toutes les langues connu. Elle se prépara au choc lorsque Koakuma acheva sa formule…

Dehors, la dispute entre Alice et Patchouli empirait. Ayant épuisé leur réserve de magie et de marionnettes (en plus d’avoir ravagé le paysage alentour), elles en étaient venues aux mains directement, puis aux grimoires, et se battaient maintenant à coup de pierre. Le bras droit d’Alice formait un angle étrange prouvant qu’il souffrait d’au moins deux fractures, et Patchouli traînait sa jambe gauche comme un poids mort. En contemplant le désastre et les deux filles qui tentaient de se massacrer mutuellement en hurlant des insultes, Marisa sentit la stupéfaction céder le pas à la rage. Les mains tremblantes de colère, elle fouilla dans sa poche à la recherche de son Hakkero.

« MASTER SPARK !!! »
Karasu et Koakuma tournèrent la tête d’un même mouvement, une fraction de seconde avant que la décharge magique ne réduisent la démone à un nuage de particules subatomiques saturées d’énergie. Karasu eut plus de chance et fut projeté dans les étagères. Mais elle perdit connaissance sous l’avalanche de livre.
Lorsqu’elle reprit conscience le lendemain, elle avait manqué le sermon monumentale que Marisa passa à Patchouli et Alice, les soins rudimentaires, la débandade des sinsacks qui, rendu à leur état normal, s’empressèrent de retourner à leurs activités (à savoir, la recherche éperdue de tous les goodies possibles et imaginables, et la lecture des dernières numéro du Bunbunmaru Shimbun afin de prendre connaissance des derniers ragots). Karasu, voyant que son enquête n’avait plus de raison d’être, récupéra les livres dont elle avait besoin et prit la direction du domicile de Keine, où elle espérait pouvoir les étudier en paix.

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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Sam 30 Avr 2011, 7:37 am

Dernière nouvelle en date!
Je ne poste pour l'instant que la première partie, il y en aura d'autres (7 en tout) par la suite.

ATTENTION, pour les personnes sensibles, cette nouvelle est particulièrement glauque et corrompue!
Pour les autres, bonne lecture.

Crépuscule sur Gensokyo

Spoiler:

Touhou Fukenkou~Crépuscule sur Gensokyo

Karasu Okiba essuie d’un geste négligent sa lame sur la tunique du pickpocket. Encore un qu’aura fait qu’une courte carrière, songea-t-elle en contemplant le cadavre mutilé du voleur. Essayer de faire les poches d’une tueuse à gage, vraiment ! C’est à se demander s’il ne voulait pas se faire tuer en fait. Elle rengaina sa canne épée, et s’éloigna dans les ruelles enténébrées, délaissant le corps dont le sang continuait de se répandre sur les pavés.

Elle déambula dans les rues pendant des heures, attendant avec impatience que vienne l’heure du rendez vous avec son contact. Ignorant les mendiants, les chassant parfois d’un coup de botte, elle contempla la ruine de la ville. Dire qu’un jour il avait fait bon vivre dans ce qui était autrefois le village des humains. Karasu repoussa avec dégoût cette pensée. Comme si on pouvait accorder le moindre crédit à ces légendes. Aujourd’hui la ville n’était plus qu’un agglomérat de bas fonds tous plus lugubres les uns que les autres. Elle fut tirée de l’étude distraite qu’elle menait d’une tache d’humidité sur un mur de brique rongé par la moisissure par un crissement derrière elle. Elle virevolta aussitôt en dégainant sa lame, pour se retrouver face à une Nue Cha qui la regarda avec surprise. Voyant quelle ne représentait pas de danger, Karasu se détendit. Nue Cha la fixa encore quelques secondes, un file d’huile de moteur coulant au coin de sa bouche pour se mêler à l’humeur noire dégouttant de ses globes oculaires, puis replongea dans les déchets à la recherche de métaux lourds.

Karasu s’apprêtait à quitter les lieux, lorsque le bruit se répéta. Cette fois ci, elle se retourna assez vite pour apercevoir un mendiant se dissimuler avec précipitation dans l’embrasure d’une porte. Pas de doute. Elle savait reconnaître les signes. Elle avait un groupe de mendiants sur le dos, et ils étaient trop nombreux pour elle. Ils durent sentir son hésitation, même infime, car ils jaillirent de leurs cachettes. Humains, mais aussi yôkais, crasseux, édentés, mutilés pour certains se regroupèrent et foncèrent vers elle. Tirant sa lame, Karasu se mit à courir pour leur échapper. Derrière elle, la meute se lança à sa poursuite en brandissant des crochets, des couteaux, des hachoirs rouillés.

Karasu prit la ruelle de droite, tentant de se rappeler comment ce sortir de ce labyrinthe. Elle entendait les cris de ses poursuivants, les hurlements des rares passants qui avaient le malheur de se trouver sur leur route (hurlements souvent noyés dans un immonde gargouillis). Elle avisa soudain une bouche d’égout recouverte d’une plaque de métal. Elle banda ses muscles et souleva la lourde plaque circulaire. Au même instant, deux de ses assaillants débouchèrent dans la ruelle. Une fée amputée d’une aile, et un kappa couvert de chancres. Sans hésiter, Karasu tourna sur elle-même et lança la plaque dans leur direction. La fée, qui était en tête, la reçut en pleine poitrine et fut projeté contre un mur alors que ses côtes se brisaient dans un atroce craquement.

Sans attendre d’en voir davantage, Karasu plonge dans les ténèbres du conduit. Elle se reçoit durement sur un sol humide et couvert d’immondices, et reprend sa fuite dans les ténèbres. Le premier mendiant se jetait par la trappe alors qu’elle avait à peine fait quatre mètres. Mais ses chances restaient bien meilleures dans les égouts. Elle en connaissait le plan, et surtout, les pièges. Elle bondit par-dessus un seau de bois déversant de l’eau et continua sa course. Le mendiant qui menait la file, lui, n’eut pas cette prudence. Il percuta l’énorme seau. Aussitôt, une main aux doigts blafards, humides, jaillit du seau et le prit à la gorge, l’entraînant sous le baquet. Les autres mendiants choisirent d’abandonner la poursuite plutôt que de se frotter à Kisube, en particulier à cause des bruits de mastication et des hurlements qui retentirent derrière la paroi de bois. Mettant leur terreur à profit, Karasu s’enfonça dans les ténèbres.

Les personnages de Kisube et Nue Cha sont décrits avec plus de détails dans la rubrique Touhou Fukenkou Project, au Hakurei Shrine. Je remercie chevlu de m'avoir laissé utiliser Kisube.

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Re: La plume d'Okiba

Message par Flintgerr le Sam 30 Avr 2011, 8:34 am

J'ai pas envie que tu fasses un quadruple post.

Donc je viens de lire ta courte nouvelle, et j'aime bien ton style. J'essaierais de lire les autres demain, si j'ai le temps.
En effet, c'est très glauque, et j'aime bien. Va savoir, la ville en ruine aux ruelles sombres avec des mendiants, des pickpockets et des coupe-gorges m'a fait penser à Sweeny Todd.

Donc, en un mot, continue.

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flonger pls:

Thx Shakkou pour le kit!

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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Dim 01 Mai 2011, 8:51 am

Deuxième partie! Sans doutes la plus courte.

Où l'on conclut un contrat...

Spoiler:

Karasu pénétra dans le bureau enfumé. Derrière un bureau de bois précieux couvert de dossiers, Keine la fixait d’un air sévère. A ses côtés, Mokou arborait un air féroce et alluma d’une étincelle un cigare qu’elle tendit à Keine. Puis, elle croisa les bras fixa à son tour la tueuse à gage, semblant la mettre au défi de tenter quoi que ce soit. Karasu ne se départit pas de son expression neutre.
« Je présume que vous voulez vous offrir mes services ? questionna-t-elle.
-Vous présumez bien, répondit Keine. J’ai de sérieux problèmes avec ma principale concurrente, Remilia. Je veux que vous la retrouviez et que vous régliez le problème. Définitivement.
-Vous avez une idée de ce que ça va vous coûter ?
-Espèce de…, s’emporta Mokou, tu sais à qui tu parles ?
-Oui, et cela ne changera pas le prix d’un tel contrat. Vous êtes au courant que vous me demandez d’assassiner la personne la plus difficile à trouver de Gensokyo ?
-Oui. Mais Tsukigumi, c'est-à-dire moi, Mokou, et les gangs qui dépendent de nous n’ont pas tellement le choix. Les gangs à la solde de Scarlet gagnent du terrain en permanence.
-Je vois, vous êtes donc prête à y mettre le prix.
-Rappelez vous aussi que vous n’êtes pas la seule tueuse sur les rangs. Vous êtes douée dans votre spécialité, Karasu, mais Chiru-chu ou Kumahina pourraient aussi s’en charger. Et pour moins cher…
-Mais seraient elles aussi efficaces ? Vous savez qu’elles ont tendance à ne pas être fiables.
-Tu marques un point.
-On va pouvoir discuter sérieusement alors. »

Après près d’une heure de discussion intense, elles finirent par tomber d’accord sur un prix.
« Nous sommes d’accord. Personne ne doit savoir qui vous a envoyé. Je ne tiens pas à ce que ça se termine en vendetta.
-Vous pouvez me faire confiance.
-A une tueuse à gages ? Sûrement pas !
-Je vois que nous nous comprenons. Y a-t-il un délai dans lequel je dois achever ce contrat-et Remilia ?
-Le plus tôt sera le mieux. Maintenant, si vous voulez bien nous laisser… »
Karasu s’inclina et ressortit, en prenant soin de ne pas bousculer Mokou, qui visiblement n’attendait qu’un prétexte pour la réduire en monticule de cendres fumantes.
Ce n’est qu’une fois dans la rue qu’elle s’autorisa un sourire. Les affaires reprennent !

Chiru-chu et Kuma-Hina sont également des personnages de Touhou Fukenkou Project.

Bonne lecture!
Et à bientôt pour la suite! Twisted Evil

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Re: La plume d'Okiba

Message par Invité le Dim 01 Mai 2011, 9:39 am

C'est vraiment bien écrit, c'est prenant, et seriously, need la suite, d'urgence!

Et pis pour les deux premières... rha, l'inspecteur Keine elle gère. <3

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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Jeu 05 Mai 2011, 8:39 am

Troisième partie. Les représentants de la loi sont apparemment bien démunis dans ce Gensokyo corrompu...

Spoiler:


Ici, la justice est déjà morte…

Shiki traversa le bureau en trombe.
« Mystia, Komachi ! Ou en est votre rapport sur les gangs des quartiers Est ?
-Presque fini, Yamaxanadu-sama !répondit Mystia avec enthousiasme ;
-Hmm…fit une Komachi comateuse. »
Shiki adressa un regard lourd de reproches et de menaces à cette dernière, ne suscitant pas la moindre réaction.
« Apportez moi ça dès qu’il est terminé, lieutenant Mystia.
-A vos ordres, Yamaxanadu-sama. »

Shiki s’assit pesamment derrière son bureau encombré. Trop de dossiers, trop de morts non résolues, trop de crimes en série, de cadavres, de dealers, de viols, de pickpockets, de malfrat, de sectes…Tout simplement trop de travail pour une police trop corrompue et trop limitée. Une trentaine d’agents. Moins que les membres des gangs de Tsukigumi. Keine et Remilia, voilà les vraies maîtresses de ce ramassis de taudis qu’on ose appeler une ville, songea Shiki avec amertume. Le tiers de mes agents travaillent en parallèle pour Keine, un autre tiers pour Remilia, et presque tous les autres pour les sectes ou des gangs mineurs. Même Komachi est à la merci des dealers qui lui fournissent ses élixirs. Et pas moyen de mettre la main sur la chimiste, Eirin Yakogoro, bien connue pour ses drogues euphorisantes. Même Shiki s’était parfois laissée tenter, mais sans jamais sauter le pas. Elle laissa son regard errer sur les portraits de criminels recherchés : Yuka, responsable d’au moins une douzaine de morts, et sans doute beaucoup plus, bien que cela reste impossible à prouver ; Kuma-Hina, célèbre pour ses techniques de harcèlement, poussant ses victimes au suicide, empêchant ainsi qu’on l’inculpe pour meurtre ;
Chiru-chu, dont on découvrait encore les victimes gelées. Shiki se sentit vaguement coupable de ne pas décourager Mystia. Leur seul agent intègre, toujours enthousiaste, toujours prête à se porter volontaire, jamais droguée, ni corrompue…Shiki se prit à songer que dans un autre monde, elle aurait eu un grand avenir. Dans la réalité, son attitude ne faisait que réduire son espérance de vie, déjà dramatiquement courte en tant que policière.

Dans le bureau adjacent, Mystia écarte un cafard qui rampait au milieu de ses notes et adresse un regard furieux à Komachi.
« Komachi senpaï ! Tu devrais avoir honte de ne pas remuer le petit doigt alors que les habitants de notre ville souffrent !
-Crois moi Mystia, rien de ce qu’on peut faire ne pourra vraiment les aider ! »
Sans tenir compte des reproches de sa collègue, Komachi tire une seringue, une fiole et un garrot d’un tiroir. Les gestes rendus vifs par l’habitude, elle noue le garrot au dessus de son coude, prélève une mesure d’élixir dans la fiole et se l’injecte au creux du bras avec un soupire de soulagement. Le temps de remiser son matériel, et elle se trouve déjà sous un ciel plus clément. Elle était trop défoncée pour entendre les coups discrets qui furent frappés à la porte de leur bureau.

Shiki fut tirée de sa méditation par l’entrée en trombe d’une Mystia surexcitée dans son bureau.
«Yamaxanadu-sama !
-Du calme Mystia, du calme ! Que se passe-t-il ?
-Un des informateurs de Komachi vient de vendre une info ! Karasu Okiba à repris du service ! »
Aussitôt, Shiki se redressa.
« Quoi ?! Tu en es sûre ?
-Le mouchard l’était en tout cas ! »
Shiki s’effondra de nouveau sur son bureau. SI la plus redoutée des tueuses à gage de la ville revenait aux affaires, cela risquait d’empirer encore la situation déjà critique. Elle considéra un instant sa subordonnée qui trépignait de joie.
« Mystia ?
-Oui, Yamaxanadu-sama ?
-Je te charge de cette affaire ! Essaye d’en apprendre le plus possible, mais ne tente pas de l’arrêter toi-même ! »

Bon, pour ceux qui n'aurait pas lu le début, se reporter au sujet Thou Fukenkou dans la section Hakurei Shrine pour plus d'info sur Kuma Hina.

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Re: La plume d'Okiba

Message par Yozora le Ven 06 Mai 2011, 9:11 am

Great fics !
Au-delà de l'histoire, il y a quelque chose que j'aime beaucoup : ton style. Je trouve tes fics très plaisantes à lire et sont vraiment bien écrites. Par contre, je préfère celle en cours aux précédentes. Mais ça ne veut pas dire que les autres étaient mauvaises !
Chapeau en tout cas.

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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Sam 07 Mai 2011, 9:07 am

Quatrième partie. La traque se précise et les gangs s'en mêle.
Spoiler:

Les friches

Karasu enquêtait déjà depuis deux jours dans les bas fonds de Gensokyo lorsqu’elle tomba sur un obstacle de taille. Elle avait déjà du descendre dans les égouts (encore !) pour remonter la piste de Kuma Hina. C’est près de la tombe d’une de se victimes qu’elle avait finalement fini par la trouver. Celle-ci lui avait alors dit que Chiru chu Avait récemment été employée par Remilia pour se débarasser d’un témoin gênant. Et ce, en échange de 30 doses d’azote liquide et d’un kit d’injection. Karasu avait alors décidé de traquer la fée meurtrière. Pas évident de retrouver une tueuse en série. Et encore moins de lui survivre. Sauf que Karasu avait sa réputation pour elle. Chiru chu était en fait plutôt contente de rencontrer un genre de collègue. Elle avait fini par lui dire qu’aux dernières nouvelles, le manoir de Remilia se trouvait dans les friches derrière les usines des kappas, un peu à l’écart. Elle avait même consenti à lui fournir l’adresse exacte.

C’est dans ces terrains vagues, mi-décharge mi-cimetière, qu’elle avait poursuivi ses recherches. Au départ, sans difficulté. Elle avait seulement due s’abriter pour éviter Hakkou. Elle ne tenait pas à finir irradié, les organes internes horriblement déformés par les radiations, en vomissant du sang. Après avoir vainement cherché quelqu’un pour l’aider, Hakkou s’était éloignée, toujours précédée de ses omniprésents gémissements, à la fois de douleur et de désespoir.

Karasu avait fini par trouver que le manoir avait déjà quitté les friches. Maudite Sakuya ! Se servir de son pouvoir de manipulation espace-temps pour déplacer le manoir…Elle s’était décidée à rechercher des témoins qui pourraient la remettre sur la piste du manoir lorsqu’elle était tombée sur Meiling et le gang du Scarlet Devil Mansion.
« Tiens, tiens, Karasu…
-Salut Meiling.
-Tu tombes bien, on avait quelques questions à te poser. »
Les fées qui accompagnaient Meiling se déployèrent autour de Karasu, brandissant des barres de fer, des couteaux diverses armes non identifiables mais visiblement souvent utilisées, d’après les taches de sang qui les maculaient.
« Comme quoi, par exemple ? questionna la tueuse sans se laisser intimider.
-Comme, pourquoi tu cherches Remilia. Enfin, on se doute que quelqu’un a mis un contrat sur sa tête. Mais pour le compte de qui tu bosses, ça nous intéresse aussi…
-Je ne divulgue pas le nom de mes commanditaires, et tu le sais.
-Dommage pour toi… »

Sans préavis, Meiling assena un formidable coup à Karasu, qui esquiva d’un pas de côté. Le mur de brique n’eut pas cette chance. Meiling retira sa main du mur perforé et se tourna vers son adversaire qui dégainait son arme.
« Ta réputation est surfaite, Kara…D’après ce qu’on dit, tu aurais déjà du pouvoir me tuer dix fois…
-La tienne aussi, le mur est encore debout. »
Le signe discret de Meiling n’échappa pas au regard Karasu. D’une volte foudroyante, elle décapita le yôkai qui s’apprêtait à la frapper d’une barre de fer. Les autres bondirent dans sa direction, Meiling en tête. Karasu parvint à éviter le coude de Meiling, mais l’énergie dégagée lui ouvrit une plaie dans la joue. Sa riposte coûta à la yôkai chinoise une poitrine perforée. Elle s’effondra en vomissant du sang. Ses sbires, par contre, poursuivirent leur assaut. Karasu tentait de leur résister, esquivant, parant, tranchant, tout en cherchant des yeux une échappatoire. Soudain, elle dérapa sur une mare de sang et d’humeurs et perdit l’équilibre. Une fée abattait déjà son couteau, un sourire de victoire sur le visage…quand elle eut la tête arrachée par une ombrelle.

Le corps de la fée retomba, comme une marionnette aux fils tranchés net, répandant son sang sur les pavés. Les autres reculaient en désordre, tentant avec difficulté d’échapper à une Yuka assoifée de sang et de cadavres. Le temps que Karasu se relève, trois autres étaient déjà morts. L’assassine décida de profiter de la confusion pour s’enfuir, avant que Yuka décide de revenir sur ses pas pour faire une nouvelle victime. En quelques minutes, la seule trace de l’escarmouche fut les six cadavres qui encombraient la ruelle.

Toujours pareil, les personnages inconnus comme Hakkou sont dans la section Hakurei Shrine, dans le topic Touhou Fukenkou Project.

PS: Merci de vos commentaires, je suis content que ça vous plaise!

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Re: La plume d'Okiba

Message par munnypower le Dim 08 Mai 2011, 6:22 am

Bon, j'ai lu que la dernière fic (les 4 parties) mais je donne quand même un p'tit avis.

Je trouve ça pas mal. ^^ C'est écrit de manière simple, ça se lit facilement. Ce qui est vraiment intéressant, c'est l'ambiance même : Gensokyo en mode "ville corrompu" rend une ambiance très noir et glauque (Komachi qui se pique directos "par habitude", ça craint un peu quand même u_u) mais ça donne envie de voir la suite justement car ça a jamais été fait.

Bref, je suis assez curieux de voir ce que ça va donner ^^

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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Jeu 12 Mai 2011, 5:55 am

Cinquième partie! Byakuren aussi peut être corrompue...
Spoiler:

La secte

Karasu entra dans le bâtiment imposant, orné de lanternes rutilantes. La façade détonait par rapport à la ruelle mal famée, au sol couvert de détritus, et parfois de cadavres, aux murs suintants d’humidité et de moisissure. Les investigations de la tueuse avaient fini par la mener dans le repère de la secte de Byakûren. Les acolytes de cette dernière étendaient de plus en plus leur influence, et sans doute seraient-ils à même de lui fournir des informations sur Remilia. Les adeptes drapés dans leur cape mauve la guidèrent en silence dans les longs corridors du temple. Karasu se fit la réflexion qu’ils croisaient bien plus de disciples qu’elle ne l’aurait soupçonné. Outre les prédicateurs chargés de recruter de nouveaux adeptes, ils rencontrèrent notamment un groupe de pickpockets dirigé par une Nazrin borgne à l’air revêche. Dans plusieurs des salles qu’ils longèrent, Karasu entraperçut des adeptes se prosternant devant la statue d’une Byakuren souriante. La religion donnait l’impression d’être une affaire rentable en ces temps difficiles…

Shô détailla Karasu d’un regard mauvais, la fouilla, confisqua sa canne-épée et l’autorisa enfin à entrer dans le saint des saints…où se trouvait une Murasa en grande conversation avec Byakuren, leader et déesse de la secte qu’elle avait créée. En les voyant entrer, elle fit signe à Murasa de la laisser avec son hôte.
« Bienvenue, Okiba-san. Que puis je pour vous ? Vous souhaitez rejoindre notre mouvement peut-être ?
-Non, merci, Byakuren. Je n’ai pas l’intention de me retrouver à faire le trottoir ou les poches des passants pour le compte de la secte.
-Tsss, tsss, tsss…quel vocabulaire…Notre culte est fondé sur des miracles avérés, et tous les adeptes exercent volontairement leurs activités…quelles qu’elles soient.
-A d’autres ! J’ai besoin d’un renseignement. Si tu le détiens, il est dans ton intérêt de me le fournir… »

A cet instant, une fée en bure mauve arborant une ceinture écarlate, marque des acolytes de haut rang, pénétra dans le saint des saints.
« Sainte Byakuren ! Une descente de police ! »
Byakuren se figea une fraction de seconde, puis se mit à donner ses ordres avec la précision d’un général en campagne.
« Ralentissez les le plus possible ! Ordonne aux acolytes de dissimuler ce que tu sais !
S’il le faut, qu’ils offrent leur vie pour combattre les ennemis de la vraie foi ! »
Alors que la fée rebroussait chemin pour transmettre les ordres, Byakuren se tourna vers Karasu.
« Tu ferais mieux de me suivre. Cela peu dégénérer…
-Je constate que tu n’as pas encore assez d’influence pour empêcher les flics à la solde de tes ennemis de venir semer le chaos dans ton propre temple. »
Byakuren lui adressa un regard sombre tout en la précédant dans un passage dissimulé dans un coin de l apièce.
« Ce n’est qu’une question de temps, Karasu Okiba…Notre foi triomphera un jour… »

Mystia, arme au poing, suivait ses agents dans les corridors du temple. Chaque détour recelait un piège, des foules d’adeptes s’agrippait à eux, les ralentissaient, tentaient de leur arracher leur armes. Mystia s’était finalement décidée à vérifier que les couloirs étaient praticables en arrivant à une intersection. Sauf qu’aucun groupe de disciples fanatiques ne les attendait derrière le coin menant à la salle de prière centrale. L’acolyte était seul, et se jeta sur les agents, un poignard de cérémonie en main :
« Pour sainte Byakuren ! Arrière infidèles ! »
Mystia parvint à esquiver le coup, mais son coéquipier n’eu pas cette chance. Touché à l’abdomen, il s’écroula sur le parquet qui se couvrit de sang noir. Le fanatique n’eu pas l’occasion de frapper une deuxième fois. Une douzaine de projectiles le frappa, réduisant sa cage thoracique à l’état de pulpe d’os et d’organes sanguinolents. Mystia secoua la tête devant le carnage.
« Vous étiez obligés de tirer ?
-Vous avez bien vu qu’il était fou !
-Mouais. On en reparlera dans votre rapport. En attendant, on évacue ! », termina-t-elle en voyant les acolytes se regrouper, un air mauvais sur le visage.

Arrivée sur le parvis du temple, elle se retourna vers le bâtiment qui semblait la narguer :
« Tu ne perds rien pour attendre Okiba ! Je sais où tu iras fouiner. Compte sur moi pour t’y attendre ! »
Elle se retourna et se fondit dans les ténèbres de la rue.


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Re: La plume d'Okiba

Message par Nasty_bdfp le Jeu 12 Mai 2011, 6:13 am

Toujours aussi intéressant ^^ je ne l'ai pas fait sur ce topic mais je le fait maintenant, vraiment une bonne fic j'attends impatiemment la suite :)
je trouve cette byakuren très bien faites, et parfaitement en accord (ainsi que le reste de Myouren) avec la version corrompue de Gensokyo^^

Hmm j'aime bien cette komachi droguée qui s'appuie sur une de ces personnalités canon, si tu en as besoin est ce que tu sais que komachi est censée être corruptible (canoniquement). Dans wild and hored hermit le titre de komachi est "Fallen and corrupted shinigami". Je penses que le titre est assez explicite (aussi badass soit elle dans wild and horned hermit). (ça et le fait qu'elles soient riche, alors qu'officiellement les shinigamis sont censées être pauvre.)
Ent out cas j'adore :)
Si ça peut t'aider à rajouter des facettes à certains persos^^.

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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Mar 24 Mai 2011, 7:58 am

Sixième partie! Changement de décors et d'ambiance...
Spoiler:

Yoshiwara
"Je sais que tu me suis, Mystia! Ne crois pas pouvoir me doubler, tu manques d'expérience, et tu as beaucoup trop de scrupules pour obtenir tes infos." C'est avec cette pensée en tête que Karasu pénétra dans le yoshiwara, le quartier "rouge". Des sinsacks, qui pour une fois méritaient leur nom, déambulaient, seuls ou en groupes, dans les rues éclairées par les lanternes et les enseignes illuminés des bordels et des maisons closes.

Karasu se débarrassa d'un sinsac aux mains baladeuses, et s'engouffra dans une ruelle moins fréquentée. Elle s'arrêta un instant pour se repérer, à un carrefour. Deux silhouettes menaient un violent échange. En se rapprochant, Karasu reconnut Patche-tan, et Koakuma, la proxénète qui l'exploitait. Cette dernière brandissait une lame dentelée d'aspect très inquiétant à quelques centimètres du visage tuméfié de Patche-tan.
« Attends, Koakuma ! Je n’en peux plus ! Je ne peux pas continuer !
-Pas mon problème Patche ! Tu sais ce que tu me dois encore, alors travail jusqu’à avoir remboursé ta dette !
-A…arrête ! Laisse-moi ! Tu…tu sais très bien qu’avec ce que tu me prends, ma dette s’alourdit... Et, je…je…je suis incapable d’en faire plus ! J’en… »
Elle baissa les yeux, la honte inscrite au même titre que les marques de coups sur son visage.
« J’en suis à plus de quarante passes par jour ! Est e que ça ne te suffit pas ? »
La démone lui jeta un regard dans lequel l’amusement le disputait à la cruauté.
« Non. »
Là-dessus, elle trancha net la main droite de Patche, au niveau du poignet. Celle-ci fixa une seconde le moignon d’un air incrédule, avant de s’effondrer dans la poussière en hurlant de douleur.
« Pou…pourquoi ? Qu’est…ce… ?
-Disons que je m’assure de ta fidélité. Tu sais que je peux entrer en contact avec Eirin. Je te fournis immédiatement de quoi soigner ça, sinon, tu ne risque pas d’attirer le client, même des sinsacks. Ensuite, quand tu m’auras remboursé, je te fournis l’autre élixir, qui te permettra de récupérer une main en état de marche. »
Koakuma se pencha sur une Patche-tan prostrée et secouée de tremblements.
« Et je te conseille de t’y faire, sinon, la prochaine fois pourrait être bien pire… »
Sur ce, elle abandonna Patche, non, sans lui avoir jeté une fiole sale contenant un liquide rouge sombre. Karasu se reprit et se remis en chemin. Après tout, cela ne la concernait pas le moins du monde.

La tueuse à gages écarta le rideau de perle et pénétra dans l’atmosphère feutrée mais empreinte de luxure de la maison close. Elle fut aussitôt accueillie par une Ran toujours chaleureuse.
« Bienvenue chère cliente ! Vous avez frappé à la bonne porte ! Quels que… »
La kitsune eut un temps d’arrêt en reconnaissant la visiteuse.
« Ah. Karasu. Je suppose que tu ne viens pas pour consommer… ?
-Tu supposes bien. Je viens parler à Yukari. Elle est là ?
-Bien sur. Suis-moi. »
Karasu suivit la shikigami dans les corridors lambrissés du bordel. En passant devant un salon, elle aperçut Reimu, en costume de prêtresse, qui faisait du charme à l’un des clients. Selon les apparences, elle paraissait enchantée par sa condition. Maïs Karasu savait lire entre les lignes, et déceler le désespoir et la douleur dans les prunelles de Reimu. Sans avoir le temps d’y réfléchir plus, elle due se remettre en route pour ne pas perdre Ran. Quelques mètres plus loin, elle entraperçut une Sanae intégralkement vêtue de cuir, un fouet à la main, en compagnie d’une paire de sinsacks. C’est peu près à ce moment là qu’elle prit la décision de ne plus faire attention à ce qui l’entourait. Il était pourtant rare qu’elle soit surprise, mais la maison close Mayohiga fournissait tout de même des services un peu extrêmes, même du point de vue d’une tueuse à gage.

Elles arrivèrent au bureau de Yukari exactement à l’ instant où une Chen en sous vêtement de dentelle blanche en sortait, retenant ses larmes avec difficulté. Ran frappa à la porte, qui s’ouvrit sur le champ. Elle fit signe à Karasu d’entrer, puis se retira. Yukari l’attendait, assise derrière un bureau de bois précieux, tout en remettant de l’ordre dans sa tenue.
« Karasu ! Que puis-je pour toi ?
-Bonsoir Yukari. Je cherche le Scarlet Devil Mansion. Peux-tu m’aider ?
-Tu vise haut. Ca pourrait être dangereux. Tu es sûre de ne pas vouloir changer de carrière ? Je paye bien et tu aurais sûrement beaucoup de succès…
-Sans façon merci. Alors ?
-Pas vraiment, et tu m’en vois navrée…je me souviens des services que tu’ m’as rendu par le passé, mais je crains de n’avoir aucune piste à te fournir. Peux être devrais tu tenter ta chance auprès de Rinnosuke et Yuyuko ? Ils sont proches de Remilia. Ils seront sans doute difficiles à convaincre, mais en y mettant le prix, ils pourraient te fournir des indices.
-Je vois. Merci quand même. »
En ressortant du bordel, Karasu nota distraitement une silhouette dissimulée dans l’ombre. Sans doute l’une des nombreuses prostituées du quartier. Elle chassa cette pensée et reprit son chemin.

Même quartier, autre ambiance. Plus bois, papier et estampes érotiques pour ce qui était de la décoration du bâtiment, et plus exotique que déviant en ce qui concernait les filles. Momiji, yokai louve, Wriggle l’androgyne et Letty étaient les plus connues des pensionnaires de la maison close. Et leur mac, pour une fois, méritait bien son nom. Un chapeau incliné sur l’oreille, une rose à la boutonnière, Rinnosuke prenait soin de « ses » filles, mais plus encore de ses clients. En le suivant vers le bureau de Yuyuko, Karasu fut forcée de reconnaitre que la clientèle du bordel était bien plus huppée que celle de Yukari. Rinnosuke écarta une cloison de bois et lui fit signe d’entrer. Il prit congé en lui adressant un clin d’œil coquin, avant de disparaitre au coin du couloir. Karasu se retourna pour être accueilli par la pointe du sabre de Youmu, garde du corps de Yuyuko. Elle fut fouillée, délestée de son épée, à nouveau fouillée (Youmu, malgré sa conscience professionnelle, ne trouva qu’un des trois couteaux qu’elle portait), puis finalement autorisée à entrer dans le bureau de Yuyuko.

La dame fantôme la salua d’un signe de tête, le visage dissimulé par son éventail, et lui fit signe de s’asseoir. Youmu se dissimula dans un coin sombre, prête à intervenir.
« Alors, Karasu, quel sinistre vent t’amènes ?
-Je présume que tu le sais déjà. Te informateurs ont du te prévenir. Dans le cas contraire, je te conseille de t’en débarrasser, ils sont incompétents.
-Qu’est ce qui te fait croire, tueuse, que j’ai envie de changer d’employeur ?
-Les taxes que te fais payer Remilia, et la prime que je te verse si tu me donne une piste. »
Yuyuko se renfonça dans son fauteuil.
« C’est vrai que la protection de Remilia me coute de plus en plus cher. Et malgré les loyaux services de Youmu, je ne peux pas me défendre seule comme le fait Yukari. De quel genre de prime parlais-tu ?
-Un quart de mes émoluments.
-Je vois. Bon, j’accepte.
-Alors, cette piste ?
-Je ne sais pas où se trouve le manoir, mais je sais avec certitude où se trouve Aya, et qu’elle a en sa possession la position exacte du manoir.
-Merci. Sur ce…
-Sur ce, personne ne bouge ! Je vous tiens en flag ce coup ci ! »
Yuyuko et Karasu se retournèrent en même temps vers Mystia, qui les tenait en joue.
« Au nom de la loi et de la justice de Gensokyo, Karasu Okiba, et Yuyuko Saigyouji, je vous… »
Karasu n’avait pas attendue la fin de la phrase de la flic pour récupérer l’un de ces couteaux, mais Youmu fut plus rapide. La main droite de Mystia, ainsi que son genou et son épaule, disparurent dans un geyser de sang et un nuage d’esquille d’os. La policière s’effondra en hurlant. Yuyko lui adressa un regard vaguement méprisant.
« Youmu, jette ça dehors, tu veux ?
-Bien, Ojou-sama. Je l’achève ?
-Pas la peine. Si elle est secourue, elle est de toute façon inoffensive. Mais il est plus probable que les sinsacks et les rodeurs s’en chargent. Ca les changera des squelettes ambulants qui se vendent habituellement dans les rues. »
Elle se tourna vers son hôte alors que Youmu trainait une Mystia gémissante vers une porte dérobée.
« Bien, Karasu, j’ai à faire, alors laisse moi je te prie. »
La tueuse à gages pris congé et s’en fut, maintenant toute proche de son objectif.

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Re: La plume d'Okiba

Message par Belisaria le Mar 24 Mai 2011, 8:20 am

Okiba, je suis stupéfaite. J'ai jamais eu le temps de commenter avant mais j'adore tout simplement l'ambiance dans laquelle baigne ta fic. Ca fait tellement du bien de voir Gensokyo sous une vision différente. Pauvre Mystia, elle s'en prend toujours plein la figure xD Yukari en propriétaire de maison close m'a pas mal fait rire, aussi, ça lui va très bien. XD Et Patche-tan...c'est exactement comme ça que je la voyais, juste un peu plus soumise que ça, mais sinon c'est nickel :3 (Koakuma, cette sal*pe.)

J'ai hâte de voir la suite ^^

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Re: La plume d'Okiba

Message par Nasty_bdfp le Mar 24 Mai 2011, 8:37 am

Ma réaction en lisant la fin.... WHAT!!!!!

J'ai été le 1er surpris a te voir éliminer mystia aussi rapidement, je la pensais comme l'éternel dernier flic, toujours arrivant derriere les pas de karasu pour combattre les méchants et paradoxalement lui mettre des batons dans les roues.... what a birdbrain finalement :s débouler ici seul c'était x) non bien joué tu m'as vraiment surpris^^'

Ton OC c'est bien envilaini lui, bien que sans doute pas autant que d'autres personnages que koakuma, par rapport à ce que tu en écrivais dans les fics normales^^' ça me fait imaginer ce que seraient les autres OCs du forum (le mien inclus) dans ce monde :s

curieux de lire la suite en tout cas^^

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Re: La plume d'Okiba

Message par Okiba le Mer 25 Mai 2011, 9:04 am

Pour ce qui est des autres OC, en fait, je les connais pas assez bien pour leur donner un rôle.
Mais je suis content d'avoir au moins deux lecteurs réguliers!
Merci à vous deux!

La suite devrait être prête pour dans quelques jours. Il y aura huit parties en tout, mais je commence à me demander si je ne vais pas réutiliser cet univers. Reste à trouver comment...

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Re: La plume d'Okiba

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